mms L'IMPARTIAI, JEUDI LE 24 MARS, 1898. { “Une Fete Franco Russe en. 1721 Ce n'est pas d'hier, cemme vous l'indique letitre, que le cri : Vive la Russie ! a retenti dans les rues de la bonae ville de Paris. Avant cette année de grace. et de graisse, —on verra pour- a Les Français étaient bons vi- vants...Il allait les bien trai- ter...comme la noblesse, comme les ambassadeurs..…....1ls étaient gais.……il allait les divertir. 11 fit donc dans ses cuisines, sous la haute direction de Cré- py, le fameux rôtisseur, le Potel du temps, préparer un festin pantagruélique. Pendant un jour, le peuple appelé à le dévorer, {ut d’abord quoi tout à l’heure.— Paris a- vait eu la visite du tsar Pierre} le Grand. Sou entrée dans la ca- . pitale se fit à neuf heures du soir, et, disent les historiens, dé- raugea tout Paris et suscita, comme celle de son successeur Nicolas, le plus vif enthousias- me. Le sire moscorite, ainsi l’ap- pelait-on, conquit du premier coup les sympathies des Pari- siens, voire, dit la chrozique, le promenade à travers la ville, car il voulut tout voir, faisait am- ple moissen d'acclamation ets et d'hommages, qui lui parais- saient plus que tout agréables. À cette époque, le peuple ne voyait pas dans un souverain la personnifiaatien, le réprésentant d'un pays, il ne considérait que le souverain lui-même, ne savait pousser qu'un cri : Vive le roy !*.....[l ne cria que : Vive le tsar !......Ue tat néanmoins à cause de ce tsar que peu de temps après sa visite, on accla- ma la Russie en temps que pa- trie russe. Enchanté de son séjour en France comme gaze de sa sincè- re amitié, Picrre le grand avait tabli à Paris une ambassade qu'il voulut très brillante et pouvant le représenter digne- ment. Ce fut le prince Dolgorouki qui, en 1721, occupa ce poste de choix. “IL fant non seulement plaire au roi de France.—avant recom- mandé le tsar Pierre, —aux grands seigneurs du reyaume, mais bien aussi aux bourgeois, veire aux gens du peuple fran- çais, lesquels sont on ne peut plus estimabies ! invité à le mangér des yeux dans la cour de l'ambassade où en l’exposa. Puis, comme ceite façon ne pouvait contenter tout le mon- de, le prince Dolgorouki fit construire un char en forme de pyramide à hauteur d’un étage qui supporta les victuailles °n cette ordonnance : Sur le sommet de la pyrami- de, la pièce principale du festin : un boeuf cuit à la broche, tout cœur des Parisiennes, et dans sa; entier, qu'’ou d’essa sur ses pat- tes, tête haute, les cornes et les sabots dores. De chaque, côté du bœuf, un veau rôti, en entier également, et comme lui paré de guirlandes et de feuillages. Les quatre angles de la pyra- mide étaient eccupés par quatre moutons préparés de la même manière. Pour garnir les vides et com- bler les gradins.on disposa qua- rante cochons de lait entiers et cuits, eux, à l'étuve, qu'’escor- taient quaraute oies, quarante dindons, quarante chapons et cuit en entier, doré, farci en tout peint appétissant. Pour soutenir ces viandes, ve- nait une pyamide composéé de mille pains d’une livre qu’orne- mentaient des fleurs et des bran- ches de laurier. La nappe qui devait servir pour la table supportait Le tant, couvrait la charpente et décen- dait jusqu'aux roues. Le mardi, 23 novembre, ce char culinaire sortit dans Pa- ris, précédé d’un orchestre de trompettes, de tambours, de timbales et ds hauts-bois jouant des airs guerriers ou de danse | du pays moscovite. Ce n'étaient, cent poulets de grain, le tout 1l avait, en effet, réservé un veau qui fut amené dans la fou- le en surplus. Dans et veau il avait fait placer un artifice, Quand le peaple voulut se partager le veau, l’artifice écia- ta en gerbes tonnerre, causant une grand terreur et projetant des éclaboussures de viande jusque sur l'ambassadeur et ses invités. L'eflet de la surprise du cuisi- nier fut plutôt fâcheux. Cepen- dant, ajoute Barbier, le veau fut ma-gé quand même, quoique ayant un peu l’oGeur et le goût de fusée ! | C’est alers que le peupie en- thousiasmé, ne voyant pas en cette fête la réalisation d’un dé- sir du tsar Pierre, ne sachant ou ne pouvant acclamer l’ambassa- deur qui le lui offrait et se trou- vant ainsi repu, abreuvé. con- tent, en terre russe, eut l’idée pour manifester sa joie, l'inspi- ration plutôt de crier: Vive la Russie !......… Ce cri fit sensation à l'épeque et parat bien étrange. Nous je trouvons aujourd hui tout natu- rel et le successeur du prince Dolgorouki, le digne M. de Moh- renheim, n’a pas besoin de ser- vir une pyramide de viandes, ni même un veau farci d'artifice pour entendre crier sincère- ment : Vive la Russie! par les fils de ces gens du peuple que le tsar Pierrs le Grand appelait ses amis et qu'il déclarait bre- ves ; bons vivants et gais ! LEON SAZIE. LES CAUSES D'INSUCGES EX AGRICULTURE 1. Acheter à bas prix une terre pauvre plutot que de faire l’acquisition d’une terre fertile düt-on la payer cher. 2. Négliger l'égeütemeut du sol là où l'excès d'humidité re- tarde les travaux, diminue Je rendement et perd une partie des engrais. 3. Négliger les clôtures et per- mettre ainsi au bétail de dé- truire les récnltes et de dérau- ger incessamment les travaux. 4. Constrnire de pauvres bà- 15. Elever an bétail étique et dégénéré qui chaque mois con- sommera sa valeur en nourri- ture au lieu d'un bétail de choix bien conformé, s'engrais- sant rapidement avec peu et se vendant sans retard à haut prix et pour argent comptant, 16. Noeurrir irréguiièrement les animaux de la ferme, de ma- nière aujourd'hui à les faire at- tendre pour leur repas, pendant une heure tout entière et de- main leur distribuer leur ration bien avant qu'ils ne soient prêts à la consommer. 17. Négliger de semer beau- coup de trèfle chaque année et d’enfouir an moins un champ d'engrais vert, pour aider aux fumiers à ramener la fertilité sur les terres épuisées, ou la maintenir sur les terres riches 18. Négliger de faire le comp- te des profits et pertes de cha- que champs et de la ferme tout entière. de manière à résumer la situation annuelle financière. Le Chemin Du Yukon Veut-on savoir l’enormité du marché conclu avec MM. Mac kenzie et Mann ? Laissons de côté pour un mo- ment la valeur des terres don uées, et considérons la vaieur commerciale de l’entreprise elle- même. Le chemin que deit cons- truire le syndicat ne coûtera pas vlus de $4,000,000. De l’aveu de tous, et au témeignage de l'in- géuieur Jennings en particu- lier, les difficultés à vaincre sont médiocres. De plus, ce n’est vraiment qu'un tramway qu'il s’agit d'établir entre Teiegraph Creek et Teslin. Le chiffre de $1,000,000 est peut être encore trop élevé. Mais prenons le com- me base. L'intérêt sur ce capital n’est que de $160,000. Maintenant calculez les profits. Durant Ja saison prochaine, mettez au bas { mot 50,000 personnes qui vont aller au Klondyke où en reve ; : titi WAR ON KLONDYKE !' OME ON BOARD. À FEW 3ERTH ; LEFT e crafts are but the Phosphorescence en —— ed D \ L . / V &x 1 am the ship; imitativ my trail. DO NOT MISS THE RUSH Now is the time to send in your Photos, and tint larged ; by the time you will receiv2 your Crayon ypes to be en- Portraits, our in bloom from one beautiful little Garden of the Gulf will be a end to the other—Cheese factories, Lobster Packing etc., $1 a bushel for oats. The British Cavalry in India needs po LE ply. for war on the Afghan frontiers 1s inevitable besides t ne dred men-of war in the East must have something extra of Rice. Money will roll Klondyke will be out of sight. TESTIMONIALS. The two Portraits that M. N. Pineau has painted for rae are very life like. Well pleased. James H. Hunier, Aïberton, Dec 31st.'97 Received two Portraits made by N. Pineau. Very satisfactory. Cyrus Bordreault, Station Âgent, Miscouche, Feb. 18 98 Received one Portrait, painted by Nap. Pineau, as good as 1 ever saw. Mrs. J J. DesRoches, M1-couche Feb. 18th. "98. à M. Pineau— the portrait yon have painted for me is matchiess- The best work 1 ever saw. Sylvain Wedge, St. Louis Feb. 23rd ‘98 J'hotographs taken. Picture frames made to order. Mr Mark Graudet is my only authorized Local Agent for Miscouche. Per- sons in his vicinity, having orders, will please hand them over to him. Local agents wanted everywhere. Write fer terms. NAPOLEON PINEAU March 3rd 98 >? St. Louis, P, E. I. CHE A PEST Make them onrselives Dé oies Diéi nl rus-déces 0 te {iments et jen laisser se détério po EE cela fait —À— D débtie Leon mister qui Fan D rer faute d entretien. ES ges es moins wi + pour un autocrate, professait des | Sur ies balcons de l'hôtel 5. Hiveruer les bètes ___n | Û à. Li - E ne du es icées fort avancées pour l’épo- |'es-monioss et les ‘ponlains de- je nr . 2 rs ae ; | ambassadeur et de nombreuses | ant la grange. énormes. Voilà $750,000 peur la For Curs ee en » intéressant PS1 AU personnes de qualité assistaient| G. Labourer mal et légère- Première année. Déduisez l'inté- peuple, Fe France les | au départ du cortège. ment, en mottes plutôt. que |rêt, $160,600, et vous restez a- AND PRICES. grands seigneurs méprisaient sil On Je promena ainsi dans les |pul 2 r dé ent le rec $:90,000 pour payer les dé- r pulvériser profondément le sol. P Payer les dé à Lu ruës de Paris afin, —dit-on,— ; » . re 1121. du 21 AU |que ceux qui n’en pourraient a- 24, l'ambassadeur moscorvite voir dans la bouche. en eussent = . ‘ ” donna en son hôtel de la rue! de l’Université uns série de Le Z. 7. Couvrir impartaitement la semence par uu hersage rendu ‘difficile en raison des mauvaises ü | ‘aux moins dans les yeux ou dans conditions du labeur, et comme penses d'exploitation. C’est-à- dire que, dès la première année, la compagnie va faire plusieurs centaines de mille piastres de profit. SCHOGL FURNITURE fâtes conséquence laisser les mau- _. SRE | Ce même chroniqueur naif a- | vaises herbes s'emparer du sol! Mais pour la seconde année on Le premier jour, ce fut n + ' I . + Ca : , _. M joute que le char attiraune fou-|. 8. Semertreptard et perdre évalue à 200,000 le nombre de Good, "< {I On & Cheap passagers, ce qui, à $10 par tête, représente un joli denier de g2- 000,000, plus les revenus du tra- fic et-du fret, soit en de trois millions. Ei remarquez que la compa gnie a un monepole de cinq ans pour transporter les voyageurs et le fret. C’est à dire qu'au bont de cinq ans par la sewie exploitation d' chemin, la com- pagale aura remboursé les $4.- 000,000 représentant le coût de la construction, et aura réalisé un bénéfice do plusieurs mil- ainsi en preduits, suffisamment | pour constituer un revena net Vers sept heures du soir, sa! considérable. e nous quatre heures en l'honneur des! que nous |Croyons sans peine. jeuncs seigneur et des dames de | 1 .. È | la cour , dans la soirée, il y eut| ns … | promenade triomphale se termi-! 9. Négliser le dans les jardins de grandes 1ilu- | P ] { 4 1 | re tar ” b! | D | na, où le rentra dans la cour de 'cessaires aux patates, : >ié- | minations, ei bien qu’on ne nn , € ans la cour de s aux patates, au bie rait cru encore au jour, feux | L., | l’ambassads dont les pertes €- | d'inde et aux betteraves, carot: d'artifice, con-erts, et, consigne # Î grand diner qui commença à : 47 | le considérable, ce | : tout près oo ER rclages né- talent ouvertes. |tes et navets et au lieu de plan: Alors vingt gerbes de feu et|tes racines ne récolter que de autant de trompes d'artifice [!]|mauvaises herbes. F, donnèrent le signal, mettant 10. Acheter des instruments d Le lendemain, le prince Dol- toutes ces victuailles à la discré- Fi gorouki traita les ambassadeurs | {ion du peuple. étrangers. et ce diner coûta à! La discrétion du peuple, bon : predant avec eux beaucoup de jui seul la bagatelle de douze! vivant et gai, se manifesta de Ja temps à faire un mauvais tra- mille livres, l'argent ayant à l'é-| meilleure façon. En quelques | vail. poque trois fois la valeur d'au-\instants, tout fut emporté, y | 11. Abandouner les instru-| lions. jourd’hui, et les ambassadeurs compris ie char et les roues sup- | ments aratoires aux intempéries Donc l'exploitation seule du chemin, garantie contre la con- e narrateur enthousiaste, de ;y pombreux rafraichissements. | défectucux et dépenser plusieurs |fois le prix des meilleurs, en PR OR EH Ga étant treis fois moins nombreux, portant la pyramide, ce qui a- des saisons, dans les champs, on dut vraiment bien diner. | go | mena des scènes dent se diverti- | près des granges, snr le bord/Currence par le monepole, est Ainsi Îles premières recom-\rent fort l'ambassadeur et son d°s chemins, où ils se défor-|une considération suflisante pour, tait pas h à rester long-|termi nm di! Il faliait que les ministres fé. #15 ER NES pas omme à rester Ong— termina par un grand diner sul- dars le même champ et en di- ailall que S € : 27 . SM à à nr. ECG PARTIR - STENUTE BR DIENUES PRÛMP voyezun timbre 1; mandations du tsar étaient rem-!e Le: : rès veu! payer l’entreprise. | MA , MATINÉE L F'E— plies. Restait la dernière, et non. Me. ne mangea peint ne penis | . Lt cependant, le gouverne- MAIRR WRIGHT & CO. Ë la plus commode, car il n'était | sans boire ; le élue de! 12 Jeter négligemment les ment donne à ia compagnie, par Charlottetown point dans les coutumer de s'ec-| Pierre 13 Grand ne tenait vas à |broussailles le long des clôtures dessus le marché, une valeur en FA cupent du peuple, et nul preto- étouffer les amis du tsar. Il y où elles favorisent le développe- terres qui peut varier de vingt &z WRITE FOR CUTS AND PRICES. Û cole n'ludiquait ce qu'il fallait! avait des fontaines de vin qui Iment des mauvaises herbes, millions à cinquante millions de | Jan. 61h 1896. ï faire. 1i n'y avait pas de précé- | coulèrent de midi jusqu'à une | plutôt que de les brüier sur piastres. | ; Mets: 2. heure après minuit. place. ,. Non, il n'y a jamais eu pareil, F Mais ie prince Dolgoroukin'é-| Enfin, cette fête populaire se 13. Cultiver grain sur grain scandale au Canada. | RE nr OXIEN The wonderful focd fer the Nervcs _[tgives 11 1ty a d \iser tothcen tire sy tem. , Gives Sirength, Health to young ‘and old. temps indécis. | vi d'un bal pour les personnes æminuer ainsi les predaits tout déraux fussent frappés de vez. “Les français —avait déclare de qualité qui avaient assisté alen l'infestant de mauvaises tige lorsqu'ils ont signé cet in-|1! | Pierre le Grand,—sont gens ce pillage divertissant. | herbes. |croyable centrat | Fes Nous ol : braves, bons vivants et gais !.….| Barbier, qui fait aussi rapport | 14. Négliger d'étendre les fu-| Le peuple vat-il se réveil- | ee ne alnons une spé Ré £ Ces paroles augustes, en lui |de cette fête dit que Crépy, le miers au temps convenable, | ler ? Hubs are rge ve x SU £ revenant à la mémoire, tirèrent rôtisseur, en voulant trop bien | puis les vendre pour sen débar- | l'ambassadeur de souci. faire gäta un peu la soirée. !rasser. | pr À nn BEA. 5 pour notre Guidedes In- plus de patentes us les autres mgé- venons For SALE By | NEIL M'KINNOs%x | Summerside P, E, I. MARION & MIARIQN, EXPERTS. No, 185 ruc £c. Jacques, Montréal. Tel. 2398, dent 2: ce Journah ” Ripans Tabules cure flatulence. | Kipans Tabules cure bad breatx.