20h75 nr CR + DAS: Ve oise i ra pm RO PR ER bien ! = sms SA RS es RER ne NET SEPT UNE ds Fu D DRE | LE L'IMPARTIAL, JECDI LE 18 AVTRITL 1901 La Meche D'or. (suite de la ire page) son frère Lois, eile avait voulu épouser un petit avocat de Bayonne, que sa modeste dot sé- duisait, et qui l’'emmeva aussi: termimer son éducation qui avait | été par hop négligée ; puis sa | nièce, devenue une grande et, beile jeune fille, s'installa défi- nitivemeut chez lui. Eile avaît un visage un peu: sévère, le teint très pâle, le front très haut, avec deux épais ban- deaux de cheveux noirs qu'elle | 1 }: cobkonel Garancier vivait enco- re et. dans sa fièvre de spécula- tiov, augmentait J'éciat de ses) fêtes Le lendemain d'une de. ces fêtes Augéln: vit son cou- siu ontrir plusieurs fois le mé- daillor de sa chiine de moaire. | Eile erut deviner;et, ia nuit, elle pénétra sans bruit dans ja! tôt à Paris prétendant qu'un} portait à la vierge, les traits ré-:chambre de Serge ; elle enleva homme de sa valeur ne pouvait |gulièrement beaux mais un peu sa chaîne de ‘montre et revint pas s’enterrer en province. près la mort de leurs parents, le frère et la sœur cessèrent toutes :elations ; et Angélina fut,éle- vée à Paris, ignorant qu'elle eùt une famille, car son père avait défendu qu'on prononcât jamais devant elle le nom des parents de sa femme. A Ba yonne il plaidait fort peu ; à Paris, il ne plaida plus du tout, Et, comme la dot de sa femme fut bientôt mangée, il dut cher. cher un nouveau métier, pour gagner la vie de la maison. Le père d'Angélina passa ainsi par beaucoup de métiers. Homme actif, intelligent, mais d'un ca- ractère brouillon, il se langa dans une foule d’affaires, fut plusieurs fois sur le point de réaliser une graude fortune, et, finalement, mourut en laissant à peine une cinquantaine de mille francs à sa femme. An- gélina avait alors quatorze ans. Son enfance avait été particu. lièrement cruelle et douloureu se : elle avait vécu au milieu de cette misère parisienne qui lais- se de si grandes traces dans l'es prit de oeux qui l'ont supportée. A certaines époques, bien rares hélas ! elle avait connu des mo. ments de prospérité : pendant quelques semaines, l'argent a. vait afllué à la maison, on lui avait acheté des robes, on lui avait fait de magnifiques ca- deaux ; on croyait tenir les mil. lions. Puis l'affaire s'enfonçait, la mauvaise chance reparaissait et durait des mois, des années... Plus d'arg:nt pour remplacer le trousseau acheté dans les mo ments de splendeur! Et tou: ce qui avait la moindre valeur, les plus'petits bijoux, filait au Mont de Piété...….… Et, l’année é- ceulée, on m'avait même pas d'argent pour le renouvellement des reconnaissances. Par ha. sard, Verdier traversait une épo- que de chance quand il mou. rut ; et sa femme et sa fille se trouvèrent à l'abri du besoin. Le jour de l'enterrement, An gélina fut très étonnée üâe vom un oncle etun cousin ; elle voulut en parler le lendemain à sa mère ; mais celle-ci n’'en- tendait pas de cette oreille. La pauvre femme avait beancoup aimé son mari ;etelle s'imagi nait qu'elle devait respecter sa haine, même après sa mort. Ell mourut au boat d'un an, é. puisée par cette longue lutte, pour laquelle elle n'était pas faite. Et Angélina se trouve seule. Pendant cette dernière année, ne voyant personne, Ja jeune fille avait souvent songé à son onole et à son cousin ; elle s'était procuré leur adreise. Elle les prévint aussitôt de la mort de sa mère. Le dant accournt sans hésiter, ac oueillit tendremeni le soir de l'enterrement Angéli Rome comman sa nièce e! na fut ramenée rue de par son onele, qui Jui dit : —Tu n'as pas d'autres parents que nous ;je suis donc ment ton tuteur. Tu pensionnat, finir ton éducation et après, tu vivras ch°z nous, comme si tu étais enfant. Nous avons eu tort, tes parents et moi, de ne pas nous entendre; oublions cela et aimons nous] Pi i0rce iras au mon À- | durs, et des yeux d'un bleu va gue qui lui donnaient une ex- pression étrange. Elle savait qu'elle était très belle ; et elle en était heureuse, car elle espé- rait bien se faire aimer de Cet homme, c'était Serge Morain ! Angélina avait aimé son cou- sin dès le jouroüelle l'avait vu; elle s'était sentie aussitôt portée vers lui par une sympathie sou- daine, irrés'stible. Bien vite elle forma le projet de ne plus sortir de oette maison, où on l'avait si bien recueillie, où elle avait enfin connu les joies d'une existence assurée et régulière. Elle eut ainsi une aanée de bonheur, c-lle qu’elle passa à Ja pension. Durant toute cette année, elle rêva à l'avenir, qu’- elle basait entièrement sur son amour ; et elle ne s'imagina pas que rien püt se mettre en tra- vers de ses espérances. Son on. cle venait la chercher deux fois par mois ; elle voyait alors Serge à l'heure du diner ; ii la traitait un peu dédaigreusement, en petite fille, et cela conveaait bien à Angélina, à qui ea mère avait inculqué le respect du maître, de l'homme. Eile ren. trait à la pension, heureuse, et travaillait avec acharnement pour se rendre digne de lui. Elle regardait toutes ses compa l’homme auquel elle rêvait de-| puis longtemps, et qu'elle ai-|murmura-t-elle. mait avec la plus vive tendresse | chezelle. Elle ouvrit le rédail- lon, en tremblant, et vit une mèche de cheveux blomds atta- chés par un petit ruban bleu. Elle connaissait assez Thérès: pour ne plus hésiter : — Ce sont bien ses cheveux! Elle posa ia mèche sur ses ‘lourdes tresses noires et com para rageusewme nt : —Oh' ces cheveux dorés ! Voilà de quoi 1} estamoureux !.… Et mor, il ne m’aimera jamais. Alors, qu'est-ce que je fais ici ? 1] y avait cinq ans environ que le commandant, oubliant toute rancune de famiile, avait recueilli Angélina chez lui : et, pendant ces cinq ans, le père et le fils n'avaient en pour elle qne les soins Jes plus exquis, les plus délicats. [is l’aimuaient simple- ment, franchement, comme si elle avait toujonrs vécu aveo eux :eti!s la croyaient pleine- ment heureuse. Angéiina ou- ‘blia tout. — Je ne resterai pas plus long- temps 1e1 ! Et, cette déeision prise, elle en prépara, sans tarder, l'ex écu- tion avec nne réselution fa vouche Le lendemain, dès le matin, ET 1 Al | f à À V \ | ) ii Î EN MN ES-VOUS SOUR Tous les cas de SURDITE ou d'OREILLE DURE se rissent maintnart par notre nouvelle inven- tion. Les sourds-muets de naissance seuls sont incurables. Les bourdonnerients d'oreille cessent immé- diatement. Décrivez votre cas. Examen et conseil pes, ee At vous gruérir chez vous À un relativement bas, © 596 La I Dr, Dalton’s Aural Institute, RS NT: LE PASSE-TEMPS est une superbe revue musieale, lit- téraire et sociale avec texte et musique qui paraît tous les quinze jours. Inté- ressante et utile pour professeurs et élèves. 8 pages de texte et 16 pages de musique choisie : musique de piano, d'orgue, de violon, de man dame, duos etc, ete. Une magnifique prime est donnée aux abonnés d’un an. En ventepartout, 5e le numéro. Abonns- ment, $1.50 par année. S’adresser au bureau de L'ImPparTIAL, Fignish ou a J. E. Belair, éditeur, 58 St-Gabriel, Montréal. ESS SRRREEERRRS | CS GRR CPS NME Trade Mark Registered. Design Copyrighted, The Oxien Tablets aud Oxien Pills are recognized to day à the leading nerve builders on he market: No medecine has been placed before the pubiie which has done so much good as the OX1EN TABLETS and PILLS Send 30 cents for Oxien Pills and 40 cents for Oxien Tabiets to NE11, McKINNON, Sammerside and be aonvinced that Oxien Pills and Tablets are the Best medecine ever sold on the island. For the farmer. kinds. at lowest prices. elle demanda brusquement, à comptes de tu 1l regarda sa nièce avec | son oncle, ses telle. stupéfaetion —Tes comptes de tutelle ? - : . . . | — Oui, mononcle, N'ai je pas| gnes et n’en voyait pas une senle dont la beauté pût être compa-| rée à la sienne.Ëlle vivait un! peu isolée, se sentant déji fem! me ; etelle ne fit jamais à per. | sonne la confidence de son amour. Quand elle revint défi-| uitivement chez son oncle, elle | était bien disposfe à vivre sim- | plement, de la vie de famille, à | se dérouer aux soins dun ména- ge, peurvu que Serge fût anprès d'elle. Son cousin continua de la traiter en enfant et l'aima avec la tendresse qu'il aurait eue pour une sœur. fut encore heureuse : mais elle commença à douter: un iuci dent bien simple l’écla'ra com- plètement. | . Un soir Serge sortit en costu me de soirée, disant qu'il allait chez le colone! Garancier. 1! avait l'air si radieux qu'après son départ Angélina interrogea adroïtement le commandant qui ue cachait pas son départ et ne fit aucun aystère du penchant que eon fi's avait pour Thérèse. Cette nuit:là la ienne fille passa El'e essaya vainement de se rassurer en se disant q ie Thérèse arait a peine quinze ans. Angélina da doute à la jalousie, Sa douleur fat immense : et ses souffrances furent d'autant plus graudes, qu'elle duc les cacher, et n’ent personne parr la consoler. Elle voulut cher de son cœur l'amour qui l'avait envahi ; la jalousie jui fit aimer Serge arra- doublement. chanwe ment se e redevint la fille de son père, el: se laissa A lors, un grand piodnisit en elle ; e; le droit de les réclamer ? Ne suis-je pas majeure ? | Elie parait si durement que le vieux soldat en fut blessé. Cependant, il sépoudit aveo b'auc up de calme : Summerside March 28th 1901 SPRING PES TS Re We have all Seeds, for the fisherman, For the housewife all house cleaning. Our motto the best goods IOOI. … D. kinds of supplies of all requisites for Brace McKay & Co. ce NPRING IS COMING 2 on Ve 0 Te M Un rh 49 F my Spring Goods ve the be Hats and vs in Alberton. | are coming in almost every day. I st line of Keady-made Clothing for Men and Uaps, Top Shirts and Under- An t . An sie! >, à T à? “4 Ta pruxarcire ton argent |( lothing, Overalis, Pants, Neckties, Bweaters, Cloths, Shirt- Ca soir situ veux, 1} esf très avantazeusement placé, c'est prurquoi je te conseille de le laisser ou ii est. {à continuer) | | | be! æit Hs si mu MS a 14 | mil . 1e sit 4 mil Wæ | m1 “S | m4 i 2) mi LS | En Ke | ii ræ } . À a M | Hi) tue | E “4 | ë a min 1.4 Fi + #" This season of the year when coughs "3 1 . l s" and colds are so prevalent, it would :: s be advisable to keep a bottle of Dr. ;< ml T7 T . . r'# gi Wood’s Norway Pine Syrup in the ‘à si house. F3 su It allays all inflammation and irri- #3 . . Fe a tation of the breathing organs, and :z ” cures coughs and colds of young and ‘= a old more quickly and effectually than ‘# ! - - su Any Other remedy. Me su Mrs. Arthur Molaskey, White’s !: su Point, Queen’s Co., N.B., writes: si ‘In the fall of 1899, I was taken rs s“ down with a severe attack of La * em Grippe which left me with a bad sn COugh. J tried several remedies and " could obtain no relief and was almost * su in despair of a cure when a friend « m advised me to take Dr. Wood’s Nor- # sn way Pine Syrup. Itook three hottles CPECLOCPPETE) 2er ncss sn in All and it made a complete eure.”? “= iiler à la colèie, à la haine, à | l'envie. Et souvent elle faiilit lancer des reproches au com- | mandant. Pourquoi ne pas l'a-| voir laissée 2? Pou rquoi avoir lam2née dans cette maison, où Et la chose fut ainsi réglée elle n'avait trouv: que le ma'- comme il l'avait décidé, le con henr ? Désormais son existence mandant envoya Angélina, une |était empoisonnée ! année, dans le pensiounat où! Lorsqu'Angélina atteionit sa était Thérèse Garancier, afin de | majorité, Thérèse avait seize ans; | à Pour 15c. Nous enverrons 5 pks. bien remplis de GRAINES CHOISIES :— Betterave, Carotte, Concombre, Tomate et Radis. 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