L'IMPARTIAL JEUDI LE 26 FEVRIER “ CRT 1903 Alter ie Xmas & New Year IT M. Roblin et la Question Scolaire oO Echappe a la mort és —]mpossible, madame. | —ÆEt pourqu£:i ? | —Madame, reste plus que deux c'est qu'il ne m'en : l'as de trèfle XOX L'un des accidents qui pouvait M. Roblin, le premier ministre | changé de gouvernement ; les to-| tory du Manitoba, était à Montréal, | ries ont remplacé les grits au pou- ces jours derniers, où il s'était ren-| voir ; et l'injustice dont souffrent du pour assister au banquet offert à | nos coreligionnaires de 1à-bas existe M. Monk, chef tory de la province | de Québec. Un reporter du S/ar— voir numéro du 29 janvier, page 12 —a profité de l’occasion pour poser quelques questions à M. Roblin. En voici une : —‘‘Avez-vous remarqué que l’ar- chevêque Bruchési, à son retour de son audience avec le Pape, a déclaré que la question scolaire manito- baine n'est pas réglée ?’’ Lisons maintenant la réponse de M. Roblin : “En ce qui regarde le gouverne- toujours. Est-ce que sir Wilfrid ne trouve pas que le temps d’avoir recours aux moyens constitution- nels est arrivé ? N'est-il pas d'avis que c’est une vraie honte nationale que le nom règlement de cette ques- tion scolaire manitobaine ? Supposons qu’en 1890 la législa- ture de la province de Québec eût voté une loi violant manifestement les droits de la minorité protestante et Anglaise en matière scolaire. Est- ce qu’il existe un seul homme dans le Dominion qui voudrait soutenir : ment de la province de Manitoba, | due cette injustice commise au dé- la question est réglée, et ni aujour- triment de la minorité protestante d’hui ni plus tard elle ne sera re-}et anglaise de la province de Qué- mise en discussion—e-0pencd. La !'bec aurait pu se perpétuer pendant question ne devra plus être traitée | | treize longues années ? Non, iln’ex- par le gouvernement manitobain. | Elle fut réglée par sir Wilfrid Lau- | ,iste pas au Canada un seul homme rier, agissant au nom des catholi- |! qui oserait soutenir une proposition ques canadiens-français. Si l’on | aussi absurde. doit faire quelque chose de plus, ! Mais pourquoi la minorité mani- c'est sir Wilfrid qui devra agir.”? | | tobai: 1e ne peut-elle pas obtenir jus- Ainsi, M. Roblin déclare catégo- |tice ? Pourquoi n’est-elle pas trai- tiquement que le gouvernement ina. | tée comme est traitée la minorité nitobain ne rendra pas justice à ses | protestante et anglaise de la provin- administrés catholiques. |ce de Québec ? Est-ce parce qu’- + LE eg fédérales, de | elle est catholique et en majorité 1896, sir Wilfrid déclara 9 publique- | française ? ment et solennellement que si les | moyens de conciliation ne réussis | saient pas, il aurait recours aux mo: | tes les races et tous les cultes jouis- yens constitutionnels. Voilà bien ! sent de droits égaux e « | 2 12 tôt sept ans de cela ; le Manitoba à La Vérité. Alors ne prétendons pas que tou- en ce pays — Chez les \estoriens C X 0 Curieuses Coutumes Ormes Len) Un certain nombre de Nestoriens | fait la grande demande, et finale- sont arrivés il y a quelque temps à! ment, lorsque l’affaire est conclue, Winnipeg, en route pour l’ Alberta, | il baise la main de la jeune fille. où ils vont s'établir. Celle-ci, après les fiançailles, com- Les Nestoriens ont des coutumes mence à préparer son trousseau de fort curieuses. Comme toutes les!|noces. nationalités qui vivent en Perse, ils} Une couple de jours avant le ma- considèrent comme un devoir sacré riage, le père du jeune homme en- le mariage de leurs enfants. Et le voie quelques amis dans les villes et mariage d’un fils est toujours un | villages environnants, informer les évènement heureux dans la famille parents et les inviter au mariage. et provoque de grandes réjouis-| Le matin des noces, des musi- sances. Aussi le célibataire est-il ciens s'installent sur le toit de la considéré comme le plus misérable | maison du marié et pendant envi- des hommes ; on le compare à un/|ron une demi-heure, y exécutent oiseau sur la branche, qui ne sait | un programme musical afin d’an- pas de quel côté diriger <on vol. | noncez au village que le déjeuner Dans certains cas, les enfants sont est à la veille d’être prêt. Après fiancés dès leuc enfance par leurs le déjeuner, il s’agit d’aller cher- parents. On cite un cas où deux cher la mariée. Un cortège impo- intimes amis se promirent de marier | sant, précédé des musiciens et es- leurs enfants, si l’un avait un fils corté de plusieurs hérauts poussant et l’autre une fille. Or, c’est ce des cris de joie, se dirige vers la de- qui arriva, le mariage eut lieu pour | meure de la mariée où sont réunis perpétuer l’amitié des deux pères. de nombreux parents et amis. Un Et les mariages de ce genre sont lunch est servi. Ensuite, un comi- généralement heureux. Les en-|té se forme pour s'occuper des pré- fants ainsi fiancés dès leur bas âge, | paratifs de la fête. Au moment de grandissent avec cette idée qu'ils quitter la maison paternelle, la sont destinés l’un à l’autre, ils! jeunes mariée embrasse son père et grandissent en s’aimant, sans sou-|s’agenouille à ses pieds. Le père ger à d’autres, et cela par obéis-|la bénit en disant : ‘‘Ma filie, que sance à leurs parents. | Dieu vo: s bénisse et vous rende Le jeune homme qui désire voir l’heureuse mèr: de garçons et la jeune fille avant que ses parents | filles,’ ou bien ‘‘mère de sept gar- aient fait des arrangements pour les ! cons et de deux filles”. La jeune fiançailles, se choisit un compa- mariée prend ensuite congé de sa gnon, et se rendent tous deux au !mère et des autres membres de sa village sous prétexte de quelque famille, et se rend avec une nom- affaire. Le jeune homme aura a-'breuse escorte à la maison de son lors l’occasion de voir la jeune fille, ; mari, où un prêtre vient présider à nou seulement dans ses habits de la cérémonie du mariage. tous les jours et tel qu’il la verrait! La mariée continue à porter ses C 1: s £ PA . dans sa maison s’il l’épousait. Il! habits de noces pendant une se- entrera dans la maison sous pré-! maine ou deux. Elle demeure texte de demander un verre d’eau, dans la famille de son mari, tout mais dans le but de causer d'amour | cn se tenant un peu à part, dans et de leurs projets avenir. | un appartement qui lui est réservé, En Perse, le fait de donner un et ce n’est que quarante jours après baiser à une jeune fille est considé- | son mariage que sa mère peut la ré comme un vol commis au détri- voir. Quelques jours après elle va ment de sa beauté. C’est un crime rendre visite à ses parents en com- grand et impardonuable. | pagnie de son mari. A cette occa- Lorsqu'un homme a un fils à {sion le beau-père fait un cadeau à marier il se rend chez le père de la/son gendre, et après cette visite le fille en compagnie d’un ami influent | mari conduit sa jeune femme à sa à de la famille. C’est cet ami qui!résidence. 1 avoir les conséquences les plus dé- sastreuses a eu lieu jeudi de la se- maine passé sur le chemin de fer Québec et Lac St-Jean. A la gare du Lac Edouard, un jeune homme du nom de Walter Sweeney, mesureur de bois, fils de M. Robert (Bob) Sweeney, de Chi- coutimi, âgé de 23 ans, était allé jusqu’au train. S'étant attardé, le convoi se mit en mouvement et le jeune homme, en sautant du train, glissa et fut projeté sur les rails de telle façon que toute l’avant- partie du corps se trouvait en de- hors de la voie, tandis que le reste était sous le train et que les roues lui effleuraient les reins, en tour- nant. Le jeune homme fut traîné, dans cette position, sur une lon- gueur de près de deux arpents, à la grande stupéfaction de deux de ses amis qui l’attendaient à la gare et qui l’ayant vu tomber le croyaient mort. Après force signaux, l’ingé- nieur fit faire machine en arrière et, à la grande stupéfaction de tous, le jeune Sweeney fut retiré de sa périlleuse position en parfaite san- té, à l'exception toutefois d’une prostration nerveuse bien réalisa- ble sous les circonstances. Iln’ya pas de doute que l’infortuné jeune homme doit avoir des lésions inter- ues, peu graves, si l’on considère qu’il s’est rendu seul à sa pension, mais il n’est pas moins extraordi- naire de constater qu'il ait pu sor- tir vivant d’un voyage de deux ar- pents sous les chars sans avoir subi même la moindre égratignure. L'un des témoins oculaires de l’accident, qui nous a raconté les détails de cette aventure presque miraculeuse, était encore sous le coup de l’émotion la plus intense, ayant cru, à tout instant, voir voler en éclats et dispersés aux quatre vents les membres du corps de son ami. En voilà un, assurément, qui pourra se vanter d’avoir frôlé la mort de près. Partout Allez où vous voudrez, on vous dira que le BAUME RHUMAL est le remède suprême contre la toux, le rhume, la bronchite, la coque- luche. Varietes Dernièrement, deux gamins a- vaient une conversation fort ani- mée. ‘Je parie, disait l’un, que tu ne peux pas manger deux pommes à jeun. —Ah ! bah ! come si c'était la mer à boire. —FEh bien ! essaye un peu, voir. —Voilà. Et le gamin mange une première pomme. —Maintenant, tu ne peux plus manger la seconde à jeun, puisque tu as déjà mangé ‘‘queuque chose.” Mme de X.., demeurant à Ba- yeux, prit à son service un grand garçon dont on lui garantit la pro- bité, mais non l'intelligence. ‘‘La probité, voilà l'essentiel, dit cette dame, pour le reste, je le forme- rai.”’ Bientôt Mme de X... sort en é- quipage pour faire des visites ; lors- qu’elle est montée en voiture, elle s'aperçoit quelle a oublié, sur sa cheminée, ses cartes de visite. ‘Germain, s’écrie-t-elle, à propos ! ..mes cartes..je les ai oubliées ; allez me les chétcher et vous les mettrez dans votre poche.”? : Germain remonte, exécute l’or- dre, redescend et prend place der- rière la voiture. On fait des visites ; dans chaque maison où les maîtres étaient ab- sents, Mme de X...faisait déposer une ou deux cartes. A une dernière station elle dit à son domestique . ‘Germain, ici re- mettez trois cartes. et le sept de pique......”’ un petit paquet de cartes à jouer et les avait distribuées partout ; sites. Mon gaillard était allé prendre il fallut recommencer toutes les vi- Un industriel de bas étage, ne possédant pas de chapeau, se trou- vait dans une église au milieu de la! presse : il déroba le chapeau à un individu qui le tenait sous son bras. Cet individu, sentant A cha- peau lui échapper, se m£t à crier : ‘On me prend mon chapeau !”? Le voleur met aussitôt le chapeau volé sur sa tête, et, se l’enfonçant avec les deux mains, il dit : ‘‘Je défie qu’on prenne le mien.” Son audace lui réussit, et chacun le laissa passer sans aucun soupçon. 1 Rare RDS AC ES T'AS Au Pole Nord Le capitaine Bernier a annoncé qu'il avait l'intention de partir pour son expédition au pôle nord le rer juin 1904. JIldit qu’il a ré- cemment reçu plusieurs offres d'aides pécuniaires et sous forme de provision et d'équipements. Ces dernières comprennent des dons en farine, remèdes et instruments de navigation. ‘“J'ai plus de confiance que ja- mais au sujet de mon projet” a dit le capitaine, ‘‘je me propose de prendre quinze ou seize hommes a- vec moi et j'ai un grand nombre de demandes. Il faut que chaque homme soit capable de remplir les devoirs de plusieurs hommes ; par exemple, il faut que mes mécani- ciens soient d’habiles électriciens. Les gens sont dans l’erreur concer- nant ma mission, a dit l’ambitieux Canadien-français, mon objet n’est pas seulement de trouver le pôle nord, je veux explorer la région septentrionale du Canada. Le ca- pitaine Peary fit un travail sembla- ble en explorant le nord du Groën-| land.” Un Pocme Le Pape vient de terminer un po- ème qui est l’objet des louanges {to clear out at a sacrifice. Are gone by. TN TT LT ds PRN, After tie Ximas and New Year holi‘ays are passed everything re- [Japses into quiet again, even trade becomes at a standstill. However we must not forget that lots of purchases which were contemplated du- ring this holiday and busy season could not be accomplished owing to. the very bad condition of our winter roads. Now in accordance with the old saying ‘“‘It is never too late to do good” We wish to say to our customers in particular and the public in general : that we will expect them to come and fulfll their wishes. We do not boast, but we can show you as good an assortment of general merchandise as you will fiud in any country Store in Prince County. Not only can we show the goods, but we can sell them at prices which will suit both the purchaser and o:rselves. We will begin Stock taking this season on the 2nd. day of January, and during this Stock taking time which will last about three weeks, we will have an immense lot of Summer and Fall goods which we want These goods will be shown by themselves and are bound to be sold irrespective of price. It is not necessary here to innumerate the different lines of goods we carry, but suffice it to say : that we always carry a full line of gene- ral merchandise found in our best stores of P. FE. Island. As usual we will be glad to take in exchange for our goods Oats, Wheat, Barley, Buckwheat, Flour, Corn, island Beans, Flax Seed, Timothy Clover Seed, Cheese, Butter, Pork, Beef, Poultry, of ail kinds, Hides, Lumber &c in fact everything a farmer has to sell excepting the farm. We are sole agent on P. I. Island for the celebrated New Empire sewing machine. Prices and terms sent on application. J. Ô. Arsenauit, Son & CO. Limitea WELLINGTON GONG SOUTR FOR WINTER you are contempiatin®æ œoing — générales des littérateurs. Il est |? dédié à un ami auquel le pontife dé- sirait donner quelques conseils sur, la meilleure ligne de conduite à sui- vre pour vivre très vieux. La Guerre.La Guerre En guerre contre la toux, le rhu- me, la bronchite. Le BAU ME RHUMAL, est une arme terrible contre tous ces gens-là. a c KRUGER Le bruit suivant lequel la santé de M. Kruger maintenant à Men- ton, serait affaiblie est purement i-. maginaire. Sa récente indisposi- tion était d’un caractère trés léger | | | en dote the winter of 1902 and ‘an get valuable information free of charge | by writing John T, Pa- trick, Pinebluff N. C. “He can save you money in hotel rates ; can direct vou which is the best railroad route to. travel ; Can direct you where to ren l Î 11903 you neatly furnished cottages or single et n’a pas causé la moindre inquié- tude aux amis de ’ancien président du Transvaal. e "09 10 |! SJuo}u00 xneA Essen || sed | 249 SOA puor nb Eosnbuges | XN9ISST EOIU ASIE) E] J91n9 Oo1d »s 3nod uo CF 28E]IIA }n0] suvp # ojjIA 27n0} sue | S7 vous tousssez, prenez le BAUME RHUMAL | * Qi F Y rooms. WRITE HIM. RE ENTER EEE PL 2e SS H eu 4 2e à Le ‘ * 3 Don’t plod along like your grandmother did before V8 “A you SCOUring and scrubbing ; bending and rubbing. ° ES |: 94 Fa ÊLE és JS Cas es 2 AE) ES) 782 F3 5 04 Fa 4 makes housework eas: y. me It cleans everythi injures nothing. 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