cape t 4 : lisabeth, mais Joseph n'y voyait ST È RE F ; : . “ pe me à mg ee: ——— ————— Pt M th D here then dd ERA : ] re re er À rm rm Sr nor ore gg sie ed A QE RN\ ne mm BMP pe gi Er nn nc TROIE are ER RÉ PESTE RS CPR PS TR mar TT w Mosele er ERNEST me CS PT ET PPT RCE PRE 2 ; n FA 9 ‘ à LA CIE. DE PUB. DE L' ee + IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. G. BUOTE, RÉDACTEUR. F. J. BUOTE, GÉRANT LL VOL. 3. NO. 36 TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 15 OCT. 1903. 1 ANNEE. SRSASRIASRSASR SALSA SALSA SR SAUSESA FEUILLETON DE L'IMPARTIAL L'AVENTURIER MALGRE LUI. RISARIRIRIRIRIRIRIRIRIRIRERIRIRERIU RE Charlie, vaillant et loyal, devait suppléer à Gartñer sur les marchés, traiter les affaires, surveiller les cultures. Il ne fallait pas se dissi- muler que le jeune compagnon de l’Alsacien pouvait s’éprendre d’E- ; les deux en- en effet. Il en aucun inconvénient fants s’aimèrnt, fut enchanté. “Quand je mourrai, dit-il elle ne pourra rencontrer un plus digne soutien. ”’” Le pauvre homme mourut, en effet, mais brusquement et sans a- voir le temps de marier sa fille. A son lit de mort, il bénit ses enfants et leur recommauda de ne pas at- tendre la fin du deuil pour s’épou- ser. Mais, depuis déjà une trentaine de mois, venait périodiquement à la ferme un certain cow-boy, dont les fonctions consistaient à ramas- ser, dans les habitations, les che: vaux etles vaches, génisses ou bœufs achetés par son maître, et à les conduire vers les immenses pâ- turages que celui-ci possédait sur les frontières du Missouri et du Texas, non loin d’un de ces terri- toires qu'on appelle Réserve des Indiens. 0006000000 affaire à traiter près de Jefferson city. EKlisabeth ne jugea pas né- cessaire de l’accompagner, le cow- boy étant venu trois jours aupara- vant, et ne devant, selon l'usage, reparaître que six semaines plus tard. Mais voici que, de Jefferson city, lisabeth, l’informant que l'affaire pour laquelle il s'était absenté 5e présentait comme pouvant donner des profits énormes, et qu’il était obligé, pour la conclure, de se ren- dre à Littie-Mount, petite ville si- tuée aux portes du Texas. Son départ laissait la jeune fille seule pour quatre ou cinq jours. Alors, sa crainte d’être visitée pat le gigantesque cow-boy devint très grande. Le troisième jour, il arriva, en effet. Le drôle savait, sans doute, que Charlie était absent, et l’air in- solent, provocant même, qu'il af- fectait en entrant dans la ferme, di- sait assez qu’il avait projeté quel- que infamie. Cependant, la jeune file avait l’âme haut etle cœur sans fai- blesse. Ayant qu'il fût descendu de cheval, elle était devant lui : ‘Mister Grafft, lui dit-elle, nous Ce cow-boy se nommait Grafft et était fils d'un Kentuckyen et d'une | femme sioux. sale, Grafft joignait à une force! physique extraordinaire la froide férocité de ses aieux maternels. Dès qu’il eut vu Elisabeth, le sang-mêlé renouvela ses visites beaucoup plus souvent que ne l’e- xigeait sa profession. Il l’aimait, croyait-il, du moins. Aucun danger ne pouvait être plus redoutable pour les fiancés que cet amour d’un homme habitué à vivre dans les prairies sans fin, où, chaque jour, il trouvait une oc- casion de se mesurer soit avec un Indien, soit avec quelque bandit n'avons aucune bête à vous livrer. Il est inutile de vous arrêter chez D'une taille colos- |nous.. .”’ Mais le colosse lui coupa la pa-| role, en disant : ‘J'ai à vous parler et je suis ve- nu pour ça.” Il mit donc pied à terre et, en homme qui ne se cache pas, sans cérémonie, au milieu de la cour, il demanda à la jeune fille de l’épou- ser. “Vous savez bien que je suis fiancée à Chariie, répondit-elle. —Bah ! vous n’avez qu’à rompre. | Je vaux bien ça, riposta l’impudent personnage.” + de son espèce. Ces gens ne craignent pas Dieu, ni le diable, ni la justice humaine, ni rien. En rencontrer un loin des ranches est aussi périlleux que de se trouver face à face avec un ours grizly ou quelque jaguar friand de chair humaine. Élisabeth en avait grand’peur, et pour ne jamais se trouver seule à la maison quand il viendrait, elle a- vait repris ses habitudes un peu vasabondes, accompagnant SOu fiancé partout, aussi loin qu'il al- lait. Ce qu'elle craignait par dessus tout, c'était une rencontre entre Charlie et Grafit. Certes, Noiret ne le cédait à per- sonne en bravoure ; cependant, il ne pouvait espérer d' avoir -le des- sus dans une lutte corps à corps avec ce formidable adv ersaire. Il n’y aurait eu pour lui qu'un mo” | yen de s'en défaire : lui envoyer une balle dans la tête quand une} bonne occasion se presenterait, | mais, quoique très Américain, mal- gré son non français, Charlie était trop loyal pour avoir recours à ces \tre un malfaiteur digne de tous les venir insulter Trois ou quatre jours avant les | une femme quand son défenseur procédés expéditifs. événements dont nous avons donné | Je récit dans la chapitre précédent, Charlie avait dû s’absenter pour |où, que mon fiancé soit join pour une journée. Il s'agissait 1 une Noiret envoya un télégramme à E-| Elisabeth lui tourna le dos, mais | Elle était trop belle dans sa bre- voure, la pauvre Elisabeth, pour ue pas exaspérer l'esprit bestial et ! grossier de cet homme sans frein. | ‘C'est bien, ’’ dit-il. Et sans ajouter un mot, il redes- cendit de cheval; conduisit sa mon- ture à l’écurie et grommela : ‘‘Je l’enlèverai cette nuit.’? Elisabeth avait trop peur de ce sauvage pour ne pas s'attendre à tout. Sans perdre une miuulie, elle sortit par une porte de der- rière, suivie d’un serviteur, qui portait sa selle et sa bride. Dans une clairière, au milieu d’un petit bois, paissait son cheval favori, un | de ces mustang du Mexique, capa- | bles de faire cent milles dans une journée. La bête sellée et harnachée, elle sauta dessus et partit au triple ga- lop pour gagner une gare et se rèn- dre auprès de Charlie. L'atroce cow-boy la vit passer comm2 un éclair; une rage noire s'empara de lui. ‘‘Jela rejoindrai au milieu des Cholers Infantum, Seasickness, and all kinds of Summer Com- plaint are quickly eured by taking Dr. Fowler’s Extract of Wild Strawberry. It has been used by thousands for nearly sixty years—-and we have yet to hear a complaint about its action. 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Quant à Grafft, il vit le danger juste au moment où il se rapprochaïit d'elle et cria : | ii la suivit dans la maison, et, com- | me elle le repoussait avec plus de | véhémence : ‘Soit, dit-il, je vais tuer Char-| vous n'aurez plus de. lie ; après, prétexte pour me refuser.’? Cela dit, il remonta sur son che- val et sortit de la ferme. La bestialité de cet homme était célèbre. On citait de lui des faits monstrueux. Quand il avait for- mulé une intention, jamais il ne re- culait avant d’avoir accompli sa volonté. cela. soudre, tre. ‘“J'aiun remords, dit-il ; avant de continuer ma route, j'ai eu .. | l'idée que vous auriez réfléchi.” lisabeth. ‘“Cow-boy, lui dit-elle, vous êtes | ‘un lâche.”” Le drôle pâlit affreusement. | “Il n'ya pas un Américain, re- | | prit la jeune fille, qui, à moins d’ê- | mépris, qui oserait est absent. Vous, au contraire, | vous avez attendu, caché je ne sais [commettre votre misérable action.” Il y a des brutes comme; Elisabeth restait pénétrée d’é-| pouvayte, ne sachant à quoi se ré-) quad elle le vit reparai-| Li La colère monta au cerveau d’E- ‘Tu vas mourir, et je tuerai Charlie. ’? | XXI ‘Tel sut le résumé succinct du récit qu’Elisaheth Gartner fit plus particulièrement à la bonne Annah Billenbrcck. | ‘Quel malheur que cet ineendie !! reprit-elle après une inittute de si-| lence. Mon pauvre ‘‘Ouragan”’ | aurait certainement pris de l’avance sur le cheval du cow-boy, et je se-| rais arrivée à temps. Mois voi- là trente et quelques heures de! |perdues. Comme un Indien pii- lard et meurtrier, dont il a le sang, Grafit se cachera dans quelque buisson et tuera Charlie...’ Elle se leva, violente. ‘‘Nou, dit-elle, cela ne sera pas. | Dieu est juste. Il ne peut per- |mettre semblable crime..Mais où | sommes-nous donc ici ?’’ | À cette question, nul parmi nos amis ne répondit, d’abord. Is | [cnganies les uns autres. ‘Hélas ! m:demoselle, | Claude, nous ne | nous-mêmes. —Quoi ? d'où venez-vons donc, avec vos vélocipèdes ?’’ On la mit en deux dit enfin le savons pas inots au cou- raut de ce que le lecteur connaît, et Michon ajouta : ‘Mais vous ? ne savez-vous pas où vous alliez ainsi ? | | pius. | à Little-Mouut. cinq Charlie doit être rentré.. me, c'est bientôt dit. un mille par deux minutes. loin que vous ne le dites. La seule chose que je puisse dire, c’est : jue, de l’autre côté de la rivière, à dix, quinze, vingt-cinq | milles au Sud, passe une voie fer- rée par laquelle on peut se rendre — Permzttez mon enfant, il vau- | drait peut-être mieux revenir chez vous. Votre fiancé vous avait dit : jours. Ils sont révolus. Le matin même où j'ai pris la fuite, un autre télégrame imn'annouçait une absence plus pro- longée. Et puis, revenir à la fer- ‘‘Ouragan,’’ de onze heures du matin à dix heu- res du soir, a dû faire, qui sait, quarante lieues peut-être. Dans ia dernière heure de sa vie, à travers Jes flammes, je gage qu’il dévorait Re- —Nou. J. H. Myrick & Co Importers aad llealers in DRY GOODS HARDWARE BOOTS & SHOE* FINE GROCEKIES And Fi: hing Supplies AT TIGNISH : and A LBERTON We have just opened a tull ano complete stock oi NEW GOODS. We are prepared to Supply the wants of the farmer, fisb- erman and mecha- tourner à pied : il faudrait cinq journées an moins. Non, non, j’i-| raien avant. Je trouverai bien ce raiiway. —Il doit passer beaucoup plus —C'est possible, car dans la nuit on n’a entendu nison roulement, ni son sifflet. Et le vent portait. Mais cela m'est égal. Jepars. Il y a dans les arçons de ma selle deux couteau. Je les à la grâce revolvers et un prendrai en passant, et, de Dieu. —Et coment vivrez-vous ? —Oh 1 ça ! est-ce qu'il n’y a pas des daims en q'iantité ? —Alors, nous vous gnons, Car fous aussi chous une gare. —Et fasse le ciel que nous trou- vions, vous votre femme, et moi mou fiancé, vivants, dit Elisabeth avec l’exaitation que donne un a- nous cher- mour profond, inaltérable, im- HiCise. —D% quel côté nous dirigerons- nous ? demanda Michon, à qui sa douleur, éveillé: par l'analogie des tourrents endurs, imposait, pour ainsi dire, use angoisse plus cru- elle. —D'abord, nous devons passer la rivière, répondit Mile Gartner, Par} jetee i a10: — Je vous s demande pardon. mal} CUT, 1 11ICCL die li a et marcher à l'Ouest. (Suite à la Sme. Pige) [we can meet al accompa- | nic We invite in tending purchaser: to give us a cal, and they will finc competitors, and save to them the trouble and ex- pense of going ti Summerside O7. Charlottetown. mnt Dr. Murphy PHYSICIAN AND SURGEON TION... 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