Georges Arsenault Soeur Antoinette DesRoches, près du foyer dans l'ancien Musée acadien, le 2 5’; novembre 1966 r: “" s äfl {351.7 [Ê Les fêtes commémoratives sont toujours d'excellentes occasions pour faire démarrer des projets de nature historique. C’est dans une telle cir— constance que naît le Musée acadien. En 1964, l’Île-du-Prince—Édouard était la scène de grandes célébrations qui marquaient le centenaire de la célèbre Conférence de Charlottetown où a été lancée l’idée de la Confédé— ration canadienne. Le Gouvernement distribue, cette année-là, des sommes aux communautés désireuses de mettre sur pied des projets de nature à souligner cet événement historique et à faire ressortir le patrimoine des Insulaires. Les directeurs de la Société historique acadienne de l’Île, fondée en 1955, année du bicentenaire du début de la Déportation des Acadiens, saisissent l’occasion qui se présentait pour voir se concrétiser un rêve qu’ils caressaient depuis une dizaine d’années, soit l’établissement d’un Musée acadien où ils pourraient conserver une partie du patrimoine en voie de disparition. Pour discuter du projet, ils convo- quent une réunion de représentants des divers centres acadiens de l'Île. Cette rencontre a lieu le 26 janvier 1964. C’est la présidente de la Société his- torique acadienne, l’enseignante soeur Antoinette DesRoches (à l’époque, elle portait le nom de soeur Saint- Emmanuel), qui convoque la réunion. Elle rédige à la main la lettre d'invita- tion pendant les heures de classe. Au—dessus de la lettre, elle écrit : «J’écris ceci pendant l'étude des élèves; je ne veux pas les déranger par un dactylo. Cette lettre est pressée.» Quelques extraits de cette invitation illustrent bien l’esprit qui animait soeur DesRoches. Le souligné est d'elle : sera mort. [...] dans nos paroisses, etc. etc. La réunion a lieu à la date prévue. Le même soir, les 27 personnes présentes (deux personnes absentes ajoutèrent également leur appui) décident de créer un musée acadien f Cher Acadien qui voulez que votre esprit vive quand votre corps N Pensez-vous qu’après notr’ mort nous sommes vite oublie’s? Cette pense'c avait e’te’ une des misons pour lesquelles les Pharaons avait bâti les pyramides. Ne serait-ce pas une consolation pour vous de savoir qu'il y aura un e’difice qui rappellera votre souvenir aux générations de l’avenir? Voici une manière de conserver peut être immortellement votre souvenir — aidez à bâtir un Musée Acadien à Miscouche. C’est dans ce village qu’en 1884 on a choisi Ie drapeau acadien et l’hi/nzne national. Dans ce muse’e, nous honorerons Pêre Poirier le premier prêtre acadien de l’Ile, les Frères Hache’ Gallant, Pûre P. P. Arscnault, Sénateur Arsenault, Dr Blanchard, les prêtres qui ont travaille l ' il .u . y Que Notre Dame de lAssomptton touche vqs coezns pour que vous veniez montrer que les Acadiens de I'Ile," peuvent travailler k ensemble pour la cause acadienne. J pour l’Île-du—Prince—Édouard et de le situer à Miscouche. On choisit ausSi de le construire dans le style «pièce sur pièce» pour rappeler l’architecture des maisons des pionniers. >‘ v a ‘r'Ç‘Ïw‘ÿaw a _ mm. a.an