{ | om L'IMPARTIAL JEUDI Rd D UE CU ANUS Re = le mme à mn me nn à ae 190 2 \ M. l'abbe de Calorie mes nec “emo * M. Jacques-Ladislas-Joseph de!{A ses cheveux blancs, à sa véné- Calonne arriva à l’île Saint-Jean ou du Prince-Edouard en août 1799. rable figure, on croyait reconnai- tre un Père de l'Eglise. D'abord Il avait à cette date vingt-trois ans | recueilli, les yeux fermés où 1mo- de prêtrise et environ cinquante- six ans d'âge. Son séjour sur l'île qui dura cinq ans (1799 1804) fut marqué par toutes sortes d’œu- vres de charité. Il parcourait à pied tous les endroits du littoral où séjournaient peu nombreux À cette époque les braves Acadiens, En 1800, il courut exercer son minis- tère au Nouveau-Brunswick. Le comté de Kent fut le principal thé- âtre de son zèle apostolique, La paroisse de Cocagne conserve en- core la mémoire de ce noble prêtre, frère du premier ministre de Louis XVI, et tous deux fils du premier président du Parlement de Douai. Passé en Angleterre en 1804, l'abbé de Calonne dut attendre jus- qu'en 1807 pour revenir en Amé- rique. On voit par sa correspon- dance avec Mgr Plessis qu'il dési- rait ardemment son retour en ce pays. S'il pût réussir dans son dessein, ce ne fut pas sans rencon- trer une vive opposition, surtout de la part de Sir Robert Shore Müilnes, alors lieutenant-gouverneur de la Province, bien qu’il eut cessé au mois d'août 1805, d'en être l’admi- nistrateur. M. de Calonne arriva à Québec le 21 octobre 1807, et quelques jours plus tard il allait prendre pos- session de la charge de chapelain des Ursulines des Trois-Rivières que Mgr Plessis lui avait confiée. On le connaissait déjà de réputa- tion. C'était un éminent orateur et un sâint prêtre. Tout le monde voulut l'entendre et la petite cha- pelle du couvent était bien trop étroite pour contenir la foule anxi- euse d’admirer le talent oratoire d’un si noble personnage, Sa re- nommée s’entendit bientôt dans tout le Canada, et Mgr Plessie le pria de venir à Québec prêcher, dans sa cathédrale, la neuvaine de saint François-Xavier. M. l'abbé Raimbault, qui prononça son orai- son funèbre, s'écrie : ‘‘Ai-je besoin de vons le repré- senter dans la chaire de vérité où vous l’avez vu tant de fois monter ? destement baissés, on attendait avec anxiété le moment où il allait commencer. ‘La pa:ole sainte sortait de sa bouche avec une magnificence di- vine ou avec une majestueuse sim- plicité. Bientôt l’auteur s'élevait, il s'eflammait, il lançait les fou- dres sur la tête des pécheurs. Il proclamait les jugements de Dieu sur les inquités du monde, sur le scandale des mauvais exemples : à peine pouvait-on respirer d’éton- nement et d’admiration ! Tout à coup, quel changement dans l’ora- teur ? L'interprète de la sévérité du ciel devient humain et débon- naire, Aux éclats du tonnerre cé- leste ont succédé les doux accents de la miséricorde divine. Après avoir montré un juge sévère, il ai- mait à faire entendre un Dieu sau- veur. Alors, qu’il était touchant de l'entendre ! on les yeux mouil- lés de larmes s'accusant lui même d'inseusibilité, ou reprochant dou- cement au pécheur son défaut de confiance et sa résistance coupable aux sollicitations du bon Pasteur.’ Mais l’abbé de C:lonne ne fut pas seulement un prédicateur émi- neat, il fut surtout un prêtre sui- vant le cœwr de Dieu. Les quinze années qu’il passa aux Trois Ri- viéres furent les plus belles de sa vie, comme aussi les plus heureu- ses. Au couvent des Ursulines, son dévouement aux religieuses ne connut point de bornes. Il leur donna l'exemple de toutes les ver- tus chrétiennes surtout de la mor- tification qu’il poussa lui-même jusqu'aux plus extrêmes limites. ! q : Aussi le vénéraient-elles comme un saint. À sa mort, qui arriva le 16 oétobre 1822, tout le district des Trois-Rivières n’eut qu’une voix pour le proclamer comme un hé- ros chrétien, et nous pouvons, nous aussi, après quatre vingts ans d’in- tervalle, lui rendre un témoignage, qui n’est que l’expression de la vé- rité. G. CDU HEVROT Recherches Historivues SAINT ANTOINE | Co. KENT, N. B. [De notre Correspondant Spécai] Depuis quelque temps nous a- vons une belle température, pour la moisson. ‘Tous nos fermiers en profitent pour sauver leur récolte. Beaucoup ont fini de sauver le grain qui est très abondant cette année. En général la récolte sera bonne, ici, dans la paroisse. Comme nous le disait notre bon curé, nous devons remercier la Divine Provi- dence de nous avoir comblé de tant de bienfaits. Le Rev. Jos. Ouellet, curé de Sainte Marie, s’est embarqué lundi matin pour une promenade dans le comté de Madawaska, où il compte un grand nombre de parents et a- mis. Bon voyage ! M. Richard Hébert, de Moncton, était à l'autel LeBlanc lundi. M. Hébert demeurait autrefois à Rex- ton, Kent, où il était le proprié-| taire d’un joli hôtel, qu’il a vendu | afin de prendre possession du popu- lire hôtel ci-devant occupé par M. Théophile LeBlanc. M. Hébert fait de très bonnes affaires dans son nouvel établissement. Naissance—Le 18 du courant, Mme Philippe H. Leger donnait le | jour à une fille baptisée sous le nom de Marie-Georgina. Parrain et marraine : M. Josephat A. Robi- chaud et Melle Elise L. Léger. La mère et l'enfant se portent bien. 25 Sept. .02. PERRETTE Abonnez-vous a l'impartial. TREMBLEMENT DE TERRE a Une violente secousse de trem- blement de terre a été ressentie à Adélaïde, Australie du sud, et a causé une profonde panique parimi les habitants. Beaucoup de bâti- ments, parmi lesquels se trouvent des églises, ont été endommagés et plusieurs personnes ont failli être tuées. Beaucoup de villes du nord ont ressenti des secousses de tremble- ment de terre, ce matin. UNE TRAGÉDIE À L'ÉCOLE a —— À Weendam, dans la province de Gromingen, Hollande, un institu- teur frappé soudainement de folie, a étranglé cinq de ses élèves, en a sérieusement blessé sept autres et s’est ensuite suicidé. UN ATTENTAT À LA VIE DU CZAR Les détails d’un attentat à la vie du Czar, pendant que le souverain retournait à St-Peters-bourg, dans un train de chemin de fer, démon- trent que quatre conspirateurs, vé-: itus comme les employés de chemins de fer, avaient détaché quelques rails de la voie ferrée. Heureuse- ment, la découverte de cet attentat a été faite en temps pour éviter un accident. ss CORNS BETWEEN THE TOES. Or the soles of the feet can be cured by a few applications of Putnam's Corn Extractor, which has been successfully used for 39 vears, Putnam's is sure, safe and painless, and much better than any substi. !tute, | | | lroute pour les chantiers. l | | } | 1 î | | mn me j |] sie: Mie es . rs LE BEURRE SIBERIEN M J ü Dut e ne 4 OSEP a IS Le beurre sibérien va, parait-il, faire une concurrence terrible au beurre Canadien sur le marché An- glais. L'industrie du beurre prend des proportions étonnante en Sibé- rie. Ca pays qui ne possédait qu’- une beurrerie, il y a sept ans, en coinpte aujourd'hui plus de 1,000. | En 1893 l'exportation totale de cet article était de 9,600,000, aujourd'- hui deux maisons danoises seules reçoivent et expédient chaque an- née plus de 10,000,0c0 de livres. ar mA RS UN DRAME DANS UNE BANQUE a Une dépêche spéciale de Skag- way, Alaska, au ‘‘7ÿmes,'' dit que le 17 septembre, vers 3 heures a- près-midi, un individu est entré dans la ‘Canadian Bank of Com- merce’”, tenant d’une main un re :«1- ver et de l'autre, une bombe de dynamite, et a demandé vingt mille dollars, menaçant de tout faire sauter. Le caissie Pooley et le payeur Wallace étaient seuls dans la banque. Wallace s’est baissé pour prendre son revolver et s'est sauvé au fond de la chambre en criant d’en faire autant. ‘Non pas,'" a crié l'homme et il âcha ja bombe. Les commis avaient juste sauté par la fenêtre. La maison de la banque a été mise en ruines. Le voleur a eu la tête fracassée et un bras arraché. Le juge qui entrait dans la banque, a été biessé, mais pas sérieusement. Le dynamitard est mort sans re- prendre connaissance. [a banque perd environ mille dollars, princi- palement en poudre d'or, qui était sur le comptoir. FR YARMOUTHVILLE, ME. (De Notre Correspondant Spécial) ! M. et Mme. Joseph S. Arse- nault, de Bath, étaient en visite, ici, dimanche. M. et Mine. Joseph P. Poirier, de Bath, étsient aussi, ici, di- manche. | | M. J. W. Hammond est parti! pour Boston dans l'intérêt de son commerce. M. Fidèle S. Bernard, de Law-- rence, était ici lundi et mardi en 25 SEP. .02. Roma PLEASANT CURE FOR WEAK LUNGS. The best remedy for sore, weak lungs, is the soothing vapor of Ce- tarrhozone which traverses every air cell and passage of the breath- ing organs. It treats remote parts that cough mixtures and sprays can't approach, and kills thousauds of germs at every breath. 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Ils sont moroses et craintifs, t à peine travailler durant le jour, dorment mal la nuit et se lèvent le matin aussi fatigués t: s'é- taient couchés la veille. bon- mes souffrent de leurs Nerfs. Chez ces hommes la maladie est quelquefois causée par un excès de travail, ou ils ont de cette constitution et sont néssans forces. Mais chez la majorité d’entr’eux, cet état de choses a été amené par des écarts de jeunesse ou une vie irrégulière. ë Ces symptômes chez l’homme nerveux s’aggravent bien vite. L'action du cœur devient plus fai- ble à mesure que la maladie aug- mente. Il perd son énergie, de- vient timide et peureux et com- mence à s’effrayer sur sa comdition qui empire. Il lui est e s'appliquer À rien et fl n'est qu’une machine sans but et sana ambition. Son intelligence s'affat- blit et sa volonté s’en va. | l t | | | | Des symptômes plus graves en. core se présenteront, si la maladie n'est pas contrôlée à tem Les asiles d’aliénés sont remplis de ces malheureux qui, par suite de leur mauvaise conduite et de leur négli- gence, ont perdu le plus beau don que la Providence leur avait donné : l'intelligence, Les Pilules Moro sont le tonique par excellence pour les nerfs. Elles ramènent les couleurs aux joues, donnent de l’expression aux yeux, font dormir la nuit et ramènent à l’état normal les organes affaiblis et détériorés par des habitudes malheureuses. Ælles donnent à l'homme d'âge mur, décrépi et fané avant le temps, le privilège de jouir jusqu’à un Âge avancé de sa vie, de ses facultés d'homme, dont il déplore, sans espérance, f’affaiblissement et la perte. @ M db COMPAGNIE MÉDICALE Momo, 1274 rue Ste-Catherine, Montréal. Chers Docteurs, ‘‘ J'ai pris les Pilules Moro, et j'ai ‘“euivi les conseils qui m'ont été don- ‘nés, Elles m'ont guéri de mes maux ‘‘et j'en suis bien reconnaissant. Je ‘’eoutfrais depuis longtemps et je m'étais ‘toujours fait soigner sans pouvoir obte- “nir de résultats. “ Je dormais mal la nuit, mes vivres ‘‘ne digéraient pas, j'étais tou ‘morose, chagrin et rempli d'idées ‘‘noires. Ces troubles étaient causés " Aujourd'hei j'a bone “ mange * Aujourd’hui, jai bonappétit, #ce » je veux sans etes Mes ‘‘ nerfs sont forts, je suis , à e. pe faire mon ouvrage et je dors ‘Ja œuit, Pour un homme de mon âge ‘Je suis aussi robuste qu'on puisse l’être, ‘‘ Bncore une fois, je suis bien recon- ‘‘ naissant du bien que les Médecins de ‘‘la Compagnie Médicale Moro m'ont ‘fait avec leurs conseils et leurs Pilules, “JOSEPH DUBOIS “ No. 464 rue St-Denis “ MONTREAL, ” Les Médecins de la Com Méät cale Moro peuvent être vus à leur Burean au Numéro 1724 rue Ste-Catherine, tous les jours de la semaine, exceptéle diman- che, jusqu’à huit heures du soir, Aux hommes qui demeurent à la campagne et qui ne peuvent venir facilement à Montréal, un blanc de traitement leur sera envoyé sur demande, ainsi qu'un E livret de conseils et d'avis, consultations par lettres sont aussi gratuites et absolument confidentielles. 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