a mn go ny mn DR ON SR AU ne À mn 8 à C7 an SA 2 Re | É | ï | ge nee an tmne LE _ L'IMPARTIAL FOoNDE EN 1898 Le seul Journal français de l’1le du Prince Edouard. HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : VA roninu or BIRD... ie 28 POS RE... sont Les abonnements sont paya- ies d’avanee. Annonces 10 cents la ligne, re insertion, 2 cents la ligne les incertions subséquentes. To.tes communications doi- vent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISH. I. P.E a L'IMPARTIAL Mai TIGNISH, 30 1901 À Propos du Sermon AUX FUNERAILLES DE M. HOWLAN. CE QUE L’IMPARTIAL A DIT ET CE QU'IL N’A PAS DIT. Nous désirons faire comprendre à nos lecteurs que nous n'avons pas fait de commentaires sur ce qui s’est passé à l'égard du sermon prononcé à l’oocasion des obsèques de feu l’hon. G. W. Howlan. Nous avons entendu, ce jour là, l’opi- nion librement exprimée qu'on é- tait désappointé ; que le Rev. Père Burke avait été désigné pour pro- noncer l’oraison funèbre, et qu'on s'y attendait. L'IMPARTIAL a dit simplement et purement ce qui lui a été relaté. Ni plus ni moins. ST JACQUES D'’EGMONT BAY Le comité, nommé par la parois- se de St. Jaeques d'Egmont Bay pour voir à l’organisation de la fête du 25ème anniversaire de l’ordina- tion du curé le Rev. Stanislas Bou- dreault, s’assemblait pour la der- nière fois le 19 mai. Les affaires étant terminées, les résolutions sui- vantes furent adoptées de grand cœur. Vu l’heureux succès de la célé- bration et la présence de Sa Gran- deur Monseigneur l’Evêque Mc- Donald et d’un nombrenx clergé ; Ilest résolu suivant les désirs du curé et du comité. 1 —Que les plus sincères remer- ciments soient offerts à Sa Gran- deur Monseigneur pour avoir fait honneur à la paroisse en assistant à la fête du curé, et pour ses bien- veillantes paroles de félicitations. 2—Que des remerciments sincè- res soient aussi offerts aux Révé- rends J. A. McDonald et P. P. Arsenault pour leurs conseils et leur aide durant l'organisation. 3—Aussi au Révérend M. EF. Richard qui s’est imposé les fati- ques d’un long voyage pour venir nous faire un beau discours de cir- constances, et au Rev. J. A. Mc- Donald pour un magnifique dis- cours anglais. : 4— Aux Révérends Curés; Drs. P Doyle, J. Chaisson; D. M. McDon- ald, F. X. Gallant, J. McLean, Laughlin McDonald, A. E. Burke, J. J. McDonald, Jas. Æ. Mec- Donald, Dr. Morrison, P. P. Ar- senault et les Pères Gauthier et F. J. Gallant pour leur présence. 5—Aux Revs. D. M. McDonaid, J. Chaïsson, J. A. M. McDonald, P. P. Arsenault et M. F. Richard pour les beaux discours qu'ils ont prononcés à la séance du soir. 6—Aux Révérendes Sœurs du couvent de Miscouche pour les décorations qu’elles ont bien voulu préparer. 7—Aussi. Ilest résolu que les résolutions sus-dites soient publiées | par la voie des journaux L’Impar- rIAL, et le Monitenr. Le Secrétaire du comité À. DoIROoN Ca et La. Dans la vie de chacun de nous il arrive certains événements qui empêchent de vaquer aux occupa- tions ordinaires de chaque jour, et c'est un peu pour cela que mes af- faires m'ont fait négliger la ré- tiste publiée le deux de mai. C'est bien celà, car la tâche de Iui ré pondre n’est pas du tout difñcile ; c’est tellement le cas que si ses a- vancés ne sont pas plus logiques et ses répliques plus correctes à l’a- venir, je refuse o-énavant d’y faire attention. Dans tousles cas je crains que le sujet à discussion re soit d'un intérêt général pour les lecteurs de l'IMPARTIAL, et nous a- vons d’autres sujets qui pourraient leur être plus intéressants. Son arme habituelle—l'ironie—serait forte si elle avait le moindre petit point d'esprit ; mais essayer à faire du gogo à propos de l'expression ‘‘yeux par terre’ dénote chez l’au- teur l’impuissance de différencier entre l’expression ‘‘yeux par terre’ et ‘‘yeux à terre. On prie avec les yeux au ciel—chose que Bap- tiste, j'ose croire, fait quelquefois. et on cueille des bluets avec les ‘‘yeux par terre’’—chose, je suis certain, qu'il a souvent faite. Ce n’est pas étonnant que Monsei- gneur Bruchési dit qu'on doit en- seigner le français avec plus de soins et de goût dans ‘es collèges classiques de Québec. Ce que j'ai dit à propos de l’é- tude des sciences dans les collèges de Québec est tellement vrai que Baptiste ne cherche pas à discuter le fait, mais tout en l’admettaut, il veut nous faire croire que c’est l’a- panage du peuple français que de ne pas avoir le goût de l'étude des sciences. Quelle insulte à cette nation fière et noble qui a produit des hommes de sciences dont le nom et la gloire font l'honneur non seulement au pays, mais à l’huma- nité. Ne mentionnons que Des Cartes, Roberval, D’'Alembert, La- grange, Laplace, Lavoisier, Lau- rent et d’autres qui étaient les devanciers des sciences astrono- miques, physiques et chimiques. Dans la science médicale, quel pays a vu surgir de son sol des hommes portant des noms plus il- lustres que Velpean, : Ambroise Paré, Ciaude Bernard. Et de nos jours ce grand Pasteur n'‘a-t-il pas ébloui le monde par ses décou- vertes scientifiques ? Oui, il fait la gloire et l'honneur non seuie- ment de la nation française, mais de l'humanité entière. C'est lui qui par ses recherches scientifiques a enrayé la virulence des maladies contagieuses, a soulagé les souf- frances du malade et prolongé la vie humaine, Dans le génie civil, quelle nation a produit un homme qui peut être comparé à Ferdinand De Lesseps ? Oh, oui ! il faut bien que vous soyez entiché de votre province arrièrée dans l'étude des sciences pour venir nous dire de telles platitudes à propos d’un peu- ple dont les hommes se font un plaisir de passer non seulement leur jeunesse, mais leur vie dans l'étude de laboratoires comme ce bon vieux Chevreuil qui, à l’âge de 80 ans, se faisaient plaisir de se nommer le doyen des étudiants de Paris. Où est-ce que la science agri- cole a fait plus de progrès, si ce n’est dans ce même pays de France où des milliers de fils de fermiers viennent dans ses collèges agricoles pour étudier les secrets du sol qui lui prodigue en abondance et le pain et le vin. Comparez donc oes grands collèges aux deux de Qué- bec où en 1898 ils n'étaient fré- quentés que par 24 élèves. Et ça, dans un pays agricole. Le peuple français est un peuple artistique, littéraire, mais cela ne lui enlevera jamais le goût de l'étude des sci- ences. (C’est pour cela que les jeunes gens des autres pays accou- rent à Paris y puiser à la source fé- conde dela science française les ce pas que l’école Polytechnique de Boston, la meilleure et la plus an- cienne des écoles scientifiques d’ A- initie (ponse à la correspondance de Bap-{4q2s sciences est plus lent en France connaissances scientifiques qu'ils ne peuvent trouver ailleurs. N'est-! mérique, a été fondée par des é- L’IMPARTIAL, JEUDI LE 80 lèves et professeurs de la célèbre école des Mines et Chaussées de Pa- ris? Le progrès des sciences est ient dans n'importe quel pays, c’-à-d, quand le progrès existe. Je demanderais très humbilement par- don à Baptiste et son ami d’une pe- tite crique du golfe St. Laurent, s'ils peuvent prouver d'mie ma- nière intelligente que le progrès que dans les autres pays civilisés du monde? Un peuple qui par le développement scientifique de ses ressources, par un travail écono- mique et son intelligence, a pu de- venir individuellement la nation la plus riche du monde et qui se fait le Banquier de ses voisins ne passe pas son temps entièrement dans la peinture, le chant, la musique et le farniente des orientaux. Si Marchand était, de son temps, ministre de finance à Québec, il est certainement le seul français qui aît occupé cette position. C’est bien vrai de dire de lui qu'il était ‘‘rara avis’’ ; car son compagnon Sheyn porte un nomqui sent l'ir- landais à cent verges à la ronde. Dire que la connaissance de la langue anglaise est indispensable pour être ministre de finance à Québec est très difficile à com- prendre ; mais il pourrait y avoir un petit peu de raison pour Otta- wa, quoique je ne sâche que les fi- nances exigent une plus large con- naissance de cette langue que le dé- partement des Travaux Publics qui est toujours sous le contrôle d’un Français. : Confondre instruction avec édu- cation est le fait d’une personne peu instruite. On peut être ins- truit et en même temps n’avoir pas d'éducation et vice versa. C'est fort Baptiste, mais tout de même c’est le cas. Ily a des hommes d’affaires qui n’ont reçu aucune instruction et qui quoique cela, jouissent d’une éducation naturelle très avantageuse. N'empêche pas que cette éducation serait encore plus avantageuse si celui qui la possède eût reçu une instruction sensée et bien dirigée. Cela vous explique ce qui vous paraît une a- nomalie chez cet individu qui a ré- ussi dans le commerce sans avoir reçu aucune instruction de la part du maître d'école. Dans la Province de Québec ik y a ce qu’on appelle le système des écoles séparées et en parlant du système l'éducation du Québec, je fais allusion à la partie française de la population. Les anglais y sont pour à peu-près un dixième de Ja population et ont un système dif- férent à la tête duquel se trouve l’Université MeGill N'importe qui peut y suivre ses cours s’il peut y subir l’examen d'entrée et payer de même qu'à Harvard ox à Oxford. Mais les Canadiens-fran- çais n'y ont rien à dire dans le choix des professeurs ou des ma- tières à enseigner, pas plus qu'un Américain a à Oxford. Je n’ai nul- lement <otgé à comparer Harvard aux collèges classiques de Québec. Une université est au collège ce que celui-ci est à l’école élementaire, et si une Université excelle dans son enseignement, il s’ensuit pres- qu'unvariablement que les collèges qui lui envoient ses étudiants lui correspondent jusqu’à un certain dégré. Ainsi un professeur de chi- mie de Laval va étudier à Harvard et là il s'aperçoit que les élèves ve- nus des collèges américains en con- naissent plus quelui quiest pro- fesseur à Laval, n’est ce pas assez clair. Baptiste, pour vous démon- trer, ainsi qu’à votre confrère, que j'avais raison quand je disais que l'étude des sciences exactes étaient négligée dans vos collèges ? Les questions de mathématiques, de chimie et de physiques qui sont posées à ceux qui veulent subir |l'examen de Bacheliers-ès-art à La- | val seraient un jeu pour nos élèves de ‘Grammar School” de notre | ! | province, tandis que les versions 1 | grecques et latines et la thèse de; philosophie pourraient faire gratter le cuir chevelu de beaucoup d'étu- diants du McGill et de Harvard. Voilà la question telle que je l'ai abordée, (Chez vous, vous êtes savants, rhétoriciens ; mais pauvre | mathématiciens, | ÀjAX. MAI 1901 Fetes . Religieuses A MONT-CARMEL Coquettement perché sur une pointe qui domine le détroit de Northunberland Mont Carmel est toujours charmant, mais il l'était davantage jeudi et vendredi les 23 et 24 du courant. Jeudi il s'agissait de bénir les bateaux des pêcheurs, cérémonie qui a lieu chaque année. À trois heures, Sa Grandeur Monseigneur McDonald accompagnée des RR. MM. Stanislas Boudreault J. A. McDonald et J.C. McLean, présida à la bénédiction en présence de toute la paroisse. C'était un spece tasle magnifique, grandiose, au delà de 63 bateaux étaient en rade. A chaque grand mât flottait un drapeau, au moyen duquel on salua par trois fois la croix lorsquelle parût au détour de la procession. Le reste de la journée fut employé à entendre les confessions, 400 per- sonnes profitant de ces grands jqurs de grâces pour se réconcilier avec Dieu. Vendredi 25—Il y a 35 ans passés les bonnes gens de cette paroisse achetèrent une statne de Notre- Dame du Mont-Carmel ; elle fut placée sur ün piédestal e1 bois, mais en 1881 ell: s’écroula et fut casée dans le hangar. En 1900 à la demande de Mons. le curé, les petits enfants commen- cèrent à prélever les fonds néces- saires pour la faire réériger. Leurs efforts furent couronnés de succès, car aujourd'hui cette statue est placée sur un superbe piédestal en pierre de Wallace. (Ce monument à 16 pieds de hauteur et la statue 6 pieds. On y litces différentes inscrip- tions, qui sont pour ainsi le langage de l‘enfant : Erigée par les en- fants de la paroisse. Au ciel j'irai vous voir un jour. * Marie souvenez vous de vos enfants, Mon frère s'appelle Jésus et ma mère Marie. (C'était dono pour dévoi- ler en même tempsque pour bénir ce monument que Monseigneur s'é- tait rendu à Mont-Carmel. Vendredi matin, l'église, malgré ces proportions immenses, était remplie. ‘lébra la messe, Boudrault et Monseigneur ci assisté des RR. PP. J. A. McDonald. Comme diacre et sous diacre d'honneur les RR. PP. F. X. Gal- Jant et J. C. McLean, D. et $S. D. d'office. Le Rev. D. McDonald, curé de Tignish, remplissant la “fonction de Grand Prêtre. Les cé- rémonies étaient sous la ‘direction du curé. Après la mess?, le Rev. F. X, Gallant curé de St. Antoine de Bloomfeld prêcha un sermon plein d'‘onction et de verve. Il raconta en termes choisis l'origine du Mont-Carm:l, avec les nembreux saints qui s'y sont sanctifiés. La messe terminée, on procéda au dévoilement et à la bénédiction de la statue, le chœur et tous les paroissiens chantèrent le ‘‘Magni- ficat'‘ et ‘‘L'Ave Maris Stella. ‘‘ Les peti‘s enfants de la paroiïisse méritent beaucoup pour ce magni- fque témoignage de reconnaissance cfert à Marie, à l'aurore du nou- veau siècle. M EF. J. Duffy de Charlottetown, qui a exécuté l'ouvrage, s‘est mon- Presentation À LA SUCCURSALE 281 A. C. B. M. TicNisH —————— Le Rev. J. S. Turbide, lors de sa dernière visite à Tignish, a voulu, encore une fois, montré l’es- time qu'il porte à l'asscciation À, C. B.M. ettout particulièrement à la succursale 281 dont il fut le Directeur Spirituel et vigilant pendaut son séjour dans la paroisse de Tignish où ila ‘ait tant de bien. Il a présenté à la sncoursale un magnifique fauteuil qui est désigné come fauteuil des visiteurs et qui occupera une place d'honneur dans la salle. La sucoursale p:end cette occa- sion de remercier très sincèrement le Rev. Monsieur pour son ma;nie fique cadeau. La Tombe A St. Jacques d'Egmont Bay, le 13 d'avril, s'éteignait paisibiement ans le Seigneur, M, Urbain Arsenau It & l'age paériarchal de 93 ans. Il laisse quatre fils pour pleurer leur pert: Le vlus Jeune, M. Jean J. Arsenauit, est domicilie a Oak Lake, Manitoba. Ses descendants sont au nombre de 120. Comme suit.—Oinq enfarts, trerite. cinq petits enfants et quatre-vi gts arrière-petits enfants. Qu'il repose en paix. Est décédé, a Tignish, mardi le 28 mai, Pierre, fils de M. Fabien A:se- nault, a l’age de 20 ans. LEP, AVIS M. Aubin E. Arsenault, avocat, sera au magasin de MM. J. 0. Arsenault et cie. Wellington, tous les samedis après midi, durant les mois d’‘té. Toutes personnes de cette partie du pays ayant affaire alui pourront le voir—Mui 22 1901 Li. Encore une nouvelle methode por dètruire les Boers. Une déptche de l'agence de KRenter annonce que les Anglais ont envoyé les Zoulous faire une descente dans le district de Vreyheid, avec la promesse qu'ils au ront 10 pour cent de tout le butin dont ils s'empareront. DNS. MAT ! SAT TSENE l'iGNA SH AT THE Jeweiry Store. > 0:10 C. M. B. A. Pins, Handsome Lockets, Chains, Stick Pins, The never slip collar Button, Cuff Liuks, Fancy Clocks, Parlor Clocks, Dining Room Clocks, Ped Room Clocks, Kitchen Clocks, WAÏCaE£ES. All the above at price—just right tré à la hauteur de sa position. L. S. Perry. PILOTON SiX WEEKS ONLY with our Coupon vill be your only shall uot return. Yvtobitiis Bros, WENTLAKES On or about the 1oth of June we propose opening up our Branchin Alberton for . We shall also give special reduced prices in connection substan- System. A tial reduction will be absolutely up to our usual high standard. LOW PRICES and G00D W/0RK. 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