pes À \ *& rte COR © LA CI&. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. Lu FO _ RE ns ea PR she thes PU Moseler PP DO OURS 2 | Fe OR SA ” su G. BUOTE, RÉDACTEUR. F. J. BUOTE, GÉRANT VOL. 2. NO. 52 Rs: maman TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 29 JANVIER 1908. 10 ANNEE. Dr. Murphy _PHysiciaN AND SURGEON à . TIGNISH..............P.E. I. k JE. WYATT, SUCCESSEUR DE HODGSON & WYATT AVOCAT, NOTAIRE, etc. Solli- citeur pour les Nova Scotia et Summerside Banks — ARGRNT À PrfrEeR Bureau : Au dessous de Clifton House SUMMERSIDE, P. EH I. o McQuarrie & Arsenault AvoCaATs, NOTAIRES, &cC. } _ Summerside, P. E, I. & | (Buteau au dessus du Royal Bank of Canada) ARGZNT A PRATER Neil McQuarrie, K. C. Aubin E. Arsenault. HOTEL RIVERSIDE DUKE ST. MONCTON, N. B Cet hotel eat à use minute de marche du de l’Intercolonial en face du Bureau de Poste et près de la Rivière. _La proximité de l‘hotel de la ri- vière, permet de voir, en plein, le grandiose du BOAR à que marée. Termes raisonnables. 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PERRY À TIGNISH Eyes tested free of charge Ts FEUILLRBTON DE L/IMPARTIAL - LE CRI DU SAM I.—L'ETANG DE THAU. Les vastes étangs salés qui cou- vrent le midi de la France prépa- rent dignement le voyageur à l’as- pect grandiose de la Méditerranée, dont ils sont séparés par une bande étroite et sablonneuse. Ces plaines d'eau, encadrées de vignes et d’oli- viers, communiquent entre elles par des passages ou ‘‘graus’”’ qui, de loin en loin, débouchent dans la mer. (C’est à elles que vient abou- tir le beau canal du Midi, et elles servent de grand chemin au com- merce maritime. Aussi sont-elles continuellement sillonnées par une infinité de barques, aux voiles blan- ches, qui donnent de l’animation à leurs eaux glauques, toutes miroi- tantes sous le ciel éblouissant du Languedoc. Dans les anses et les palus que fc1ment les ramifications infinies des étangs, se groupent ce nombreux villages, dont les habitants ont con- servé des mœurs dures et frugales. Moitié pêcheurs, moitié bracon- niers, ces gens vivent.constamment sur l’eau ; en été ils emplissent leurs filets de ces beaux poissons, de ces délicieux coquillages dont les lacs abondent ; en hiver, armés de leurs pesants fusils, ils font une guerre d’extermination aux oiseaux de marais, accourus des extrémités de l’Europe, et les détruisent par centaines de milliers. Malgré cette existence pénible et misérable, mal- gré les fièvres malignes qui viennent périodiquement les décimer, ces villages sont florissants ; la fécon- dité proverbiale des femmes, dans les pays où l’on se nourrit surtout de poisson, tend sans cesse à y ac- croître le chiffre de la population ; et l’inseription maritime, à laquelle les pêcheurs des étangs du midi sont assujettis comme les matelots du commerce, trouve là, chaque année, une pépinière de marins braves, sobres et infatigables. De tous ces étangs qui se prolon- gent, comme une chaîne, depuis Agde jusqu’à Aïigues-Mortes, le plus remarquable, sans contredit, est l'étang de Thau. Son étendue (il a plus de six lieues de long) le fait ressembier à une mer intérieu- re. Ilse distingue aussi par cer- taines singularités naturelles dont l'explication exerce l1 sagacité des physiciens et des géologues. Au | (Trouve une & finest assortmeut of Spectacles and |,i, 4: l'étan g. 2 De ever brought to the | } a LOUCE ; | | Thau se précipitent à leur tour, a- -tte masse d’cau salée se bosdante source d’eau e”’, qui par- fois souiève avec vivlence uge par- Plus loin, du côté d d’un rocher qui | borde la rive, ou rencontre un gouf- re non moins étonnant et non outable. Pendant six L13 de F'ernée il verse dans le bas- .:ug une énorme quantité depuis avril jusqu'en octobre, les eaux salées de centre de € K Ce appel 16 ‘‘Avvyss de l'est, au pie mais | vec un bruit épouvantable, daus ses Lun ernes inconnues ; ce gouffre se nomme Enversac (inversa aqua). Avysse et Enversac sont le Cha- rybde et le Scylla des pêcheurs ; mais ils ne sont pas les seuis dan- gers à craindre pour les barques lé- gères. : L'étang de Thau, eèmme tous es rend terribles ; d’ailleurs, com-| ns: grands lacs, attire les orages et | ns 8 à sc cr crane 0x0 me fl n’est séparé de la mer que par une grève plate et nue, les vents du large fondent sur lui sans obsta- cles et le bouleversent avec une ir- résistible puissance. À l’une de ses extrémités s’éléve le village de Balarnc, pauvre bour- gade de cinq ou six cents Âmes, a- vec an château ruiné et une petite église, avec des maisons malpropres et incommodes comme celles de la plupart des villages méridionaux. Cet endroit, malgré sa situation pit- toresque, n’aurait donc rien qui at- tirât le voyageur, sans les eaux sa- lines thermales auxquelles il doit sa célébrité. Les sources sont à un quart de lieue environ de Balaruc, à une centaine de pas de l'étang où elles se jettent toutes fumantes, en répandant une odeur sulfureuse. Alentour s’est formé un second vil- lage, ou plutôt un hameau, qu’on appelle Balaruc-les-Bains ; c’est là que les malades viennent s’établir dans la belle saison. Outre la mai- con thermale, on ÿ trouve un petit hospice, une chapelle et quelques habitations de paysans et de pé- cheurs. Néanmoins, Balaruc-les- Bains, nous devons le dire, ne rap- pelle en rien par son confortable et son élégance les établissements de ce genre à Bade, à Spa, à Plom- bières ou au Mont d'Or ; aussi n’y voit-on pas cette affluence d’étran- gers opulents pour qui les eaux sont seulement un prétexte de se réuxir et de mener une vie fastu- euse. Que ferait là cette bruyante cohwe de princes russes, de ban- quiers allemands, de courtisanes en renom, que l’on rencontre ordinai- rement daus les maisons thermales ? À Balaruc on ne trouve guère que des malades, habitués bien portants | ces eux à la mode vont chercher fortuse ailleurs, chassés par la sim- plicité et le peu de ressources de cette paisible localité. Or, en 1826, époque à laquelle remonte l’histoire que nous avons à tefeuille bourré de bank-notes et de billets de banque français, que mi- lord étalait sur la table avec osten- tation, avait pris un accroissement remarquable pendant la saison äes bains ; et cette circonstance, aussi bien que le plaisir de boire du vin de Lunel et de Frontignan authen- tique, pouvait être pour beaucoup dans le séjour prolongé de M. Je- Tiens-Tout à Balaruc. Le taciturne Anglais avait pour partenaire habituel un Parisien qu’on appelait Malevieux, et qui se disait ancien fonctionnaire public ; il était rare que, soit de jour, soit de nuit, on ne les trouvât pas aux prises ensemble. Les autres joueurs n'étaient que de passage ; eux seuls semblaient être les bases et les pi- liers du whist, du baccarat ou de l’écarté à l'établissement thermal. Malevieux, qui, quante-cinq ans, prétentions à la jeunesse et à la galanterie, assurait n'être pas venu aux eaux de Balaruc dans un inté- rât personnel. portant, il le disait du moins : et s'il prenait les eaux chaque matin, c'était par curiosité et afin de combattre, par anticipation, famille dont il redoutait les at- teintes pour ses vieux jours. il acceptait cette fastidieuse exis- tence dans l’intérêt de la santé de son neveu et pupile, Adrien de La- royère, jeune avocat stagiaire sorti récemment de l’école de Paris. Or, Adrien ne paraissait pas lui-même bien gravement malade : yeux, insouciant, il songeait fort peu à suivre un régime, sa vie à chasser et à pêcher sur l’é- tang, dans une petite barque qu'il avait appris à conduire en compa- gnie des pêcheurs du village. dant que le neveu se livrait à ces distractions beaucoup plus casanier, temps à jouer avec lord Corbett, et raconter, l'établissement des bains} le bruit courait malgré ses cin- conservait des Il était alerte, bien uniquement, suivant lui, un rhumatisme de Mais vif, jo- Il passait Pen- l'oncle, tuait le lointaines, qu'il était pour était particulièrement dans un état beaucoup daus le gonflement rapide d'abandon et de délâbrement bien|du portefeuille de milord : mais, capable d'éloigner les viveurs et|comme Malevieux et son pupille même les malades. Aussi, vers la | L Daraissaient riches, comme surtout fin de l'été, n’y avait-il plus à Ba- l’étourdi jeune homme ne prenait laruc qu'un petit nombre de bai- | aucun souci des pertes continuelles gneurs notables, avec lesquels nous | de son tuteur, au | [devoir s’en inquiéter plus que lui, | allons faire faire connaissance lecteru. Le plus important, en raison de son opulence apparente, | mère et la fille, personne ne croyait Deux dames de Montpellier, la représentaient la . { .,° . était un Anglais du nom de Cor-| plus belle moitié du genre humain bett ; ce pouvait n'être qu’un mar-|à la maison thermale de Balaruc. chand droguiste de la cité de Lon- | . . . | dres, mais on l’appelait, à la maison | par!a guées, à laquelle on pouvait seule- thermale, ‘‘milord’’ Corbett, suite de ce préjugé vulgaire qui! voit dans tous les Anglais voya- | geurs des lords du parlement. personmage, gros homme et perclus| tait si de goutte, de rhumatisme, conti-| nuellement enveloppé de flanelle et | étendu sur une chaise longue, ne quittait presque pas le salon com- mun. Làil passait la journée à. jouer contre tous venants, et au besoin il jouait gros jeu. Comme il était assez peu familier avec la, langue française, il parlait rare- meut ; le mot qui sortait le plus souvent de sa bouche, quand il était au jeu, était : ‘‘Je tiens tout’, d’où on lui avait donné, parmi les pensionnaires, le nom de ‘‘milord Je-Tiens-Tout’’. Du reste, le por- | nent reprocher Ce | trop forte de coquetterie. | gie. La marquise de Norville, la mère, tait une veuve de trente-quatre ns à peine, de manières distin- une dose un peu Elle é- jolie et si fraîche encore, qu'en la voyant près de sa fille, âgée de dix-sept ans, on les prenait souvent pour les deux sœurs ; et, en effet sa taille svelte, sa tournure élégante, son air enjoué, justifiaient aisément cette illusion. Mile Amé- lia de Norville, au contraire, était une grande brune à l’œil noir, à l'air sérieux, dont les traits régu- liers semblaient pourtant annoncer |! un esprit exalté et une grande éner- À la dignité du maintien, à la gravité des manières, on eût pu la prendre pour la mère, si un ca- ractère particulier de réserve et de contrainte n’eût rappelé ses habi- tudes de modeste obéissance. Ces deux gracieuses personnes étaient naturellement le point de | mire detous les habitants de la maison des bains et des voyegeurs de passage. Malevieux, qui, nous l'avons dit, se piquait encore de galanterie, et surtout son neveu Adrien, s: montraient fort empressé auprès d’elles. Mais, sans doute, les assiduités de l’un et de l’autre n’avaient rien de bien sérieux, car elles n’empêchaient pas le tuteur de poursnivre ses interminables parties avec milord Je-Tiens-Tout, et le pupille de passer ses journées sur l'étang, à la pêche ou à la chasse. Du reste, ces dames vi- vaient très-retirées dans leur cham- bre ; elles ne sortaient qu’un mo- n nt, le soir et le matin, pour se promener sur la plage, et parais- saient rarement à la table commune. Cette existence était, on en con- viendra, monotone et peu attra- yante ; aussi ne s’expliquait-on pas le séjour prolongé de la mère et de la fille à Balaruc. On disait bien tout bas que la marquise était rete- nue par les hâb'eries du médecin de l'établissement, qui lui représentait les eaux minérales comme une fon- taine de Jouvence ayant la propriété de rendre la fraîcheur au teint et de prévenir les rides ; mais comme Mme de Norville n’avait évidem- ment auêun bésoin de recourir à de pareils moyens pour conserver sa beauté, il fallait chercher nne autre cause à sa préférence pour ce maus- sade village. Quoi qu’il en fût des motifs réels, maintenant que nous avons esquissé rapidement la phy- sionomie des personnages de cette histoire, nous allons passer au récit des événements, qui la feront mieux ressortir encore. Donc, un soir du mois d’août, à la suite d'uue de ces journées brû- lantes qui, dans le Languedoc et la Provence, rappellent parfois les ar- deurs des régions tropicales, Melle Amélie de Norville, debout à la | fenêtre de sa chambre, qui donnait sur le lac, regardait avec une lon- gue-vue l’immense pa; sage qui s’é- tendait autour d'elle. Sa mère, assise à quelques pas sur une chaise basse, brodait en face d’une petite table à ouvrage dont la glace lui réflétait sa charmante image. Toutes les deux, bras nus et tête nue à cause de la chaleur, étaient | vêtues de robes blanches et legères, | qui semblaient encore peser à leurs | corps affaissés. De temps en temps, la marquise interrompait son tra- vail et se renversait en arrière, à | demi-suffoquée, incapable d’agir et de parler : mais Amélie, malgré les ! perles de sueur quise montraie': sur son front, continuait intrépide- ment son examen avec sa longue- vue, sans répondre aux interjec- tions d’accablement et aux soupirs de sa mère. Le beau tableau qui s’offrait à elle méritait bien, en effet, qu’on bravât un peu de malaise pour l’ad- mirer dans tousses détails. (C'était d’abord le village de Balaruc, avec ses masures et son petit clocher à flèche aérienne, avec ses plantations d'olivers et de müûriers, ses vignes où chantaient les cigales, puis les grands rochers où se trouve le gouf- fre d’Enversac et quelques débris de constructions romaines qui do- minent les grèves ; puis enfin, ‘étang lui-même, splendide nappé d’eau dont l’œil avait peine à re- connaître les bornes dans la brume du soir. Sur la gauche, s’étendait une longue ligne noire que domi- (suite à la 8me page) E. R. O. (HUILE RBUMATISMALE ETHIo4 PIENNE) Guerit le Rhuma= tisme, le Mal de Gorge, le Pieds En- fles, Entorses, Lum- bago, Rhumes. Demandez là à votre Pharma- cien. S'il ne l’a pas en mains, il se fera un plaisir de l’obtenir pour vous. Vendue de Halifax à Vancouver. Better than ever Fall is setting in. New goods arriving weekly. Country pro-- duce taken in exch- ange for goods at highest market value. Not necessary to go out of the village for Bargains. Right at the old stand you can get GROCERIES, DRY GOODS, BOOTS and SHOES, HARD- WARE etc., etc., at as cheap a price as elsewhere, S. E. GALLANT. Abraham’s Village. Un Docteur 4 la Maison! STANTON’S IPAIN RELIEF M Vous prouvera qu'il est un médecin de à famille loyal et honnête. 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