Lt nn Tv ESS * | nine Ban CORRESPONDANCE ee LE CULTIVATEUR a 11 ee M. le Directeur de l’Impartial, La se. maine passée vos lecteurs, qui) Pour la plupart sont des culti- vateurs, (honneur à eux !] ont du sentir une noble fierté s'em parer de leur âme en se rendant compte de Ja lignité et de la nécessité absolue du laboureur. Je suis certain qu'aucun d'eux n'échangerait maintenant son €- tat pour un autre. Puisqu'il en est alnsi ; puisqu'il faut admet- tre que le cultivateur est celui dont dépendent les autres hom- mes et qui assure l'existence et la vie des autres, l’homme des champs a donc une grande mis- sion à remplir. Les devoirs qui se rappertent à cette mission sont nombreux et importants. Le médecin, qui jusqu’à un cer- tain point tient dans sa main la vie de son patient, doit être par- faitement renseigné dans les différentes sciences qui ont un rapport direct avec la profe:sion qu'il exerce ; le magistrat, qui est appelé à régler les différends et à donner justice à qui le droit, doit être versé dans la ju- risprudence. Ce qui se Git des professions libérales s'applique également aux différents mé- tiers : le menuisier doit connai. tre ce qui se rapporte à son gen- re d'ouvrage ; le forgeron ne doit pas ignorer Ce qui a rap- port à son métier. Les médecins, les magistrats, et ceux qui font partie des différents corps de métier ne doivent pas se conten- ter de leur science acquise, mais ils doivent tirer profit des ren- seignements que Jeur offre Île progrès moderne. Que peaserait on d'un médecin qui ne tien- drait ancun compte des mille décoavertes qai ont éte faites dernièrement dans les sciences qui se rapportent à la médecine, et qui persisteraient opiniâtre- ment à suivre les mêmes procé- dés et les mêmes traitements que sen aieul Hippocrate ? On dirait à bon droit qu'il est un arrièré et on tàâcherait de lui trouver une »iche dans quelque muste des antiques, afin de Je conserver comme objet de curi- osité non seulement pour cette fin de siècle mais aussi pour les générations futures. De même, ceux d’entre nos hommes de mé- tier qui s’acharneraient à tra- vailler exactement comme nos ancêtres sans tenir compte des améliorations modernes et qui se 1enf-rmeraient stoiquement et stupidement dans le cercle rétrévi de leur expérience indi- viduelle ne tarderaient pas à s’a- percevoir qu'ils doivent suivre Ja marche du siècle et non pas s’imaginer que le progrès mo- durne va attendre nos retarda- taires. 11 faut suivre, courir, du moins marcher d'un pas ferme et déterminé avec le progrès,du ‘tour, et bien insensé serait celui j ? qui, sous prétexte de respecter des traditions passées, s'arrête rait sur le bord de la route pour lasser passer les autres devant lui. Eu avant ! En avant ! Tel äst 1: eri qui doit s'échapper de toutes les poitrines. Et l’on osera ire ultivateur sera le dire que le cultivateu seul au milieu de ce cri général qui ne fera pas chorus ? L'ou- vrier des champs devra se crol- ser les bras et laisser défiler de- vant lui cette procession d’hom- mes marchant d'uu pas allègre et sûr ? C’est là une insulte à la dignité et à ia noblesse du cul- tivateur. Ci ceux qui lui sont ars tirent bon parti du progrès moderne, à plus forte raison le cultivateur à qui In- combe uue mission plus impor- f{ante doit-il se montrer plus zé- lé à tourner à profit les amélio- rations modernes et se confor- nstances dans les- iulerie ner aux circo quelles il vit. vant-garde et L'iMPARTIAL, JEUDI LE 25 NOVEMBRE, tenter de faire partie de l'arrière garde de cette noble phalange de braves dont la mission est de fournir du pain au genre hu- main. {[Fin.];: -: Un file de cultivateur. FEU M LE CURE P. BRADLEY. (Du MonITEUR ACADIEN) La mort si soudaine, si innat- tendue de cet excel'ent prêtre, en même tewps qu'elle frappe douloureusement : tous les coeurs, fait éclater sur la vie de cet homme qui descend dans la tombe, un con:ert dé louan- ges auquel le MONITEUR se joint avec un empressement qui n'est pas sans tristesse Le Pêre Bradley était un hom- me de distinction. 1l avait ces qualités du cœuret de l'esprit qui font l’homme remarquable, l'homme qui sort ‘de l'ordinai- re. Il avsit un cœur d'or. et il l’a souvent montré dans ses rela- tions avecses pazroissiens.S2 cha- rité ne connaissait pas de bor- nes. 11 dennait de grand coeur, sans compter ; sa main gauche igrorait ve que donnait sa main d'oite. Le Père Bradley était aussi uu homme d’instraction. Doué de talents remarquables, il avait fait de sérieuses études et ses grandes connaissances lui atti- raient la considération de tous, sans différaences de langage ou de religion. Les paroissiens ont toujours trouvé en lui un ami dévoué et conserveront de lui un souvenir impérissable. Poar tout résumer en uu mot, le Père Bradley était un homme de caractère. Du'aut toute sa vie de prêé- tre,ila travaillé sans relâche au bonheur des fidèles confiés à ss soins, sans que les obstacles et ies difficultés les plus opinià- tres n’aieat pû ralentir son zèle d'apôtre. Que son âme repose en paix. LE KLONDYKE UNE MISSION LE TRAPPISTES L'annonce d'une conférence donnée par le R. P. René Apos tolique du Territoire de l'Alas- ka, a attiré une foule considé- 1able au Gésu, de Montréal di- manche apres-midi. La grande salle académique du Collège était littéralement bondée. L'auditoire par son at- tention et ses applaudissements, a montré que le sujet choisi par le conférencier l'intéressait vive- ment. Pendant plus d'une heure, le vénérable missionnaire nous a t-nu sous ie charme de sa paroie chaude et sympathique. Le sa- vant conferen:ier avait divise son discours en treis points. Son voyage en Aia<ka par la voie de mer et de terre ; sa vi sie au Kiondyke et à Dawson City, et enfin les missions éta- blies par les Jesuites cn Alaska. Avec une clarté et une prévi- sions remarquables le R. P Roné nous a fait visiter l’im- mense territoire qui a acquis une si grande renommée depuis quelque temps. Le conférencier d'écrit d'a- bord son voyage en Alaska. Re- mantant le cours du Yukon, il nous fait voir les richesses im- menses da territoire, richesses qui consistent surtout en bois. L’attention du voyageur est par- ticulhièrement attirée par trois volcants en opérations situés dans la partie inférieurs du Yu- kon. L'Alaska est :urtout remsr- quable par ses montagnes et ses glaciers. Le climat y est très ri- goureux, mais salubre Comme ce territoire est situé au-délà du cercle polaire, il n’y a que qua- tre mois de soleil Le thermo- mètre descend en hiver jasqu'à 11 doit être l’a-\800 au-dessus du zéro. En été il | non point se con-| fait très chaud. Le mercure a LE JOURNALISME LE SUPERIEUR DE ST-SULPICE ET LE JUGE DOHERTY souvent marqué 950 au-dessus de zéro. Le sol est très fertile. La végétation est étonnante. L'herbe atteint jusqu'à quatre pieds de hauteur. Il n’y a aucun doute que l'agriculture ebt'en-| Discutent les droitset devoir de quantité dans la rartieinfirieure du Yukon. 1] serait désirable que des Capitaiistes iraient éta. blir des moulins «+ long du Yn- kon. Ce serait pour eux une ex- cellente spéculation et cela per- le bois à meilleure marché. La population de l’A- laska comprenait en 1890, qua- rante mille habitants. Ce 210m- bre, a doublé depuis cette épo- aue. —Quant au Klondyke même, le Père René dit que les histoi- res racontés par les chercheurs d'or n’ont rien à’exagéré La ri- chesse aurifère du sol est éton- nante, surtont du côté Canadien où les petites rivières produisent des sommes fabuleuses Il suffit de creuser à nne profondeur de quinze pieds pour trouver les gisements aurifères. L'or es: gé- neralement mêlé à la boue. 11 suffit de laver le précieux métal pour avoir l'or dans toute sa pu- reté. L'or se trouve aussi en poussière et en pépites. La plus grosse pépite que l'on a trouvée jusqu'ici avait une va- leur de $700. Le père René a connu des Canadiens-Français qui en quelques jours ont ac- quis des fortunes de #$160,000, $120,000 et $180,000. L'un deces Canadiens a extrait en un seul jour pour plus de $50,000. La vie coûte excessivement cher au Klondyke, à ciuse de la rareté des vives. 1la pas lieu cepen dant d''craindre une famine. Les moindres salaires sont de $15 par Jour, ce qui permet à tout le monde de se procurer toute Ja nourritnre dont il a besoin. La superficie du Klondyke est de 300 milles par 200. Dawson City en est le point le plus im. portant 1l y a huit mois, la po- palation de Dawson était de 3,000 habitants. On compta an- jourd hui plus de 7,000 hab:- tants. Parlant des missions que les Jésuites out étabiies en Alaska. le Père René dit que ces établis- sements sont très prespères. Dans la vallee du Yukon, les Jésuites possèdent quatre missions éta- blies aux endroits suivanis : À- école florissante ; Mulato, où Mgr Sigucrs, le fondateur, fui assassiné par son domestiqn: eu 1887, et enfin Dawson City, ou la société est actueilement à éri Lachine. lenr contrôle deux autres dis tricts, ceux de Juncau et d2 Si ka, ces districis cemprenart parcourir Le Rev. P. René tant l'opinion que le gouverne- region. drait beaucoup de succès dei Les Jisuites ont encore sous la Presse chiite Une conférence et un jugement —— (De La Minerve] Tel qu'il avait été annoncé, mettrait aux habitants d'acheter |c'est M. le supérieur de Saint- Sulpice qui a ouvert, hier soir, la série des conférences de l’U- née. Après avoir dit que la fa- veur avec laquelle le public a- vait accueilli ces conférences, l’an dernier, ne permettait pas à l'Université d’en discontinuer le cours. M. l’abbé Colin annonce que, cette année encore, les Fa- cultés des arts, du droit, de la théologie et de la médecine, a. vec le concours du séminaire de St-Hyacinthe et l'école polytech nique, feront alternativement les frais de ces conférences. L'éloqueut chanoine dit en suite qu’il a chosi pour sujrt de sa conférence le journalisme, pour avoir l'occasion d'en expo- ser l'importance et la hante in fluence sur la civilisation. La civilisation consiste en trois choses : rapprcchement des races, amélioration des mœæars, accroissement du bien-être des individus. Sur chacun de ce: trois points, l'action du journal isme est de la plus grande utill té ; le journalisme devient 1- plus fécond et efficace coliabora teur da christianisme, émin:2 ment civilisateur. le conférencier déve:0)pe a- veu talent chacnn de ces trois points. Le journalisme rapproche ls races en cultivant Ja frater nité humaine, parce qu'il résume chaque jour sous nos yeux Ja vie de l'univers entier avec se: joies et ses douleurs, dout nous prenons notre part. Le journalisme contribue à l'amélioration des mœurs. 11 cé veloppe l'esprit national consis- tant dans la cousci nee publ: que dont ilélère le niveau, a- près s'en être emparé en occu- pant les deux seules avenue: qui y conduisent iuffaillible- ment : l'intelhgsnee, par le rai- sonnement ; 11 sensibilité, par l'exposition des faits, des neu- veiles. L'opinion mène ie monde Kkularak Korirefski, où il y aunelet le journalisme dirige l'op:- niou : d'où le beau et respon- sable rôle du journalisme hon- pête ot consciencieux, lie Crlne dn journalisme qui sèm: de fausses idées, qui pervertit les ger un hôpital qui sera confié sentiments par des nouvelles au aux Révérendes Religieuses de |caractère immoral Le journalisme a besoin d'être guide daus la voie droite : peut il c:mpter sur un meilleur guide que le Pape infaluib'e par le Pape ou les évêques. lei un territoire immense que les se p'ace une délicate allusion à missionnaires sont obligés de la démarche récente ces jour. nalistes de Montreal aujr:s d- termine sa|S. G. Mgr Bruchési. magnique conférence «n émet- Le journalisme, "enfin, est un facteur importaut dans l'accrois- ment devrait encourager l'émi-!sement du bien-être matériel des gration des cultivateurs en cette |individus. M. l'abbce Colin conclut de C'est l’iatention du Rev. J’ère | cette importauce du journalisme niversité Laval pour cette an-| 1897. Î leurs approvisionnements d”.1 Alberton Le BeutifulBritait ve RE Tant LPS MU GE ÉNETLEQEes [Ni dl à POTTe. y y" Ron RTE ee Er Fi Large quarto volume (11% x 13% ins.), 385 pages. Extra enameled paper. Extra English cloth, emblematic embossing in ink and gold. By favor of the Noblemen and Gentiemen who Own these Historic Places HAVE LOU Have you à rooï such à roof, you $ Roofing and then 15 cheuper and bett:r than Suingies tit rouf. ou Church Strect, Vu le mauvais état de ma santé ie suis obligé de Afin de hater la vente de mes marchan lises mon STOCK de MARCHANDISES GENERALES, E- piceries excepté, an prix coutant pour argent comptant. À ceux qui achèteront d’autres marchandises, je DOHR EF WEEHNS For $ —000X000— disco tinuer mon commerce à Alberten Joffre tout Cec’ offre au public de Prince-Ouest l'avantage d'acheter ver à très bas prix. VON drai les Greceries au prix coutant. La vente continuera jusqu’à ce que tout soit vendu, ee el ARRET | BEAUTIFUL BRITAIN. - The Scenery and the £yiendors of Li Ds Us 7 Re CARS LR RARE SEC = 7 the United Kingdom, + Royal Residences, Palaces, Castles, Bowers, Hunting Loïiges, River Banks on4 Islets, Abbeys and Haïis, The Homes cf Princes, Views of Noted Places, Historic Lardmarfs and Ancient Ruins in #% À À A The Lands of Rose and Thistie A magnificent collection of views, with elab- orate descriptions historical notes. atic borders, printed in a tint. example of up-to date printing. and many jiateresting Text set withi1 emblem- A fire RE TER LE Fun OR all Americans there is an unfailing interest in the scenes and places of that historic little country that gave us our laws, our language, our con: Divided inany times by the bitterness o ose contests that have made us what we are, she turns again to usand Views of qe instinct and our faith. Stately Houses,E ee as the Mother Land whose splendid story is also so large! y ours, and Ph h in common with whom we claim the genius of Shakespeare, the laws of Alfred, otographs and the dominant instinct of that Saxon lineage which wins and conquers and te à subdues by processes known to us two alone; the American and the Brion side axen Dy by side. And as the centuries have passed Lingiand has grown nearcz t0 us, 5he Permissi f is no longer a far-off land of which we have only heard. The first voyages ef crmission © those who made America, and made it English, occupied ninestormy and perilous . weeks. It required two centuries to reduce that time one-half. Now our green Her Majesty, shores and the white cliffsof Albion lie less than ne week apart, and for Sy eers we have talked with England under the sea in a common language, abou The Queen, and red interests. Togo and to return is an incident of daily life. The Saxon, Englishand American, travels more than any other man, and with a stouter purpose to sce, to know and to appreciate. England and America ex- change visits every year in the person of thousands of individuals. The Briton finds with us brighter skies, and higher mountains, and larger rivers, and broacer lakes, and tallertrees, and more stupendous waterfallsthan his islands know. A nd for the old, the storied, the historic, wegotohim. What he has is in a sense our own. Itis a hand-made and a time-mellowed beauty : for us the beauty of nr and association, ours as wellashis. We give him stupendous nature dotted wit new cities that seem cld enough to us. He gives us the story of our common race written in piled stones and clustering ivy, representing the toil and hope of centuries; a toil and hope which we inherited, and whose memorialsere also ours, Srud Postal Card for fuil particulars. 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Et quand cette liberté |s'est épuisée en de vaines atta- ques contre Elle, 'Eglis: la re- jève, la dirige, la vivifie ! | Jamais la mission du journal- jisme n’est plus belle qu'aux qd 70e sendtns a sketch and description mar | JOUTS OÙ il consacre son influ- rtai L : probably table. C nicati | >@ à al: ProNao patentable., Communications strictiy |enc@ à UNe ŒUVTE bienfaisante, in America. We have a Dee office. 60 YEARS’ EXPERIENCE. TRADE MARKS, DESICNS, COPYRICHTS &c. pestents taken through Munn receive bumauitaire .et quelle œuvre SCIENTIFIC AMERICAN | l’est plus que celle de la haute $ . : ie cautifuliy ilustrated, largest circulation of éducation, de l'Université ca- any scientific ÿl six months. Specimen Copies and ND K ON PATENTS sent free, Address |tholique et canadienne-fraçaise ? MUNN & CO., 361 Broadway. New Yerk, | M. l'abbé Colin termine par un D. ROGERS & SOW chaleureux apyei au jaurna:isme à concourir avec Laral, comme fait la presse anglaise avec ses brillantes et nombreuses univer- sités, à former des générations intellectuelieme t et venir de notre pays. “Les jouruaux, dit l'honorable juge, ne sont tenus de pubiier ni l-s damnations portées le: individus, aa contraire. lis les pubient dans le seul but de faire de l'argent en satisfaisant accusations ni les con 1 contre Jes de leurs lecteurs qui recher chent avidemment le scandales. morale-' ment fortes de citoyens pour l'a-! les goûts dépravés d'ane partis! Summerside, June 10, 1896. : La publication ‘e «6; nouvelles se fait aux risques et périls de fout le aussi doivent-ils être tenus res- CcUX qui ei commerce ; sil 2 à à: mb ponsables & » la plus légère 1m- 1l est très important de découraser lee auteurs de pu- prudence. ii sont aussi impru- ne servent qu’à connaissance du vive et de ss el blications q dentes et qui répandre Ja lets démoralisa- teurs, us 2 RER ENES CE JR MURS MS RS LONSSSNNNR SRARES Rinans Tabulies. Ripans Tabules cure liver treuxles. F } » 7 1 1 … 1 « . r lipsns Tabulcs cure nauseaz, pompes j RE me