À. L É UE MATE, ÿ PS PS SE RS ou rares Où ne TA AT Li rmrmge here D'OEE DPe # a” cé à 77 EST Union RS .: + — 4 Mostley F. J. BUOTE, EDITEUR PROPRIFETAIRE. Vol. 4. Tignish, Ile du Prince Edouard, Jeudi le 25 Mars 1897 — RE" rome? de es : ABONN EMENT : #1.00. PAyYABLe D'AVANCE. No 33 PHYSICIAN AND CARTES D'AFFAIRES/CARTES D'AFFAIRES Dr. Murphy SURGEON First Prize Graduate New York University. TIGNISH, P. E. I. A. W. MCKIN14Y, DENTISTE. Dents extraites et emplies de la manière la plus habile et à des conditions raisonnables, sans faire éprouver aucune douleurs aux patients. Bureau au dessus du naga- sin de J. Rattray. RUE MAIN... .:... ALBERTON DR. WICKHAM, PHYSICIAN AND SUR- GEON. TIGNISH June 18—-3m A. E. DOUGLAS, M. D, PHYSICIAN AND SURGEON O,LEARY STATION, P. E. ISLAND. LONDON PEN & PENGIL STAMP. This stamp, your own name, ink and brush mailed free, 25c. ; club of five, 9100. 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Pais, après lui avoir serré la nées de cela. Dans un des 1y-| main, l'inspecteur ajouta : \cées du centre de la France, un. Je ne vous retiens pas plus lbrave garcon, aimé de tous ses | longtemps, TR élèves et estimé de la popula. [vez maintenant de mi:ux à tion. était chargé de l'enseigne- | faire est de rentrer bien vite Iment d'une des classes élémen.|‘h°z Vous prendre des vête- taires. 1ls'appelail Jacques piments secs pour ne pas attra- |...si ma mémoire ne me|Pt7 de mal. Sauvez-vous “donc, trompe pas : et j'ignore ce qu’ et merci de nouveau. Nous re- il est maintenant devenu. FRERES detout cela, je vous {_ Depuis vingthuit ans qu'il 18 PIONEER appartenait à l'Université et. SR sen ons eee EN e nu des TS UT Se COR S | depuis près de vingt ans qu'il" etienne etes |élait attaché au lycée en ques. Telle fut la façon dont Ja- tion, Jacques n'avait jamais mé [A attire sur l lui— d'une ne. rité que d'excellentes notes de | ses se extra universitaire —l'at- ses chefs ; mais, comme c'était tention de son inspecteur d'A- és icone ele di ne b0e | cadémie qui tint sa promesse et (chant point à se faire valoir. |" oublia point le SerVICE PORN Lies chefs se bornaient à le bien | En effet, quelque mois plus noter, et nul ne sougeait à lui tard, Jacques était nommé off- faire obtenir, en dehors des €-| ET . pese ER De Ja rte Lioges qui lui étaient prodirués, | Uon : “Services exceptionnels.” | la moindre récompense _excep- | |tiounelile. | LES A1LES DU MOULIN | Or, par une chaude après- | | midi d'uu jeudi de juin, comme | L'histoire de Charles et de claire Jacques se promenait aux en-letait des plus simples; 11 vi- \virons de la ville sur les bords! vaieut honnêtement et s’ai- ombragés de a rivière, des cris} maitut de tout leur cœur. Lui a- perçants poussés à quelques !vait trente-cinq ans, elle trente; lventaines La mètres attirèrent | ils habitaient Paris et n'avaient son attention. instigctivement illpas d'enf.ut. Claire éiait em- avcourut dass leur direction et | ployée à la Banaue de France, bientot il aperçut sur la rive Charles l'était au (Crédit fon- opposée un groupe de person-|cler ; ieu1s appointemeunts réu- Incs—homme, femme et en-!|nis s'élevai-nt à quatre cents lfants.—criant à qui mieux |francs par mois et leur permet- mienx et faisant des gestes |taient certains Îluxes domini- ‘'désespérés dans ja direction |caux : théâtre des Batignolles, (d'un point noir entrainé par |courses à Saint Ouen, fritures le convaut et paraissant eni|à Auteuil. En fait d'excursions, :mé de mouvements désordon-|le département de Seine-et- dés Oise leur avait toujours suffi ; | FT . . Le professeur z'eut pas un! Un jour, il; voulurent monter linstant de doute : un accident Sur la botte Montmartre; de là, venait d'arriver ; quelqu'un €-lils découvrirent les ‘ buttes (tait en train de se noyer dans! Chaumont. Alors, ils s’extasi- ‘érent sur les beautés de la na- ture. tion, en an clin d'œü, Jacques, | Sans uue seconde d'hésita- Le mari déclara : —{(Ce doit être drôle, les mon- tagnes ! è | La femme dit: . *; .. | Pvréné LS 1 . Un instant après il ramenait, dl yrénées * La sals que {a fa- d : { : sis 27 : A sain et sauf sur l’autre rive, et mile sort de la ? Tu as même | une tante à Pau. | En effet, Charles se souvint péripéties du sauvetage... Je|de ia taute, il put même re- chien, leur ami et compagnon | MOUVET nr: Adèle Bey- habituel qu'ils avaient bien cru | riss. C'etait ça. Lis lui one perdu. jreut pour aunoucer qu'ils i- Pendant que l'animal secou-|'"#i8at passer huit jours à Pau ait ces poils mouillés et gam- pendaut les vacances prochai- badait foilement autour des|2es Et aussitôt ils se préparè- enfants en jappant joyeuse. | rent à ce voyage. Pour mener ment, les parents de ceux-ci | la grande vie dans les Pyré- |s'avancèrent vers le sanveteur|ntes, lis se privérent a Paris de d’huitres convenait , portugaises et de drames de Une double et mutnelie sur-! Montépin. Bufin, le mois d'août puise se produisit alors. [arriva ; Claire et Charles firent On se reconnut de part et|voinvider leurs vacances et, on d'autre, car le proprietaire qu'samedi soir, ls partirent: Ils rh chien était l'Inspecteur d'Aca-| furent à Pan vingt-quatre heu- ° u LS ei 4 + bi à sæ A demie en résidence dans Ja!res après. lis se mir :nt en quête de leur tante ; ils la trouvèrent Veuillez m'excuser, Monsieur Sa28 peine. ile vendait, de. ! | l'inspecteur, dut aussitôt le pro- | Y2nt la grille du château, des | | bo; fesseur, de me présenter de-|?0ites de bonbons et des por- vant. madame et devant vous! t'aits d'Henri IV. Elle dona dans une tenue peu convena- l'adresse d'uu bon bôtel à $ses | ble, mais... inevux. 1] pleuvait ; on ne vo- yait pas plus de montagne que sur la place de ja concorde. Le lendemain, le ciel fut couvert ; les montagnes s’obstinaient à ne pas paraître. —Bah! dit Charles, allons toujours nous promener ! Nous finirous bien par en trouver quelqu'une ! Malheureusement, au lieu de se diriger vers le midi, où é- taient les Pyrénées, ils tournè- rent vers le nord, où étaiant les landes du Pont-Long. lis marchèrent pendant deux heu- res, avec confiance. La brume se levait Tont à coup, sur leur gauche, ils virent des côteaurx. —Les voilà !eria charles. Et ses yeux émerreillés cherchèrent les neiges éter- nelles. —Tu crois que c’est ça ? de- manda Claire. — Pour sûr ! 1ls ettaquèrent iatrépide. ment les coteaux. Le ciel se dévoilait, des nuages se dé- chiraient comme des loques, en laissant voir de profondes clar- tés bleues. Bientôt lé soleil brilla, et et sous ses flèches €- clatantes, les vapeurs s'enfui- rent comme de blanches ar- mées en déroute. Les deux Pa- risiens montaient toujours. Soudain, ils aperçurent un moulin qui agitait ses ailes grises sur le plus haut sommet. A cette vue, Charies fut un peu dérouté. Il y avait donc des moulins sur les points culmi- vants de la chaine ? On y dan- sait peut-être, comme à Mont- martre ! —Peuh ! les Fyrenées, dit Claire, ce n’est pas grand chose, tu sais ! 1ls continuèrent quand mé- me leur ascension. En dix mi- nutes, ils furent au pied du moulin. Le ciel n'avait pas un nuage. Brusquement, s'étant retournée, Claire poussa un on ; E —0Oh ! Charles, vois donc ! Charles se retourna comme | sa femme et resta interdit. Les véritables Pyrénées se dres- saient au loin, par delà une vallée profonde, et de ce cô- teau, le spectacle était si ipo- sant que Charles et Claire pa- firent d'émotion. Elle se dres. saient, en Jongues rangées bleus, de plus en plus aériennes, et les dernières, avec de grands élans. semblaient offrir au s0o- leil les fleurs de neige de leurs cimes. Claire et Charles n'avaient jamais vu cela et leurs yeux s’emplissaient de larmes enthou- s'astes. —Oh ! que c'est beau ! que c'est beau ! balbutiaient-ils en souriant. #*# Hs restèrent 1à plusieurs heures. 1ls y revinrent les jours suivants. Oh ! qu'ils auraient voulu voir ces montagnes de près ! Mais ils n'étaient pas as- sez riches. 1ls feraient ça l’an- née prochaine. Cette fois-ci, il fa lait se contenter d'admirer de loin. 1ls achetèrent des plans, des photographies, et cherchè. rent le nom des pics avec pas- sion. ils les trouvèrent aisé- ment. (à continuer sur la page 8) APE VE