se AC __ -+5- + Eee _ RÉPIETENCET ANT 7- pe FT PQ SANR PSE T z ic dogme MERE g | A7 . \e A ces mots, . les deux amies ge levèrent et rentrèrent dans la maison. XII nes LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. US mn TE 2 jee D DAME + = +] . J. BUOTE, ROTATIF 8 RSR RÉDACTE UR. db Assislanet. F. J. BUOTE, dé VOL. 5. NO. 17 TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 1 S6FT 10. mere eee mnt ec neeenf 13 ANNEE. Q FRROVIM & € ‘Je vous avoue cependant, chè qu morceau, ils furent tout étonnés re amie, que, si notre position actu- elle tardait encore longtemps à s’a- méliorer, de manière ou d’autre, je ne pourrais m'enpêcher de eraindre un peu pour notre avenir. Je n'ai; plus ni la santé ni la viguer de ma jeunesse, et nos apointements sont évidemment trop faibles pour en- tretenir un si grand nombre d’en- fants. Le temps approche où il faudra faire apprendre un état à nos garçons et donner quelque dot à nos filles. Où prendrons-nous l’argent qu’exige ce double objet ? Cela me tourmente ‘beaucoup ; je ne puis m'empêcher d’en parler souvent à mon mari, quis’efforceen, vain de me tranquilliser et de rani-{ mer mon courage. Jusqu'ici nous avons passé nos jours dans la paix et dans le contentement, aimés de tout le monde. Il serait pourtant à désirer que mon mari püût obtenir une place plus avantageuse, ne fût- ce qu’en considération de sa nom- breuse famille. —Eh bien ! ma chère Thérèse, dit Mme de Nertval, cela viendra. Crôis-moi quand je te dis : Dans ce même instant où tu te tourmen- tes, le ban Dieu a déjà préparé ton bonheur et celui de ta famille. Dês--que sa suprême sagesse voit que la position dans laquelle il nous a placés dans le momde n’est plus compatible avec notre bonheur c'est-à-dire utile à notre salut et à notre perfectionnement, il nous place dans nne autre, Con- fions-nous à cet égard eu sa bonté. J'ai vu fréquement dans le monde que, quand un homme rem- plit les devoirs de son état avec zèle et fidélité, malgré la médiocri- té de ses appointements, le bon Dieu le tzetire de l'obscurité et le met dans une position qui agrandit la sphère, de son utilité pour le bien, et qui le rècompense en même temps de ses utiles travaux par une heureuse aisance. Même cho- se arrivera, j'en suis persuadée, à ton mari. Ainsi tranquillise-toi ; encore un peu de patience, tout ira pour le mieux. Mais ilest temps d'aller revoir nos enfants.” LA VERTU RECOMPENSEE Pendant-cette longue mais inté- ressante et instructive conversation des deux amies sous l’ombrage du .. CE Me EPISODE et crurent qu’elle voulait plaisan- ter. “Non, non, s'écrièrent quelques- uns, nous ne les mangerons pas ; ce serait dommage. — Je donnerai ma jolie guirlan le de fleurs à maman, dit Louise, elle me la conservera dans son armoire.”” Marie examina attentivement sa corbeille en sucre candi remplie de fruits de la grosseur de petits pois, et s’écria douloureusemeut : ‘Oh ! quel malheur ! la gelée blasche a passé sur ces petites pommes, eîles en sont toutes couvertes et brillent comme des glaçous en hiver.” Le petit Antoine, sautant de joie, cou- rut vers son père, lui montra son joli mouton blanc comme la neige, et lui demanda s’il ne fallait pas le faire rôtir avant de pouvoir le man- ger, tandis que Charles, en vrai can- nibale, avait scandalisé ses frères et ses sœurs en croquant la tête de sa charmante bergère, qu'il avala, en assurant qu’elle était fort bonne. La petite Charlotte, dont la part consistait dans une poignée de dra- gées, grimpa sur une chaise pour atteindre la tableet se mit à séparer soigneusement les rouges d’avec les blanches ; elle mangeait les rouges et mettait les blanches de côté. “Que fais-tu donc là ? Ici demanda Henriette ; pourquoi ne manges tu pas ces petites dragées blanches ? —C'est, répondit l'enfant, qu'el- les ne sont pas encore mûres ; on a eu tort de les cueillir sitôt.”” Tous les autres enfants artisoht d’un bruyant éclat de rire, sans son- ger pourtant à se moquer d'elle ;| chées et toutes friandises apprêtées néanmoins la pauvre petite, toute par la maiu des hommes, en com- honteuse, rougit et peu s’en. fallut | paraison de ces dons dela bien- qu’elle ne pleurât. Henriette, avec | un aimable sourire, s'empressa de la consoler ; elle la prit sur ses bras, en lui disant :. ‘‘'Console-toi, chère petite Lolotte, ce n’est rien ; il est si facile de se tromper, que cela peut arriver à tout lemonde. Tiens, ce- la m'est arrivé à moi, qui suis bien plus grande que toi : demande à ta sœur Catherine si ce n’est pas vrai. N'est-ce pas ? tes parents t'ont dé- fendu de manger des fraises et des groseilles avant qu’elles fussent bien mûres et bien colorées ? en te trom- pant avec ces dragées, tuas montré du moins que tues bien obéissante ; ainsi l’on aurait tort de se moquer de toi, car ce trait te fait honneur ; tu es une bonne petite fille.’ Et elle lui donua encore un morceau de gâteau, ce qui lui rendit bientôt mmier fleuri, Henriette s'était! toute sa gaieté. amusée dans la chambre: avec les enfants de l'instituteux, et leur avait distribué les sucreries que Sa fuère lui avait ordonné d’aller pren- dre dans le coffre de sa voiture. Ces sucreries, artistement travail- Jées et embellies defjoliesçcouleurrs, avaient frappé d’une vive surprise et d’une grande joies pauvres en- fants, qui n'avaient ercore rien vu de semblable. Ils avaient peine à concevoir que ces jolis petits mou- tons, que ces bergers, ces charman- es petites guirlandes et ces cor- bsilles de fleurs pussent être man- des. Aussi, quand la demoiselle Dans cet intervalle, Catherine, pour les dames étrangères. la blanchenr était vraiment éblouis- sante ;: on y voyait une écuelle de lait doux, une autre de lait caillé, un beau morceau de beurre frais po- sé sur une assiette garnie de feuilles de vignes, dont le beau vert foncé relevait encore la couleur déjà si appétissante du beurre ; un compo- vierge pur comme de l'or. + Jeur dit de les briser et d'en goûter por aa d'après l'ordre de ses parents, avait | prospérité de votre aimable tamil!e, préparé quelques rafraichissements | La ta-| ble fut couverte d’une nappe dont | respestueusement celvi-ci. | — Et moi pareillement, dit Thé- rèse en choquant les verres, je bois tier contenant du fromage blanc !sauriez vous faire une idée du bon- entouré d'une belle crème ; un au-'heur que j'ai tant aimée et tant ire compotier où il y avait du miel lregrettée. Je ne donnerais pas ma | È Sur le félicité actuelle pour ne couronne Re ER ner à Hu CRAN, LE oh ro Palin le 25 Len nie TR ee gt a 0 6 + GLIRLANDE DE HOUBLON + 2 bout de la table était un pain ce ménage savoureux, à l’autre Loit une miche de pain blanc que Ca- therine était allée chercher en se- cret chez le boulanger voisin. Le tout était entouré de plusieurs pe- tites corbeilles de jonc élégamumert tressées, garni:s intérieurement de feuilles de vigue, et remplies de plusieurs espèces de fruits parfaite- | ment bien conservés ; un magnifi- que bouquet de fleurs de la saison, o Marque de commerco CA UN TONIQUE POUR TOUS ; IL FAIT DU SANG NOUVEAU IL DONNE DE LA VIGUEUR # IL FORTIFIE IL PRODUIT DES OS ET DES MUSCLES i © L Ecployé avec le plus grand avantage eee ge en faibles. KEm- ncopes, rose aux joues Le sl dar ace Davis & Lawrence Co., Ltdä., Montréal Can Eat Anytning Now. How many Dyspeptics can say that ? Or perhaps you are dyspeptic and don't know it. Have you any of these symptoms ? placé dans cn vase, occupait Je mi- lieu de la table. Les assiettes n’é- taient qu’en faïence, et les cuillers en fer : mais le tout reluisait de! propreté. Hermann apporta une bouteille d'un excellent vin vieux, reste de celui que la bonne maîtres- | se de poste leur avait envoyé peri- da’it la maladie de Thérèse, et qui depuis le rétablissement de celle-ci | avait été soigneusement conservé ! dans la cave. Illa pose vis à-vis des places réservées aux dames de! Vertval. Quand les deux amies entrérent dans la maison Mme. de Vertval. fut agréablement surprise en voyant | l’arrangement de cette table cham-. pêtre, Qu'ils sont heureux les habitants de la campagne! dit-elle, la uature leur prodigue ses présents les plus précieux! dGulait, du beurre, du miel, des fruits délicieux! ‘Vous avez tout c2la de la première main tandis que dns les villes nous pa- yons tout cela fort cher, et ne l'a. vons jamais aussi bon ui aussi frais que chez vous. Qu'elles sont fades toutes les sucreries les plus recher- faisante nature, de ces maguifiques fruits, par exemple!” Mme de Vertval s’assit à côté de Thérèse; Henriztte et Catherine # placèrent en face; Hermann vou- lait rester debout pour servir ces dames; mais Mme de Vertval lui dit du ton le plus aimahle: ‘‘Monsieu Hermann, venez vous placer à côté de moi, nous n'avons pas encore causé ensemble, et j'ai des prépositions à vous faire. Ce- pendant commençons par profiter de cet excelient goûter, et nous cau- serons ensuite plus à notre aise.” Hermann fit les honneurs de la table avec une parfait aisance, et les dames étrangrès mangaent de tout avec beaucoup d’appétit. Lors- à qu’on fut arrivé au dessert, Mme de Vertval parla ainsi à l’iastitu- teur: Trinpons à la santé ct à la monsieur Hermann. Et surtout à la vôtre, résondi à la santé de ma chère Lénore et à | notre constante amitié. | —Qui, toujours, ma bonne Thé- | rése, amitié entre nors, à la mort! | Ah! monsieur Herman:. ajouta-t- \elle en s'adressant à lui, vous ne Variable appetite, a faint gnawing feel- ing at the pit of the stomach, unsatisfied hunger, a loathing of food, rising and souring of food, a painful load at the pit of the stomach, constipation, or are you gloomy and miserable? Then you are a dyspeptic. The cure is careful diet ; avoid stimulants and narcotics, do not drink at meals, keep regular habits, and regulate the stomach and bowels with BURDOCK BLOOD BITTERS, Nature’s specific for Dyspepsia. Miss Laura Chicoine, Belle Anse, Que., says of its wonderful curative powers :— : Last winter 1 was very thin, and was fast losinz flesh owing to the run-down state of my system. 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