=” LA € LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. / L ASE Ÿ = ion jai TE Se TEL ee ES 2 forcer fe ENS “ HW Mosclier G. BUOTE, RÉDACTEUR. ’ F. J. BUOTE, GËÉRANT VOL. 3. NO. 42 11 ANNEE SR SASLSASE SAR SALE SAS SA PE SANS ASE LE FEUILLETON DE L'IMPARTIAL ANTHONY OU LE CRUCIFIX D'ARGENT. TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 10 DEC. 1908. 2006000000 Le jeune homme s'arrêta, effra- yé de l’air farouche de lord Drum- more. Celui-ci pria le révérend Wake- man de rejoindre ses fils ; et, les voyant approcher,d’'un geste impé- rieux il leur ordonna de s’éloigner. Alors,s’avançant sur Anthony, il lui prit le bras, qu'il étreignit rude: ment. L'adolescent réprima un cri de douleur, et regarda le comte d’un œil surpris et presque suppliant. Lord Drummore l’entraîna à l’é- car; en silence. Quand il fut hors de la portée des témoins, il contem- pla un instant l'élève de M. Weel- ford avec une expression si terrible, que l’enfant trembla sous ce regard parçant et iuquisiteur. ‘ Anthony, dit enfin lord Drammore, il est impossible que vous fréquentiez ma maison désor- mais. —Que vous ai-je fait, Milord? balbutia le jeune homme avec dou- leur. —Ne m'interrogez pas, s’écria le comte. Je vous défends de re- mettre jamais les pieds à Drum- more; jamais ! jamais ! entendez- vous ?’” Anthony, foudroyé par ces pa- roles prononcées avec ute violence extraord'naire, demeuraïit imino- bile. Lord Drummore ajouta : «“HÂtez-vous de quitter ce châ- teau, et n'ayez pas la témérité d'y reparaître à l'avenir. —Que dirai-je à M. Weelford? demanda l'adolescent. __C'est votre affaire. —Au moins, Milord, ne me per- soler. tretiens avec les jeunes Drummore, avait, par mégarde, laissé échapper quelque allusion à la foi romaine. semblable, l'élève de M. Weelford lontairement qui puisse vous dé- plaire ! —Je prends acte de vos promesses. Mais, Milord, avant de me sépa- rer de vous peut-être pour toujours souffrez que je vous remercie encore une fois de l’accueil dont vous m'’a- vez honoré et de toutes vos bontés pour moi. Soyez sûr que je n’ou- blierai jamais ni vous, ni votre fa- mille, et que je ne cesserai de faire des vœux pour la félicité de tous les nobles habitants de ce puissant manoir. — Allez,’ murmura le comte. Et il suivit longtemps des yeux l’adolescent qui s’éloignait ; son vi- sage exprimait à la fois la haine et l'émotion. Anthony rentra très-affligé à Green-Rood, et fit à M. Weelford le récit exact de Ja manière incom- | d'habitude, sais se confinait ? ne devinaient point. hasard de ses domaines, il montrait une physionomie plus sombre, plus inquiète que jamais. Lord John Hardy Drummore s’attirait de plusen plus les anti- pathies des habitants de la contrée. Nul n’aimait à rencontrer le re- douté personnage. A la vue du grand cheval noir qu’il montait les enfants et les fem- mes s’enfuyaient. Lady Ashley ni ses hôtes ne pou- vaient s'expliquer ce brusque revi- rement chez le comte de Drum- more. Pourtant ils avaient par- faitement remarqué qu’il datait du renvoi d’Anthony. Mais r'uei rap- port existait-il entre cet :.cte et la, solitude com plète où 1e noble Kcos- C'est ce qu'ils A bout de co mmentaires, ils s’ar- préhensible dont lord Drummore |rêtèrent à l'idée que lord Dium- l’avait congédié. Ashley, qu’Anthony, dans ses en- Bien qu’il ne se rappelât rien de finit par se persuader qn'il s'était oublié à son insu, et que cette inad- | vertance était la cause de son ren-; voi. IV | UNE RENCONTRE more, Le chapelain s’efforça de le con- 'tholiques, et forcé par les circons- |: Il supposa, ainsi que lady | tances à dissimuler quelque temps ses sentiments secrets, se contenir davantage. élevé dans la hai ne des ca- n'avait pu De là l’éclat envers l’élève de M. Weelford. Peut-être aussi pensè- rent-ils que l'isolement dans lequel il vivait avait pour cause sa répu: gnance à voir, des fidèles à la loi romaine. même en passant, Quoi qu’il en fût, plus le comte devenait dur et oppressif à l'égard | des catholiques, plus lady Ashley | redoublait de zèle et de charité | | pour les soulager. | L'habitation de Green-Rood À : P Lame Back for Four Months. Was Unable to Turn in Bed Without Help. Plasters and Liniments No Good. This was the experience ef Mr. Benjamin Stewart, Zionville, N.B. Doan’s Kidney Pilis CURED HIM. He telis of his experience in the follow. ing words: ‘For four months I was troubled with a lame back and all this time was un- able to turn in bed without heip. 1 tried plasters and liniments of all kinds but with no effect. 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Il reprenait ses habitudes d'autrefois, alors que Charles II ne régnait point encore, et que lord Ashley, ce parent de lady Jane, n’était pas au pouvoir. Chose étrange ! maintenant il faisait de rares excursions hors de —Dieu me garde de rien faire vo- son manoir. Quand il sortait par Ils trouvaient toujours là des se- cours matériels, des consolations, d’affectueux encouragements, et, ce qui était pour eux inapprécia- hle en ces temps de persécution, les secours spirituels dont ils a- vaient besoin. Non contente dese dévouer ain- sià ses frères de la religion ro- main, lady Jane descendait chaque jour à Elanelly, accompagnée de plusieurs serviteurs portant des provisions de toute sorte pour les (Suite à la 8ème page) Are you centemplating going South or iuvesting money there £ We advise any of our who contemplate going South for ‘he winter and want to rent a fur- hed cottage or secure board in ig house or private fa- mily, or are desirous of investing money down there, 10 first write Mr. John T. Patrick, Pinebluff, N. C. Mr. Patrick has made a Spe- cialty of furnishing information to Northern people who want to find winter homes or to those who de- sire to loan money down there on mortgages. He isa man that can be relied upon to give honest in- formation, and to protect the inte- rests of those who trust their money to his care. Recently j abders asked Mr. Patrick to give readers pis hotal, boardit reference as tusiness ability, the names of the nt. da Cr anima cor D. PERTE MN na as tohis character and | pompage sent A y and he furnished | sed enveloppe. Chief Justice of | his state, Judge Walter Clark, . leigh, N. C., and the Editor of the leading daily in the state, the| News & Observer, Mr. Josephus | Daniels, Raleigh, and the Editor-| |in-Chief of the Boston Transcript, | | Mr. E. H. Clement, and these |men said in reply that whatever | Mr. Patrick said could be relied | upon. Therefore it will pay you) to write Mr. Patrick before you locate, and if you have moïey to | oan, secure his assistance to get hehighest rate of i nterest on good first-ciass mortgage down South Lunch Room AND Restaurant I have opened a lunch room ane | restaurant at my old stand, Tig- nish, where lunches can be had at | all hours. 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