à CENTRE ERREURS en DUR pe ee 4 UT PS ME LT oh +; ét am s si jé din né: é pe NOUVELLE SERIE L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. E., MARDI 27 SEPTEMRE 1910 SPP E—— UN JOURNAL CATHOLIQUE DANS, UNE PAROISSE C'EST UNE MiS- SICN PERPETUELLE. LÉON XII FONDÉ EN 1893 PuBLI* LE MARDI DE CHAQUE | SRMAINR ABONNEMENT QE SE ) Pour LE CANADA Un an..............: + :$1.00 Six mois... °° 50 Pour LES ETATS-UNIS Un AMoscossoosecscsss see PI. 50 Six MOÏSc0005000006000.75 Pour L'EUROPE Un Ale csccccocencecs 681.50 Six mois... ..ssssssseses.s 1.00 Les abonnemeuts sont payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- pal, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bcnnement et payer tous les arré rages. Ceux qui chaugent d'adresse devront nous donner l’ancienne aus- £i bien que la nouvelle. Adaséez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, lle du Prince Edouard L'IMPARTIAT, — Tignish, Mardi, 27 Septembre 1910 Le Triomphe de Jesus-Hostie Le XXIe Congrès Eucharistique, dont a parlé depuis si longtemps, est maintenant chose du passé. Le Comité permanent des Congrès Eu- charistiques, par ses voix autori- sées, n’hésite pas à affirmer que ce- lui de Montréal dépasse de beau- coup tous les congrès précédents. C'est un triomphe complet pour l’Eucharistie. (C'est un colossal ralliement autour de l’ Eglise catho- lique. C’est une ferme et enthou- siaste profession de foi, faite au grand jour et devant tout wn conti- nent. Depuis qe le Christ a été cruci- fé, l'Eglise catholique a traversé vingt siècles, au milieu des persé- cutions, des martyrs et des attaques de toute sorte. Elle demeure vic- torieuse et demeurera éternellement le rempart de l'humanité. Et vous, sectaires, qui vous don- vez pour mission de continuer l'oeuvre de haine et d’orgueil de satan ;: vous qui vous êtes consti- tués les héritiers des sectaires des siècles passés, veus verrez vos ef- forts, au milieu peut-être de quel- ques victoires éphémères, se butter lufailliblement contre la forteresse de l'Eglise catholique, toujours uue, iudivisible et éternelle. Une Voix d'Ontario La grande erreur des habitants d’Ontario est de ne pas visiter la province de Québec. Quand vous voyez, dans un journal de la pro- vince voisine, un article attaquant les Canadiens-Français, soyez cer- tain que son auteur n’a jamais mis les pieds ici. Les quelques Ontariens qui, cha- que année, se donnent la peine de visiter nos villes et de parcourir noS bonnes vieilles paroisses retour- nent toujours chez eux avec une excellente impression. Pas plus tard que la semaine der- nière, nous lisions dans le ‘‘Cour- rier”’, de Brantford, une entrevue du maire même de cette importante cité, M. Wood, donnée au rédac- teur de ce journal à son retour d’une excursion de quelques semai- nes à travers la province de Qué- bec. M. Wood ne tarit pas d’éloges sur la vieille cité de Champlain et la région de la Beauce qu'il a plus particulièrement visitée. ‘La contrée tributaire des riviè- res Etchemin et Chaudière et que Maisons Q tion de cette province. ouverts. L'heure du repos qu’autrefois, la nécessité qu’il Memramcook. tudes. la Rentree des Enfants aux "Education Au commencement de ce mois, la rentrée des élèves, pour suivre les classes, est faite dans toutes les maisons d'éduca- Nos collèges, couvents, écoles, sont nn est terminée. Après deux | mois de vacances les élèves sont fiers d'entrer en classe et | de se mettre arduemment au travail pour se préparer à ieve- nir plus tard ce que l’on appelle des hommes de conviction, des hommes qui n'auront pas honte de leur foi religieuse, de leur nationalité, de leur principe. Des parents semtlent reconnaître aujourd’hui, mieux y a pour eux d'envoyer leurs enfants à l’école de les faire instruire parfaitement, et cela souvent, au prix des plus grands sacrifices. bel héritage qu’un parent puisse donner à son eufant. Dans cette province, quoique nous possédons pas de col- lège acadien, nos compatriotes peuvent, avec un peu de bonne volonté, enveyer leurs enfants dans nos excellents collèges acadiens du Sacré Coeur, Caraquet, N. B., de Ste. Aune, Church Point, N. K.,et au Collège St, Joseph Pour les filies il y a des couvents, où mous espérons le français n’est pas négligé. Partout et dans toutes les branches du commerce le suc- cès de l’homme dépend de son éducation. y bien ; faites des sacrifices ; envoyez vos entants aux é- C’est le plus Parents, voyez- titutions de leur pays et sont € yaux à la Couronne Britannique. Il n’est pas nécessaire de causer longtemps avec eux pour s’en con- vaincre’. Québec, la vieille capitale, a exercé sur M. Wood une étrange fascination. C’est d’ailleurs l'im- pression que ressent tous les tou- ristes qui la visitent. M. Wood qui est un observateur sagace n’a pas pris temps à saisir le caractère de notre population. Nous le remercions bien sincère” ment d’avoir fait connaître ses sym- pathiques appréciations à ses con- citoyens.—L Action Sociale. ER EN FACE DU VATICAN La Semaine religieuse de Cam- brai nous apprend qu’un groupe de riches protestants allemands et suisses vient d'acheter le palais si- tué en face de la basilique St-Pier- re et qui occupe tout le côté est de la place. On dit que les acqué- reurs out l'intention de démolir ce palais et de construire sur son em- placement un grand temple protes- tant. ‘Les feuilles anticléricales insi- nuent que cette nouvelle, vraie ou fausse, aurait produit une vive é- motion au Vatican. Le Pape s’at- tend à toutes les attaques, à tous les efforts de la conjuration anti- chrétienne protestants, francs- maçons, juifs, mais il garde le cai- me que lui donne la confiance en Dieu.’ On se souvient à quels excès de rage contre le Pape, les sectaires se sont livrés récemment à Rome, en célébrant uue des gloires de la libre-pensée. Faut-il maintenant qu’ils insultent la papauté d’une façon permanente. mmamstiliimmennirlireremmlenre AU FOYER ] Voltaire, le prince des incrédu- les, à l'heure de la mort, demande à se confesser. Il fait appeler l’ab- bé Gauthier, maisses tristes amis Diderot et d’Alembert s'opposent à la visite du prêtre. Cinq ans après, d’Alembert, au- tre chef libre penseur, se repent et demande à Diderot de laisser venir un prêtre. Diderot est inflexible. ‘‘Si je ne m'étais trouvé là, disait-il cynique- ment, d'Alembert faisait le plon- geon'’. L'impie Toussaint, sur son lit de mort, n’a-t-il pas reçu avec ferveur les derniers sacrements ? Laplace pose à l’incrédule pen- dant sa vie et appelle un prêtre à l'heure de la mort. L'ittré n’a-t-il pas reçu le bap- tème à l'heure de la mort ? Dupuytrem, un des grands mé- decins du siècle dernier, après avoir vécu en libre-penseur, meurt en chrétien après s'être confessé et a- voir communié. Un valet de chambre, qui a assis- té Victor Hugo dans ces derniers moments, a rapporté que le grand poête s'était soulevé d’un bond dé- sespéré et par deux fois avait crié : nous parcourens sur les trains du Québec-Central, est un merveilleux pays, dit M. Wood. Les terres sont splendides, les paroisses pros-|" pères, le peuple semble à l’aise, content, heureux. La plupart des habitants que M. Wood a rencon- trés ne parlent ni ne comprennent “Un prêtre, un prêtre !’’ Pierre Suau a raconté le fait dans ‘‘Les Etudes,” No. de février 1902. Et Waldeck-Rousseau n’a-t-il pas été assisté par un R. P. Domi- nicain en ses derniers moments ? ‘Il y a peu d’incrédules sincères, croyez le bien. l'anglais, mais tous aiment les ins) à Quand ou est sincère toute la vie, on ne change pas à la mort, Pas vrai ? ‘““Bulletin Paroissial’’, de Viel- salm. L'HOMME SANS RELIGION “L'homme qui n’a point de re- ligion vit protégé par la religion des autres, comme le passager, sans aider à la manoeuvre, est en sûreté sur le vaisseau qui le porte. Mais le passager qui voudrait troubler la manoeuvre, serait mis à fond de cale comme un insensé.’’ De Bonald. LA PRESSE CATHOLIQUE ‘‘A la suite du Souverain Pon- tife, tous les évêques patronnent et recommandent avec instances réité- rées la bonne presse ; c’est qu’en effet après l'Evangile et le Caté- chisme, elle est un des auxiliaires les plus puissants de l’Eglise pour la diffusion de la vérité catholique et de toutes les idées saines. C'est le mauvais journal qui a obscurci et corrompu les intelligences, les consciences et les coeurs, c'est le bon journal qui les éclairera et les moralisera.”? Mgr. Chatelus, Evêque de Ne- vers. LE CHOLERA EN ITALIE Rome, 20—On annonce d'une manière certaine de Naples qu'il y a actuellement en cette ville 160 cas de choléra et que les décès at- teigcent la moyenne de 80 pour cent. Les rapports officiels continuent à nier la propagation du fléau, mais la nouvelle annonçant le con- traire, a éte âonnée par un des membres du bureau d'hygiène. Naples, 19—On rapporte que le prénomène de la lignéfaction du sang de St-Janvier s’est opéré au- jour d’hui après des prières qui ont duré 55 minutes en présence d'une grande foule. speuple est maintenant con- vaincu que tout danger du choléra est passé. Dans la grande église de Naples, on conserve la tête et le sang de St-Janvier, évêque de Bénévent, qui eut la tête tranchée à Pouzzole, sous l’empereur Diociétien. Le sang fut ramassé par une pauvre femme et enfermé dans deux petits bocaux. Plus tard il fut transporté dans l’église de Naples où il est conservé comme relique. Tous les ans, le jour de l’anni- versaire de la mort du saint, on transporte les bocaux près de la tê- te du martyr, des prières sont fai- tes, Après quelques minutes, et souvent après quelques heures, le sang qui est cougulé, devient li- quide et bouillonne. ES L'ENSEIGNEMENT DU FRANCAIS Windsor, Ont., 17.—Une grande agitation règne dans le momeut parmi les Canadiens-français du comté d’'Essex, Ont., à la suite d’une ordannance récemment éma- uée par Mgr. Fallon, évêque de Londres Ont., et dans laquelle il tente de prohiber l’enseignement du français dans les écoles catho- liques de cette ville. Une réunion générale de toutes les sociétés françaises du comté d’Essex sera tenu à Tecumseh et un protêt en dûe forme sera adres- sé à l'évêque, Mer Fallon et la LA SOURCE D'UNE te La ‘‘Montreal Gazette”’ publie de London, Ont., la dépêche sui- vante au sujet des assertions faites par la presse du pays et répandues par quelques hommes publics rela- tivement à l'attitude de l’évêque de London vis-à-vis la langue françai- se et les intérêts du peuple cana- Oo SA GRANDEUR MGR FALLON EVEQUE DE LONDON, Fu ABSOLUMENT DANS UNE DECLARATION DONT NOUS PU- BLIONS LE TEXTE, QU'IL AIT JAMAIS EU L'OMBRE D'UN DESSEIN DE PROHIBER [ÆE FRANCAIS DANS LES ECOLES DE SON DIOCESE oO mené Langue Francaise / INJUSTE CAMPAGNE OO fait conclure qu’il venait de la mê- ne source. Je n’ai jamais été, soit en paroles, soit en actions, soit par intention ou par désir un ennemi des intérêts du peuple canadien- français et je ne serai jamais opposé à leurs intérêts à quelque endroit où je me trouverai et quelle que dien-français. Sa Grandeur Mgr Fallon commu- nique à la presse la déclaration sui- vaute : ‘Cette agitation, en autant qu’- elle me concerne, a pris son origine dans une dépêche publiée par le “Détroit Free Presse”, le 5 juin dernier, alors que je n'étais évêque de London que depuis cinq semai- nes à peine. Cet article dont il faut retrouver la source à Ottawa, est un mensonge par lui-même, et qui a été répandu à Toronto par deux messienrs dont l’un occupe nne position dans le service civil d’Ontario, et l’autre appartient à la rédaction d’un journal du matin, à Toronto. Les assertions contenues dans le dit article non seulement sont faus ses mais malicieuses. D'ailleurs le coup de Jarnac de ceux qui les ont fabriquées a été découvert et dé- noncé privément dans le temps. Un article également faux et li- belleux parut dans!un journal de To- ronto, dimanche matin dernier, et sa ressemblance de forme et de pen- sée avec les articles précédents m’a L'Eveque Au sujet dela succession à feu Mgr Duhamel, toutes sortes de ru- meurs contradictoires continuent à circuler. Mgr Gauthier, de Kingston, dont une dépêche de Rome a annoncé la nomination pendant les fêtes du Congrès, a déclaré n'en rien savoir, et de plus ne pas vouloir de la no- mination. Cette dépêche parait avoir ennu- YÉ beaucoup Mgr Gauthier qui au lieu d'accompagner le cardinal et les évêques dans leur visite du mo- nastère d’Oka, s’est en allé directe- ment à Kingston. Vendredi matin, le ‘“‘News’’, de Toronto, nous arrive avec un nom nouveau, celui du Rév. Père Mc- Cann, vicaire général du diocèse de Toronto, comme étant la personne que Rome aurait, en désespoir de Origine et Developpe. ment de notre langue Lorsque les anciens se présen: taient devant le peuple, ils sup- pliaient les dleux d’infiltrer dans ieurs âmes des sentiments de patrio- tisme et de religion alors sous le feu de l’inspiration, ces prodiges de l’antiquité enflamaient les individus et les nations. Sans vouloir puiser aux sources de l’antiquité, je me trouve cepen- dant forcé d’avoir recours à un sti- mulant pour éveiller les accents de ma muse hélas si stérile, et ce sti- mulant je le trouve en prononçant ces mots si doux, mots qui font vibrer nos âmes de patriotisme et de tendres émotions et nous rappel- lent nos beaux titres de français et de catholiques, mots qui déjà fleu- rissent sur nos lèvres, je veux dire: La Langue Française. Inutile pour moi de vous faire revivre le passé ou de vous trans- porter sur les ailes de l’imagination en France, berceau primitif de no- tre langue ; il sufñira de dire que c'est de la Gaule bâtie par des peu- ples d’origines différentes d’où est sorti le premier dialecte qui plus tard se developpa en la belle langue de Racine. Après la conquête de la foule par les Romains, le bas latin et nou pas la langue aristocratique continua un peu l'élément gaulois et plus tard lorsque les Francs sous Clovis domptèreur la convoitise des con- O0 RUMEURS CONTRADICTOIRES—-LA NOMINATION NE SERA PROBABLEMENT PAS FAITE AVANT LE RETOUR DU LEGAT A ROME —— 0 — soit la provocation dont j'aurai été (l'objet. Un bon nombre de Cans- diens Français habitent mon diocè. se, et je suis aussi intéressé à leur bien-être spirituel ou temporel que je le suis pour toute autre portion du troupeau confié à mes soins. | Je n’ai jamais ardonné ou fait or- donner, directement ou indirecte- ment verbalement ou par écrit, ou de toute autre manière au sujet de l’enseignement du français ou de toute autre langue dans les écoles séparées ou dans toute autre école du diocèse de London ou d’ailleurs, et n’ai jamais exprimé d'opinion à ce sujet. Je n'ai pas et n'ai jamais eu d'objection à ce què la langue française on n’importe qu’elle autre langue soit enseignée suivant les lois de la province d'Ontario et les règlemeuts du ministère provincial de l’Instruction -publique. Par conséquent, toute cette agi- tation, en autant qu’elle me concer- ne, est non seulement d’une basses- se outrageante, mais elle est so1ve- rainement injuste pour moi.’ Signé MGcr FALLTN, Evêque de London. d'Ottawa cause, décidé de nommer évêque d'Ottawa. Nos renseignements nous per- ] mettent de dire qu’il n’y a absolu- ment aucun fondement à cette nou- velle. La seule chose qui paraît certaine, c'est qu’il n’y a pas enco- re de nomination de faite, La charge a probablement été offerte à Mgr Gauthier, mais celui-ci l'aurait refnsée. Ïl est fort probable que Rome at- tendra le retour dn Cardinal Légat pour se renseigner davantage, car il est presqu’impossible que Son Eminence n'ait pas été chargée d'étudier la sitnation, et sa visite dans la ville épiscopale de Mgr Emard, à Ottawa et à Winnipeg doit avoir un autre but que celui d’une simple promenade. peine Jes chroniques des historiens se sont arrêtés daus le cadre étroit de l'amour et-de la flatterie. Seul l'historien Froissait toujours dési- reux d'informations et jugeant avec discernement les circonstances et les causes d'après les résultats obtenus, enrichit la langue de nombreux mémoires aussi instructifs qu’inté- ressants. Aujourd hui nous lirons avec! tels que Vildouin, Comnyn et jouin- ville tant elles sont remplies d’ex- pressions archaïques et de mots étranges, cependant la langue fran- çaise avait beaucoup perdu de l’é- lément latin et déjà nous respirons la renaisance. Au commencement du XVIe siè- cle l'inspiration poétique souflait de toute part. L'’original Marot dans des vers immortels nous a lais- sé un porl-ait vivant de l’homme) d'esprit. Une seule chose man- quait à ses oeuvres : !a forme, et voilà l’objet de la renaissance. Dans ce développement rapide de la langue plusieurs écrivains médio cres avaient pris la manie de créer sans motifs valables une foule de mots qui ne ressemblaient au fran- çais d’alors que par la terminaison, mais la pléiade, réforma les abus et fit rentrer le vocabulaire dans un jz=ste milieu. La grammaire alors était flottan- te. Quelques écrivains croyant reconnaître dans la formation du français des mots d'origine latine revirent l'usage n’une grammaire fondée sur la latine, mais des diffi- cultés surgirent et bientôt on re- connut que seul l'usage est maître en grammaire, Le XVIIe siècle est sans contre- dit le siècle littéraire par excellence, l'air de progrès que respirait la France permit aux littérateurs de se livrer plus ardemment au déve- loppement des lettres. Désormais la langue française, et par la syntaxe et par le vocabulaire est capable d'exprimer toutes les idées. Le raisonnement nrend le pas sur les autres facultés intellec- tuelles, et les élans poétiques d’es- prits badins disparaissent, Nous verrous le cours s'occuper de ques- tions littéraires. Louis XIV aidé de Richelieu encourage les lettres et les arts par l’organisation de | en passant à tout fait pour le dé- veloppement de la langue française. Le bourgeoisie même se plu à dis- cuter et à s'entretenir des produits de l'intelligence. L'observateur Vaugelas dicta sagement les règles de la grammaire, bouclier sûr con- tre les attaques des patois et des expressions trop locales. Peu à peu le goût de la forme et de l’art s’empara des esprits, et sous Cor- neille, ce héros de la volonté, la langue s’adoucit et devint propre À exprimer tous les sentiments du coeur humain, Racine qui le suivit nous à laissé d’immortelles chefs d'oeuvres dans la peinture des sen- timents. La profonde conception de Pascal, le ridicule de Molière, la naïveté de La Fontaine, l'esprit de critique de Boileau, l’observa- les Francs subirent l’infiuence des moeurs et des coutumes gauloises tellement que la langue ne fut al- térée que par une faible teinte de mots d’origine germanique, et cela seulement dans l'époque guerrière et aristocratique. Dans le cours des ans, le senti- ment national s’éveilla, et les gau- lois, sortis de leur inertie, brillèrent dans le rang des peuples. Leur langue se développa rapidement avec leur progrès matériel et les mots, fruits de la nécessité, surgi- rent des déconvertes nombreuses de ce peuple en voie de civilisation. Dans la suite cette langue encore rude, s’adoncit peu à peu. En couservant l’accent tonique, accent qui ne disparût qu'au XIIe siècle sous l’influence de scientistes et de savants qui voulurent simplifier l'orthographe, le français devenu plastique forma le romain qui se divise en deux dialectes bien dis- tincts, la langue d’or parlée au midi de ;a France et la langue d'oil qui forma la langue française littéraire. Comme la bouche parle toujours de l’abondance du coeur et que les anciens ne rêvaient que les luttes etles guerres, ils’en suit que le premier développement littéraire, arriva dans le récit de victoires ou de défaites que les trouvères, sorte de poêtes nationaux, relataient en- vers rhytmes et cadences, ce fut là le point d'essai de notre littérature. Considérons maintenant son dé- veloppement dans la marche des siècles. Le moyen âge fut très fer- tile en écrivains mais peu ont laissé [anérauts romains, chose étrauge, guot, Thierser autres qui portè- tion de LaBryère, l’éloqueuce de Bossuet et le génie de bien d’autres écrivains ont fait de la langue fran- çaise du XVIIe siècle, une langue harmonieuse, plastique, littéraire et classique. Le XVIIIe siècle perd le senti- ment de la composition, les jeunes classiques sont épuisés, mais les sciences et la philosophie donnent à la langue une nonvelle vigueur et le XIXe siècle s’avance, s'annonce souriant dans le domaine des let- tres. Dans la poésie brilleront La- martine, Victor Hugo, Alfred de Musset. La prose trouvera des maîtres dans Chateaubriand Gui- rent la langue à un très haut de- gré de perfection, Enfin le XX siècle s'offre à notre enthousiasme et à notre énergie, à nous d’en fai- re un siècle de progrès dans notre langue et dans notre dévelloppe- ment intellectnel. Quelques phrases et je termine, Je vous ai parié de l’origine de no- tre laugue, de son dévelloppement à travers les siècles et puisque nous en sommes arrivés à nos jours, j'ai- merais à parler de quelques moy- eus à prendre pour conserver et fai. re progresser cette langne. D'’a. bord pour aimer sagement une cho- se, il faut la connaître, et la con- naissance approfondie du français requiert de longues étude et de ru- des labeurs. Cependant la joie que nous procure cette étude dépasse de beaucoun les ennuis que pour- raieut occasionner quelques heures de travail assidu. raire des différents peuples de l’Ku- rope, nous voyons que les temps les plus fertiles en productions lit- téraires furent les temps mêmes ou la masse du peuple s'occupa le plus des questions de langue. Em- ployant nos moments de loisir à lire nos auteurs moraux, remplis de principes sains et religieux. Je compreds qu'il est difficile dans no- tre jeune Acsdie de nous procurer de ces auteurs, mais c'est à nous de vaincre les difficultés. Les livres anglais pourront nous fournir la science et le savoir, mais il ne don- nent rien de ces sentiments déli- cats, de ces pensées fines que_nous communiquent les auteurs fran. çais. Admirons Shakespsare muis aimons Racine. Si par malheur, il s’en trouvait un seul parmi nous qui préférait les auteurs anglais aux auteurs fran- çais, qu’il lise le Cid ou Polyencle de Corneille et le compare aux scèe nes tragiques de Shakespeare. Quelle magnanimité d'âme ! Quel- le noblesse de sentiments ! Le de- veir l'emporte toujours ! chez lui la volonté est maîtresse et bien qu'- il ne prêche la vertu, il nous élève l’âme et la porte vers le Bien abso- lu. Que dire maintenant de Graziel- la, de Lamartine ? ne voit-on pas là un portrait vivant du coeur hu- main ? et combien d’autres pour- riez-vous analyser et y trouver les mêmes attiaits et les mêmes char- mes. Enfin, parlons notre langue ! Que jamais les liens de la honte nous empêchent d'articuler ces sons que nous avons appris sur les genoux de nos mères, ces mots qui ont porté nos premières pensées vers l’Eternel, cette langue que par- la Louis X£IV et que parlent encore tois les diplomates de l'univers, cette langue qui fut témoin des der- niers adieux de Gabriel et qui doit être partout et toujours notre or- gueil et notre amour, Merci. ADRIEN ARSENAULT. TENDERS ROSS'S BRIDGE, FLAT RIVER, QUEEN’S COUNTY Department of Public Works, Charlottetown, P. E. I. Sept. 19 1910 Sealed Tenders wil! be received l’Academie frauçaise, qui soit dit res this office until noon, Friday, Oct. 7th. 1910, from any persous willing to contract for the repairing of Ross’s Bridge according to spe- cification 10 be seen at the residen- ce of D. J. Ross, Fiat River, and this office. The names oftwo responsible persons willing to become bound for the faithful performance of the contract must accompany each ten- der. | Each tender must be accompa- nied by a certified cheque on any chartered bank, rayable to the or- der of the Commissioner of Public Works for the sum of 10°-, of the amount of tender. Cheque will be returned if tender is not accepted. The Department does not bind itself to accept the lowest or any Tender. Tenders to be addressed to the undersigned and marked ‘‘Tenders for Ross's Bridge”’. L. B. MCMILLAN Sec'y. Public Works Watches Small oxydized watches, 5,00, 6.00, 8,00. Small silver watches 8,00, 10,00 15,0€. Gold hlled watches 7.50, 10.00, 12.50, 15.00 up. A servicable watch for men in Nickel Case for 4.50. ee Our stock of Gem and other Rings is extensive, prices 1,50, 1.75, 2-00, 2.50, 3 00, 5.00, 10,00 up to 50.00. A special card for taking size required will be sent on request. :E, W. Taylor SOUTH S1DE QUEEN’S SQUARE Si nous étudions l'histoire Jitté. d'ouvrages durables, La plupart | Charlottetown