nes LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. EPS Pris 1" ! Zz / LE (is Union PA à ER) É LS L la Force ENS LÉ je = # Moescler EE et st etienne (éteinte F. J. BUOTE, GÉRANT VOL. 4, NO. 22 12 ANNEE TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE I AOÛT 1904. tt ami RARES SARA SES AR sas Gen SE Gala G LA 4 —C'est à moi que Josée l’a lé- gué, avait dit Marguerite. Mai; son père lui avait répondu : —Nous faisons un échange. Tu as pris ma croix, je prends la tienne. Il ne croyait pas si bien dire. Graciette venait quelquefois, ac- compagnée d'Eulalie ou le Com- mandant. Par une réserve ins- tinctive, elle s’arrangeait pour vi- siter ses amis quand Pierre n’était }as là. Elle voulait bien sacrifier son rêve, mais elle ne se sentait pas le courage de voir souvent celui au- quel elle pensait toujours. L'été s'écoula ainsi. Enfin, eu juillet, l’abhé Martres annonça à M. Tixador que la trace de Mme lriguen était retrou- vée. Elle avait habité Rome avec son mari, puis Naples, où elle per- dait son fils très jeune. Elle y a- vait séjonrné longtemps. Ensuite, elle était rentrée en France. Georges Tréguen, devenu malade, d'isirait revoir son pays natal. Ils s'étaient arrêtés à Nice, où il était mort. Mme Tréguen avait quitté cette ville, emmenant sa petite fille, et depuis, la trace était absolument perdue. Ces nouvelles atterrèrent Louis. Maintenant qu’il rn avait fait le sacrifice, il lui tardait de restituer ce bien mal acquis ; il lui semblait que cela le réhabiliterait à ses pro- prés yeux. Il se demandait toujours com- ment il ferait pour l’annoncer à Dolorès. —Priez ! avait dit le curé. Et Louis priait: un ange aussi priait pour lui. La villa d’Argelès resta fermée cette année-là. Il,ne fallait pas songer à y amener Germain, et son frère ne voulait pas le quitter. Marguerite refusa de partir ; elle s:ntait que sa présence était un en- couragement, une consolation pour son père. Tout le monde resta. Gracia et le Commandant allérent s'installer, pendant août et Sep- tembre, sur la plage de Canet, Ju- dith avait souvent creusé son em- preimte dans le sable gris ; Graci- ette avait ramassé des coquillages comme au temps de son enfance ; les vagues étaient venues mourir à ses pieds ; elles avaient étalé de- vant la jeune fille leurs nappes mot rées comme de fines mousseliu?s, jJeurs festons capricieux ; elles a- vaient roulé jusqu'au bord des al- gues fines comme des chevelures ; la tramontane et la brise marine s'étaient unies pour caresser une brune tête aux reflets d'or ; Graci- ette restait mélancolique et ils re- vinrent dans leur petile maison ette comme les hiroudelle co:m mençaieut à partir. l Le jour approchait où la jeune fille prendrait connaissance du leg- maternel. * Son impatience etait grande, mais elle connaissait Î: et ne cherchait ayancer la vieux soldat inutilemeut à lui faire date. ; : Le 15 novembre, au matin, Gra- ciette, en revenant de la messe, en tra dans le cabinet du Commar- Celui-ci l'embrassa tendre- dant. pas FEUILLETON DE L'IMPARTIAL > MAISON GRISE. 4 » ES # ES 2000000000 PIS RS | ment, prit dans son tiroir l’enve- tend là-haut et sans lequel je ne |loppe jaunie et la lui tendit sans peux vire. Je te confie à Di.u et rien dire. Quelle émotion étrei- je te bénis. gnit la pauvre eufant quand se: d:igts tremblazts brisèrent le ca-) ent l.., | Elle æ retira une feuille, cou! Graciétte pleurait en terminant us d — longue Nr fine, | cette iecture. Le Commandant, é- ‘qu’elle baïisa pieusement à puis, se) nr, de tYoursvercss le lonrrant vers Monsie ir Noé : | Eh bien! que décides-tu ? Un pere peut lire on ce que lit —Mou père, vous savez sa fille ; lisez avec moi. Il essuya |. vous quitterai jamais ! une larme et, s'’approchant de 2 À —Mais Louis "Tixado: ? celle qui était bien sa fille par l’af | —_Iis ont été bons pour l’orphe- fection, ils lurent ensemble , | line ; croyez-vous qu'ils re» oussent ‘Ma fille bien-aimée, je sens que, leur parente ? —Ailjous ! dit le Commandant. sans appui ; et cependant, j'ai des Quelques instants après, ils en- parents auxquels je pourrais, je | sraient his ion Pi devrais peut-être te confier, Mou, 4 hs oncle de mon cousin doit | pincg ému oc me maudire. Je n’ose les implorer D Ta mère, ELISETTE TREGUEN, née Ramonatxo.’’ que je je vais mourir ; je te laisse seule, | ousaienit pour une famille misérable ; Louis et son fils vérifiaient les comptes Se SN Nr Std +116 VIS, SJ AVE 8 dont le pauvre fou re s'occupait but, j’essaierai de les toucher; j'i-! olus de d FE A Le re Se L à 3 éeiapeonalss ponte: rade le! x, Noé rayonnait. Graciette, « 1! Si Se da « aut : iis auront pitié de toi. Sije | ;timidée, n’osait pas avancer. | meurs, je ne veux pas te laisser | Gaudérique 1 Te Abrams Willage Nouvelles Marchandises de tou- tes sortes. maintenant arrivées et les prix, sible. Ma chandises sèches, Habits, Chaussures, etc. etc. Aussi Epiceries, Chapeaux, :—Un magnifique Stock de Livres de prières, Chapelets et Objets religieux, aux prix les plus réduits. En Gros et en Détails. Venez voir mon Stock, vous se- rez satisfaits. S. E. GALLANT Abram's Village. Gallant's :: Store [take pleasure i1 announcemg to the public that I have purcha- sed Dr, Wickhaw's Drug Store, ; l’amena devant Louis courir seule les chances d’un re-}, fus. Dieu te gardera, ma fille, et | « mu à . + 192 cr & «* queud tu auras vingt ans, tu liras Re 1e" ceci ; tu seras assez femme pour ju- | ger toi-même et tu agiras selon ta |; l'ixador. | La jeune fille s'approcha encore :! conscience. | —Je suis la fille d'Elisette Ro | J'avais un oncle, Dominique monatxo, votre cou:ine, et elle lui Bonnet ; uu cousin, Louis Tixa- |tendait la lettre de sa mère. : 7 © ne L | or. j É | Au nom d’Eiisette, Dolorés avait! Graciette interrompit : | ee jeté un cri. | Re RC os mon — Élisette! La lle d’Elisette !| Oh ! mon Dieu !... : | Elle attira la jeune fille sur sou | Elle serrait son coeur à deux cou-in ? coeur. Lôuis lisait machinale- Î | 1 } 1 P ’ . * = mains. Mais le Commandant con ment. ‘Il était trés pâle et ses tinuait à lire : yeux rencontrèrent ceux de Mar- nrebalenes Je ar ré-| euerite, dont le regard allait de pondre à sa tendresse, j'aimais ton! Morte: Chose père. Malgré le voeu de mon on | cle, j'épousai Georges Tréguen, et “FR ts 7 , L | je sortis pour n’y plus rentrer «le la Louis. 24-0i maison où j'avais grandi, heureuse. | , L | L'affection de ton père me cou-|, solait, et, avec toi, il a été la plus! grand: joie de ma vie. Tout à coup, la llle des Tixador s'approcha de son père : m'avait donné De l'Estomac et des intestins. N Engorzgement du Foie, llaux de Tête, R ? Constipation et Attaques Bilieuses A é à » ni 01 E i èr allâmes à Rome où 1l voulait voir : & RE re par et étudier les ita- | R DILULES liens, puis à Naples. { DE NOIX LONGUES dis ton frère, et là aussi, mon bien-| È d McGALE Filles sont promptes et efficaces dans leur effet, n+ contiennent pas de Calomei, on tout | Ton père était un argiste. Nous; chefs-d’oeuvre La, je per- aimé Georges coatracta 11 maladie ; qui devait l'emporter. Il n'avait pas mère était morte. . 14 Sa | À de fortune. se sentant fraÿ 55 à mort il voulut rentrer ei! 8 autres préparations mercurielles et peuvent | : : : | MA être prises en tous temps et en tous climats. | France. A Nice, nous uous arré- | # Elies sont ; réparées avec un extrait concentré LE ! fait +: là Noix Longue et combiné scientifique- ment avec d'uutres principes végétaux, qui les D rendent sans aucun doute aujourd’hui, deva:. ya le public, les mcilleures pilules, pour ie Foie, à L'Estomac et les Intstins. EN VENTE PARTOUT. PRIX 25C. LA BOÎTE, DM OU EXPÉNIÉLS FRANC DE PORT, SU RECEPT:ON LC PRIX. . : “ . ER tâÂtues, et six mois après il y mou- | À rait. Tu avais deux ans à peine. | Les voyages, la maladie, la mort | À avaient | B J'ai STANTON'S PAIN RELIEF. 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