€. e L'IMPARTIAL FoNDE EN 1893 Le seul Journal français de l ile du Prince Edouard. HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ——— — ABONNEMENT : Una st... A Nr ee DRE OR raies ss ag as 50 Trois moïs......... VÉ PONT ARE Les abonnements sont pay- ables d'avance. Annonces 10 cents la ligne, 1ère insertion. 2 cents la ligne les insertions subsé quentes. Toutes communications doivent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISE, I. P. E. JI'IMPARTIAL TIGNISH 2 SEPTEMBRE 1897 LE PROFESSEUR BUELL À TIGNISH Ceux qui ont assisté à l’exhi- bition donnée dimanche par le professeur Buell ne se lassent de pärler de l'agréable soirée qu'ils ont passée, et de faire des éloges de la leçon tout à la fois amusante et instructive que leur a donnée le professeur M. Puell a execaté fidelement le programme qu'il avait annoncé eta présenté plusieurs vues stéreoscopiques dont il n’était faite aucune mentiou sur le programme. 11 a commencé par présenté à son auditoire le sphmx d'Egypte, Jérusaiem. Constantinople, Rome. Arrivé à la ville éternelle, il a fait pa- raitre le vatican, la basilique de St. Pierre et plusieurs au- tres édifices remarquables de Rome. Vint ensuite la photo- graphie de Léon X111 durant la présentation de Jaquelle le chœur accompagné de l'orgue chanta “Laudate Dominum om- nes gentes” ; l'adoration des mages, pendant laquelle on chanta ‘“Veuite Adoremus”; Paris qui commanda la ‘“Mar- seillaise” ; Windsor castle qui fut saluée par “God save tLle Queen”; Dublin, a la vue de laquelle fut entonné un chant dont le nom nous échappe en ce moment ; Edinburgh, salnée par ‘“Auld laug Syne”. M. Buell fit ensuite traversée l'Atlanti- que à son auditoire pour le l: re arriver sur les bords de St. Jean le Terreneuve. De là à Chariottetown xeudant la. quelle on chanta “Home sweet home”; Quebec, saluée par “Vive Ja Canadienne”. Notre Dame de Loudres pendant la- quelie fut chanté d’une maniè- re solennelle le cantique ‘‘ma- gnificat”. Des portraits de plu-|: sieurs personnages éminents furent exposés-entre autres ce- Jui de Sir John A. meDonald et celui de Sir Wäüfred. Laurier qui furent reçus par des salves d’applaudissements. Les photo- graphies d’un grand nombre de princes de l'église furent pré- sentécs au nombre desquelles tous recennurent aisément celie de notre vénérable évêque Mgr McDonald. Enfin parut le portrait de notre vénéré pas- teur, le Rev. D. M. mcDonald La représentation parut si na- turelle que tout l'auditoire de- meura en suspens Croyant d'un moment à l’autre qu'on allait l'entendre adresser la parole. Ce que nous venons d'’énu- mérer n'est qu'un faible aperçu de ce que nous présenta M. Bue;l, qui pendant denx heures tint son auditoire de près de 1,200 personnes, dont un bon nombre des paroisses voisiues, saisi de la plus vive admira- Won. NOUVEAU TRAITE a “L'opinion Publique,” jour- l'abbé Cherrier, ou vous trom-| val français de Worcester, Mass. dit que depuis que le nouveau L'IMPARTIAL tarif douanier est entré en vi- gueur, des négociations se sont engagées entre le secrétaire d'Etat et l'ambassadeur de France à Washington. Le but de ces négociations est d'arriver à formuler un nouveau traité de commerce entre les deux | pays, en prenant pour base les concessions douanières récipro- ques autorisées par l'article 3 du nouveau tarif douanier. 11 a été convenu finalement que M. Sherman, secrétaire d'Etat, M. Howell, sous-secrétaire au département du trésor, et l’am- bassadeur de Fiance tiendraient prochainement une conférence à ce sujet eton ne doute pas qu'un nonveau traité accepta- ble pour les deux pays ne puis- se être conclu.” ARRESTATION D'UN MEURTRIER Les détectives ont été off- ciellement prévenus de l’arres- tation par l'agence Pinkerton, du fameux mentrier William Smith, au Klondike, où il tra- vaillait dans les mines. Smith il y à un an était gardemagasin au Rapide des Cédres. Un soir, le magasin fut détruit par le feu et dans les ruines on trouva le cadavre: d'un homme. Les pa- rents de Smith, en réponse aux questions posées, prétendaient que l’homme avait péri par sa propre imprudence. La vie de la victime était assurée pour $39,000 en faveur de Smith. Smith essaya déese faire payer, mais les Cies d'assuran- ces intéressées crürent à un crime et refusèrent de payer sous prétexte que la victime du feu n'était pas la personne assurée par elles, et un beau jour Smith déguerpit. Subséquemment l'on apprit que Smith était l’incendiaire de la maison en question, et qu'il avait poussé l’homme dans le feu pour le faire périr. Le si- gnalement de Smith fut com- muniqué aux détectives cana- diens, mais l’homme restait in- la police apprit que l’accusé était à Juneau, un agent de Pinkerton sy rendit, mais Smith était reparti pour Dyca, de là pour Chilcoat et finale- ment pour le Klondyke, où sa capture a été faite après beau- coup de difficuliés. Smith est auiourd'hui sur le steamer Portland, sous la surveillance de deux agents de Pinkerton. Le procès qui s’instruira proba- biement eu septembre feræ €: poque dans les annales criminel] les du pays. LES ECOLES CATHOLI- QUES DU MANI- TOBA M. l’abbé Cherrièr, surinten- dant des écoles catholiques du | Manitoba donne le démenti for- | mel suivant à la “Patrie” qui a récemment jugé à propos de critiquer l’organisation des é- trouvable. 11 y aquelque temps | enfants dont les noms sont ins- crits sur les régistres de nos é- coles. De ce nombre 863 reçoi- veut l’enseiguement des Sœurs des Saints Noms de Jésus et Marie ; 764 sont éléves des Sœurs Grises, et 26 des Soeurs Chanoïinesses Régulières des Cinq Plaies du Sauveur. Puis- que vos amis ici, sans excepter même Monsieur John O'Dona- ghue, s'accordent à reconnaître la supériorité de l'enseigne- ment donné par ces religieuses, vous ne refuserez pas, je l'es- père bien, de reconnaître la compétence tant par l'âge que par la science, de cette partie de nos institutrices. Or remarquez que cela [1653 €- lèves] signifie déjà la moitié des enfants fréquentant les “é- coles catholiques au Manitoba”. Ajoutez que les Frères Ma- ristes-qni viennent de rempor- ter un ler pr.x pour une col- lection d'échantillons scolaires à l'exposition provinciale de Manitoba, en juillet dernier- deux bacheliers de l’Université de Manitoba, deux professeurs distingués et portant des di- plômes de haute capacité ; deux curés, le Rév. M. Bourret et le Rév. M. Noret, dont cer- tain collaborateur de la ‘Pa- tri” doit se souvenir encore ; Dame Müller, dont l’école à re- çu un diplôme d'honneur à l'Exposition 1Intercoloniale de Londres en 1885, et une di- zaine d'iustitutrices, toutes a- yant bien au-délà de l’âge re- quis par la loi scolaire actuelle de la Province et ayant com- plété avec grand succès leur cours d'instruction soit à l'A- cadémie Ste Marie, de Winni- peg, soit à l'Académie Taché, de St-Boniface, se partagent un autre contingent de 753 élèves. Vous serez forcément obligé d'admettre ou que vou: voulez surprendre la bonne foi de vos lectéurs ou que vous ne con- naïssez pas si bien que vous le dités ce que mot ‘écoles catho: liques du Manitoba” signifie.” LEON X111 ET S1R W LAURIER L'on dit dans les cercles or- dinairement bien informés que Léon X111 a demandé à sir Wilfrid Laurier, :sorsque celui- ci fut admis en audience au Vatican, d'accorder de plus am- ples concessions aux catholiques du Manitoba, ainsi que le de- mande l’épiscopat canadien. Cette rumeur est confirmée par le “Soleil” journal libéral. “Le rapport da délegué, dit- \il, est certainement approuvé Let le mandement. collectif n’est | pas condammé. Ce qui est ré prouvé c’est ce qui a été dit et fait en contravention au mande- ment collectif”. | GODIN—RICHARD Lundi matin, le 30 août, M. Paul Godin de Tignish, condui- .|dura de 1874à 1878 inclusive- RER eu CHANSON POUR ELLE ! Le dernier numéro du Passe- Temps contient une jolie chan- son de Massenet : Chanson pour elle ; une valse de Marmontel ; Un sourire : ete, ete. Pour pas- se agréablement les longres soirées d'automne et d'hiver, abonnez-vons à ce journal, qui vous apporte tous les quinze! jours huit pages de musique nouvelle et choisie. Abonnement, $1,50; 6 mois, 5 cts. Un numéro, 5 cts. Abon- nement d'essai, trois mois, 22! cts. Adresse, Le Passe- Temps, Montréal, Can. LA PROSPERITE DU DEPEND D'UNE POLITIQUE NATIONALE ET PRo- TECTIONNISTE ET LES FAITS LE PROUVENT | Voilà une proposition aflr. mée souvent par la presse con- servatriceet les faits l’ont cons- tamment apppuyée. Personne n’a oubiié les cinq années de pouvoir de nos libre- échangistes rouges, que l'on! appelle aussi le régime Mac- kenzie-Dorion-Laurier, et qui PAYS ment, Ce fut une période de dé ficits, de famine et de soup kitchous. Après cinq ans de ce régime, le peuple épuisé et découragé en voyant que pas une des por- messes libérales ne s’accomplis- sait, rappela les conservateurs au pouvoir pour essayer la po- litique qu'ils proposaient com- me remède aux mots existants. | Les conservateurs, remontés | au pouvoir, et fidèles à leurs | promesses, inaugurèrent de sui- te uñhe politique nouvelle, une politique dite protectionniste et. nationale. | Un tarif protecteur fut éta- bli. L'immense chemin de fer du Pacifique fut construit | D'autres grands travaux pu-| blics, répondant toujours aux. plus pressants besoins du pays, furent exécutés, et quel a été! le résultat de ce changement de politique, de cetté période d’ad- nationale ? C’est uue longue suite d’an- 2 D] | nées prospères et un contraste, | | annèes d'administration libé- | rale, de 1874 à 1878. ses et c’est même à cette impor”. ù sans vergogne qui a aujour- tance que M. L urier a dû son titre de hon du jour, en Angle. terre, pendant les récentes fêtes jubilaires. | Voilà, eu peu de mots, ce que. le peuple gagna en rappelant, | en 1874, les conservateurs au pouvoir. | Le régime protecteur, la po- litique nationale fit cesser les: des plas frappants avec les cinq Le Canada est devevu la plus importante des colonies anglai-| ‘tionniste et nationale des conser- vateurs avait été un voi orga-|q nisé et la ruine du pays, cette politique. eut-elle été considé- rée comme elle l’a été lors des fêtes que nous venons de men- [tionner, c'est à dire comme un lbrillant succès et le Canada leut-il été régardé comme le pre- |mière et la plus importante co- D Jonie de l'empire ? Nous déclarons dans le titr de cet article que “la pros- périté du pays dépend d’une politique nationale et protec- tionniste,” et les faits que nous | venons de citer justifient plei- nement ce titre. La même preuve peut 8e faire sur la nouvelle politique inaugurée depuis un an. Les lib'raux sont revenus au pouvoir et quel est déjà le ré- sultat de leur politique ? Au lieu de protéger le peu- ple ils le ruinent, et leSrégime des soup kitchens—que nous a- vons subi sous eux de 1874 à 1878—sera bientôt encore le seul moyen de subsistance de la classe ouvrière s'ils conti- nuent à gouverner comme ils le font depuis douze ou treize mois. La dette publique a été ac- crue par les libéraux de $15; 000,000, ce qui augmente de $450,000 par année l'intérêt à payer sur la dette nationale. Les dépenses courantes, ou annuelles, qui avaient atteint $38,000,000 sous les conserva- teurs, sont aujourd’hui portées à $46,000,000 après une année l'administration libérale seule- ment. L'arg 5nt est dépensé par mil- lions en boodiage et corruption électorale comme nous le fai- sious voir, hier, par un article du Mail que nous le faisions voir, hier, par un article du Mail que nous avons reproduit Qu'’allons-nous donc devenir sous le régime des vampires qui sucent actueilement le tré- sor public ? Les mêmes causes produisent les mêmes effets et l'histoire se repète dans tous les temps. Les rouges nous ont fait cre- ver de faim de 1874 à 1878, et ils sont maintenant en voie de Fa _ nous réduire à la même extre. ministration protectionaiste et| mité. Oh ! que les auatre années qui restent à ce régime néfaste vont paraitre longues ! Et quel soupir de soulage- ment entendrons-nous partout lorsque l'électorat sera appelé à faire de nouveau rentrer sous terre la pléiade de poiiticiens d’'hui le haut du pavé !— Le Ca- nada. UN KLONDIKE AUX TOMBS New-York, 28— Les travaux de reconstruction de la prison des T=mbs sont en pleine acti- vité. L’entrepreneur chargé de creuser les fondations du nou- sait à l’autel Mlie Judith Ri- chard, fille de M. Jean Richard :coles catholiques du Manitoba de Harper Road. Garçon et ons Mgr. Langevin : | fille d'honneur M. Toseph J. “Nous connaissons ce que ce | Richard, frère de la mariée et mot “écoles catholiques au Ma-| Mile Perry de Palmer Road. A- nitoba” signifie, écrivait la | près la cérémonie nuptiale |‘““Patrie”. L'on iastalle comme l’heureux couple et leur suite professeur, ou comme institu-| se rendirent chez M. Jean J. trics, des personnes de 15 à 18 Richard, père de la mariée où ‘ans, sans certificat de compé- un somptueux repas fut servi, |tence, sans expérience-sachant au cours duquel plusieurs tosts lire et écrire, en un mot. Et de bonheur et de prospérité l'on baptise cela du nom d'é-|furent donnés aux nouveaux cole! Les élèves fréquentent maries. Vers les deux heures ces écoles quelques heures per | de l’après midi, les mariées ac- jour et quelques jours par compagnés des inviter firent mois. C’est là le système d’en- lun tour de voiture au cap Nord. seignement qui a été, et est en-| M. et Mme Godin voudront bien core, dans les trois quarts des agréer les meilleurs souhaits de cas, en vigueur chez nos com-| L'IMPARTIAL. \ déficits chroniques du régime veau bâtiment vient d’avoir MacKenzie-Laurier. Les soup-|une agréable surprise Les tra- kitchens disparurent et le pays vaux de terrassements devien- s'est développé en richesse etnent pour lui une véritable en puissance au point qu'il est mine d’or sans avoir besoin maintenant en état d'imposer à d'aller au Klondike. Son con- l'Angleterre sa propre politique trat vi rapportera plusieurs commer:iale avec les différents | milliers de dollars sur lesquels pays étrangerr. il ne comptait pas. Cet immense résultat a éte Lorsqu'on a commencé les obtenu, cependant, malgré travaux d'excavation, on était l'opposition la plus acharnée convaincu que la prison des qu'il fut possible de faire, et ce | Tombs était kâtie sur pilotis et sont jes chefs libéraux, mainte- ‘que ce serait une tâche bien nant au po .voir depuis un au, dure et bien difficile d'enlever qui firent cette opposition. ces pilotis. Arrivé à la profon Dès le début de la politique deur où il s'attendait à les trou- protectionviste des conserva- ver, l'entrepreneur à rencontré teurs, et pendant toute sa du- des poutres enormes en pin rée, les libéraux n'ont eu rien jaune, ayant de 18 à 30 pieds autre chose à dire ‘que la poli- de longuer, sur 12 à 14 pouces tfque dite protectionniste et la de largeur. Ces poutres for. EE | patriotes du Manitoba.” … | “Vous ne connaissez pas ce que ce mot “Ecoles Catholique: Qu Manitoba” signifie, dit M. pez sciemment vos Jecteurs. Nous avons actuellement 3,323 ER ee en Re — _ Î | !_ Ripans l'abules: gentle cathartic. | Ripans Tabules cure headache, | Ripans Tabules cure liver troubles. | Ripans Tabules: at druggists { Ripara Telv'es cure biliousness, ruine du peuple.” Quel démenti n'ont-ils pas reçu, ces bons libéraux, même ‘de la part de juges impartiaux Ripans Tabules cure flatulence. | comme on l’a , ses sr ant LE récentes fêtes jubilaires ! Si, en effet, la politique protec-. [Mal-nt trois rangées disposées les unes sur les autres à angle droit. Bien que plongées dans l'eau et la boue depuis 6) ans, ces pouires sont parfaitement conservées Ci donnant un bois dur et compact, On l'ectime à ecrit" 60 piastres les milie pieds et la uantité de bois ainsi entassée est incalculable. C'est donc une véritable fortune pour l'entre- preneur qui va gagneT plus en uu jour que s'il avali travaillé toute une année dans les mineÿ du Klondike : car, dans le con trat, tout ce que l’entrepreneur trouvera dans le covr« des tra vaux devient sa propriété. Do NOT FORGET DRE Le Dre 6 << that we have all kinds of cumn- mercial Blanks on hand, # cheaper than can be had eise- where. _L,— Deeds, Bill of sale, etc. —X — The Pocket Promissary Note Book, 100 Forms, with elastic band—Price 50 cents. Bill of Sale Notes in book. Price 25, 40, 60 & 75 cents per book. Receipt Forms, Nicely bound in books—30 cents per book. —X — Notes nicely bound—Best Linen Bond Paper—10 cent per book. —X — Notes, Bound in board cover Blue 1nk—25 per book. —X — 10 thousand envelopes at 6 7, 8 and 10 cents per Pkgs. Big discount iv larger lots. —X — All kinks of commercial printing at low price. D NE L'IMPARTIAL OFFICE. 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