des lettres, des papiers pour Une Histoire de Brigand. : ._: î ‘ t vi Es a tt Le drame de l'avenue Henri. Martin, à Paris, où l’on incline vers l'hypothèse d'un assassin caché depuis plusieurs heures sans doute dans l’appartemeat de la victime, remet eu mémoire eette très authentique histoire de brigand qui remonte à un peu plus d'un demi-siècls : Au nord de la France, dans un beau château moyen âge, un peu perdu parmi les bois et re- lié au village par une longue a- venue, vivait une Jeune femme charmante, la vicomtesse de X.. Son mari était absent pour vingt-quatre heures. Elle avait veillé ce soir là assez tard, tons les domestiques étaient couchés, et sa femme de chambre congé diée, continuait un ouvrage de broderie, près du berceau de l'enfant de la vicomtesse une petite fille de trois ans. Minuit ayant sonné, la mère songea à se concher à son tour Elle passa dans son cabinet de toilette, séparé de la chambre par uae portière et revint bieu- tôt vêtue d'en simple peignoir de mousseline blanche. Après s'être assurée que l'enfant repo sait paisiblement, elle s'age- nouilla sur un prie Dieu voisin d'une fenêtre. Mais à peine eut elle ployé les genoux que, sous le lourd rideau de soie, tiré devant cette fenêtre, elle aper cut soudain un pied d'homme, dont le soulier ferré de gros clous dépassait an peu entre les plis de la frange. Dans son épouvanté, c'est à l'enfant qu'elle pensa tout d'a bard. Elle hésita une minute et feignit de continuer sa prière. Appeler, sonner était impos- sible ; enlever l'enfant, s'enfuir avec elle, très difficile. Elle se releva, se dirigea le plus uatu- reliement du monde vers le cor- don dela sonnette, et quand elle l’eut dans la main elle dit à demi-voix : “—_ Je vous vois, sortez de votre cachette. Ne parlez pas ou vous êtes perdu. Je vous donuerai ce que vous voudrez”? Un homme alors sortit d'entre les rideaux où il s'était bliotti entre la draperie et la fenêtre, 1l était tout vêtu de noir et son visage était masqué d’une sorte de voile de orêpe qui le rendait absolument méconnaissable. Elle dit encere : Par pitié, ne réveillez pas cette enfant qui mourrait de frayeur en vous voyant.” D'un geste l’homme désigna le secrétaire : “Donnez-moi tout ce qu'il y a là. ‘__Je vous donnerai tout, mais ne faites pas de bruit, dans votre intérêt. Si je sonne, si je crie, vous nous tuerez peut être, mais vous n'aurez rien, car avant que vous puissiez forcer ce meuble, mes domestiques se ront ici et vous serez perdu. De mon côté, je vous promets que. Je ne vous ferai pas rechercher. Quand vous aurez pris tous ce que vous voudrez dans le secré- taira je vous reconduirai jus- qu'à la porte du château et vous serez libre. Mais au nom de Dieu, ne réveillez pas l’entant.” 1l acquiesça d'an moavement de la tête sans une parole. Elle ouvrit le meuble et, dans le meuble un tiroir : “— C'est ici que mon mari met tout son argent. jiln'y a rien | ailleurs.” L'homme avança la main et prit un portefeuille. puis, tou- jours sans un mot, il désigna, d'an geste, les autres tiroirs. Elle reprit : | —1l n'yarien, vons dis je, | en dehors de ee portefeuille, que [vous sans importance. Si je vons mens, vous pouvez rae tu- er. Ailez sortez le premier : je vous éclaire. Par le grand escalier de pierre, tons deux, silencieux desvendirent. L'homme de- vant elle, le suivant de marche en mareke, l'éclairant avec une bougiv… XF Le pas du voieur s’étouffait sur l'épais tapis. Blanche co n- me une morte, elle le suivait, l'âme ailleurs restée ]à haut près da berceau. Et c'aût été vraiment ponr qui eût pu le voir ie tab can le plus fantas tique quai se rêver : l'hoiënme vêta de noir, masqué de crês», serrant l» portefeuille qu'iiétait venu chercher et ebé- issant atii:tement à aette faib'e jeune feumme,tout de blauc vê tue, telle uu spectre. 1ls arrivèrent en bas, dans l'ancienne salle d'armes servant de vestibule. Devaut la lourde porte elle s'arrêta. Elle même souleva sans trembler la gro:se barre qui ia fermait, douée pour une minute de la force d'un homme. La porte s‘ouvrit. 1] partit. Elle referma la morte, exté- nuée, brisée d'émotion et de fa- tigue, enfin chancelant, eile s‘'appuya contre la barre de fer qu'elle venait de fixer de nou: veau, écoutant le pas lourd qui s‘éloignait sur le gravier de |'a- venue, son eœur s’arrêtant de battre quelques secondes et le sang lui cinglant aux tem,@: à coups de fouet. Puis l‘idée de l'enfant Jui re- vint, impérieuse, unique. Dans sa hâte à remonter, la bougie s'éteignit. Elle n'avait rien pour la rallumer : 4 tâtons, elle continua sa course. Arrivée dans sa chambre, où, a travers la soie des rideaux, fil trait la pâleur d’un rayon de lune, plus morte que vive, elle sonna de toutes ses forces et se précipita vers le berceau... Quand les domestiques arri. vèrent ils ne compritent rien, tout d'abord au drame muet qui venait de s'acvomplir. Dans la chambre, point de lumière. L'enfant révéillée criait éper- due: ils trouvèrent la mère éyauouie, étendue raide comme ane morte, les deux mains crispées aux bords du petit lit. puisse + Le , éd L'homme ne fut jamais recher- chéet resta toujours mystérieux Deux choses seulement attes- tèrent que la vicomtesse n'avait point été le jouet d’une haljn- elnation : au flambeau de Saxe qui avait été accroché en pas- sant par le malfaiteur, et qui gisait en miettes, les petites fleurs éparpillées, et, sur j'allée, la marque de deux grosses bot. tes ferrées dont Î-s traces se perdaient sur ia pelouse voisine des bois. Je n'ai point connu l'h‘roine de cette histoire, mais j'ai con- au sa fllle, l'enfant qui dormait dans le berceau. Aujourd'hui elle est morte aussi, mais, quand elle me conta ce récit, que je ne fais que transcrire fi- dèlement, elle m'affirma que quelque ridicule que çe pût pa- raitre, elle ne se couchait ja mais saus regarder derrière les rideaux. Z UN TRAIN ARRETE PAR LES LBZARDS New—York, 27—Des lézards, des gris et des noirs, tombés par. | night to urinate, My urine was highly boisseaux pendant l'une des averses torrentielles de ces jours-ei ont obstrné la voie fer- rée et ont arrêté un train de marchaadises se rendait de Bol- ton à Beston. Avant d'arriver à Bolton, dans le nori du Con- \miers et necticut, les trains Ont une pen- te assez raide à gravir. Or, le train en question, comprenant une Jongue file de wagons, gra vissait Jentement Ja pente. Tout à coup les roues des wa- gons tournent sur elle-mêmes eèt le train s'arrête. Le mécani- cien, pour Be pas redescendre { La pente, fait appliquer les freins. {Loroit que la pluie a rendu les raiistrop ghssants et il fait ver ser du sable, mais ce fut inu- tile. 1létait alors plus de mi- nait;le mécanicien, le chauf feur et les serré-freins d.scen dent sur ja voie avec des jan- t-rnes et examinent les roues des wagons ils constatent, alors que Îles rails sont couverts d'une matière gluante; ils avancent et décoavrent que, sur ane distance Île plusieurs centaiues de môtres, des milliers de lézards fourmil- lent sur la voie. Les rails en étaient couverts et à mesure que le train avancait les rous les éera- saient en masseet en faisaient une bouillie qui readait les rails glissants. Les empioyés ont passé plus d'une demi heure à enlever les lézards avec des pelles avant que le train püt reprendre sa marthe. POURQUOI LE CULTIVATEUR DOIT-IL S'INSTRUIRE. — Pourquoi le cultivateur doit- il apprendre, s'instruire ? Parce que dit ua agronome distingué, nous sommes dans une ère de progrès Gu tout marche à la va- peur et à l'électricité. Les com- munications entre les diverses nations, entre les points les plus éloignés du giobe, sont si faciles que les produits agricoles peu- vent se transporter en peu de temps d’un point à un autre ; il a yaplus de distance. Parce que l'induetrie a créé tant de moyens, tant d'instrum fts a | grico:es, que l'on peut anjour | dhui cultiver dix ïois plus grand et mieux qu'il y a vingt à trente auvées. Tout cela a causé une coucurrence à on trance entre les cultivatenrs des divers pays du monde eta fait naturellement baisser les prix des produits agricoles. C'est pourquoi le cultivateur qui ne lit pas, qui s’obstine à ne pas cultiver d’après les nouvelles méthodes, qui n’améliore ÿas la race de ses animaux domes- tiques, qui ne peut tirer profit des importantes découvertes! qu'a faites la science en agricul- ture, est incapable de katter a vantageusement avec un autre qui se tient au courant des af. faires. La terre est comme une im- menee table chargée d: mets de toutes sortes. Lee premiers qui sont iuvités à prendre part au festin sont les enltivateurs ins- truits, de progrès ; lesignorants, les routinirs, arrivent ls der. naturellem nt font FACE TO FACE MIT FACTS. A LAME, À WEAK, AN ACHING BACK INDICATES KIDHEY TROUBLES WHICH DOAN'S KIDMEY PILLS ABSOLUTELY CURE. TESTIMONY— | Piotr MouxD, Man., Oct. 4th, 1900, | Doan Kidney Pill Co., Toronto. Dear Sirs,—I suffered for some time from kidney troubles, My back was so | bäd that to stoop over or straighten up | after stooping caused terrible pain. I had to get up several times during the ! colored, contained a thick sediment, and caused à burning sensation. l'tried numerous remedies, but none did me any good untif I got Doan's Pills, I took four boxes, the pain in my back has entirely disappeared, my urine is as clear as water, does not burn, is without sedi- ment, and I can recommend Doun's Pills : to all sufferers, Tomas PLUN:ETe, I'IMPARTIAI, JET DI LE 6 JUIN 1801 REASONS . Why we can sell Gooûs CHEAPER THAN OTHERS Because we buy frem two of the largest stores in the Maritime Provinces. Because we buy for cash only. Because we have such a large and variex trade we €an take advantage of many large lots of goods which are thrown on the market for cash and at prices often far be- low their real value, smaller stores cannot touch these, Because our expenses are very iow in comparison with the size of our business. | Because when buying large quantities we buy direct from - the mills, and save tie middiemen's prefit. 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