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Uu mois après le grand duc se trouvait dans ses appartements, quand on lui aunonça la visite d'une dame. Monseigneur fit celle-ci, lorsqu'- elle pénétra dans le salon, en s’in- clinant profondément. Et comme le prince la regardait interrogativement. Votre Aïitesse ne me reconnait pas ? Je viens la remercier de ses nombreuses attentions. De mes attentions, répéta le grand-duc, se demandant à qui il pouvait avoir affaire. Je suis Marquerita, l'artiste à laquelle depuis un mois Votre Al- tesse daigne envoyer tous les soirs un bouquet. Je vous reconnais maintenant, madame. Mais vous devez faire erreur. Je vous ai bien envoyé un bouquet il y a un mois mais n'en ai pas fait remettre d'autre. Pourtant, fit l'artiste très éton- née à son tour, je reçois tous les soirs un bouquet de votre part Ce ne peut être que le fait d'une : méprise. Impossible, c’est toujours le même domestique qui me l’apporte et c'est du reste lui qui vient de m'ouvrir la porte. Intrigué, le grand duc appela son valet de chambre. C'est vous Michaël, qui portez tous les soirs un bouquet à ma- dame ? Oui, répondit le domestique en rougissant jusqu’au bout des o reilles. Et peut-on vous Cemander dans quel but vous accomp'issez à mon insu cet acte ? Michaël, parut hésiter, puis pre- nant son parti, il s’approcha de son maitre et lui dit tout bas : Quand j'ai porté le premier bou- quet, cette dame m'a remis cinq francs de pourboire. Comme le bouquet me coûte que quarante sous, j'y ai gagné trois francs. Alors, j'ai recommencé les jours suivants. Kt_chaque fois on me donnait cinq sous. C’est donc une excellente petite affaire. Que mon- sieur me pardonne. Et comme le; grands-ducs ne méprisent pas les affaires, celui-ci pardonta au rusé Michaël. | CE |MOUNT CLEMENS, MICHI- | GAN Mount Clemens is famous throughout America as an all the- year-round health resort, a nd thou- sands of people hear te<timouy to the benefits derived from its mineral waters in cases of rheumatism and kindred diseases. For bilious and li- ver troubles, digestive troubles, nervous disorders general debility, etc., the efficacy ofits waters is wonderful. Seventy-five per cent. of rheumatics are cured and ninety per cent.benifitted. Write J. Quin- lan, Distret Pa:ssenger Agent, Grand Trunk Railway System, Montreal, for handsome descriptive booklet telling you all about it. DON'T OVERDRAW BANK ACCOUNT. YOUR To overdraw your bank account, whether mentally or physically, is more suicidal even than to overdraw materially. 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Le vieux parti conservateur s’est enfin réveillé, réveillé d’un long sommeil peut-être mérité, mais certainement trop long de 10 ans, et fait une lutte adimirable et bien dirigée. Mais le parti ou plutôt le groupe qui attire davantage le regard des foules, le parti le plus vigoureux est à coup sûr ce parti né d’hier et qui déjà compte des adeptes dans toutes les classes de la société, le parti nationaliste. Henri Bourassa, député de La- belle âux communes, fut l'âme dn mouvement nationaliste en 1993, et aujourd'hui il en est la tête, c'est- à-dire l’homme indispensable. Pour faire connaître Bourassa aux lecteurs de L’IMPARTIAL, il faudrait rappeler ses beaux gestes, gestes tons d'un patriotisme reii- gieux et éclairé, et redire ses luttes coutre l’Impérialisme, ses discours en faveurs des catholiques et des Canadiens français de l'Ouest sur l'autonomie des nouvelles proviu- ces, et encore tout dernièrement sur la langue française. Qu'il nous suffise de.cire qu'il est orateur comme Papineau son aieul, qu'il est doué d'un caractère d’acier et d’un jugement solide, je jugement des Bourassa. On se rappelera que le père de Bourassa est l'auteur du roman acadien ‘‘Jaccues et Marie” et que son | frère, l'abbé Gustave, que la mort nous a trop tôt enlevé, était l’une dei gloires du clergé canadien français. | Henri Bourassa est entré dans la fournais: poiitique en 1896. :ls'y létait préparé par des études pro- fondes, en vue d’être utile à ses compatriotes. lie fait, il n’a pas manquer de l'être. Libéral, mais en principes seule- ment, il a fait trembler le parti de Sir Wilfrid et à l’heure qu'ilest, l'Honorable M. Gouin lui re- fuse de discuter la chose publique dans les assemblées contradi:toires. Une foule de jeunes gens de ta- lent, Lavergue, Laflamme et Asse- lin pour n'en nommer que trois, ont pris place à ses côtés et l’ac- compagne dans sa tournée à travers la province. | Comme tous les chefs politiques, il a son programme, non pas un de ces programmes qui tombent de decrepitude, mais un programme nouveau, pratique, et qui aurait le mérite d’être avantageux à la cause du colon, tout en étant favorable à la Province. Chose étrange, 1n jjourual ministériel en a dit du (bien. La presse +aleriée, la presse ide parti attaque Bourassa en cor- | |dans sa vie privée, qui d’ailleurs Le intacte comme sa vie pubiique. | On lui fait jusqu'à un reproche d'être le petit fils de Papineau qui, comme on le sait, n'est pas mort en odeur de sainteté, et ce n’est pas tout dire. Entin partout on en a peur £€t partout dans les camps libéraux on le montre du doigt comme un agi- |tateur dangereux pour la province, comime un fou ambitieux. Mais le nombre toujours gro.sissant des partisans que se donne Bourassa démontre une fois pour toutes Ja vérité du proverbe, à savoir qre les injures sont les raisons de ceux | mais il est encore fort, trop | } parcequ'il est celui de la jeunesse, | saire et lui port= la guerre jusque | | | | { qui ont tort. Bourassa n’aurait-il que le mérite de réveiller les foules qui déjà me- naçaient de tomber dans le sommeil de l'indifférence (l'indifférence en matière politiqne a tué la France) qu’il n'aurait pas perdu en vain et son temps et le fruit de son dévoue- ment à la province. Aux prochaines élections, s’il y aune opposition solide (et il y en aura une) une opposition qui pnisse mettre le parti ministériel en garde contre certaines tentations, deve- nues banales à force de se répéter, ce sera l'oeuvre du parti nationa- iiste, 1 œuvre de Bourassa. Je ne crois pas jouer du prophète en disant que dans un avenir assez rapproché, il faut l'espérer du moins. Bourassa sera le Premier Ministre de la province de Québec etch'f d'en ticrs parti qui aura ” | recruté dans son sein les meilleurs éléments des vieu *« partis. ‘*DURANDAL/? Chamberlain's ; The Children's Favorite ---CURES--- Coughs, Colds, Croup and Whooping Cough. . This remedy is famous for its cures over a large part of the civilized world. It can always be depended upon. It contains no opium or other harmful drug and may be given as confidently to a baby as to an adult Price 25 cts; Large Size, 50 cts. BP, G. Murphy, M. D, Médecin—Chirugien ILE DU LL. E J. E. Wyatt, SUCCESSEUR DE HODGSON & WYATT AVOCA T, NOTAIR Soliciteur Summerside TIGNISH. pour les Nova Scotia et Banks. ARGENT A PRETER Bureau : Au dessous de la Clifton Hou- se SUMMERSIDE P. K,. I., J, À. Johnston, M, D., C.M Médecin Coirugien TIGNISH. 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