TRIPLE ASSASSINAT EN MER : Halifax, 21—Le navire amé- -ricain “Herbert Fuller”, parti de Boston pour Buenvos-Ayres, vient d'arriver ici. Le capitaine Nash, sa femme et le second ont été massacrés en mer. Le crime a été commis dans la nait du 18 courant. L'affaire est encore envelloppée de mys- tère. En outre des matelots, il y a- vait à bord un passager nommé Monck, qui a donné quelques détails à la police. 1l est gardé à vue. Tout l'équipage a été arrêté etilest maintenant dans les cachots du poste de police, sons | la surveillance de six police- men. Un journaliste a pu poser quelques questions à Monck avant que celui-ci soit arrivé à l'hôtel de vitle. D'après les ren- seigvements qu'il eu a obtenus, le crime est le pire qui ait été commis dans ces parages de puis l'affaire du ‘Saladin”, qui a eu lieu il y a un demi-siècle et pour laquelle quatre hom- mes opt été peudus en cette ville. “L'Herbert Fniler” a apporté les victimes dans une petite embarcation et recouvertes d’üne toile. L'embarcation é- : tait trainée à la remorque. Les cadavres avaient été placés la, le lendemain du trip.e meur- tre, sur le couseïl du passager. Pendant la nuit, Mon :k avait entendu des cris poussés, pen- se-t-il, par le capitaine Nash et sa femme. Le matin, quand il est mon- té sur le pont, le premier mai- tre d'équipage lui a annoacé que le capitaine, sa femme et le second avalent été assassinés äans: leurs cabines, et lui a de- matdé s’il avait été réveillé pendant ja nuit. Monck lui a dit que la seule chose qu'il a- vait remarqué, c'était un gé- missement auquel il n'avait prêté aucune attention. La cabine du capitame et celle du second maitre l’équi- page etaient voisines de celle dans laquelle dormait Monck Les meurtres n'ont pas été accomplis sans bruit et sans] violence, car les assassins se sont servis d’une hache pour massacrer leurs victimes, et 1]S| {aient arrachés. Le second les ont frappées d’une manière | borrible. Ils ont frappé un grand nombre de coups, afic de s'assurer que leur œuvre n’était pas faite à moitié. Monck dit qu'il a pris la charg- au vaisseau et, avec l'assistance d’un compagnon, l'a conduit dans ce port. D'après Ja version qu'il donne, Monck, avant d'être amené devant la justice, aurait questionné les membres de l'équipage sur ce qu'il con-| naissent au sujet de la tragé-| die, maïs chacun a déclaré ne rien connaître et être Innocent. Monck fit placer les cadavres dans une embarcation et le na- vire fut dirigé vers Halifax. En arrivant ici, le passager mit :a police au courant de l'affaire. immédiatement quatre police- men iurent envovés a bord. On ignore le motif du crime. pection des cabines et a vu les atrocités qui avaient été com- qui accompagnait le bateau ineur des navire. 11 a ensuite fain l'ins- mises. Il y avait toute une flottille transportant les cadavres au port de cette ville et des mii- liers de personnes se pressaient sur les quais. La yolice a eu De les Etats-Unis et les différents!dre et tachées du sang, sur le points de. l'Amérique du Sund.|lit de Mme Nash on voyait de Monck a dit au pilote White | nombreuses mèches de cheveux | qui était monté à bord à 6 heu-! coupées par la hache de [’as- res, qu’il a mis aux fers le pre-|sassin. mier maître d'équipage nommé Barn, lui et le commis aux vi- vres ont ensuite pris charge du UNE OPERATION EVITMEE UN CAS TRES IMPORTANT A SMITH'S FALLS Un érésipèle dans la figure se développe en plaie pustu- lente. Les mèdecins disaient qu'ii fallait une opération pour donner du soulagement. Ontrouva nn remède qui exempta de l'opération. | beaucoup de difficulté pour maintenir l'ordre parmi la! foule et pour garder libre un péu d'espace pour l'entrepre- pompes funèbres et ses assistants. Comme les cadavres furent tirés du vaisseau pour être transportés dans les voitures, plusicurs de ceux qui étaient présents s’en allèrent, ne pou- vant supporter ce speëtacle, L'intérieur de l'embarcation é- tait couvert de chaux ; les ca- davres en avaient aussi été en- tourés et recouverts : ils se dé- composaient rapidement. Monck, le vassager du “Her- bert Fuller”, est un étudiant d'Harvard et on dit qu'il est le fils d’un Bostonais bien connu Voici un résumé du récit fait par le commis aux vivres du bord : “Le 14 juillet. de bon ma‘in, le premier officier Brane diri- geait le navire et le matelot La- hese était au gouvernail. Tou- tes les autres personnes à bord étaient couchées. Entre 3 et 4 heures du matin Monck se le- va, ayant entendu un gémisse- ment, et demanda si le capi- taine était malade, mais 1il ne reçut pas de réponse. C’est a- lors qu'il découvrit les cada- vres, en entrant dans ia cabine du capitaine. Peu après, le pre- mier ofhcier l’attaquait avec une pièce de bois, mais Monck para le coup et courut réveilier l'équipége. “Les cadavres avalent été horriblement mutilés à coup de hache. Le crâne du capi- taine était ouvert, ainsi que ce- lui de Mme Nash. Les doigts de ia main droite de cette der- nière étaient presque compiète- mént coupés et ses cheveux é- des vait été assommé, son bras é- tait presque tranché à l’épaule et ses doigts aux trois quarts coupés. Il semble que les trois victimes ont été tuées perdant eur sommeil. “Brane et Lehese disent qu'ils ue connaissent rien sur le crime. Ce dernier a été mis aux fers et attaché au mât de mi- saine où il est resté jusqu'à l’ar- rivé du navire il. “La hache a été retrouvée plus tard, mais les commis aux vivres l’a jetée à la mer. Pen- dant le voyage, Lehese a décla- ré avoir vu le premier officier frapper le capitaine, dans sa ca” bine. | “Celui-ci était étroitement surveillé par l’'quipage. Finale- ment on se décida à le mettre aux fers et l'on se dirigea vers Haiifax. On re sache pas que le capi- | {aine ait eu quelque objet pré-| cieux, ni uue somme considé- | rable en sa prôssession. | Ce matin les cadavres ont €-| té mis dans des cercueils, et le | médecin légiste Tinn est allé! les examiner, puis ils ont ete! transportés à la morgue. | Le nom du second était Au-) gust Blandberg. | Sur l'avis du consul des E-| tats-Unis, M. Ingraham, à Monck | se montre réticent. De leur co-| té des matelots ne veulent rien dire. Le navire | “Herbert Fuller” | appartenait en grar de partie|te matin, les cabines où ont été ia au capitaine ©. 1. Nash et fal-, sait us commerce généralentre — Le colonel Ingraham a té- |légraphié à Washington pour | demander que les prisonniers |soient transportés à Boston. Selon les informations don-| nées par le conseil 1ngraham, le capitaine Nask, était natif de Harrington, et âgé de 48 ans. Sa fem me avait 37 ans. Le té- moignage de tout l'équipage sera entendu aa consultat et envoyé à qui de droit aux Etats- | Unis. L'assassin ne pourra être jugé ici, attendu que le crime a |été commis en pleine mer sur un navire américain. Les personnes qui ont visité, commis les crimes, les opt trou: |vées dans le plus g dicnd désor- Du ‘“‘Record”, de Smith's | Falls :— Un célèbre médecin alle- mand a dit un jour que Je monde est rempli d'hommes et de femmes qui sont malades à sagesse de cetie remarque n’a jamais été plus évidente qu’elle l'est aujourd'hui. IL y a mil- liers de personres malades qui aiment mieux souffrir que de prendre un remède qui n'est lpas prescrit par leur médecin favori. Ces personnes trouveront pent-être dans le récit de M. Thos. E. Phillips, de Smith's Falls, une morale à suivre Voi- ci le récit fait par M. Phillips, à un reporter du “Record” :— “11 y a plusieurs années, je commencçai à perdre de l’em- bonpoint ; je peidis l'appétit, un érésipèle se forma dans ma figure et se dévellopps en une plaie suppulente sur ma joue. “Je consultai treis médecins qui me dirent qu'il me fallait subir une opération pour enle- ver une partie de l’os. A cette époque, je ne pouvais pas tra- leurs atroces, mentales et phy- sard, dans le “Record”, un ré- cit au sujet des Pilules Roses du Dr Williams, et je réso:us de les essayer, convaincu que si elles ne me faisaient pas de bien elles ne pouvaient pas me faire de mal. “J'éprouvai du soulagement avant d’avoir fini de prendre la première boite. Lorsque j'en eus pris huit boîtes, la plaie pustulaute que j'avais sur la joue, avait disparu complète- ment et je fus exempt de. subir l'opération que les médecins a- vaient jugé nécessaire. Je re- pris mou embonpoint et mon appétit. [1 s'était opéré en moi un si grand changement que je n'étais plus le même horame. Nous considérons maintenant ies Pilules Roses une nécessité de ménage.” M. Phillips était un cultiva- teur respectable et à l'aise de canton Wolford, jusqu’au prin- temps dernier, quand il vendit sa terre; il mène maintenant vie retnée, à Smith’s Fails. Il est âgé d'environ cinquante ans, bien qu'il paraisse plus jeune, et il est un témoin vi- vant des merveiileuses proprié- tées curatives des Pilales Roses Dr Williams. Cette grande decouverte mé- dicale a atteint l1 haute posi- tion qu’elle occupe par son pro- pre mérite. En ce faisant usage à temps, la faiblesse fait place à la force, les joues pâles aux joues roses et les souffrances disparaissent. Si votre mar- chand ne vend pas les Pilules Roses du Lr Williams, elles vous seront envoyées par la poste sur reception de cinquan- te cents pour une boite ou de $2.50 pour six boîtes, en s’'ad- dressant à la Compagnie, à Brockville, Ont., ou Shenectady N. Y. Rappelez-vous que les Pilules Roses du Dr Williams guérissent quand tons les au- tres remèdes font défaut, et ne |permettez pas qu'on vous ven- de un substitut on une imita- Ripans Tabules: at druggists. cause de leur scepticisme. La vailler et j'endurais des dou- siques, quand je lus par ha- ë LAS ” + Li ah rt + < LI HUNG CHANG ss CHEAPEST Londres, 21.—Les faits et gestes du vice-roi Li Hnug Chang continuent, à défrayer BEST: les chroniques des principaux journaux d'Europe, au graid| CHAIRS ennuiet pour le plus grand embarras:du diplomate chinois. IN. 11 n'avait aucune idée, lorsqu'il a quitté le Céleste-Emp re pour P. E. I. venir visiter les peuples chre- tiens, des libertés dont jouit la ….. presse européenne et: les 1n- discrétion auxquelles les “jour- | Makce— naux peuvent se livrer impu-| ihem ourselves nément. Un a été quelque pen surpris que Li Hung Chang ait songé au cours de son …. trevue avec le prince de Bis- | Werre mark à demander à l'ex-chan- | celie son avis sur la meilleure façon pour un ministre de for- cer la volonté d’un souverain récalcitrant. | Mais celui qui a éprouvé la surprise la plus vive à la lec- ture du compte rendu de l’en- trevue, c’est assurément Li Hung Chang lui-même qui n'avait pas un instant soupçon- | né que sa conversation pouvait | être fidèlement rapportée aux journoux allemands et télégra- phiée dans toutes les directions. Lorsqu'il louait, à Berlin, l’ar- mée allemande et déclarait que l'Allemagne était la première nation du monde, il débitait, | dans sa pensée, des compli- ments sans importanc: qu'il peusait rééditer sans inconvé- nient dans chacune des capita- les qu’il est appelé à visiter. C'est ainsi que la pubiicité dun- née à ses moindres paroles a causé non seulement beancoup de surprise, mais encore beau- coup d’embarras au regrésen- tant du du Céleste-Empire. ; Le vice-roi a été invité à nombre de banquets officiels. 1la assisté à chacun d'’eux, inais n’a pas encore touché en public à un seul plat, depuis qu'il a mis ie pied en Europe. Les Parisiens on cherché à per-| cer ce mystère et sayoir de quoi se nourrit [1 Hung Chang. | Le président Faure l’a invité à | diner. 1l s’est rendu à l'invita-| tion ; est venu, a assisté au re- pas et a observé le jeune le plus rigoureux. Li hung Chang a donné une explication plai- sante de son abstinence. li ne se risque pas à toucher à un repas à l’européenne, de peur de ne pouvoir s'empêcher, à un moment donné, de faire une vilaine grimace qui serait, dans son opinion, une impar- donnable insulte à l'adresse de ses hôtes. em nennnnne Santa Maria, Mex., 26—Un énorme aérolithe est tombé dans un champ et a tué une vache et la gardienne occupée à la traire. L'aérolithe qui pe- sait un poids considérable s’est * —X — For. Curs ‘ No Parcas SCHOOL FURNITURE Goo, STRON NG & CHEAP PERLE MARK WRIGHT & CO. Charlottetown. RE WRiTE For PRICES. Jan. 16° 96 Auction In order to make room for fall importations, 1 have decided to sell at Public Auction, on SATURDAY AUG. 1st. 1896, Commencing at 4 o’clock, P. M. the balance in stock of— ensuite enfoncé dans la terre à. 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