ST Re, LÉ 4 Annonces 10 cents la ligne, | Ft o à é Ai LE 2" procession, le recueillement et le respect que l'on remarquait dans cette foule immense é- taient très édifiants. Après la procession, joyeusement chacun reprit le chemin de son foyer, où l’on parlera longtemps de la fête de l'Assomption célébrée à Tignish le 15 août 1897. LES MISSIONNAIRES CATHOLIQUES JUGES PAR LES PRO- TESTANTS Le rapport trimestriel des | mission protestantes de Batavia (Indes Néerlandaises) contient Ile témoignage suivant en fa- |veur des missionnaires catholi- FONDE EN 1893 Le seul Journal français de L'ile du Prince Edouard. HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : DR inde ete | ee... is dé rss Trois MOÏS.....5006 rites 30 Les abonnements sont pay- ables d'avance. dom nager . . te ge me me « 1ère insertion. 2.cents la ligne! les insertions subséquentes. Toutes communications doivent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISE, I. P. . —————— ques L’IMPARTIAIL | ‘Onnesauraitle nier, l'E- TR ei à iglise de Rome fait des progrès INTCQ 7 Q T1 | .\ TIGNISH AOUT 19 1897 |alarmants aux indes. Liès L'ASSOMPTION A TIGNISH ensemble comme une phalange | macédonienne, les cathoïiques a Le jour de l’assomption étant | rancent ei remportent victoire arrivé le dimanche, cette an- sur victoire. Comme Eglise, née, les paroissiens de Tignish | l'Eglise romaine c'ée une im- ont solennisé leur fête patron-| pression favorable. Elle, au nale sous uu point de vue pure-| moins, offre le spectacle d’une Eglise qui est vraiment une. Ell: n’a qu'une croyance. Ses prêtres et ses fidèles ne se con- tredisent pas ouvertement. Ce que l'un professe comme article de foi, l'autre ne lenie pas Par son organisation, elle nous sur- passe de beaucoup. Le supé- majestueusement à la brise. A rieur de notre établissement 10 heures moins 10 minntes les |ecclé siastique est nommé par cloches remplissant l'espace de | le Gouvernement, et est ordi- l'harmonie de leurs voix argen- | nairement quelque fonuction- avertissaient les fidèles |naire de l'Etat. À la tête des Lie romaines se trouvent La congrégation qui était ex-|un évêque nommé par le Gou- ceptionnellement nombreuse | vernement. Cet évêque est gé- entra daus l'église aux doux !néralement un missionpaire qui | sous de l'orgue touché, en cette | a vieilli dans le pays; il possède | ovcasion ave: une justesse ad-|une autorité réelie, et il parle mirable par Mlle. Minnie Ri-|comme ayant une telle autorité. chard, l'organiste de la parois-| Le désintéressement des pré I se. Après que tous les bancs tres romains est vraiment almi- disponibles furent occupés et!rable. Nous les voyons parta- que l’antienne “Asperges” fut ser en frères les appointements terminée, notre vénérable curé qu'ils reçoivent du gouverne- le Père McDonald, revêtu des! ment. Les mi:sions catholiques habits sacerdotaux de première ; ont des écoles dans toutes les classe et accompagné des ser ‘villes: ces institutions sont vants de messe fit son entrée magnifiques sous plus d’un dans le sanctuaire, êt, comine | rapport ; tont le monde les ad- il arrivait au pied de l'autel, le | mire, et beaucoup de protes- maitre chantre, M. Onésime | tants n'hésitent pas à faire ins- Chaisson, d'une voix netie et|truire lenr enfants dans les l’iatroit |ouvents. Les religieuses élè- Gandeamus” qui fut. chanté | vent les filles qui leur sont con- avec une précision telle qu'il liées avec beaucoup de tact, et nous est rarement donné d'en \il est rare de rencontrer un£® tendre Ge nos chantres du de leurs élève; qui ne parlent sanctuaire. Le Kvyrie, l3 Gloria, | pas des Sœurs avec une grande le Sanctus et j'Agnus-en quatre jalection. Le zéle avec lequel parties furent très bien rendus lès prêtres romains visitent les par l'orgue et le chœur qui le | hôpitaux et les prisons méritent support: Les soli furent ma-!tout éloge. Les pauvres pro- gniliques. Le Magnificat chan-|clament ananimement leur té à l'Oflertoire, fut exécuté, on |charité et leur esprit de sacrifi- ne peut mieux. Après la post | ve. De là vient aussi que le pu- communion, le Père McDonald !bli: et le Souvernement ont à ment religieux et avec une pompe digne de l'occasion. Dès 7 heures du matin qui annon- ça l’un des plus beaux jours ; que nous ayons eus cet été, le ; drapeau tricolore surmonté de l'Union Jack était hissé au grand mât de l’église et flottait ttes D NUE PTE + a tines que la messe allait commencer. + sonore, entonand mouta en chaire et fit le ser- leur égard une opinion favora- ion de circonstance en fran- | ble. Partout ces prêtres se mon- cuis. 11 fut extrémement heu- | trent hommes de courage et de reux surtout, lorsqu'il démon- | conviction.” tra la dévotion du peuple aca- | Voilà un beau témoignage dien envers la Sainte Vierge et | qui fait également honneur à : leur confiance en son interces-!ceux qui le rendent et à ceux sion, l'ayaut choisi» pour leur qui le reçoivent. patronne. Il termina sa tou- | Et cesont des protestants qui chante allocution en exhortant | parlent ainsi. le peuple acadien à ne pas se ralentir dans leur dévotion à la Très Sainte Vierge, la Reine des hommes: la procession se mit en marche, dans l'ordre le porte-croix accom- pagné des acolytes; la bannière M. LAURIER A PARIS Voici ce que dit “La Croix’ ‘de Paris à propos de Ja visite de M. Laurier dans la capitale française. “Le Premier Ministre du Do- minion Canadien* M. Laurier, est à Paris. La colonie cana- dienne lui a fait une réception officielle digne de l’homme d’E.- tat, et nous sommes heureux de saisir cette occasion de salu- er nos si bons et si vailiants fréres de l'Amérique. M. Laurier n’a peut-être pas reçu en France ,’accueil en- thousiaste qu'il attendait ; c'est peut-être à lui la faute. M. Lav- rier, en effet, est un beau par- des anges et Après la messe, Li suivant : ; Ja bannière de la Société de la * Sainte Famille: la bannière des Enfants de Marie: le chœur ; le Pasteur, accompa-| oné du thuriféraire et dun céré- moniaire ; la foule des fidèles. En partant de l'autel le maitre chantre entonna l'hymne na- tionale des Acadiens : ” Ave Maris Stella” qui fut suivi du cantique “Magnificat” chanté sur le cinquième ton, pendant de la Société de l’Assomption ; i h. F1 (la procession. Le spectacle que} | L'IMPARTIAL {présentait l'ensemble de cette L'IMPARTIAL intimes leur ; or, il e parlé trop haut à | première place dans le minis- Londres, dans un banquet:|tère. Et ma conviction a tou- lorsque, rappelant son origine |jours été si forte dans ce sens française, il a proclamé qu'ilique, il y a quelques années, est et qu'il veut rester néan-| lorsque sir John Macdonald moins Anglais. pensait à se retirer et me de- Les agences anglaises lui ont joué le manvais tour de semer à tous les échos ces paroles qui ont produit eu France une im- pression indéfinissablo. M. Laurier est le premier Canadien-français qui arrive à) ia tête de la Conféderation ca- nadienne. Cette Conféderation cora- prend plusieurs provinces qui jouissent d’une grande liberté d'allure, d'une réelle autono- mie, tont en étant rattachées entre elles par une Chambre fédérale, dont le siège est à Ot-! tawa ; seule de ces diverses provinces, celle de Québec pos- sède une grosse majorité de! Français l'élément anglais et | protestant domine ; la victoire de M. Laurier et de ses parti- sans, les libéraux, dans les élec tions générales fut donc consi- déré comme une victoire extra- ordinaire, inattendue, de l'éle- lément français ; cependant, mandait de prendre sa place comme premier ministre, je l'engageai à offrir cette position à sir Hector Langevin, et je re- vius haut commissaire à Lon- dres. L'accession d’un Cana- dien-français au poste de pre: !mier ministre aura le meilleur effet sur tous les Canadiens- français, simplement parce qu’ils sentent que c'est l’un de leurs qui gonverne.” —“ Vous avez dû trouver une grande différence dans l’attache ment des Canadiens-français à l'Angleterre, dans votre temps, sir Charles ?” — Peut-être pas autant que vous le pensez. Je crois à ce que disait sir Etienne Taché, il y a bien des années, que ‘le dernier coup de ‘canon qui se- ra tiré au Canada pour la dé- fease de l'empire hritannique, le sera par un Canadien-fran- çais.” Je vois que sir Wilfrid Laurier a représenté comme elle ne fut pas saluée avec joie | cause de la loyauté canadienne- par le parti le plus catholique | française le fait que les Cana- de la population ; les évêques mêmes, pourtant si français de cœur, l'avaient combattue. Etaitce donc qu'ils trou- vaient M. Laurier trop Anglais de cœur ? M. Laurier est peut-être moins partisans de l'Angleterre, malgré ses déclarations, que des Etats-Unis auxquelsil vou- drait rattacher d’une certaine | manière le Canada. M. Laurier est surtout un li- béral dans le mauvais sens du diens-frauçais.sont libres main- tenant. Maisil y en a autre cause et plus profonde. Par l’Acte de Québec, les lois, le langage et la religion des Ca- nadicus-français leur ont été assurés. Si le Canada s’annexait à la grand république du sud, ces droits seraient immédiate- ment abolis. Le clergé ie sait, et c'est pourquoi il est le plus ferme et le plus énergique ap- pui du lien britannique. ils re- poussent toute tentative tendant à u n mouve- mot ; il trouve que l'Eglise qui a façonné ce beau, cet 6ner- | ment séparatiste. Lorsque M: gique peuple canadien-francçais, | Mercier dans l’amertume de sa exerce trop d'influence sur lui: défaite, leva l’étendard de l'in M. Laurier voudrait done “lai. | dépendance comme prélude à ciser” le Canada et enfermer le l’union avec les Etats-Unis, le prêtre dans la sacristie ; il ne le | Clergé comprit qu'on le bafou- proclame pas tout haut, mais il Lait et le rejetait de Ja vie poli: le üit tout bas et il agit en con- | tique.” séquence, probablement à l'in-| FEDERATION IMPERJALE stigation des sectes, qui sont | — "Dois-je penser que vous trop ess … trouvé | croyez à la prochaine réalisa- un catholique et un Frauçais!|1: > }a fédérati impé- le nom pour introduire M _. men lé Canada les germes co dé-| “Je ne crois pas certaine. christianisation. |ment à l'idée, pro:lamée ici par M. Laurier a donc bénéficié sir Wilfrid Laurier, dela for. des voix les plus hostiles à VB io d'un grand parlement glise ; cependant les Français | impérial. Un tel plan est dé- votèrent pour lui parce qu’il sespérément prémaiuré, et ne est Français ; beaucoup s'en 1e- pourrait pas réussir 1] a pentent déjà, à cause surtout ; L de l'affaire des écoles du Mani- fédération impériale, compesée | toba, dans laquelle M. Laurier! j‘honm s comme lord Ro | se montre beaucoup moius fa- EE vorable aux catholiques que Stanhope, le Très Honorable l’'homwe d'Etat protestant qui! wYf. Smith, et d'autres | 2. 90 l’a précédé. quelques années, la ligue de Ja! (berry, le marquis de Ripon M , étu-| | dièrent la question sous tontes | |ses faces. Tous à l'exception | SiR CHARLES TUPPER d'un seul, en vinrent à la con- | PARLE |clusion que l'idée d’nn parle-| oies ment impérial était tont à fait Le ‘Daily News”, de Lon- en dehors d'un programme po | dres, publie le compte-rendu litique pratique, et lord Rose-! d'une entrevue avec sir Char. berry exprima notre verdict | les Tupper, et dit : à une réunion à Ja Manon | “Dès le premier aboid, sir House. Il y a denx Charles Tupper nous impres- | raisons pour lesquelles un par sionne par sa fraicheur. Le vi-| lement impérial ne peut exister. siteur qui, sachant que le grand | D'abord, un pareil corps de vrait inclure dans ses pouvoirs homme d'Etat canadien est maintenant dans sa soixante. | Celui de taxer pour des fins im- périales, et aiasi sa representa- dix-septième année, s’attond de rencontrer un viellard faibleou|tion aurait à être mesurée brisé par le temps, est immé- |Proportionnellement à la popu- diatement et agréablement sur- | lation de chaque district. Cela pris. signifie que, en peu d'années, | “Franchement, ”—a-til dit à | l'Angleterre serait compiète. | notre représentant, —“je ne suis ment effacée par ses colonies aucunement chagrin que les li. plus populeuses qu'elle. L'An- béraux aient obtenu un terme|gieterre ne voudrait jamais se d'office. Durant 18 ans, les hbé-|soumettre à cette éventualité. raux avaient été dans l’opposi-| Secordement, les colonies ne tion, et un grand nombre d’en- | Consentisaient jamais à renoncer tre enx avaient perdu l'espoir à leur autonomie, et à investir de revenir au pouvoir. Pour! d'une large part de leurs pou- qu'une opposition travaille | VOirs un corps politique légifé. bien, il faut qu'elle sentelrans à trois ou quatreinille mil.! | } | | | | | | | | L |l'empire, et que FLOUR. [TAHOE > 12 different Brands, 200 Bushels œood wheat cheap, Sugar cured Hams, Cape Breton Herring, Bin- der twine, best quality, full weight, low price. Brace, McKay & Co. — BINDER WINE A few points in favor of Blue tag Manilla Binder Twine | 1tis entirely free from lumps or knots and runs more evenly than any other twine on the market. Farther, when you buy 50 or 100 Ibs of Blue tag or Red tag you get that weight of twine. Farmers shouid insist upon getting full weight when buy- ing any kind of twine. 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SON CRT ZZ TNT HT Se se ee Pl Re 7 - up 3 6 ARSENAULT & WELLENGTON appuyée par M. ils font tous la même chose A- Chamberlain dans son discours | vec un droit de dix par cent devant la chambre de commer- le mais et la viande le Ca du ce Qu'il y ait un commerce de | pourrait fournir l'Anglete ci préférence dans les l'mites de! tout ce dont elle a ne . peu après qu'elle aura quelque jour à porter le poids du pourvoir. 1] est de plus avantageux pour le Canada que ce ne soit pas tou- jours un Anglais qui occupe la les de distance.” | l'Angleterre —“Devons-nous, alors, en |resserre les iiens de l'empire en rester où nous sommes ?” —“Mon idée est celle émis: par la conférence d'Ottawa, et encourageant Je cemmerve avec ces Colouies. Les antres Pays ne! peureut y mettre obstacle. sé “Quant au tarif préférentiel Laurier, je pense que c’est nn Plan absurde, mal Compris par la presse et le peuple anglais.” Ripans Tabules: ne gives reliet. FA 52 “AA Lharts $ 4 ARE LS EE PPS