20 0 RE 0 er mono FRS réoneamanques arcanes JL nn RTIAT = nn que nn ne RTL rer CT trrdins F anale … n 4 LE MARTYRE D'UNE MEBE ! a ——— n & Premiere té € & } OU JEAN BOI Hi! SE DECLDE + RER" 5e. PT suite.) L Eh bi. poursuivii le m telot. dts-vOuUS SI de Vetr bruu-.: èrv..2..de,cé médecurd: maiheur ? d tout je smopde vi: Esidk rar sa tä ‘hd Coma lemme les expliquait à Jean/lons-hôùs à tabl: Lu ue malt. n y aviut side. été mouillé, 1i n'a pas eu peur cun péril pour le nom de|…..….….Toute . ma gratitude. ray que portait son fils. [Quant à vous,mon chèr frère, Vert à étuit remis à flot, et avec|l'orage vous porte positiveiaent p l'ordre. de l'économie et du |sur Les DOTÉS ess VOUS H'avez dar port ait reprendre aise. |purdûe........cn prrdant tout à ent. | ang qu'il occupait fut {a tête, pi eve dé. ne Yous en | autrefois. . devait eu con: [Yeux, mp: role vous par-| Toute ces raisons, la jeuite encore. el mtenant, myt- Donséat, et Joan Gpiidit de liliainm...,.La foudre, la grèle, tête. D LI LOUE donné appetit. ; —Biun oui, nia: chère! dinne: Vuhi pur de. vous...….Jeau Bouscat « Fr 1lle fine, ça j'en. poids, | * 1: entendu bia! des choses. M''st avis que 1é! docteur et 1: ‘'mme‘que j'ai, vue se sÔm sitfureilles:is, Cu que jespeux FFE c'est que li femiie du pr. et vélle qui ré- dait autour d.: ka eabane:du poissonuier, «à doit être qu une seule et mène personne. Mme Martray etait devenue tre cs rouge. Oh s s'éecriyt-elle, mais eé serait dne hifiite "7... —Qu'avez vons, ma chère maitresse ? deiinaida Bonseat. Mme Murtray 1 ondit alors! que” Cette Somme, qui l'avait fintime qu'ur grand maiheur sou des d: ux hommes crépondit-ii, d'est patfhit, etije lin Mjatntiou de Mine Mariray, iplus tat sera leanienx ol regardait atisaivemeut, du, —KRaoni, dit-cile, D) bien Coin de j'œil.. alix Halhoeaut. des périls auxqn is nous € pons, io ejtlaunt et 0... LU, tous he le quittorez os il se aioutrut de Dius &it Dius défendrez contre tous ! sur. l& Duppe. Sous quotif, saus ! Pour ce qui est de ii, pour -ruisolg à une. pi@ci: toute suivit la pauvre, fennune, ;é'est sinipie de Mine Mar. ray, 1 pent-étre très ridi‘uie et très se rt a rie brun van - enfantin d'être supers{ilouse, ment. Celle-c me le perdait pas maist fefsuis assailib, d. puis dé vue, Si alle était surxillee bien klongioupé : age paie les par Jules Dr: an, de ;Sou, wuôté, plus noirs pressentiments, Que elle épiait st. notait tous me voulez-vous ? J'ai la conviction | nonve nenfs, tonte jes -expres-! rame surpuoi, : qu'aran Joe luible eréature, tout a l'heure (temps, il m'atteindra. J'en encore ép; due 6t tremblante, rencontre. däirs le parc, Pavait suis cer te in, F : nes # nn AS V ê- | CI} fu ’e de ss ehejls, Diqit à regardée si lnsolement, svec des yeux charges de haine, 2- vait du fermer dx porte de :lu cabane. #0 h ! mit iot. : Muis alors, fes questions se pPrécipitiueut, palpitantes |... Mais alors. cette femme! ques Miterets avait-eiie-donc servis, vin . nicriant Mine Mar- eu: F° s'épa Je i —Nou!. TR ù Mit-cllé fout “hautisuis piquer davantage “l'étransé SOUp;uT qui | ferait de dui traver.cr l'esprit Non! west linpossble!..…...Ce serait par trop ignoble. E'idée du mal compliqué, et la per P Re vxuessive * et hors | “nature, ne peut entrer dans l'es- prit de nes êtres toncière- ment honhêtes. La conspiration ‘qu'elle vent d'entrevoir- ui. seinblan 1eiieiment épouvau- tables queik- en--repoussart toute poxcibillé avec Léont e Mis Jeair -souscat ne : jui laissa pas le temps de réfic- chir. —Muis, iuadame, fit il avec lenteur, “6 n'est ipas tout... J'ai à vous apprendre bien autre chose! Je ne vous en ai “Pas parie i: jour même. Vous m'auriez dit que j'étais fou !.….. OU que jt calüiaimials votre sau- veur....Cur pour moi €a ne peut être qui lui Lorque le cher peut a été piqué par ces horrnibies imnoufhes, nous avous tous perdu la tête, et franche- ment 1} y avait bien de quoi. Quanc 1i a eic hors de danger, quand iout x été fini, je suis remont. vellir notre chérubin, tandis que vous descendivz pour le déj'uner. Or, savez- vous ce que j'ai trouvé dans votre chambre.....Un papier froissé Et Bousuat louillant dans sa blague, «ui sortit un-papier plié et jaun:” — Le tabac l’a changé de coûleur, dit-il, mais la couleur lmporté piu..………. Dépliez- le, ma- dame, et voyez ce qu'il y à de- dans. Mine Mariray suivit ce con- sell de Bouscat. Ce que reuiermait le papier, c'était uu objet inperceptible, la pute d'uui frelon. —Voula; fit iouscat, c’est Ja patte d'un irelon .....ça prouve que les mouehes ont te appor- iées ia-dedans..……. On a voulu tuer Raoul... Qui ça!. Je ne sais pus, d'est trop embrouillé poui+moi...…. Et pourtant je me dis que exst ce docteur que le diable étrangle !...……. Voyez- vous, madame Je ne peux pas sortir mou idee de là. Man. Martray réfléchissait … À qui avait-elie fait An mal ? Qui pouvait lui en vouloir En | vain repassait-eile sen examen de conscience, Elle était bien perank de lavoir fait dé tort, de mal à personne. On en vou- lait à elle; bin pius encore, à son enfant! Et -pourquoi?. Pourquoi ?..…...Probième que Ji lo yaultu de i.urs deux nx tures rendait insoluble. Eu tout vas, repritle mate- lot avec sa brutale franchise, ja, bus rester ici, ma chère uau ©. C’est Au méchant monde etre mauyailse inaison...Vous my avez poilt FOUR place 11 vous faut partir. et au plus tôt. | La june feuime se rendait à | cette décision \insi Que nus avons dit, La verrerie “gares à hONVeEau av ©: né demie À iitense. Le Passif -étaie hquidé Sin ST LS 5 était contracise, chapper. AR énergie In était revenue! La physionomie du matelot, M: untèéhant, aveg l'enurgie ei —Ne parlez as comme ça sa à livre ouvert dans ces madamé. réponditil d'une voix jignoblies trames... er N somrde. Vous après Put Ait, L'agitation fcbrile de Félix trop, voyez-vous. Et moi... , le dénonçat… …C'élait tni ! C'e- à Jean Bouseat, que resturüit il, ‘tait Dion qui le Cou p: bi: bonté divin: ? Jules, Dréan rent Je u, :61: —Oh! Bouvat, s'£éria Mine homme préou: up. Kélix, par: ftartrag, eL Ron binrntt, juQii | contre, barlait pour ne rien. en faut”... qu x a leraits Ton dire. sûr Ii, sil D'ATTET aiË# un fi- Au. dessert, Mine Martray béur 2 2 ŒnTSERSS D prit ia parie. —C'estvrmi madame, j ets Mon cher frèrs dit-elle, ! ..noral. J0 ublinisk ad tin || le moment me semble reun de de notre cher nie adame, quo qu'itarri#ei... que j'ai prise. J: crois pouvoir ve “tt veiiler à SUY votre êp- ilbrenent parl:r dev iant, tue ke quittera jai As Ë MS qui est CE HOUS Un. Mine Martray, «dg#pi us en. plüs émuë reprit encppet Ê Fours a Verreri: iharch: adini- : Nil m'arrivait ii: vibre AS AE, rabiciuent, Vuns êtes compiete- ete commence à busftt indre. nent La de (out lis n......Je car les gens qui menionrent ‘n'ai dope plus rien: à - faire 1e1 m'effraient, jurez moi d'enlevir et ina présence W'ust, plus né- Raoul, de l'emmiper bian doi: | } { | bien loin....ponr échapher squat 7. ceux qui vou draient ‘lui faire | Félix, la tète levée, l'oredlie | du mal.…..pour avoir sa forinne|tendue, étiut Se Ycuu subit to: Car je. m'en. rends ="bisn. Finent très pa. un méinc (éiups | gent.qu'ils en rene nt Fées | fon, à it, et uu échur de fureur Je vous obéirai, ma chère un attendaut parte. maitresse..….Tout pour le petit, | il prit aussitot un air déso- Je le suuverai..….:Ah! ça, serait dur, pourtant, s'il vous arrivait | .E que allez-vous quit-: malheur, de ne point vous Ven ter li Fiache, maduini ?—ile-| ges. … Jus nda-t-11......) avous que je Mme Martray reprit , vise- | étais teilement habitue à ia ment ; | Dr£ seuce d& votre charmant —Ecoutez-moi, Bouscat: s'1l le oui, que jé proûverai un m'arrivait rés met Vous | Ver PR chüsrim de son dc-! prendriez Raoui avec vous, ve! fe ut. Our... Le Klache. va être iserait votre fils, votre enfant !...; Sn cols it Vide Vous retourneriez iminédiate-| Félix ne disait: vieu; ment alors à notre petite inmai-|attéré — Oui, répit is en bai- son de Vesrailles.........Vous s | butisut,— quand co ptez- Vous i ie à en ouvrant le petit bonheur de —Mius demain, dans après- | connaissez | de 'envOyer Commander une le tiroir secret de’ droite, où ei Neil ure à Crell, deuiain matin. serre les portraits de re inari,! —0hñ!--ré6 priqua M Martr: AY, eux de Raoul, les letires, les | | Evous voudrez bien, je s'espare, ne de lé: que :j 1 per: | ‘ous servir de mes Chevanx et: du, vous trouverez: deux cent Ge jua voiture ? miile francs... Cutte soame,! La ‘jeune femme Je l'avais réagi pour. acheter! aussitot : un chalet, afin de passer l'été! avez Raou: et vous, «a bord Fe nient. [lac de Genève es CUÉÉE, St jnine,| Le diner se ose _Dou- vous la prendrez, elle vous ser- sCat avait FApOrÉe Raoul dans: vira à élever mon fils..La,lses bras. Maintenant, c'est fini, ie n'ai, Mine Martray se leva de ta- plus de recommandations. à bte. vous faire... ÆEssuyons nos! — Vous m'excuserez si je: yeux, vous et moi, iuon hbon!vous quitte déjà, mon «her! Bousc: at, car vous avez pleuré, Îrère,—dit-elle avec une simpli-: nêtres.....…. .. Vous VOUS NUS) J'entends Ja cite toute ‘naturelle —imuis je | “lo ‘he du diner, et personne, dois cominenver 1165 pré para- lil, ne doit se douter de notre tifs. Bonsow, mon: cher ierv, émotion. bonsoir docteur. Et elle remon- | L'entrée de Mme Martray ne |ta dans son appartement. produisit aucun effet dans la! Jules Dréan baissa la tête, salle à manger, La cloche du tendant l'oreille, écoutant Le diner venait “d'êtés ee pendant bruit des pas de Mme ‘Murtray sonnéesons défait l'atter ne quis'éloignait, 11 poussa mêéine ELIS trouva le doctétr éaÿ La précaution, bien ne debout centre snñnexfenctre Æt d'uilieurs, guan à. Ouvrir, ja! tantbôürinant sur les vitres,.et porte, afin d sSassurer quil ne Félix suivant cette musique se trouvait pérsonne derrière. avec une extrême attention" Alors, certain d'étre seul, on La jeune femme, la premiére; |tèle à tête avec son « ousin, H! lenr adressa la parole. + | rejeta loin de lui la cantraitite Alors tons deux se rétoutrne- qu 1l avait dus ‘linposer durant rent en gens surpris. itout le repas, et son visage —Eh bien, dit-elle d’un - 10h. pâle, aux lèvres serrées, prit | lenjoué, je ne me trouve ps uv expression effray vise mal le moins du monûe 46 mon | bain. Docteur, j'ai mille remer-: dr: ! — s'écria-t-il d'une voix! CI6 :1ubls à oOUs adresser , “Pour sourde, tandis que ses ougies : vétre protection, Raoul n'a pas crispés éfaillaient la nappe— | Fr 1: | toruti- donne de grand cœur, ainsi que! pe Î née, Elle ct ibre. j: vous le, ne sais Out a. Lhuure | chap, son polie niTavers nt. a, tort: NesVaux, 11 Vent de briseroun Vous veillerez sut lat, vous ke verre, avait: renversé du vin. Paavre: la force, elle voyai! ler: elle Los, 0% loëi, vous faire part de ia decision !{ ant, Voir: sement la tête. “tiiai ju au ni. Si Fla:h: est en, SSI Te ol vais donc vous | compte, à la fin, c'est get ar- | le source de das Droan se leur plutot cet rgent..f.abon-| brilluit dans ses prünelles, Mais donnez- leur la proie qu'i ils con- | aussitôt 11 devint (aline ” yoitent et....sanuvez non. en- |froid- L'action se nouait, se ser- 7 TEASAS D rat. La lutte communit ré- Le matelot s véure les joues |eil:n: ut a cette haure ; jasque-. d'uu revers derirain. | la ou n'avait fait que patotter 5 etait |inufi ile, quise retournéra contre entreriez dans ina chambre, FHATTER...à ua chère sœur.?..….. | jour, placé entre Les deux fe- | tuidi Vous aurez l'obhgeance répondit. —Je,n’y vois aucun INCONVÉ- —Teut croule ! Tout s'effron- | } ee Re er + = sarige és Tout est perdu !--par ta faute. : Félix baissa la tête avec dé courageinent, le dis bien, tout est perdu 2. Que veux-tu ?..…....Jeite l'avais bin dit ! L+ docteur reprit : : — Voila ee qu: u'est que d’a. coir aftaire à des poires wodes des hommes sans caractère... Non, continua-t-ii à voix. Jules Drian assis à. table, surbasse, en surraut les dents et en cour au plus vite, en sifliant donnant à:ses paroles ue ÉX- | p'ession sinistre, uon !......1lne faut pas qu'eile parte! —t coment préterds-tu | Fempe “her ? RUE Ca, ce st mon affaire, je Wen «ais. rien encore. Mais je | cheréhé et je trouverai Quand je pelse, repritil, que ! Jartenu, vingt Aois la vie de! cette ferme dune ma Hiuin. | Que dis tu là, s'écria Fi “Hix oflravé, un &rim :! west-ce pas déja ass ZE Jules Bréan eut un monve- nvunt d'épaules, tr l'ixisse-moi donc tran- quite! Voilà envore tes sen- sibieries quite reprennent, Tu veux !..Sculement tu n'oses pas. Toujours l'histoire de l- alouette tout rotie, Tu veux la Tortuns, Mais pour atteindre ce résultat, n'oses tenter aucun ef tort. Et tu in'urrêtes même lors- jme montre tout disposé à tra- ‘valiler pour toi...Je reprends -Ldon: J'ai tenu la vie de cette Jeu dans ines mains. Eh bien quoi de plus naturel ? quoi de plus sh} le 2... La mère su: pri | auée, Le petit te reste, tu deviens son tateur jusqu'à sa nnjorité. Vingt et un an. 1lena ci 'q… Tu as sa fortuñé pandant se1ze ans. Êu seize ans, avec nn capi- al seinblable: on à let temps de Eure men des choses Fix, effrré, sucouait nerveu- | —Mais tn n'y songes pas, Malhénreux.. Us eriature qui été St parfaite, Si bonne, pour toi st pour to ef pour moi P.. M: us tu n'as don: ni Cœur, ni FAnte Re AT venx vivre kotiikits je Le connais pas autre chose. Le reste in importe pen, Je veux done, bonr arriver ‘au but que nous Poursuivons, que lu me laisses les mains libres... = Jeveux que tu ne tentes rien contreelle !...... — Alors, ty préfères la lrisser ‘partir? [._ —Non, ré épondit Félix À voix basse. ‘Jules Dréan éclata d’un man- [vi nré” —Je vois que tu n'es pas iéloïyné de d:venir complète- ment idiot. Sans ibriune, tu. | l'épouseruis ? Vrai, tu es com- plet.…. Heurenssinent'nous n’en | oimines pas là. Autréinent j'y inettrais bon ordre... R£servons- nous. Tu veux lui parl::..essa- ver de la fléchir!. Ta vas faire une gate, je t'en préviens, et june demande complètément toi... !N nnporte, {u”y viens, imar“he toujours. Moï je veille. Et kh-dessus les deux cousins se separerent. l'éiix Martray remonta dans sa * chambre. Quant à Jules Dréanii se rendit aux écuries, Une satisfaction infernale se isait surson Visage, Le miséra- ! ble avait sans doute trouvé le à trois k ilomètre »s de la Flache. pourboire...Tenez. Et 11 glissainez done rien ! vingt francs dans [a main du François se confondit en re- merciments et lo docteur quit- donnez-moi, : tait l'écurie sur um. dernièr floge. Une fois sorti, Vous oubliez done” jusqu’ à la mé- RE ii cocher qui n'en voulait pas moiré de votre. frère .—-Tont est fini,—,dit-il,--tu Croire ses yeux. EU jus- qu’à son nom ! —Je n'oublie rien EL par- “répétait M. Mar- tray, où plutôt j'oublie tout, je Juies|ne vois que; voué, je ne pensé Dréan s'en fut se poster dans [qu'à rong li... le coin le plus obscur de la cour. ‘Il n'attendit pas long-!son æeste, jai grand en veut ln fortane!....etie'est/temps. Fràncois avait éteint sa ee apabie de ja conquérir, ‘1 lampe, mis nn costume à’ peu (près propre et traversoit la! uae fanfare de chasse. Un tour de clé, une porte franchie, il. était dans la campagne. Jules Dréan le suivit pendant deux cents mètres. Le cocher, d'un Pas vif, suivait la ronte de Fleurines. un gros bourg situé — Toi, fit le docteur, avec son mauvais rire, avant deux hen- res tu seras saoul perdu..Me votlà donc libre, Eten avant les grands moyens, puisque l’on in'oblige à en arriver là COMMENT JEAN BOUSCAT ATTEINT SON BUT ET JULES DREAN LE SIEN Le lendemain matin, Mme Martray terminait ses prépare tifs de départ. Jean Bohscat l'aidait à finir ses deux malles. Raoul jouait tranquillement dans un coin de lx chambre. On irappa doucement à la porte. Bouscat ourit. C'était la Cnisi- uière. —Monsieur, dit- elle, s'excuse de déranger madame, il vou- drait lui dire un mot..si ma- dame pouvait prendre Ja peine de venir jusqu'au bureau. —Bien, fit la jeune femme, jy vais à instant, Mine Martray s'adressa alors au matelot. Jear, lui dit elle, vons ne quitterez pas Raoul d’une -onde..Je vous, mon ami. te plus nous appro:hons da no- tre départ, plus mes craintes augmentent. .Velilez sur Raoul. Pour j'instant, je suis certaine de ne courir ancun danzer. Le,cœur lui battait fort:ce- pendant: mais grâce à son em- pire sur elle même, ce fat le visage froid et caline qu'elle poussa a porte du bureau. Félix ne l'avait poist entendue arriver. Plongé dans des réflex- ions prolondes, en proie à une préoëcupation intense, 1} était assis a son bureau, la téte dans Ses mains, Au bruit de la porte, il se leva précipitamment, mon- trant à la jeune femme un visa- ge bouleversé. — Pardon ? bégaya-t-il, je ne ais, pas, je n'ai pas entéidu. Mines Murtray s'étuit assise dans un fautneil. — Vous avez demandé à ime parler, dit:eile d’un ton glacial, ne vole : il la regarda avec stuper Ce n’était plus la même femme que la veille, —J'’ai voulu vons voir sans témoin, finit-il par lui dire, pour vous remercier une fois encore de tout ce que vous avez fait pour moi. Elle l’arrêta d'un geste. —Vous ne me devez rien, répliqua-t-elle en accompa- gnant ses paroles d'un regard méprisant. Je n'ai fait ces sacri- lices que pour éviter une tache au nom que porte mon fils. Le frère de celui qui fut mon mari ne me doit doncaucune recon- naissance, |moy en qu'il cherchait. C'est ce que nous verrons pius tard. Au moment où Jules Dréan arrivait, le garçon d'écurie, qui \cuinnlait ces fonctions ‘avec En de cocher, mettait la der- smière main à la litière du soir. | Franc os, le cocher se nommait ainsi, n'était certe pas un mé- \éhânit garcon, bien’ loin de là,/$ mais Juies Dréan avait pu maintes fois s'apercevoir à l’al- lur incertaine du susdit. qu'il cultivait plus souvent qu’à son tour la dive bouteiile. François pour sa défense, disait qué le poil des. éhevanx renfermait énormément de poussière, ainsi que Favoine, le’ foin, la paille, ct que la poussière ‘absorbée à ‘haute dos: donnait énormément soif. Le ‘doctent n'avait point adressé trois fois Îa parole à Francois depuis son arrivée à la Fläche. 11 avait certainement |. quelque chose en tête, car il ne turlisait pas en éloges. Les che- vaux étatent bien” tenus, leur 'croupe satinée et Juisante, L’- écurie sentait bon,:sa propreté ne laissait rien à dé sher. Et ces éloges reçurent une étonnante conclusion. — François, dit Je docteur en terminant sa visite, vous m- avez mené plusieurs fois, et je ne Vous ai jamais donné de E \ san + : Per! .-Sé levant alors. — Est ce tout ce que vous avez à medire ? Mc Félix croissa ses bras et prit une posture suppliante. — Non! non? murmura-t-il d'une voix étouffé, ne partez pas !....... ne me quittez pas ! ss SUNS VOUS... Si VOUS saviez ? Elle se leva, pis droit à son beau frère et lui dit à voix basse : : —Je sais tout :........, le sais que vous êtes un misérable et un infâme. Comme œne masse, Félix Martray s’abattit à ses genoux. — Pardon ! pardon ! s'écria-t-il la tête baissce, les malus serrées, pardon deu j'étais fou !......, Mais ccontez- moi!.........je vous adore! Voilà la vérité, depuis que je vous ai vue si bonne, si belle... La jeune femme eut un sou- rire méprisant : —Vous avez voulu me té- moigner votre reconuaissance ! Je vous remercie! Se redressant alors indignée : —Mais vous n'avez donc pas compris, malheurenx! le sacri- lège que vous commettez, en prononçant un semblable aveu ?..… Vous ne compre- er cape ro bg Gérres Et, sans. pouvoir réprimer il étendit les bras vers Mme M: artray. Celle-ci se reeula vivement en $e dirigeant vers la porte. —À partirice cet instant, dit- elle, aucun lien n'existe entre nous. Vous-même avez tout |brisé !......... Jamais je ne pour- rai vous revoir, jamais je ne pourrai oublier l'insulte que J'ai subie, de celui que j'appe- fais ‘mon frère.” Et sans tourner la tête elle sortit. Félix Martray demeurait K, attéré. Tout s'éconlait, il était écra- sé sou: les débris de cet echa- faudage que son cousin et lui avaient cru solidement con- struire. Bientôt le sentiment de son impuissance devint telle- met fort, qu'il pérditvomplète- ment la tête, il s'arrachait les cheveux ! il grinçait des dents. | Au milieu de cette véritable crise l'on heurta légèrement à la porte et La tête ironique de Juiss Dréean apparut. — Tiens! Tiens! dit-il, nous avons NOS TapeuTs, il parait que la princesse s’est montrée in- flexibles... elle piétine sur ton amour ! —Tais toi, répliqua M. Mar- tray d'une .-voix sourde, elle m'a traité comme le dermer des misérables.,..…. —Jete: lPavais-bien dit Ta n'a pas été pris en traitre. Üh |bien, maintenant: qu'elle t foulé aux pieds, est-tu econvain- cu ? Veux-tu in'écouter ? Es-tu enfin décidé à suivre mes con- selis, —Qui, dit-il sourde. Jules Dréan n'en voulait pus plus, il quitta son consin sus ajouter une parole. Cette fois encore, 1l retournait anx ceu- ries. 11 ouvrit la porte. .l'nt était parfaitement en æ:dx: Les deux percheronnes, à croupe luisaute, les erins faits: semblaient. :sonanoler : du: leurs stalles, Au brut du la porte, cependant, elles s'asitèe rent, encensèrent et henmrent à plusieurs reprises. Le doc- teur prêtait l'oreille. L'é-urie était déserte. Alors, d'un pas leste, il g ïin- pa l'escalier très raide dé re- hier à folu À mesure qu il avanÇçait, son oreille était frap- pée par uu ronibmout sonore, Bien, murmura-t-il.tout imar- che à souhait... inutile d'aider plus loin... Il est wujours ivre-imort. D'gringolant quatre à qua- tre, il sortit de l'écurie et gu- gna le pare par une porte de. robée et ne rentra à la maison qu'après avoir fait un gra.d cireutit, Où Le comprendra sans pee le déjeuner fut glaciai,: M ne Martray ne desserra pas les d'une voix dents. Sitot: que la ehose : fat # possible, eile remonta dans sa chambre, en compagnir ‘de: $on fils et de Jean Bouscat. Jules Dréan eut tout liberté pour refonrner aux écuries. Il pouvait être une heure de l'après-midi; le départ ctit pour deux heurés* Mimèé Mr- tray devant prendre à Cr:il l'express de 3 h, 33 pre a: 4. Jules Dréan ‘he ‘s'atrita point aux stalles, . il nn droit au grenier à foin. Sur: des meubles, la tête ren- versée, le cocher eu vi vit sa noce de la nuit. : Le docteur se pencha sur l'ivrogne et s’agenouilla ane prés de lui. Sortant alors de sa trousse un petit flacon, il le lui fié respirer..Le cocher se dr:ssa d’un bond, comme s'il avait été touché par une batterie électrique. Ce qui veanit de lui entrer dans les narines, v'é- tait de l’'ammoniaque. 11 regar- dait Tules Dréan d’un ait abru- ti, cherchant à rassembler «vs esprits, à remettre ses idées en ordre. —Eh bien! eh bien! fif le docteur en accompagnant ces paroles d'un sourire, qu'est-ce qu'il y a? Remettez-vous, mon ami... Reprenez vos sens, : vous avez Complètement oublié que vous devez, attelér vers deux heures pour reconduire Mme Martray à Creil. [a continue r] ee de germe en 47 pme a a EE ER sui id, mt nn pe mnge dant. À fes ds grace iarrepatee Gene ve ete ad CETTE S *