L'IMPARTIAL JEUDI LE I GS PAL 00 Deere A ° se COPA” PRET re 7 SRE ra JANVIER 1903 - 1 LE Lis a S fn «V Oo F «12"Cgations "Tr nre() En Frence Derze—0Q La plupa 1 des convrérations re- digieuses, le : cc: rt’: tions de fe:n- mes comme el: ='10mm::, pren- nent, en ce inom:ri, Îl_1:1: mesures de départ. Ell: <:7:11 qu’elk n’ont à attendre, 1.1 seulement aucune bienveillancs, mais même aucune équité d: 1: par. ce la secte gouvernante, Tous les pouvoirs sont ligués contre elles. Le minis- tère les Chambres, le Conseil d’E- tat, la Cow de Cassation, le tribu- nal des confits, tout leur est hos- tile. Elles n'ont pas plus à compter sur le droit core -ur la tolérance. Auprès de plusieu=s czurs et tribu- aaux elles avaicn!t *:zu7é justice ; mais, d’un côté, la C mbre crimi- nelle de la Cour G: cassation, la chambre des amis de Dreyfus, s’est empressée de casser, par ordre, les arrêts qui leur étaient favorables ; de l’autre, le tribunal des conflits a déjà commencé à dessaisir la justice régulière au profit de l’administra- es l + tion. Lt “A Æ ol LE LED LT AA 7 Le Sénat, en renforçant les péna- lités de la loi de 1901, vient de mon- trer, malgré l’éloquent plaidoyer de M. de Larmarzelle, pour les congrégations, comment il était dé- cidé à les traiter ; la Chambre des députés ne leur sera plus propice. Élles seraient trompées si elles at- tendaient du président de la Répu- blique le moindre secours ; M. Loubet, pour conserver sa place, approuvera, signera et promulguera tout ce qui sera fait contre elles. Ilest donc bien vrai que la loi sur les associations n’était qu’un feurre. Elle n’a servi qu’à tromper un peu plus longtemps les congré- gations sur les véritables intentions dx"parti au pouvoir. Maisiln'ya plus de doute aujourd’hui. Par cette loi hypocrite et perfide on voulait l'extinction de la vie reli- gieuse en France. L'heure de l’ex- écution révèle les desseins réels. Devant l’acharnement que l'on montre contre elles, les congréga- tions religieuses, même les moins en vue, les moins désignées aux coups de la persécution, se sentent condamnées. Elles n’ont donc plus qu'à partir, si elles le peuvent. Déjà un bon nombre d’entre elles ont pris les devants sur la prescription ; elles ont quitté la France. ‘ Partout les exilées ont trouvé un refuge. Les autres suivront les premières. Elles iront aussi sur la terre étrangère demander l'hospitalité. Presque tous les pays s'ouvrent volontiers à elles. En ce moment la tolérance religieuse règne à peu près partout en Europe. Army a qu'en France qu'il n’y a ‘plus €: liberté ! Et nous som::.es ceren .ant en république ! Now: vivon. sous le régime où la liberte est, sc' disant, de droit commun ! Queile honte pour nous, et quel £cltart démenti à notre pseudo- libéral:sme que de voir les congré- gations chassées de France au nom des principes républicains, trouver à l'étranger un abril A défaut de bienveillance elles y obtiennent la tolérance. Klles ne sont pas mises hors de la loi comme dans leur pays ; elles pourront continuer d’exi: ter ; elles échapperont, du moins, aux perquisitions, aux tra- casse: ies de toute sorte qui prolon- geraicnt encore pour elles la loi de proscription, même si après avoir été dissoutes elles se dispersaient, abandonnant leur règle, leur costu- me, leurs œuvres ! Elles iront en Belgique, en Hol- lande, en Angleterre, en Suisse, en Autriche, en Espagne, en Russie, dans les deux Amériques, dans les Deux-Mondes, partout. Klles i- raient même en Aïlemagne, si elles le voulaient. La France est domo le seul ‘pays fermé à ia tolérance, à la liberté ! C’est peu glorieux pour nos immor- tels principes de 89 et pour notre République ! Dans cette proscription stupide des congrégations religieuses, au- cune ne sera épargnée ; pas même les plus anciennes, les plus méri- tantes. Si la secte en a le temps, elles les frappera toutes les unes a- près les autres. Ni les services rendus. ni le dévouement le plus désintéressé, ni les plus pures œu- vres de charité ne compteront à ses yeux. Elle veut tout détruire, elle détruira tout, puisqu'il s’agit pour elle, comme le déclarent ses chefs et ses porte-paroles, d’anéantir la foi. et pour cela, d’en tarir les soür- ces, en détruisant toutes les œuvres, toutes les institutions catholiques. Saint-Vincent de Paul lui-même se- ra chassé de France, dans la per- sonne de ses filles, les servantes des pauvres. Les proscripteurs l’an- noncent. Mais, avant que pareille honte soit infligée à la France, avant que les Filles de la charité soient obli- gées d’aller chercher en Turquie et en Perse la liberté qu’elles n’au- ront plus dans le pays qui les a vu naître, avant que la cornette des sœurs de Saint-Vincent de Paul soit proscrite de France, il faut es- pérer que le sentiment public, pous- aé à la fois par l'honneur et par l’in- térêt, aura réagi contre le régime de violence et de dépravation sous lequel nous périsons. Le Froid A Vienne, il fait un froid des plus violents et la misère est très grande. Je nombre ees ouvriers, de tous corps de métiers, qui 5e trouvent sans travail, est encore plus élevé cette année que les pré- cédentes. Dans la seule industrie du fer, 140,000 ouvriers se. tro': | vent sans travail. Un grand nc: bre d'usines ont fermé leurs port:- 5 mms VIVE LE CANADA ee On demandait à un homme r tique canadien il y « «ue temps, lors qu'il était de p:*:1 à Londres, si dans son opiniou il valait mieux pour un jeune homme, sans fortune, mais intelligent et industrieux, d’être né dans le nou- veau ou le vieux monde. Notre compatriote répondit que ça ne souffrait pas de discussion. Dans le nouveau monde, soit en Canada ou aux Etats-Unis, un jeune hom- me doué d’une certaine intelligence trouvera ue champ sûr pour em- ployer ses facultés profitablement et une rémunération sufhsante pour ses talents. Eu Canada, le pa ipé- risme est presque inconnu, tandis A qu'en Angleterre c’est affreux. De plus, dans le vieux monde vous’ vivez sous des menaces perpétuel- les de guerre. De l’autre côté de l'océan nous n'y pensons jamais. [Nous ne voulons pas y penser. | Quant à moi, comme aussi pour (rr < compatriotes, je remercie la |7':5.ionoe d’être né sur le beau {sul du La "da. | Bo Ar) LU EEE . . + at sUVU.s ! [res à Sydney 4 s+ 2°<ez curieuse est de- \ ydney. Ross Bros. : ie liqueurs en gros, de persécute V. Morrison 1: © boisson à Sydney-Nord. x «7 1 maintient que cette bois- son .; ut été vendue dans un com- té où le Scott Act est en vigueur, Ross Bros. ne peuvent recouvrir de paiements. ve: + - k From Kingston Post Office James McGuire, letter-carrier, who was almost totally disabled by corus on the soles of his feet, has been cured by Putnam’s Paiuless | Corn and Wart Extractor ; it’s the “p Rustico (De Notre Correspondant Spécial) I.e Rev. P. Chiasson, curé, qui c depuis plusieurs semaines d'uac affection de la gorge, est ba: » wieux depuis plusieurs j Rev. Père est sous les S ‘u .:. }. Gallant. | S An Les gêcites ‘‘Charming Lass” capt. j «1 Buote et “Laurel” capt. l': «vire Dricet, sont par- ties du i:.:0 iercredi soir le 17 pour Hui!ix ‘1 Sydney. Ces deux goëlettes chargées de produits agricoles au pont de Rusticoville ont été retenues au havre pour presque un mois à cause du mauvais temps. M. Pierre Gallant de Oyster Bed Bridge, fils de M. Hubert Gallant est allé, lundi le 15, consulter les médecins de l'hopital de Charlotte- town pour une affection des yeux. M. Néciphore Doucet quia aussi subi un traitement à l'hopital est beaucoup mieux. La pêche à l’éperlan n'a pas été très rénumératrice jusqu’à présent pour ceux qui s’y livrent. Mais il parait que l’anguille est en abon- dance dans nos rivières. 20 Dec. .02. HABITANT Une Bataille en kRegle À une émeute qui a eu lieu à Bostoïff, Russie, entre les grévistes et la milice, il y a eu 300 personnes tuées et 1,000 blessées. Au dela de 2,000 femmes ont pris part à la bataille, du côté des grévistes. Village de Richibouctou, N. B. (De notre Correspondant Spécial) Baptème :—Le 14 déc., Dame Sébastien Richard, une fille bapti- sée sous les noms de Marie Eva Ré- gina. Parrain : M. W. Richard, marraine, Mlle Basilice Léger. MM. Gallant et Hébert de Shé- diac, sont à Rexton depuis quel- ques jours, occupés au chargement de deux chars de patates pour M. Melanson de Shédiac. Après la grosse tempête de neige suivie d’un froid de 20 degrés’sous zéro, nous avons eu un gros dégel de huit jours. {1 n’y a pas de che- min convenable, impossible de tra- vailler au bois, même presque plus de glace pour nos pêcheurs d’éper- lans. A propos, les éperlans ne sont pas en abondance cet hiver par ici, avec cela il ne se vendaient que 2% c la livre. Il sont 27% depuis hier. La picote fait encore des siennes à Bouctouche et à Rogersville, A Bouctouche, paraït-il, on se plaît en sa compagnie, car on prend tous les moyens possibles pour la con- server et la semer chez ses voisins- On se moque du comité de santé. On disait hier encore qu’on déchi- rait les écriteaux (picote) aussitôt qu'ils étaient placés. Des officiers de police sont obligés de faire la garde. Il me semble que l’on de- vrait être plus sage que cela. Si nous ne voulons pas être victimes de ce fléau jusqu’au printemps. On a beau dire que ce n’est pas la picote, vous pouvez messieurs le crier sur les toits si vous le voulez, criez-le à la lune même si vous le voulez encore. Les médecins ne sont pas tous des imbéciles et ce que vous ñe pouvez pas nier, c’est que c’est une maladie contagieuse, et c’est assez. D'après les apparences, la messe de minuit sera célébrée”avec pompe ce soir, La crèche de l’enfant Jé- sus sera un bijou et l’église sera ri- chement décorée. Le chœur de chant se prépare aussi de son mieux pour faire honneur à la fête. Je crois que les gros froids que nous avons eus dernièrement ont ge- lé le ‘‘bec’’ de nos futures repré- sentants à la chambre de Frédéric- ton. Nous n’entendons pas un |traitre de mot de politique ? | 26. Déc. .02. | N A: Z. La Hausse du Pain Ji paraît que les boulangers de Québec ont décidé d'augmenter le prix du pain parce que le charbon se vend très cher. En effet le charbon dur se vend de $14 à $18 et il est très rare. Le bois se vend de #4 à $8 la corde. Ces prix exor- {bitants du combustible est la cause de bien des souffrances dans un grand nombre de pauvres familles. Does e Se Permanent Cure for Neuralgia Experienced sufferers state that no remedy relieves neuralgia so quickly as a hot application of Pol- son’s Nerviline, the strongest lini- ment made. Nerviline is certainly very penetrating and has a power- ful influence over neuralgie pains, which it destroys almost at once. 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