L'IMPARTIAL FONDE EN 1593 Le seul Journal français de ‘lle du Prince Edouard. HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : tr strié GE a ut: a les abonnements sont paya- les d'avance. Annonces 10 cents la ligne, 1ère issertion, 2 cents la ligne les in- sertions subséquentes. Toutes communications doi- vent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISH. I. P.E L'IMPFARTIAI, TianisKH 14 DECEMBRE 1899. Scott Act ————— On apprend de la bouche même de l'inspecteur du Scott Act, que dans quelques jours Tignish sera le théâtre de procès contre nos mé- decins, nos pharmaciens et huit autres personnes du village pour violation du C. T. A. Nous nous attendons à des revélations pi- quantes. Tenons Nous Sur Nes Gardes Si les apparences comptent pour quelque chose, les élections fédé- rales ne sont pas éloignées et il est probable que dans un avenir très rapproché nous serons appelés à déposer notre scrutin pour un can- didat pour Ottawa. Dans ce cas, il est bon pour nous Acadiens qui avons combattu si vaillamment lors des dernières élections générales de rappeler à notre mémoire la cause et les raisons pour lesquelles nous nous sommes lancés dans l'arène. Il y avait une question, une ques- tion de droit, d'honneur et de reli- gion pour laquelle nous avons vail- lamment combattu ensemble. Au- jourd'hui, cette question, qui est loin d’être réglée, quoiqu’en disent quelques intéressés, est, paraît-il, devenue puante au nez Ge ceux pour qui nous nous sommes sacri- fiés. Ainsi, nous demandons à nos braves Acadiens qui ont combattu avec nous les préjugés et le fanz- tisme, de demeurer tranquilles et de ne pas se laisser influencer par qui que ce soit, pour le moment, et d'attendre qui va être notre candi- dat et par qui il sera choisi. Pourquoi ne pas dire la Verite ? Quelle différence entre le Patriot du 14 et celui de la semaine précé- dente. La semaine passée, le ?a- triot prophétisait que Greenway était certain de revenir au pouvoir; tout allait sur des roulettes dans le camp grit, à Manitoba. Cette se- maine, le Pa/riof nous arrive, et, d'un ton piteux, nous dit, dans une dizaine de lignes, que le résul- tat des élections au Manitoba laisse dans l'incertitude lequel, des deux, Greenway ou Hugh John McDo- nald, doit présider aux destinées de cette province. I] vaudrait beaucoup mieux pour le confrère de se débar- rasser tout d’un coup de l'énorme fardeau qui semble l'accabler et dire la vérité nette et claire. Voici: Greenway est terrassé. Il vient d’essuyer une dégringolade qu'il méritait depuis longtemps. Hugh John McDonald est le premier mi- nistre futur de Manitoba. A TERRIBLE DISEASE. ‘I have been troubled with Salt Rhewum for 6 years and could get no- thicg to cure me until I took Burdock Blood Bitters. It only required 5 bot- tles to make a complete cure. Mrs. Jas. Delzill, Hight Bluff, Man. (Resultat des Elections: AU MANITOBA Les élections qui ont eu lieu la semaine dernière au Manitoba ont eu pour effet de chasser -le fanati- que Greenway du pouvoir. Sur quarante membres dont est compo- sée la législature de cette province, l'hon. Hugh john McDonald en a conduit vingt-quatre à la victoire. Le gritisme est donc une chose du ba. La défaite du parti Greenway pourrait bien être le commencement de la fin du régime libéral-tant au local qu’au fédéral-dans tout le Canada. L'hon. Hugh John McDonald est le fils unique de feu Sir John A. McDonald et est âgé de 49 ans. HALF AND HALF Aux quatre élections partielles qui ont eu lieu mardi, dans Onta- rio, ont été élus : deux conserva- teurs et deux libéraux. Purete Liberale Les journaux libéraux de cette province qui sont, comme de rai- son, les organes de Sir L. H. Da- vies publiaient l’autre jour les lignes significatives qui suivent : ‘11 est essentiel que ie gouvernement local et le gouvernement fédéral travail- lent de eoncert. à l’unisson Ni un gou- vernement conservateur est élu dans l’1le du Prince Edouard, oe!a retardera, ariêtera peut être la construction den travaux publics actuellement projetés.” Au moment où ces lignes ont paru, Sir Louïs était dans la pro- vince, à faire de la cabale dans l'intérêt de McKinnon et Irving, dans Belfast et Murray Harbor. ‘Prenez garde, disait-il, si vous élisez des conser- vateurs vous n’aurez pas les tra- vaux publics que nous nous propo- sions de vous donner.” Peut-on entendre quelque chose de plus ignoble ? Se servir de l'in- fluence fédérale pour faire pencher la balance du vote en faveur des li- béraux. Honteux ! Le Siecle qui Finit Le XIXe siècle a commencé le matin de mardi, le 1er janvier, 1801 ; il se terminera à minuit, le! lundi, 31 décembre 1900, ayant contenu 36,524 jours. Dimanche, lundi, jeudi, vendre- diet samedi sont comptés 5,218 fois pendant le siècle ; mardi et mercredi 5,217 fois. Le jour de Noel est tombé quin- ze fois le dimanche et le vendredi, ainsi que le jour de l’an, puis 24 fois sur chacun des autres jours. L'année bissextile se répète tous 1804, 1832, 1860 et de 1888 ont commencé par un dimanche, le ca- lendrier étant de même pour cha- cune. Les années ordinaires se répè- tent à des époques de 11, 11 et 6, (soit 28) ; ainsi 1893, 1874, 1886, et 1891 ont toutes commencé par un jeudi. L'année ordinaire finit le même jour de la semaine où elle a com- mencé. Le mois d’octobre com- mence toujours le même jour que celui de janvier. Février, mars et novembre commencent de même, Avril suit juillet, septembre suit décembre, tandis que mai, juin et août commencent chacun par un jour qui varie non-seulement entre eux, mais entre tous les autres mois. Cette variation ne s'applique pas aux années bissextiles. Le dimanche est arrivé 3 fois le 29 février pendant le siècle : en 1824, en 1852 et en 1886. Le premier jour d'un siècle ne : peut tomber le mercredi, le vendre- Dr . | di ou le dimanche. Pourquoi ? on l’ignore. LOST ER À wallet containing $38 has been lost somewhere in the vil- lage of Tignish The finder | Oflive and be rewarded, | L’IMPARTIAL, JEUDI passé dans la province de Manito-! les 28 ans de manière que celles de LE 14 DECEMBRE, 1809. v = | + Le Pin Rouge du SUD du Dr HARVEY GUERIT LA TOUX 250. la boutellle. En vente partout, auf Cie DB MÆepECINB HARVEY, Mfrs, Moutréal. LA GUERRE AU TRANSVAAL Le corps de troupes anglaises sous le commandement du général Methuen, qui se porte au secours de Kimberley, a déjà été affaibli de plus de mille hommes mis hors de combat. On voit par là que les ren- forts qui ont été envoyés ces jours- ci étaient grandement nécessaires, Il paraît maintenant certain que la bataille de la rivière Modder n’a été une victoire pour les Anglais. Il est naturel que les dépêches, qui sont soumises à une censure très sévère de la part des autorités mi- litaires anglaises, s'efforcent de co- lorer les événements. Mais à tra- vers les réticences on voit que si les Anglais n’ont pas été vaincus à la bataille de la rivière Modder, ils n’en sont pas sortis vainqueurs non plus. Et cependant ils ont perdu 500 hommes. Le contingent canadien est arri- vé au milieu de la semaine derniè- re à la ville du Cap qui lui a fait une réception cordiale. Un soldat du nom de Edward Deslauriers, d'Ottawa, est mort en route quatre jours après le départ de Québec. Il est probable que les volontaires ca- nadiens vont bientôt voir le feu, car, à peine étaient-ils arrivés en Afrique, qu'ils ont été envcy:s cn avant de compagnie.avec le contin- gent australien pour protéger la ligne du chemin de fer près du corps d'armée du général Me- thuen. A Ladysmith, la situation cst plus critique que la semaine der- nière. Les dépêches indiquent que la garnison anglaise, bien que forte encore. est de plus en plus serrée de prés par les Boers. La disette de munitions et de vivres est immi- nente dans la ville et l'artillerie des Boers recoulle d’'ardeur. Cette artillerie a été renforcée par l’arri- vée de plusieurs canons de fort ca- libre, qui, placés à 5000 verges, lancent sans cesse des obus dans la | garnison et que les pertes des assi- | égés augmentent. On rapporte en outre qu’un grand nombre de sol- dats anglais sont malades, ce qui fait dire que la garnison de Lady- smith ne serait plus en état de ré-|® sister à un assaut. L'armée que le général en chef Buller dirige au secours | de Ladysmith ne paraît pas s'être | poite beaucoup en avant depuis la semaine dernière. Les Boers ont puissamment fortifié leur position sur la rivière Tugela où ils se tiennent pour barrer le passage aux Anglais. La rencontre qui aura lieu là sera terrible selon toutes les probabilités. A Mafeking, le colonel Baden- Powell résiste toujours. On avait fait courir le bruit que les Boers a- vaient levé le siège de cette ville, mais les dernières nouvelles mon- trent que, au contraire, ils J’inves- tissent de plus près encore qu’au- paravant. Une nouvelle d’une natnre grave c'est que les Hollandais de la colo- nie du Cap se joignent de plus en plus grand nombre aux troupes du Transvaal. Ce mouvement date du commencement de la guerre, mais il menace maintenant de prendre des proportions considérables. On craint que la moindre friction entre les autorités anglaises et les Jol- landais qui aident les Boers, ne produise un soulèvement général dans la colonie du Cap. On voit que l'Angleterre se trouve en face de bien grandes dif- ficuités dans l’ Afrique du Sud. La \ grosse partie n’est pas encore com- mencée, les Boers sont encore maî- tres d'une grande étendue de terri- toire anglais, et cependant plus de 4,000 Anglais ont déjà été mis hors de combat. Cela donne une idée will please leave it at l'Impartial | des terribles pertes que cette guerre | va causer. ee BR A Le je Le VEN. At R.T. Holman’s Stores SE MERSIDE, The largest display of useful Christman Gifts can now be seen and at low From Gold Watche Complete Parlor Suit or the old foiks easy chair ! Gents Fur Coats ! if unable to see the prices. s to Infants Rattles ! Ladies Fur Saccues ! variety personaily Ask for prices by mail, Telephone or Telegraph OBT. Dec 5th 1899. T HOLA AN LÉ 2ome SIECLE | Dans trois semaines nous entre-| rons dans le 2ome siècle. Que se-| ra-t-il ? Il apparait aux yeux des | uns sur un char resplendissant de! lumières, qui apportera aux peu- ples l'abondance et la liberté. Pour le plus grand nombre, le! décor serait tout autre ; un nuage de désolation s'étend déjà sur no- tre planète, la guerre avec toutes ses horreurs, tel serait le lendemain ; qui nous est réservé. Les optimistes ne croient pas à un mouvement rétrograde, ils appellent notre at-, tention sur les découvertes et les inventions dont notre génération est fière. Les pessimistes prétendent battre | leurs adve armes. Ils disent et ne cessent de répé- ter que le soi-disant progrès dont nous nous flattons, rsaires avec leurs propres n’esten réalité qu'un fléau dont les peuples sont les premiers à souffrir, et souffri-| ront bientôt davantage ; qui a rai- son, qui à tort? Problème assez! difficile À résoudre, À moins de com- | parer le passé au sélat Le mal ira-t-il en augmentant ? Le pain de la misère sera-t-il plus | difficile à gagner ? Le pauvre trai- | | nera-t-il des haïillons plus sordides|! que par le passé ? Sera-t-il obligé | de se contenter comme les anciens ! | | The thres e mers vital Sos À of this body of ours are the Le heart, the rnerves andthe blood. ES It is because of the triple PA power possess ed by Milburn’s M Heart and Nerveï Pillsofmaking M weak, irregular beating hearts Æ strong and steady, toning up H run down, shattered, nervous systems and sup} plying those £ elements necessary to make thin, watery blood rich and red, that so many wonderful eures have been aceredited to #4 this remedy. À Here is the case of Mrs. R. A J. Arnoïd, Woodstock, N.B. Æ who says: ‘I was troubled for some À time with nervous prostration and general we:e-ness, feeling irritable, debilitatea and sleep- less nearly ali tho time. My entire system became run À down. As soon as I began E taking Milburn’s Heart cnâ Nerve Pills. XL realise © #1 4 they had a ealming, ccc'hisz 1 Ël influence upon the verves. LS 4 Every dose seemed to lLelnthe % cure. Theyrestoredryriep, ff Ÿ strengthened my nerves F3 + fi gave tone to my 6: # [I thirk them wor This dangerous Blood Disease Our new winter gocds are Goo 2050906606 0880002 Romains, du pain et des; Fe que! & # 2 © DISAUT Fépsouns Eten SNS LEUR à ses consuls lui donnaient : ‘‘Panem | _ à 2 et circenses.”?? | o “FT à -0 5% 2 se | $ ÊSSPER paa à À À 184 S À ces questions, nous préiérons| & € Eh EE 2 ; à. a] e 5 uw & VS ne pas répondre, ne serait-ce que| < ? De. à ILN'YAPASDESOUTEFRANCE © pour ne point effrayer par un ta“, + ut mare 00 à . . D IA Es DOS adm eg 2 a e bleau trop lugubre ceux qui vien-}: &-eerte ocr xx sorr ao. Ÿ dront apres nous. Tite os ni RILLER, 8 Quoique à vrai dire, nous. @f0-| 4 a etes De & yois fermement que notre vie aural Xtiox, La LOS MUR porte le © été un paradis terrestre, en compa-| © *°* 8 k . x . x 4 DETRY DAUYIES GANE raison de l'existence qui attend| < RP Fi TT è dans un avenir peu éloigné nos fils) Zegsersrosessssstsosecest et 105 petits-fils. i | € EE | New L E IWINTER GOODS AS e WINCER G s; Le | Le ss always cured by Burdock Blood Bitters, Most people are aware how serious a disease Erysipelas is. Can't rout it out of the system, with ordinary remedies. Like other dangerous blood diseases, though, B.B.B. can cure it every time. Read what Rachel du | Cape Chin, Bruce Co. Ont, says: “I wish to state that I used Bur- dock Blood Bitters for Erysipelas in my face and general run down state of my health. I tried many rem- edies but all failed to cure. I then tried B.B.B. Two bottles nearly cured me and four bottles completely cured me.” larrived. We have th sto-k for the people. 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