* À è C Lx =... ” VOL. 3. NO. 17 LE SRE SRE IAERSALRLALRSARE SAGE SAIS SR RTE ne RTE RS nf à Lt _ TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 4 JUIN 1903. CS D / PER AT Union fait la Fo ANSLU ES 7 \ #4 w Moseleyr FEUILLETON DE L'IMPARTIAL 5 Moirot s’efforça d'expliquer à)! la vieille folle qu’il était impossible | de faire rentrer la chaloupe et de | priver tant de personnes du plaisir | qu’elles se promettaient à la chasse, uniquement pour ménager les nerfs | de Phanor. Mme Deforges répliqua | aigrement, et la discussion se pro- | longea pendant quelques instants. | Plusieurs fois le rouge de la, honte et de l'indignation avait. monté au visage de la marquise en | écoutant les odieuses suppositions | des deux commères, et elle avait) été sur le point d'y répondre. | Mais la crainte d’un éclat, le peu, de valeur des interlocutrices, et peut-être aussi la conscience! qu’elle avait donné prétexte à ces. cruelles imputations, la décidèrent à garder le silence. ‘Voilà donc ce de moi, disait-elle, et horrible de songer qu’il y a un coin de vérité dans ces monstrueuses calomnies ? Oh! =omment réparer| les malheurs dont je suis cause ? Cependant, la chasse avançait ra- | pidement vers son dénoûment. La | flottille ramait toujours en bon ordre veis le rivage, poussant | devant elle une troupe énorme de foulques au plumage noirâtre, re- | marquable à la plaque blanche et’ cornée qui orne leur front. Les: pauvres oiseaux voyaient avec une| extrême inquiétude ce croissant | formidable se rapprocher de pius en plus vers la terre, pour laquelle, leur espèce paraît avoir une aver-| sion invincible, Ils tourbillon-| naient les uns sur les autres, moitié volant, motié, nageant, avec del petits cris de terreur. L'espace où ils se trouvaient était agité par leur évolutions continu- elles, et le soleil, qui commençait à pénétrer la brume, formait mille traînées éblouissantes sur les eaux. Néanmoins, tant qu’il leur resterait une place suffisante pour se mou- voir, ils ne devaient passe décider à forcer la ligne des traqueurs, à à cause de leur défiance dans leurs! ailes et de leur répugnance à s’en qu'on pense n'est-il pas fortemeut servir. Bientôt les deux bateaux, placés à chaque extrémité du croissant, ralentirent leur marche et finirent par s'arrêter tout à fait. liers, saisissant des perches, teri-| tèrent de les pousser plus avant en | piquant le fond, mais ce fut peine | perdue ; les embarcations venaient | de s'engager dans un lit épais de! varechs, d'algues, de zosières et | Les bate- d’autres plantes marines ; on n'€-| tait plus qu'à dix pas du rivage. | Les barques suivantes s’arrêtèrent ainsi de proche en proche, tandis | que le centre continuait d'appro- | cher, mais avec plus de lenteur. | Les foulques, serrées de si près, ne| se livraient plus à leurs mouve-| ments désordonnés ; on n'aperce- | vait hors de l’eau que des milliers | de têtes noires et attentives. Plu-| sieurs bateaux aursient pu déjà les foudroyer, mais on attendait le si-| gnal de l'amiral, et l'amiral devait seulement le donner quand tous les! chasseurs se trouveraient à portée raisonnable. Quelques impatients murmuraient | déjà quand Poncet, qui avait calcu-” 4 ...7 RIRE Tr ST. FRET se D RS RS SRE RERERISRIRS {bier, et n | était seul. LE CRI DU SANG 00000000 XII.—LE SECRET lé avec précision le moment favo- rable, s'écria d’une voix retentis- sante, en agitant la main : ‘‘Allons !... maintenant !... feu partout !” Et, joignant l'exemple au pré- cepte, il saisit un de ses fusils, que lui tendait le batelier. Cent coups partirent à la fois ; un tourbillon de fumée roula à la surface du lac, tandis que les échos du rivage répétaient, en le renfor- çant le bruit des détonations. À cette attaque subite, les oi- seaux palpitants, éperdus, se levè- reut tous ensemble, avec un gron- ; blement | dement semblable à celui du ton-}plomb ? nerre, s rand blessés, flottants sur l’eau. and nombre des leurs, morts ou Ils for- maient comme un grand nuage qui eût obscurci les rayons du soleil. Ce nuage oscilla d’abord dans di- rares Airartions nm s'il db verses directions, comme s'1l n eût | su de quel côté percer. Partout où it se présentait, il étiit accueilli par » | Ç 1 à ‘ 2 sonai un feu roulant qui l'obligeait à re- brousser chemin. Les morts tom- ajent eu nnmit rrâle : se | Ç ù À baient dru comme grêle autour des | C’est pourtant vrai, ajouta-t.il en Etienne, encore occupé à charger sa canar- dière, avait fait des prouesses ; au fond du bateau on voyait un tas d'oiseaux morts. Mornas lui-mé- me n'avait pu résister à la conta- gion de l'exemple ; il s'était em- paré d’un des fusils du batelier, es crimé de son mieux. Il venait de ramasser un superbe canard, four- voyé en mauvaise compagnie parmi les foulques, lorsqu'il aperçut A- drien “Eh bien ! Laroyère, demanda- t-il avec gaieté, avez-vous convena- semé v-tre graine de Avez-vous récolté beau- Mornas et Malevieux. mais non sans laisser un/coup de fruits comme celui-ci ?’’ Ft il soulevait par le bec le ma- gnifique millouin, aux plumes lisses et brillantes. ‘Ma foi ! Mornas, répondit A- drien un peu confus, je ne sais comment cela s’est passé, mais je |n’ai pas songé à tirer. —-Est-ce Dieu possible ? s’écria Etienne stupéfait ; et pourquoi ve- |nir à la chasse si vous ne tirez pas ? 2" 4 a+ a! à A 1 1 ‘+4 | “ bateaux, et telle était la rapidité | regardant au fond du nèguefol, pas NRESX, PNEUS LS Le Die É fe : des chasseurs à recharger leuis ar une pièce ! et votre fusil n’a pas ac vie 12 :111- la » € a 1&- | » mes, que la fusillade ne se ralentis-| &44 déchargé.… Ah ! monsieur { > ef € ) . . . sait pas. On eût dit d’un combat | Adrien ! je ne vous reconnais plus ! naval en miniature ; la fumée aveu- | } | heureux, à ce que je vois ? il y a glait les tireurs, mais partout, au- dessus, au-dessous d’eux, à droite et à gauche, le gibier grouiilait ; on n'avait qu’à tirer au hasard ; et les énormes trouées que faisaient les canardières ou les grosses carabines dans ces bandes d'oiseaux effrayés semblaient à peine en diminuer le! nombre. Ce massacre dura deux où trois minutes seulement, et dans ce court espace de temps, plus de mille foul-! ques avaient trouvé la mort. KEn- fin, le feu se ralentit sur un point de la ligne ; les oiseaux en profi- tèrent pour la franchir et allèrent tomber à l’autre bout de l'étang, | non sans semer encore sur leur pas- | sage une grande quantité de mou-| rants et de blessés. Dès que la bande fut passée, tou- te discipline cessa parmi les chas- seurs. JL'enceinte était littérale- mount couverte de foulques immo- biles ou incapables de fuir. Cha- t de ramasser le gi- pas trop cu S'empressai s'inquiétait d'en être le légitime propriétaire. ré ©: SN. Lt C'étaient des quereiles, des impré- cations sans fin. croisaient, se heurtaient, s’enchevé- traient les unes dans les autres : et, \au milieu de ce désordre, des chas- seurs égoiïstes, voulaut achever les | pièces démontées, tiraient dans tou- \tes les directions, au risque de bles- ser leurs camarades ou les ,specta- teurs inoffensifs. Vainement Pon- | cet essayait-il de les rappeler à la prudence ; l’avarice chez les uns, l'orgueil d'augmenter le nombre de leurs trophées chez les autr:s, les rendaient sourds aux observations. Dans cette agitation universelle, Adrien, impassible et rêveur, ma- nœuvrait avec nonchalance et pres- que sans y songer la nacelle où il Il se trouva tout à coup bord à bord avec le bateau d’ Etienne Poncet, que montait aussi, com- me nous le savons, le vicomte de Les barques se! —Mais toi, Etienne, tu as été |1à de quoi régaler ta chère Simone, [sans compter ce que tu enverras vendre au prochain marché'.. Et vous aussi, vicomte, vous ne parais- sez pas trop mécontent de vous- même ? — Pas trop ! pas trop ! | Mornas en se rengorgeant, et s’il ne fallait surveiller sans cesse...” Ii désigna du geste Malevieux, assis tranquillement à l'arrière du | bateau, mais dont l'œil inquiet et les mouvements furtifs indiquaient répliqua une préoccupation secrète. ‘Pauvre oncle ! dit Adrien, lui et moi nous cussions mieux fait de | rester à Balaruc... Mais, ajouta- t-il en baissant la voix, la marquise est ici et vous lui avez parlé plu- sieurs fois ; mon ami, avez-vous recueilli quelque mot favorable à mes espérances ? —Rien, mon garçon, absolument rien, répliqua le vicomte triste- ment ; c'est un parti pris chez ces | dames de ne plus prononcer votre Tenez, Adrien, puisque des intérêts importants vous appellent [à Paris... | —Je vous comprends, Mornas ; | aussi bien mon devoir est tracé et je ne dois pas le méconnaître_ plus longtemps... de partir.”’ Et il soupira profondément. En ce moment, les deux embar- cations se touchaient. Pendant qu’ Etienne était occupé à ramasser son gibier et que Laroyère et Mor- nas causaient confidentiellement, Malevieux se pencha vers le bateau d'Adrien et saisit une belle carabine qui se trouvait à sa portée. Aussi- tôt il se redressa d’un air triom- | | NOM. J'aurai ie courage phant et agita l'arme au-dessus de sa tête, en s'écriant avec une joie extraordinaire : ‘‘J'ai vaincu le destin ; j'ai re- couvré ma foudre ! impies, maintenant ! Malheur aux Je suis Jupi Have Restored Thousands of Canedian Women to Health and Strength. There is no need for so many women to sufler pain and weakness, nervousness, sleeplessness, enæmia, faint and dizz epells and the numerous troubles si render the life of woman a round of sick- ness and suffering. Young girls budding into womanhood, who suiïer with pains and headaches, and whose face is pale and the blood watery, will find Milburn's Heart and Nerve Piils help them greatly during this period. Women at the change of life, who are pervous, subject to-hot flushes, feeling of pins and neecdles, palpitation of the heart, G. BUOTE, RÉDACTEUR. F. J. BUOTE, GÉRANT 10 ANNEE. J. H. Myrick & Co. 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En voyant sa | carabine entre ies mains du fou, | qui la maniait sans précaution, A- | drien voulut la lui arracher ; , mais | Malevieux, après avoir consommé | son larcin avait donné au léger| nègue fol une rapide impulsion, et| les deux barques se trouvaient dé-| jà à dix pas l’une de l’autre. | ‘Etienne ! Mornas ! dit Adrien | avec effroi, par pitié ! enlevez ma carabine à ce pauvre homme ! Jus- | tement, je l’ai chargée de grosses | chevrotines, dans l’espoir de ren-| contrer des hérons ou des flamants, | et si le coup venait à partir... Ma- | levieux, mon oncle, voyons, sois | raisonnabie !”? | Il avait saisi les rames et s’effor- çait de rejoindre la grande embar- cation ; mais déjà le vicomte et E-” tienne Poncet s'’occupaient de dé- sarmer l’insensé. Etienne s'était jeté sur la carabine, et l'avait saisie par le canon ; de son cûté, Male- vieux tenait bou, protestant par toutes sortes d’exclamations bi- zarres contre cette violence. Mor- nas vit d’un coup d’œil le danger d’une pareille lutte. | ‘“Laissez-le, Etienne, laissez-le ! s’écria-il, vous n’obtiendrez rien de lui en le rudoyaut. Ne l’irritez pas, il faut lui parler doucement, D. Il n’acheva pas ; ce qu'il avait prévu venait d'arriver, l'arme ainsi | tiraillée avait parti au moment où elle était dans la position horizon- mn 2 ! | | tale. | Au bruit de l'explosion, les ac-| teurs de cette petite scène étaient | restés frappés de stupeur ; chacun! d'eux croyait l’autre tué, ou du! moins grièvement blessé. Il n’en é-| tait rien, cependant ; la charge avait | passé par-dessus la tête d’Adrien, alors penché dans son nèguefol ;! mais, au même instant, on entendit de grands cris partir d’un bateau qui stationnait à quelque distance, dans la direction dn coup. Tel était l’acharnement des chas- seurs à ramasser le gibier que cet événement fut à peine remarqté ; (suite à la 8me page) competitors, save to them the NID VIGILANT *’ INC AJUSTIBLE Éd A SDrEN M7 ne à Lo LR gr À BE R Î ON de manger les œufs. Simple Sür -— Durable Pas de ressorts—les œufs ” pans D cssser—le pian incli- . | néles faîttomber dan: le bas dx nid. Enm- ] US: | pêche lesinsectes et les parasites. Deman- e ez-le à votre marchand ou écrivez à L. P, MORIN & FILS, Manufacturiers, * * Rue St-Antoine, St-Hyacinthe, Qué. Prix 450. chaque. un per s », des. 0 pond We have opened à tull anc THE COTTON PLANT Many people North of Mason and Dixon Line wonder how cotton grows and as few have been South we give a description of the cotton plant fur- nished us by one of the Northern set- tlers at the Winter Health Resort, Pinebluff, N. C., the town &that has > been built up by Northern people, “We concluded to plant a little cro of cotton, and give you a faithful des- cription. The seeds are about the size of a small bean with a very tough ; … dark hull covering the kernel or meat* W e are preparec as the Southerners calls it. The hull ” is covered with a fuzzy coton like snb- stance which is the ends of the cotton fib.e that was left sticking on the huil in the ginning process. Each fibre of hair of cotton stick- in the hull yast like the hairs enter the human scalp. The hair of good cotton is about an inch in length. ‘The cotton seed is planted in North Carolina from April 20th to May the 10th. The farmer having a period of twentv Cays to plant. In favorable weather the cot ton sprouts and is up in a weeks time. The young plant looks as much like . young buckwhent as two twin bro- C0 . thers, and urless it is a month old a Northern man would take an oath on it being buckwheat. ‘The blossom is in the shape of a holly-hock. When it first blossoms out ea1ly in the day, the flower is white. by evening it is a deed red. The net evening the blos- som drops off and leaves a tiny green ball about the size of a large garden pea. In a few days it is as large as a small marble and it grows and grows until it becomes the size of «a guinen -gg, and then it burst open and in a lay or two the fleecy staple bangs ‘rom the boll in its snowy whiteness, and a field of cotton in Oct. Nov. und Dec. ressembles à new fallen snow. We Northerners who have come South to live do nnt plant the cotton for the market as we can make larger protits on poultry, vegetables and fruits - but the income to the native farmers of the county in which the Northern people have located (Moore Connty) is more than a quarter of a million dollars annually.” complete stock 6: to supply the want: of the farmer, fisb. erman and mecha- We invite in tending purchaser: to give us à cal, and they will finc we can meet al: anc We have not 1dvanced the price of our tobacco, Amber smoking tobacco. 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