L’IMPARTIAL, JEUDI LE 16 FEVRIER, 1809. LT ste LES VIPERES Je ne vais pas, chers lecteurs, faire la concurrenc: aux profes: seurs de nos collèges et vous donner une leçon d'histoire na- tureile. Cependant nous allons, si vous le voulez hien, faire en- semble un peu de zoologie mo- raie et étudier, peur commen- cer, la race des vipères. Plus tard, nous nous occuperons d'autres animaux de la même espèce. Voyez ce monsieur à la mine souriante ; il salue tout le monde, ila pour chacun une bonne parole, un geste bien veillant. On dirait que son plus grand bonheur serait de veir régner parteut la paix et l’u- nicn. Les éloges ne Jui coûtent rien et les louangs tombent de ses lèvres comme l'eau d’une gouttière, un jour de pluie bat- tante. Seulement, tont en gé- missant sur les plaies qui af- fligent l'humanité, il trouve) toujours le moyen de faire quel: ques taches aux portraits flat. teurs qu'il a tracés. —“Pierre est un bien brave homme, mais... —Mais quoi ? — Vous ne savez pas ? —Non. —Cela m'étonne.” Puis il vons plante là. Si vous n'avez pas le caractère fortement trempé, vous restez sous l'impression que Pierre a commis quelque forfait. L'homme vipère qui a fait en- trer le doute dans votre esprit a atteint son but. Vous vous mé- fierez désormais de Pierre et vous croirez faciiement tont le mal que l’on vous dira de lai. La vipère humaine n'attaqu jamais en face celui dont «]l veut teruir la réputation. Elle ‘© glisse dans l'ombre, elle rampe inaperçue. Elle ajoute du miel à son venin, elle mord «n caressant, elle empoisenne sans qu'on s’en aperçoive. La vipère fait toujours sem- blant de partager les convictions de ceux à qui elle parle ; au fond, elie n’est d'accord qu'avec le diable, cet ennemi éternel du genre humain. Et dire que c'est ell» qui tait et défait les réputations! Ah ! les calomniateurs et les méd: sants ont une grande puissance, une puissance infernale, capable d’effrayer les plus vaillants, de perdre les plus forts Comment expliquer cela ? La chose est bien simple : is ont une ailiée qui les sert fi- dèlement : Ja créduiité hu maine. Oui, avouons le franchement, notre fragile nature nous porte à croire sans hésitation tout le mal qui se débite sur le compte du prochain. On dirait que cela plaire aux parents, est ebligé de |les faire changer de livre” et que “cela est au détriraent de sions n'ont pas de bons sens et que les parents ont parlaite- aurait ni médisants ni colomni- atenrs. Lecteurs, s’il vous arrivait de voir ramper à vos pieds une vi- Père, vous l'écraseriez ou, Ju moins, vous ne cherchs:riez pas à la caresser. Agissez de même out les vipères à deux pattes... La .oi, qui protège les meavais aussi bien que les bons, vous défend de leur tordre le cou ; mais vous pouvez les tuer mo- ralement, en les envoyant.….au diable qui, s'il n'est pas leur père, est pour le moins leur cousin. Essayez de suivre ce conseil et vous verrez qu'il a du bon. Lorsque l’un ou l’autre de ces beaux messieurs viendra vous chanter : “Untela dit ceci de ‘vous, un tel a dit cela”, répon- dez lui que c'est très bien et que vous lemanderez à “un tel” si tout cela est exact. C'est là surtout ce que craignent les vi- pères qui ont des nouvelles à communiquer.….sous Île s:eau du secret. Vivons bien, remplissons nos devoirs le plns exactement pos- sible et ne nous inquiétons pas à propos de ce que l'on pourra dire de nous. Et surtout ae neus occupons pas de ce que font les autres. En ceci on peut appliquer le pro- verbe : “Chacun pour soi.” JEAN DES ERABLES. CORRESPONDANCE M. le Rédacteur, — à J'ai remar- qué lans l’'IMPARTIAL du 19 du courant un compte rendu de la fm assemblée des instituteurs de Ruastico et de Hcpe River, te. ane dans la maison d'écele de Mayfeld. Je désire, avec votre permission, faire quelques re- marques à propos du discours qu'un instituteur prononça en cette occasion Je suppcse, qu'il ny avait pas de sténographe présent et que conséquemment |c> discours est en grande partie |‘ œuvre de M. le secrétaire Quoiqu'il en soit, M. l'institu- teur nous dit, ou on lui fait dire, entre autres choses, “qu'il y a beaucoup de parents qui croient que ieurs enfants doivent chan- ger de livre aussitôt qu'ils peu- vent le lire passab'ement bien sans s'assurer s'ils le compren- inent, et que l'institateur, pour l'éducation dans nos écoles p:i- ‘aires.’ . li me semble que ces expres- ment raison Doit on forcer l’en- fant de demeurer à perpétuité l'arrondissement, scolaire de } fjevrs prêts à les écouter, il n’y 'passablement bien: Ne connais- sant pas la signification de tous les mots, naturellement, il n'est pas capable de lire son livre parfaitemant, et le maître le lui fait repasser sans limite pour y ajouter, à chaque fois, quelqnes significations nouvelles et bien souvent différentes. C'est une cruauté que le maître ne de- vrait jamais pratiquer envers son élève, et le résultat inévi- table est de créer chez ce der- nier un dégout pour l’école qui lui serait funeste. Mais on me demandera, quoi- que ïi'enfant puisse lire ron livre correctement, doit on le faire changer avant qu'il com- prenne celui qu'il a déjà entre les mains ? Je réponds, certaine: ment oui (dans ce Cas) ; mais il n'est pas nécessaire de lui en donner un autre qui serait plus difficile. 1lne s'agit que de va- rier la lecture afin d'éviter ce dégoût que l'enfant doit cer- tainement éprouver lorsqu'il est contraint de toujours lire la même chose. Et ce remède ne présente aucune difficulté, puis- que nous avons de bonne litté- rature et de bons journaux fran- çais qui ne sont pas hors de la portée &e l'intelligence des Jeuxes enfants. Je désirerais aussi savoir quelle est cette ‘Grammaire Anglaise et Française” que nous recommande M. l’instituteur et dont les élèves doivent con- naitre les règles élémentaires a- rvant de laisser leur troisième livre ? Serait ce la Grammaire “Fasquelle” ? Exilé. { Spectacles Spectacles | Chas. Daltoa, Druggist, has been appointed sole agent for Tignish and district for the sale of the celebrated Lazarrus spec- tacles and Eve Glasses. These glasses are clean and cooi to the eye and are made of the finest English quality steel and parti- cular attention paid to the glas- ses as they are fre from scratches and blemishes and are a boom to all spectacles wearers These giasses are recommended by all the leading Medical and Cergy of the present day. Spectacle wearers Will do well to call on me before going elsewhare. My line of Patent Medicines and toilet articles is complete. My drugs are of the nurest quality and prescrip’ tior.s carefully compounded by an expert druggist day or night. 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S'il ne }a comprend pas BP Nous devrions savoir que parfaitement, la journée faite, ceux qui médisent du jr chain, exsgèrent ses torts, révêlent ses, défauts, l'accusent de méfaits souvent imaginaires, n'agissent ainsi Que pour cacher leurs propres torts, leurs défants et leurs mauvaises actions. L'homme vraiment vertmeux est toujours prêt à excuser et à pardonner ; il ne juge pas, afin de 2e pas être jugé à son tour par Celui qu'on ne trompe pas. “S'il n'y avait pas de récé leurs il n'y aurait pas de vo- leurs”, dic le proverbe : s’il n’y avait pas de gens crédules, tou - c'est qu'il n’a pas reçu de s0. maitre les explications qu'il au- rait Aù recevoir. Pourquoi donc puuir l'enfant pour ce qui est la jante d'un autre et pour ce qu’il n'était pas capable d'éviter ? M. l'instituteur nous dit pourtant dans ce même discours que lé maitre doit agir avec justice. Et les parents pourquoi les accu- ser si sévèrement lorsqu'ils ne demandent qu'une chose si rai- sonable ? L'enfant connait déjà la pro- uonciation de tous les mots de son livre et il peut lire ce livre NONE BETTER AT ANY PRICE = #W" These patterns are s0H in nearly every y 4 town in the United States. ‘ 1f your r does not keep them send ; directtous. One ceut stamps reccived. Address your nearest point. tt THE McCALL COMPANY, 138 te 146 W. 14th Street, New York BRANCHE OFFICES : 189 Fifth Ave., Ch and 1051 Market St, San Francisce. MSCALLS£3 MAGAZINE CS +" ent es à “ THE SPECIAL ATTRACTIONS For this week are LADIES’ FURS ! LADIES’ FUR SACQUES ! LADIES’ CLOTH SACQUES ! For Style, Variety and Low Prices, never approached here before. Our Millinery Department is full of Novelties ! Our Boot & Shoe Department ! Our Hat & Cap Department ! Our Fancy Goods Department ! Our Dress Goods Department ! Our Clothing Department ! Our Underwear Department ! Our Glove & Hostery Department! Our Neck-Tie Department ! Our Carpet Department ! Our Curtain Department ! 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