nr memes = I'IMPARTIAL, J EUDI LE 24 MARS, 1898. Un Article Malheu- r'eux ee Le Signal, feuille libéral de Montreal, prétend que si M. Laurier avait, dès son arrivée au pourvoir, ‘“‘consuité Mgr Lan- gevin” sur le modus vivendi à établir enyre la minerité lésée et le gouvernement Greenway, “Mgr Langevin aurait tout sim- plement repoussé les avances du chef libéral.” Qu'en sait notre confrère ? Evidemment il n'en sait rien 1lne fait là qu'une supposition purement gratuite, il porte un jugement manilfeste- ment téméraire. Quoi qu'il en soit, une chose est certaine, c'est que M. Lau- rier n’a pas tenu la promesse qu'il avait l'aite pendant la lutte électorale de procéder par des moyens de conciliatien, de faire faire une enquête par une com- mission à la tête de laquelle se- rait sir Oliver Mowat. Le premier ministre n'ayant pas tenu cet engagement solen- pel et cssentiel, nous avons le droit de le teuir responsable de ce qui est arrivé ensuite. Si M. Laurier avait loyale- ment exécuté ses promesses, s’il avait sincèrement tenté d'opérer un rapprochement entre la mi- norité et le gouvernement, au lieu de procéder ex parte ; et si Mgr Langevin avait ‘repoussé les avances du chef libéral”, le dit chef libéral serait aujour- d'hui dans une position plusen- viable. Êt on serait plus disposé à lui pardonner son erreur,—er- rare humanum est—s’il voulait admettre franchement qu'il s'est trompé en essayant de régler di- plomatiquement la question sco- laire sans consulter Mgr Lange- vin, sans chercher, au meins, à s'étendre avec lui. Mais le grand tort des hom- mes publics, en général, c'est de ne jamais admettre qu'ils se trompent parfois, comme le com mun des mortels. Le Signal dit encore : “D'ailieurs, dans une question de cette impertance, les suscep- tibilités ne sont pas de mise et Mgr Langevin pouvait fort bien faire en 1896 ce qu'il fait aujour- d'hui, approcher M. Laurier, 4- fin d'arriver à upe cntente, à une acceptation d'un état Ge choses incontrôlable dans le mo- ment, sous réserve pleineet en- tière des droits ou privilèges de la religion catholique. Si Mgr Langevin cüt alors adepté la ligne de conduite daus laquelie il n’est entré qu'après la déei- sion de la cour romaine, les ca- tboliques ne seraient peut-être pas éloigaés aujourd'hui de la victoire définitive.” Est ce à Mgr Langevin à faire le premier pas en 1896? Cer tainemeut non ! Et il faut vrai- meat de l’outrecuidauce pour le soutenir. Chef religieux &e la minorité lesée, Mgr Laugevin n'avait qu'une chose à fure : deman- der justice, réclamer, dans Jeur intégrité, les droits des catholi- ques. Puisque le nouveau gouver- nemen fédéral prétendait qu’il Jui était impossib'e, çour le mo- ment, de remettre ia minorité dans la jouissance de fous ses droits, c'était manifestement son devoir d'aller trouver le chef de cette minorité et de s'entendre avec lui sur les bases d'un mo- dus vivendi. C'est là une vérité si évidente que le Sig al doit la compren-| dre comme nous; seulement l'esprit de parti veut qu'on na- vone jamais les torts de ses chefs politiques, quel palpables que soi-ut ces torts. Un journai de parti daub:ra volontiers sur un évêque, sans rime ni raison, mais n’admeitra jtitiuis juive ON chef ait pu errer jà ve 4 CO Chu ti -mhi vuctaut. Et quitoud de prit de parti fi mé- |puis lengtemps,—c'est |saumure à haute dose Ique, an:si bien que le se! leurs, ct gr'it ne fau‘ adminis-| Î | : |trer ces sui prisable. Pour notre part, nous serions parfaitement disposé à oublier les luttés du passé et à aider M. : Laurier, dans la mesure d: nos forces, dans notre modeste sshè. re d'action, à faire entrer cette question des écoles manitabai- ines dans une phase moins ai gqué. Et {ous ceux qui veulent sincèrement se conformer aux directious du Souverain Ponti- fe sont dars la même disposi- tion d'esprit. Mais nous avertis- sons M. Laurier que des articles comme celui qui vient de pa- raitie daus le Signal sont de na: ture à tout cempromettre, à empècher tonte entente et mé- me toute detente, —La Vérité. Les Porcs et le Sel Tout le monde ne s'adnne pas à l'élevage du porc; mais enfin,il y a beaucoup d'éle- veurs et le nombre des fermes où les porcs sont en quantité est loin d'etre négligesble. Il n'est donc pas superflu d’appeier l’at- tention sur un détail peu connn quia pour conséquence l’em. poisonnement des porcs. Avec raison, les éleveurs et les fer- miers ajoutent un peu de sel de cuisine à la ration alimentaire de ces animaux. Le sel augmen- te l'appétit et facilite la diges- tion. Mais dans quelques ré- gions on à piis l'habitude de substitrer au sel de cuisine de petites quantniés de saumure. À très petites doses, cette prati- que n’a pas d’inconvénients ; seulement, à côté de l’usage, il y a l'abus. D'après le docteur Noeruer, qui signale le fait dans un jour: val agrico'e de la Saxe,on a rele. vé récemment d'assez nom- breux cas d’empoisonnement par Ja sauaure de haieng. Le premier cas s’est produit aux environs de Dreste, dans une €- table de trente porcs d'âge diffé- rent auxquels on donnait dans la nourriture fraiche du soir une quan'ité d'environ 10 pintes de saumure. D'habituce, on mélait intimement .a saumure avec Ja ration ; un Jour, en ne méla pas convenablement, ct l'on servit les percs eb commençant par la rangée de droite. Le lendemain, les nenf porcs de droite furent malades, leur corps était affecté de tremplements pius ou moins prononcés. Daus l'après midi, rirent. Deux autres moururent dans la soirée. Les animaux du en bonne santé. Le deuxième cas est survenu l'hiver dernier Un propriétaire faisant en petit lélevage du porc acheta chez un épicies un tonneau vide ayant contenx des harenges, mais Jans lequel ge ‘trouvait encore de saumure. li mit ia sanmure à beaucoup part et en v_ rsa dans la neurri- ture de ces pores qui manwerent avec un appétit inaccontnmé. Tout aila bien plusieurs jours durant. Le 6 fevrier, dans un mélance de pommes de terre. Le 7 fvrier, les neuf pe- tits porcs qu'il elevait tous malades En jours tous moururent, sauf un. Ces pe- denx ils étaient dans excitation incroyable ; comm d s fous, ils se precipitaiont contre les murs, hurla‘ent, bondissaient taient à plus de 59 une «ct sau- centimètres ralysés. L eet inutiie de fl ce q: ra de £e de- Ja exemples. inportera soavenir, te l'on sait que est | d'ail- bstances aux bestiaux Iqu'avec précaution, en prtite quantité, et eh cviaut de Îles iméisr à (Cur 1ati0n «lim: uta! € done mp bind ae se pluies de ces jours derniers, cinq porcs âgés de trois ans pé- côêté gauche de l.étable restèrent: il versa! . L d'un coup le reste de la sau mure étaient | tits porcs eurent une ‘singulière {6 6 ft 3 in., with iweuntings and trimmings to suit. façon de tém iwner de leur mal; ! | en l'air ; puis 1is tomheérent pa- altüiplier Les: no M CPE CORSA GE d’une façon continue. Avis aux|eaux continuant, la glace du éleveurs. | haut de la rivière jasqu’'à Saint Pieet Saint-Césaire parte, en- de Barsalou, de la Foucitté Morison. Jamais pareil'e inon-| Hyacinthe Saint Hyacinthe, 14 — Les|quante ans. jointes à la fonte des neiges, ont amené Ja crue des eaux plus tôt qu’à l'ordinaire, et fait déborder l'Yamaska sur tout son par- ‘cours. L'inoxdation est surtout considérable dans le coude for mée par la rivière depuis Ja chauscée située un peu au-des- sus du pont Barsalou, jusqu’au pont Morrison. Dimanche matin, l'eau a com-| mencé à monter à six heures du matin, à uue heures p. m.,, elle s'était élevé de 12 pieds et elle nonde une grande partie du quartier No 1, le marché à foin et presque teutes les habitations situées entre la rue Sainte Mar-! guerite et la rivière, dans les quartiers Nos 2 et 3. Une vieille maisou appartenant à Mme Mar- tin, a été emportée par le cou- rant. Heureusement tout le monde était parti, plusienrs fa- milles ont été forcées de quitter leurs maisons à cause de l'insa- lubrité, et de se réfugier chez des parents et des amis. Les rues | ANTED-TRUSTWORTHY AND Concorde, Saint-Paul, Sainte-| active gentlemen or ladies Marguerite et Pascal, et la place {0 travel for responsible, esta: du Marché à foin, sont transfor- blished house in Prince County. mées en Canaux et sillonnés par! 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