_ Vol. IL « ER TNT Le _—.— F _ P is CHAQUE SEMAINE ANNONCES rère insertion la ligne rocts. Insertions subséqu+ntes, 2ct Cartes affaires, $5 par an PUBLIE LE JEUDI DE FENETRE MT 272 IEP TERRE ES AUTRE Due PEINE ; RP RS PS RTE TER + & . AE #2. FT EN DRE" RE SE PNY LV del 0 ? À SO mr nneranbi 0e NC TS LL. PO ES re Te ts" Es cm) L'IMPARTIAL: = # Le seul journal français dans ’]ls lu Prince Edouard. ABONNEMENT : UN 5 0 18363 CADDIE roi us HR DNS leu TOR i RENE he onto F. J. Buote, Editeur--Proprietaire. nee armr tente een cm { . “L'Union fait la Force.” } nr Abonnement: $1.00 Payable d'avance. ee gnome Tignish, Ile du Prince Edouard, Jeudi le26 Juillet 1894 ns CARTES D'AFFAIRES SEE THE PLANS OF The Temperance and General Life Ins, Co'y of North A merica. FOR CHEAP RATEN, LIBERAL POLICIER, GOOD RETURN\, FULL GOVERNMENT DEPOSIT. H, J. McNEIL, Sum:n:rside General agent for P. & Island. Dr.J..J. Desnoyers TIGNISH, L P. E. Bureau et residence en fac e du Block Chaisson, Broad Street, près de la statien. Pour à commodité de ses patients qui n'ont n1ichevaux ni voiture le Jr. Desnoyers les visite à ses frais. Nov 9: 93 tf EL OU & E KM A HOTEL WATER STREE CHARLOTTETOWN. Free Conch to meet all Trains aud teamboats. Moderate charges. Geod tables. C A.BENOUT, PROP J. JOHNSTON. AYOUAT, NOTA FE PUBLIC Etc Agent d'assurance et de bien- fonds. Ntampers Block, Vic'oria Low, CHARLO EFETOWN, re A À Rpresenting JAMES MeKillop's Legal and Commer- citi Record, The American Bank Reporter & Aitorney List, On:- tario Mutual Eife Assurance Co &t. MoxEy To Loin. MONEY VYESTED. in- Plus de Credit. . ———— a — J'ai décidé d‘abolir le svs- teme du Credit dans rmon commerce. J'offre maintenant mes mar- Chandises à 40 et 50 par cent à meilleur marché ponr argent comptant ou avoine, que j'ai coutume de les vendre à crédit. 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Mesdames er Messieurs, Mes remerciments à Monsieur l‘Ins pecteur, pour l’honmeur qu’il me fait en m'invitant à vous adresser quel- ques remarques, sur la nécessité et la manière d'enseigner le français. C'est avec défiance que j'accepte, car je ne me sens pas capable de traiter cs sujet comme il le mérite, quoique ce soit un plaisir pour moi, de faire mon possible pour aider et encourager cette grande, cette noble cause : l’en- seignement de la Belle Langue Fran: çaise. L'anglais est appeié la langue du commerce, italien la langue des dames et le Frarçais la 1 ngue de la conversation, de la socié.è. A ce jour toutes personnes bien pensantes ap- prennent le frar çais. Il est impossible de voyager avec avantage, hors de cette province, sans savoir parler le français. En Europe, c'est la langue dont font usage en conversant, deux hommes de différente langu:; si un anglais et un russe veulent converser; il se servent du français ; si un ambas- sadeur veut parler au roi, à la reine, il le fait en français enfin, une per- sonn; qui, ne sachant pas l‘italien, a le bonheur d’avoir une audience avec le Saint Pêre, doit se servir du fran- çgais que Sa Sainteté comprend et parle très bien. Le français est donc la langue fa- vorite, la langue par excellence. Même que la langue française ne fut pas d'‘une nécessité si absolue, le seul désir de la posséder devrait nous en- courager à l'étudier, si nous savions l'apprécier à sa juste valeur ; car parieê avec pureté, je me fais une gloire, comme descendante de la vieille France, de dire que c’est la plus belle langue qui existe. Oscar Dunn, un fameux auteur ca- nadien français, qui se distingua au- trefeis par ses éerits dans les colonnes du journal, “Opinion Publique” lui fait cet éoge: La langue française c'est un diamant d’un prix inestim- able ; c’est une oeuvre d’art travaillée par les siecles, d’une beauté à mille autre pareiile. Toute le monde lad- mire, £lle charme toute le monde, bien qu’el/e ne livre ses secrets qu'à un petit nombre ;il faut être amoureux d'elle, l'aimer beaucoup et lui faire jongtemps la cour ; elle ne se donne qu'à celui qui sait vaincre par un la. beur persévérant et une longue con- stance, mais quels trésors elle révèle à ses favoris ; sa délicatesse exquise ravit l'intelligence ; elle est tout amour et toute gaiété, pleine de no- blesse et d'enthousiasme, accessible aux sciences comme àla fantaisie, à toutes les hautes pensées comme à à tous les sentiments dignes. Elle comprend votre coeur et seconde votre esprit. Si vous la possedez rien ne vous décidera jamais à y renoncer; vous la garderez comme votre meil- leur bien. S'il en est ainsi, il est important pour nous d'étudier le français et de nous rendre familiers avec cette langue, afin de pouvoir, non seule- ment la parler, mais. converser cot- rectement. Fe N'est-ce pas avec plaisir que nous en tendons parler un homme qui connait parfaitement le français ? quand il nous adresse en termes choisis et tou- envions— nous pas la facilité avec laquelle il | s'énonce? Pourquoi nous, qui sommes fran- qais, avons nous tant de difhculté à nous exprimer dans notre langue ? S: nous avons à écrire, pourquoi pré: férons nous le faire en anglais ? si on nous adresse en français, ne sommes nous pas parfois embarrassés sur la manière de répondre? Ah ! c'est que, malheureusement, le français n’est pas de rigueur et ne prend qu’une place secondaire dans nos écoles. | Nous commençons à lire l'anglais en he ee te po man même temps que le français ; rendus au troisième ou au quatrième livre nous étudions une foule de sujets tous enanglais;les explications se font en anglais afin qu'on l'apprenne plus No. 4 facilement et plus vite. | Le français est negligé : on lit bien une leçon chaque jour, de temps en temps un peu de grammaire, une dic- tée, c’est teut. Nous ne l’entendons ja mais ou rarement parler correctement. Comment, je vous le demande, préten dons nous apprendre le français de cet te manière ? Les enfants, à l’age de quinze ou seize ans, cessent de fré- quenter les écoles et à peine connais. sent-ils les règles pour former le plu- rie). Afin de bien enseigner le français il faut 1 © ue l’instituteur ou linstitu- trice sache le grammaire, 2®© qu’il la mette en pratique en parlant et en écrivant correctement autant qu'il est possible ; 3° non-seulement lite les productions des meilleurs écrivains français, mais en l:s lisant, fairé usage du dictionnaire et de la grammaire, afin de bien comprendre chaque mot, chaqne phrase ; s’expliquer{ ayec ces aides [dictiennaire et grammaire] pourquoi l’auteur se sert d’un certain mot , ou dans les verbes, ce qui de- vient parfois très embarrassant, d’un subjonctif ou d’un indicatif; 4° bien remarquer une phrase qui attire plus particulièrement l'attention ; en étu- dier la constructien et ne pas la quit- ter avant d'en avoir compris toute ia signification, toute la beauté. Quant aux écoliers, il faut 1° qu’ils se ser. vent de grammaire, soit l'Académie, soit une autre, selon l'avis de l’Inspec- teur français ; 2°© insister qu'ils ap- prennent leur tache, leur expliquer à fond ju:qu, à ce qu'ils aient bien compris chaque nouvelle leçon, et ne pas les aisser avancer qu’ils n’aient maîtrisé la précédente ; 3° exiger que les en- fants parle nt le français entre eux et les corriger de tous ces barbarismes dont on fait usage dans la campagne ; 4° faire-bien attention à la lecture française, à la prononciatiôn ; 5° leur donner des compositions, leur lire une petite histoire et la leur faire re- produire dans leurs propres termes, 6°© Souvent attirer leur attention sur la nécessité qu’il y a de conserver no- tre langue, et par là, conserver notre identité, notre religion ; car c'est un fait remarquable que du me qu'un peuple perd sa langue, il pérd son identité et bien souvent x reli- gion. Mesdames et Messieurs, voilà, je crois des motifs suffisants pour nous encourager à conserver not--"belle langue, et travailler à son avancement dans ce pays, ou elle était parlée par- tout avant la venue des anglais ; cette langue, qui en vain, supplia l'infame Winsloe lors de l'expatriation des aca- diens. Oui, conservons et cultivons la cette langue, comme nn precieux tré- sor qui nous fut légué par nos pères— ces glorieux Martyrs de 1755, qui plu: tôt que d'y renoncer, préférerent-être exilés, dépouillés de tout ce qu‘ils pos- ‘sédaient de plus cher et de plus sacré Ne l‘oublions jamais notre langue, si nous ne voulons ressembler à ‘l'enfant ingrat, qui longetemps bercé. nourri choyé par une tendre mère, se détour- nerait d'elle et me la reconnaitrait plus‘: Nous qui travaillons à l‘éducation de la jennesse acadienne, appuyons notre Inspecteur, Monsieur Arsenault, et secondeus-le dans ses efforts pour developper et faire fleurir parmi notre jeune population le gout de l'instruc. tion française. Mesdames et Messieurs, je vous re- mercie bien sincérement de votre bienveillante attention. Jacqueline Arsenault, Inst. Egmont Bay, 10 juillet 1894. VENGEANCE DE MARIN. Le pliote d’un petit naoire ayant bu quelques verres de trop, jeta, le soir, un coup d'oeil sur le livre de bord, 11 fut désagréablement surpris en lisant ce qui suft : Le pilote a été ivre tonte la journée.” Sans perdre une minute, il alla trou- ver le capitaine et Jui dit; Vous u’auriezpas du écrire cela, N'est-ce pas la vérité, ? demanda le ca pitaine, Sn Cie sé LAS ARE ae re Oui, mais... ? LE à de son voyage ! Si c’est la vérité, c'est écrit et bien é- crit, et Ça restera Le lendemain, le capitain, teuiilettant ä sou tour :e lire de bord, ouvri des yeux grauds comme des assiettes. On y avair écrit; Lu capitaine n'a pas été ivre de toute la journée. Que siguifie cela? demanda-t-ii au pi- lote, N'est-ce pas la vérité? répliqua celui- ci. Ceri:ainement, mais... Si c’est la verité, c est écrit et bien ê- crit, et ça restera. ————————— 2 + D + Q—————— La petite Lilie assiste à un diner qne donne son père, le docteur X.--- Au dessert, un invité boit à le santé de lamaîtruisse. Un secmd boit à la sauté du docteur - Bref, chacun x son tour de proposer un toua<t Liiie veut faire comme tout le monde. A la santé de tous ‘es invités. s écrie- t'elle, à la sauté de maman de papa---- Puis, se ravisaut : Non, pus à la sauté de tout le monde, car papa perdrait du coup la meilleure partie de sa clientèle. Une laitière da Parës à commis un mot rewu suablo qui révèle bisn tous les mustè res de son commérse. Elle ap- porta ur mati:. sa ration de lait à nne cuisinière qui demeura stupéfaite eu vo yaut vu on ne lui avait servi que de eau l’eau claire. ” Dites done, laitière, mai c'est de l'eau que vous me dounez là] »- la luitiére spenche ponr vérifier le fait et s'éirie avec une bhusque naïveté : * Ah ! sapristi, on x oublié d'y meître 1° uit !°* — <— Le professeur.— Dans laquelle de ses batariles fut tué Gustave Adolpe ? L’èiève, après avoirréréehl --je crois que ce fut dans la dernière. LA MORALE NOUVELLE Un criminel aailait monter à la ponton ce 3 Un greffier lui lisait sa trop juste sen tence. Qui le chargeait de forfaits inouïs ; Le coupable avouait avoir fait encore pis, Il a volé, brulé. mis trois maison en cendre, J'ai fait pis que celas, c’est moi qui vovs le dis! : Il a noyé sa fille, empoisonné s0n gen dre. Bah! j,ai fais pis encore croyez cent fois pis! Entin, qu’atil donc fait? dit le greftier gurprs. Ce que j'ai fait? je me suis !aissé pren dre. Se l‘homme nest qu'un animal, S'il n'a pas une ame immootelle, Notre pendard ne raist nnaît pas mal Qu'aurait pu répliquer la@morale nou velle _— BONNE REPLIQUE Dans la forteresse autrichinne de H :--- le gouverneur militaire lieutenant gé réral Fr... , est particulièrement ex. écré à cuuse de ra sévérité et de $es fa çons brutales Le génér al dîne à l‘hotel. Le propriètaire de cclui qu'il fréquente : et connu pour ses bons mots. L'autre jour à table, l‘hôtelier amusuit encore ses convives en racontant des anecdotes ; à certains moments tout le le moñde riait aux larmes. Le genéral seul ne trouvait pas amusants les propos de ‘hôtelier : Savezvous interrompits il tout à coups “hôtelier, ce qui m'amuserait davan tuge en ce moment ? Je. voudrais pouvoir vous donner 25 coups de baton à certali endroit. C est possible, général, repliqua aus sitôt l‘hôtelier en faisant la révérence seulement, cela vous amuera:t seul; tan dis que si je pouvait vous faire donner la bastonnade au même endioit, cela a muserait toute la vilie, LE REVE DE LA VIE Où passe sa vie à se préparer à vi- vie. Oa s'arrange une demeure: enco- re ceci, et bierd: il n‘y marquera plus rien; et la morts arrive avant qu‘on ne soit insttallé, : Ce mende est une hôtellerie ou ‘on ne doit sèjourner quun instant. Qu‘import le logement et l: place qu'ou c occupe! À quoi bon s: donu£r tant de tourment pour l'av ir un peu plus grande ou un peu plus b .ie, quand on laura pour si peu de temp5? C'est agir comme l'insesé qu? ,47r1- vaut dans un lieu ou it n'a qu'une built à passer ,se mettrai: à ama:ser Ci8 pierres pour s‘y construire un Pal? H:ureux celui qui n‘vublie £as que la vie est un jélermage; qui passe sans laisser son ‘oeur s'auacier Ce m nde yjérissable «1 a marche les y: ux consiemment fixé; sur le 2 « FAUX É : ca 5 LA “ t 4 4 LS