F « am L'IMPARTIAL JEUDI, LE 22 DEC. 1904. À Conte de Noel Il était une fois —il y a si long- temps que tout le mon‘'e a oublié la date, —dans une ville du nord c'e l'Europe, dont le noi est si dif- ficile à prononces que personne ne pit ann il était une fois un petit} garçon de 7 an:, nommé Woifi; orphelin de père ct le mère, et resté à la charge d'une vieille tante, personne dure et avaricic use, qui n'embrassait son u:veu qu'au jour de l'an et qui poussait un grand soupir de regret chaque fois qu'elle lui servait une écuellie de soupe. reux comme les pierres du che ni: et se cachait daus tous les coins pour pleurer, quand arrivèrent les fêtes de Noël. La veille du grand jonr, le mai- tre d'école devait conduire tous ses élèves à la messe de minuit et les ramener chez leurs parents. de ce que leur appoiterait le petit Noël, de ce qu'il déposerait dans leur souliers, que tous auraieut soin, bien entendu, de laisser dans la cheminée avant d'aller se mettre au lit. Le petit Wolff, lui, savait bien, par expérience, que sa vieille avare de tante l’enverrait se coucher sans souper ; mais, muaivement, et certain d'avoir été toute l’aunée, aussi sage et aussi laborieux que possible, il espérait que le petit Noël ne l'oublierait pas, et il comp- tant bien, tout à l’heure, placer sa paire de sabots dans les cendres du foy:r. La messe de minuit terminée, les fidèles s’en allèrent impatients du réveillon, et la bande des écoliers, toujours deux par deux et suivaut le pédagogue, sortit de l'église. Or, sous le porche, assis sur un banc de pierre surmonté d'une ui- che ogivale, un eufant était endor- mi, un enfant couvert d'une robe dé ‘laine blanche, et pieds nus, mal- é la froidure. Ce n'était point un mendiant, car sa robe était pro- pre et neuve, et près de lui, sur le sol, on voyait, liés dans une serge, une équerre, une bisaiguë, et les autres outils de l’apprenti charpen- tier. Ses pieds d'enfants, bleuis par le froid de cette nuit ciuelle de dé- cembre, faisaient mal à voir. Les écoliers, si bien vêtus et chaussés ponr l'hiver, passèrent in- différents devant l’enfant inconnu ; quelques-uns même, fils des plus gros notables de la ville, jetèrent | Le peril Juit donnes encore tes chaussures au premier vagabond venu ! Et ia méchante femme, après a- voir donné au pauvre petit une paire de soufflits, le fit grimper dans la soupente, où se trouvait son galetas. Désespéré, l'enfant se coucha dans l'obscurité et s'eu. dormit bientôt sur sou oreiller train pé de larmes. | Mais le lendemain matin, quaui la vieille, réveillée par le froid et dans sa salle baise, —Ô merveille ! elle vt la grand- cheminée pleine de jouets étincelants, d: toutes sor- tes : et, devant ce trésor le sabot | vre les bras. Et nous Canadiens | français, en bon moutons, nous al- lous nous laisser tonire, coinme l'ontété no: cousins d: France ! J'ai hâte de voir ce qu: nou; serons da 1s vingt cinq ans ! Josxrn BEGIN. pe Noël du La naissance heur à tous ceux qui recuntiaissen et mettent en partique ses pré ! î ceptes et ses conseils. | L'autiquité paieune était tombée |! Rédempteur secouée par son catarrhe, descendit ouvre une ere de aix et de bon- ( f || EMPLOYEZ Marque de commerce Un tonique excellent Refait le Systeme Fortifie les Muscies Donne une Vie Nouvelle En vente chez tous les marchands de médecines FERROVM Lee & Lawrence Co., Ltä., Montréal 2) Nleigh Steel | x | Bar Iron, Axes, Saws, Horse KFugs and Everything in Hardware, Furniture, Groce- | ries, Flour, Stoves, At very lowest prices. Brace McKay & Co. Lüt | Snymmerside P. E. I. DEC., 2 Madame LOUIS BRULOTTE . Dit: Je ne prendrai jamais d'autres médecines que les droit que son neveu avait donné au dans une dégradation intellectu Ile | Pilules Rouges dela CieChi- : | Le pauvre mignon était malheu- petit vagabond, se trouvait à côté |et morale qu'il est impussible de du sabot gauche, qu'elle avait mis là, cette nuit méêuxr, et où elle se ‘disposait à planter uue poignée de | verges. ru aux cris de sa tante, s'extasiait ingénument devant les splendides présents de Nrél, voilà que de | La femme et l’enfant sortirent pour | savoir ce que cela signifiait, et vi- ‘ren: toutes les commères réunies autour de la fonaiue publique. (Que se passait-il donc ? Oh ! une chose bien plaisante et bien extraor- dinaire ! Les enfants de tous les richards de la ville, ceux que leurs parents voulaient surprendre par les pius beaux osdeaux, n'avaient trouvé que des verges dans leurs 1 | souliers. Alors, l'orphelin et la vieille femme, songeant à toutes les ri- chesses qui étaient dans leur che- minée, se sentirent pleins d'épou- vante, Mais, tout à coup, on vit larriver M. e curé, la figure boule- versée. Au-dessus du banc placé |près de la porte de l’église, à l'en- | droit même où, la veille un, enfant vêtu d’une robe blanche et pieds nus, malgré le grand froid, avait posé sa tête ensomm.illée, le prê- tie venait de voir un cercle d'or, incrusté dans les vieilies pierres. Et tous comprirent que ce bel enfant endormi, qui avait auprès de lui des outils de charpentier, é- tast Jésus de Nazareth en pers: n'e, redevenu pour une heure tel qu'il était quand il travaillait dans la maison de ses parents, et ils s'in- clinèrent devant ce miracle que Îe bon Dieu avait voulu faire pour réo mpenser la confiance et la cha- rité d’un enfant. sos, De la Croix de Montréal a sur ce vagabond un regard où se| lisait tout le mépris des riches pour : les pauvres, des gras pour les mai-| gres. Le petit Wolff, sortant de l'église 1e dernier, s'arrêta tout ému devant le bel enfant qui dormait. — “Hélas ! —se dit l'orphelin — c'est affreux ! ce pauvre petit va sans chaussures par un temps si ru- de.. Mais ce qui est encore pis, il n'a même pas, ce soir, un soulier ou un sabot à laisser devant lui, ndant son sommeil, afin que le petit Noûl y dépose de quoi soula- ger sa misère !” Et, emporté par son bon coeur, Wolff retira le sabot de son pied droit, le posa devant l'enfant endor- mi, et comme il put, tantôt à clo- che-pied, tantôt boitillant et mouil- jJant son chausson dans la ueige, il retourna chez sa tante. —‘Yoyez le vaurien !... .s’écria la vieille, pleine de fureur, au re- tour du déchaussé.— Qu'as-tu fait de ton sobot, petit misérable ! Le petit Wolff ne savait pas men- tir, et bien qu'il grelottât de ter- reur en vogant se hérisser les poils gris sur le nez de la mégère, il es- saya, tout en balbutiant, de conter son aventure. A;—"*Ah ! monsieur se dechausse ur les mendiants ! Ah ! mon- sieur dépareille sa paire de sabots pour un va-nu-pieds ! Voilà du nouveau par exemple ! .... Eh bien ! puisqn'il eu est ainsi, je vais jaisser dans la cheminée le sabot fui te reste, et le petit Noël y met- tracette nuit, je t'en réponds, de fouetter à ton réveil....et tu passeras la journée de demain à quoi te l'eauet au pain sec.. ..Et nous Les juifs ont perdu la France, ils perdront le Carada français. Nos craintes sont fondées. Et, comme le petit Wolff, ac .ou- | pris du pauvre. Eu chemin, les écoliers parlaient grauds rires éclatèrent su dehors. | décrire ; ignorance de ce qui con. cerue Dieu et la vie future, corrup- tion du coeur, dévergondages des | moeurs, oppression du faible. mé- ‘‘Ou ne saurait, dit S- Paul, raconter sans rougir ce que.le monde paien recélait des! hontes, d'enfamies.”’. | Le mari pouvait chasser et faire | mourir sa femme pour le prétexte le plus futile ; le père avait droit de vie ct de mort sur ses enfait;: la charité était inconnue et la pauvre | té était devenue un crime, | Le paien n’avait aucune idée de l'égalité des hommes devant Dieu. | ‘“Envers un esclave, dit Sénèque, | tout est permis’ ; et remarquons que plus de la moitié du geure hu- main géinissait dans l'esclavage. Quant aux peuvres qui n'étai:nt pas eselaves, leur sort était presqus aussi dépiorable. Quand un pau-; vre tombe malade, osait écrire Pla- ton, il w’a qu'à mourir ; le médecin ne doit pas se mettre en peine de lui. : Le Christ, rar ses préceptes et ses exempl:s, est venu dissiper ces ténèbres rapreler à l'humanité ses destinées éternelles, et lui appren- dre que tous les hommes sont frères et enfants du même Dieu. Pour confonire l’orgueil du monde, il a voulu ennoblir la pauvreté, en choisissant pour mère une vierge pauvre, une crèche pour berceau, un ouvrier pour père nourricier, de pauvres pêcheurs pour prédicateur* de son Evaugile. [Lui même pas- sera sa vié mortelle dans la pauvre- té, vivra de la charité de ses com- patriotes et n'aura pas une pierre où réposer sa tête. Cet enseigne:nent divia changea la face du monde ; et à mesure que se developpa cette action bienfai- sante du christianisme naissant, on | vit disparaître graduellement la plaie de l'esclavage, on vit surgir partout des asiles, des hôpitaux, | des orphelinats, et des Ordres reli-! gieux consacrés au service des mal- heureux. Puis dans la suite des N'allons pas croire qu'il faille beaucoup de fils d'Israël pour per. | dre un peuple. En France, en 1900, il y avait à peine 75,000 Juifs sur une popula- tion de 38 millions d'habitants. La fortune mobilière de la Fran- ce était alors d’environ 80 mil- liards, ces quequies milliers d’fsra- élites en possédaient pour leur part. 20 miliards. Paris a été leur ville de prédilec- tion, eu France ; au Canada, c’est Montréal qui a rencontré leur choix. EÆtils sont venus s’y ins- taller au nombre ce près de 15,000 déjà. Et le Canada,du 17 août, sous la rubrique imigralion juive, nous an- nonce la perspective d’une nouvelle recrue. M. H. Marks secrétaire du Bu- reau d'Emigration Juive de Lon- dres, vient d'arriver à Montréal. :1 doit faire une visite complète de notre Ouest pour y étudier les mo- yens d'établir des artisans juifs. M. Marks n'est pas plus étran- ger au Canada qu'ailleurs. Ila grande confiance à la prospérité des Juifs en notre pays et il nous en a déjà envoyé un grand nombre. Il assure aussi qu’il y a des cuitiva- teurs et des ouvriers habiles parmi ces immigrants. Notre régime de liberté sourit aux persécutés du vieux monde. M. Marks a grande confiance a la prospérité des Juifs en notre pays ! Ces mots sont à méditer. Tandis que les Juifs sont chassés de l’Europe, en Amérique et parti- verrous bieu si, la prochaine fois tu Re ion ds à ‘ # s : : ie tal ds À. 2 né temps, partout où l'Eglise a pu ex- ercer son action salutaire, elle a toujours inspiré le dévoñment pour le pauvre, en même temps qu’elle enseignait à ce dernier la résigna- tion et qu’elle le soutenait par l’es- pérance des récompenses éternelles. D'un autre côté, partout où l’on combat l'Eglise, où son influence est paralysée, où l’on rejette l'es- prit du Christ, on voit reparaître l'égoisme paiïen, la société se par- tager en deux camps armés jun contre l’autre. (C’est ce que nous constatons dans tous les pays où l'esprit de la révolution a plus ou moins supplanté l’esprit du christi- anisme. E. —————— Petites Annonces Un bon homme peut trouver de l'emploi a vendre des arbres fruitiers, etc. en s’adressaut a F J. Buote, bu- reau de L'IMPARTIAL, Tignish. Estimé fournis pour toutes sortes p'impressions, au bureau de L’Impar- . À TIAL. Nous avons besoin de treis hommes ur soliciter des abonnements et faire la collection. S’airesser a PF, J. Buote, bureau de L'IMPARTIAL, Ti- gnish. mique Franco-Américaine Elles m'ont guérie d’une ma- ladie qui durait depuis seige ans et m’out sauvé la vie, Tous mes parents et mes amies se joi- guent à moi pour témoigner de la grande : ! efficacité des PILULES ROUGES de la Cie Chimique Franco-Américaine pous' les femmes pales et faibles. Madame Louis Brulotte, ‘t'ai souffert pendant seize ans de toutes sortes de maux, écrit Mada- me Brulotte. J’étais dans un état d’affaiblissement très prononcé ; je ne faisais mon travail qu’au prix des plus grands efforts de volonté. Il me semblait que je n’avais plus de sang dans les veines, J'étais pâle, essoufflée, j'avais des engourdisse- ments dans les membres, des douleurs dans l'estomac, la tête et le ventre. J'avais complètement perdu l’appé- tit, mes vivres me fatiguaient et je toussais beaucoup. Aujourd'hui tous ces maux sont disparus et je suis: heureuse. Je me suis fait traiter par des médecins, mais malgré tout leur’ dévouement, mon état ne changeait pas. Les Pilules Rouges de la Cie’ Chimique Franco-Américaine seules ont eu raison de ma maladie. Jeles ai prises avec confiance parce que beaucoup de femmes disaient sur les journaux qu'ellesy leur devaient la santé, et je les ai prises aussi sans me décourager, pendant plusieurs mois, sachant qu’il était impossible à un remède, tout bon qu'il était, de me guérir rapidement. De temps en temps j'ai écrit aux Médecins Spé- cialistes de la Cie Chimique Franco- Américaine pour avoir leur avis, et ils m'ont si bien aidée que je ne saurais jamais assez les remercier, Je sais les inquiétudes et les obliga- tions d’une mère qui a une nom- breuse famille, et je plains de tout mon cœur toutes celles qui n’ont pas une santé robuste. 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