+ a — _ | L L'IMPARTIAL JEUDI. LE 9 JUIN, 1904, L'IMPAR'I AL 4 Un corps d’arpenteurs canadiens| L'enfant sent alors qu'il accom- {jant tuer Pascal Poirier, on s'ima- Not yet s1OWed : UN der composé de dix-neuf hommes est parti de Vancouver pour aller éta- [blir, avec un corps d’arpenteurs FonDf :N 1893 PUBLIÉ LE JEUDI DE CHAQUE re ee américains, la ligne de frontière NI entre l'Al #4 ABONNEMENT utre aska et le Canada. I Un de A Secrsese DL faudra trois ans pour faire ce tra- plit un acte solennel, que son cœur | gine que l'on va donner le coup de! deviendra le tabernacle du Dieu vi-| grâce à la cause acadienve pour la- vant et, pénétré de cette idée, il! quelie on n’a point un amour dé- acquiert une parselie de gravité qui bordant. Tous les Winslow ne lui fait volontairement sacrifier ! sont pas morts. Déjà plusieurs de quelques plaisirs de son âge pour nos chefs acadiens ont reça le Mn SE co 60 | pe Ù ECRIRE — _Les abonnements sont payab La gouvernement français a du: d'avance. blié un livre jaune sur le traité An- glo Français. D'après ce livre la 2 DR md 70% \visite du Roi Edouard au Prési- se dent de la République et celle de mais avant l'expiration de son a- bonnement et payer tous les arré M. Loubet à Londres ont été d’un Tagese é |grand poids pour cet arrangement. â Ceux qui chan t d'adress Eu abandonnant ses droits sur la lo ent nous donnef l'ancienne aus |,i,. française de Terreneuve la si rien que la nouvelle. é : | France préserve ses droits essentiels Aressez toute: ï‘ettres, corre- padances, etc., à pour la pêche au large et l'achat de la boëte. L'IMPARTIAL Le és Tin, Ie nu 4 ré Re Le revenu des douanes est de For the convenience of foreign i dc dt Los advertisers, l'Impartial can be seen |P!US En plus fort. Ainsi, Cans 4 and rates obtained from the follow-| présente année fiscale, pour les ing agencies : onze mois qui se terminaient mar- Montreal : E. Desbarats Advertis-| di, les recettes ont été de $36,787, ing Agency. 039, ce qui donne une augmenta- RE ntm FER tion de $3,747,098 sur le montant Toronto : J. J. Gibbons, Confeder- | PETçu pendant la même période ation Life Building. l'année dernière. Les recettss du New York : Geo. P. Roweli & Co. | mois de mai ont été de $3,409.99 10 Spruce Street. et 6 : - , par conséquent, supérieures de RSR RER ” $358,760 à celles du même mois en Co... 30 Fleet St., E. C. _ 1903. L'IMFARTILAL Tignish, Jeudi 9 Juin La mort de Stanley a provoqué Le révérend Père Guillard, O. dans la presse française de tou- M. L., est mort au noviciat de chants témoignages de sympathie. Newbury, Mass., de paralysie. Le Tous ceux qui estiment et com- Père Guillard a été onze ans pro-|Prennent le journalisme contempo- vincial des Oblats aux Etate-Unis |"«in, se sont inclinés avec respect, et doyen de l'église St-Joseph à devant le sercutil de ce héros uni- Ottawa. versel. html, La premiere communion ee Isidore Courval, fils de M Isi- dore Courval, cultvatieur de la Pe 7 tite Mascouche, Teriebonne, vient| Connaissez-vous quelque chose de s'ôter la vie. Il se déchaussa 1e |de plus ravissaut que les cérémo- pied droit et prenant un fusil il en |nies réunissant les parents et eu- pointa le canon vers sa poitrine et|fauts dans une manifestation reli- en fit partir le coup, à l’aide d'un |gieuse où les derniers jouent le doigt du pied qu'il appuya sur la | rôle principal, comme par exemple, gâchette. La décharge äu fusil a|la première communion. porté au coeur et la mort aété ins-| N’est-elle pas bien douce au tantanée. cœur, l'émotion saine qui vous a- — gite à la vue de ces enfants radieux A Brest, France, par suite de la | dans leur joie juvénile. grève des ouvriers du portet des] Le jour de la première commu- boulangers, de sérieux désordres | nion, vous entrevoyez la candeur et se sont produits. les rues de la|la pureté enfantines à travers des ville sont occupées par les troupes ;|flocons d’encens, des nuages de Brest se trouve pour ainsi dire en |mousseline et l'irisation des deux état de siège. Les troupes ont |grosses larmes qui, malgré le bon- chargé 400 grévistes, mais per-|heur ,immense dont vous être im- soune n’a été sérieusement blessé. | prégnés jaillissent de vos yeux é- blouis par ce spectacle d’une si Le mont Pelée, Martinique, le 8 |touchante grandeur. mai dernier, s’est de nouveau mis C'est surtout au moment où les en opération, écrit une jeune fille|enfants quittant la sainte table, de Rosseau, île Dominique. Par|possédant Dieu pour la première une singulière coïncidence il a cé-| fois dans leur petit cœur, que vous lébré l'anniversaire «le la terrible |ressentez une émoition ineffable, catastrophe du 8 mai 1902, dans la- | faite de tendresse et de reconnais- quelle 30,000 personnes perdirent | sance. la vie et la ville de St Pierre fut dé- | Dans cette foule de méophytes le truite. regard paternel déceuvre sans peine —— une petite tête blonde pour qui il a Mgr Kennedy, recteur du Col-|tant d'émoi. lège Américain à Rome, a présen- Elle s'incline, cette chère petite té mardi, au Pape, les étudiants de |tête, avec une gravité pieuse qui la Classe 1994, qui viennent d’être | rappelle aux parents le jour loin- ordonnés prêtres. Ils sont au |tain où ils étaient les héros d’une nombre de dix. Le Souverain|cérémonie semblable. D: Pontife les exhorta à travailler| montent en imag'nation vers ce avec zèle pour le salut des Âmes|passé d’insouciance joyeuse, de En servant Dieu par l'apostolat de | quiète innocence et d’aspirations la prière, ils feraient leur propre| mystiques. salut et l'honneur de leur collège. | L'idéal bonheur de l'enfant est alors ressenti par les parents et mo- Les importations au Canada des | mentanémemt partagé saus désen- vins légers de France, ont été de}chantement. $63,870 en 1897 et de $98,467 en Ah! que ces heures fugitives 1903. sout précieuses et que sont douces re ces cérémouies qui évoquent les A Loudres, le sécrétaire de la!|vieux souvenirs et en impriment de guerre Arnold Foster, répon lant à | nouveaux. une demande faite à la Clambre| Tout, du reste, concourt à laisser des Communes, dit que le ::ouver-|dans l'esprit des enfants la mé- nement n’a pas l'intention de pro-|moire impérissable de ce jour u- poser un système de conscription. | nique. — C'est d’abord la période du caté- A Paris, le ministère de la | chisme : l'étude des grandes véri- guerre a ordonné l'arrestation d’un |tés, la consaissance des mystères et officier qui est, croit-on, impliqué | l’apprentissage des devoirs du chré- dans l'affaire Dreyfus. Cet officier |tien. aurait dépensé beaucoup d'argent | Le temps de la préparation à la pour qu’on condamne Dreyfus. | prémière communion laisse dans ie Un médecin allemand donne de ce temps marque le moment où|de l'Assomption, association aca-! On demande une fille pour ia re- | fully guaranteed, and sell only at 3oc. a pound, See ? aux |dienne par conséquent. beaucoup la supériorité au bain! 'enfant devient aspirant chaud sur le bain froid. Entre | saintes milices, et cette évolution | souvenir un charme particulier, car | coeur comme président de la Société | avoir le mérite d’un renoncement coup de pied, et l’on a bien réussi devant Dieu. à retarder d'un demi-siècle au. C’est ainsi que la première com-|moins la cause acadienne. Bean | munion prépare les honuues dans”triomphe! en vérité On s'est les enfants à la vie vraiment chré- servi des Acadiens de Gloucester | tienne, et qu'elle fournit la société pour élever et honcrer Anglin ifi- d'êtres utiles et bons, s'ils pra :sulteur d'é.êque; et on s2 sr. tiquent la vertu de persévérance. |d‘un Acadien pour} déchirer Poi- rier, avocat et défenseur de sa n<- tionalité, et il est probable qu'on chanterait un ‘Te Deum’’, au lieu d'un ‘‘Libera’’, si on voyait tom- Le ‘‘Monileur Acadien'” publie |ber notre unique sénateur sur le la correspoudance qui suit dans son : : ee ; ) champ de bataille, au service de sa édition de la semaine dernière ; : + . ” . patrie. correspondanse qui a sa raison d'ê-|F* tre dans le temps où l’ont veux faire| Je n'approuve ni les sorties de la guerre au sénateur Poirier pour | M. Auglin, ni celle de M."Poirier ; s'être montré franc, loyal et l'amilefles sont toujours dangereuses. sincère de ses compatriotes. Mais au moins celui ci a l’excuse Deux poids et deux mesures d'avoir été provoqué daus ses sen- timents nationaux, tandis que M. M. le Rédacteur, Anglin, qui ne faisait que satisfaire J'aim:rais savoir si l'au-|ses sentiments de malice et de ven- teur de la ‘‘Vie di Père Lefebre'’ |geance contre un évêque qui ne est le mêm: q'e celu' d: la conf r |pariageait pas ses vues, est. canoni- rence intitulée. ‘Mouvement in- |sé. Je hais les préférences, le fa- tellectuel chez les Canadiens Fran-|voritisme, la flagornerie s'exerçant çais,” donnce à (t.awa devant lajau préjudice d'une cause sacrée. Société Royale. Je remarque On n' honore personne, on ne s’ho- dans ces deux travaux les mêmes |nore pas soi-même par de tels pro- idées, les mêuies assertions, et j'en |cédés. ‘‘Flesh for one, and fish conclu< que l’hon, Pascal Poirier |for the other,” n'est pas de mon est l’auteur des deux. goût. Justice égale pour tout le Je me demande comment il se | monde, voilà mon idéal. Tres a Propos fait que le livre ‘‘La Vie-du Père JUSTICE Lefebvre ’‘ ait été si chaleureuse-| 28 mai 1904. ment recommandé à notre public et ST TTL vendu par les intéressées au profit Éymont--bay de leur œuvre, quand aujourd’hui = on nous dénonce @ans remords ces re mêmes idées du même auteur dans La Tombe sa conférence d'Ottawa ? D'où vient maintenant à criti- MORT DE MME. STANISLAS quer sats merci Come sans réser- Gallant ve l’auteur de l4 dernière confé- — rence ? Les deux études devraient | Dame Marie Ga'lant, épouse ché être également condamnées puis- {rie de M. Stauisias Gahant, vicut qu’elles se rapportent aux mêmes |de dire un éternel adieu à sa fa- questions et énoncent à peu près | mille et à ses amies pout aller 1e les mêmes opinions. Pourquoi | cevoir au ciel la couronne des élus. deux poids et deux mesures ? File est décédée dimanche le 29 Voyons jusqu’à quel point on{mai, aprè : uue maladie d2 plusieurs est aveugle lorsqu'il s’agit de nos|mois. La nouvelle de sa mort a intérêts les plus chers et apprenons | jeté toute la paroïsse dans le deuil, des Irlandais nos amis une leçon de | car lie était respecté: ct aimée 1: choses pratique. Il y a des années tous ceux qui la connaissaient c'é- il y avait à St-Jean un Irlandais |tait une personne bunue, charitable, distingué, M. T. W. Auglin. Il compatissantr:, et dévouée à sa fa- rédigeait le Freeman, Journal ca-|mille. Son fils, le Revd. M. Jo- tholique. Une polémique acerbe seph $S. Gallant, depuis quelque se continua dans son journal des temps au collège St. Dunstau, é- mois durant entre feu Mgr. Ro-ltait près de sa mère pendant ses gers, évêque de Chatham, et M. | derniers jours, la consolant en lui Auglin. Ce dernier osa dire de l’é- rendant ia moit plus douez:. vêque de Chatham ‘‘qu'il n'était] Le Revd. curé M. S. Boudreau qu’une petite femme portant la mi-|Jui administra les derniers sacre- tre—A LITTLE WOMAN WITH A MI-|ments. TRE.’ La discussion fut vices Madame Gallant était âgée de 58 des deux côtês. Cependant, |ans 3 mois et appartenait aux soci- pas un Irlandais n’éleva la voix étés Ste, Famille, Rosaire et Tem- pour défendre ‘‘les imimunit:s ce-lpérahces Son mari profondément clésiastiques’’ et protester contre la | attristé ainsi que ses enfants et ses violation droit cauon. | nombreuses amies se souviendront Qu'arriva-t-il de plus? La longtemps d’elle. même aunée, les Irlandais et lies] LEP Acadiens de Gloucester, dirigés et | encouragés par leurs curés—il n'y | avait pas «le prêtres acadiens en ce | temps-là—allèreit relancer M.! Angilin à St Jean pour eu faire leur| Mercredi, le 1er. juin, les pa- représentant à Ottawa pendant plu- |trons,de la fromagerie de cet ar- sieurs parlements, et par leurs suf- | rondissement, ont commencé à frages le firent parvenir an poste | fournir du lait. Espérons que cet- importaut de speaker de la chimbre | te industrie recevra, de nos gens, des communes. |tous les encouragements possibles. Ni l’épiscopat, ni le clergé, ni les! La pêche du homard sur nos cô- laïques ne protestèient. Il s'agis- |tes promet, d'être meilleure cette sait d’uu Irlandais—tout était au | année qu’elle ne l’a été l'an der- mieux. lxier. 7e homard est plus nom- Chez nous, on agit autrement, | breux et plus gros. soit par crainte, par puérilité, par | Les examens d'école auront lieu flagornerie, peu importe. bientôt. Les instituteurs d’Eg- Le séna'eut Poirier, peut être |mont-Bay, à une de leurs assem- imprudemment, vû les dispositions | blées, ont fixé Ja date de leur exa- malveillantes de ses adversaires, | men respectif afin de donner o:ca- donne une couférerce devant une sion à M. le curé Boudreau d’as- société dont il est le président, et dit | sister à tous les exan:ens. des cioses, vraies 01 douteuse;, qui | XXX offensent, et voilà que de suite se! 4 juin 1904. | lève un compatriote mal avisé pour | | | lui tomber dessus et le saigner au Un demande FROMAGERIX, HOMARDEKIE, EXAMENS D’ECOLE lieure et être généralement utile | ‘dans les ateliers de J'IMPARTIAL. | En plusieurs quartiers on ap- : : Sc 1è €; il cite | } iè s is i . las + y ét autres preuves de sa the | première de son existence, lui com-|plaudit, on approuve ce mentor prendre le métier de .ypographe. | l'endurance des soldats Japonais munique une noble fierté dont Ja |fratricide qui prennent des bains tres chauds. trace est indélébile. . Re _ … Lt É Li 7 = + id ge ed 1 , - »* se metieut Ce ja jar i’,eten vou- Tignish. | ! Les journaux irlandais La Cie de Pub. d: L'IMPARTIAL, Donald’s Condition Powders are put up in full pound Aussi une où dei.x filles pour ap- 07 Pure Drugs and Veterinary Remedies FR) Paper ete A NS ZE Although we have had mountains of snow last winter, we did not get suowed’under, but managed to keep on top ol the banks. Now that Nature has come again in its Spring garb, we beg to re- mind our numerous customers that we have received nearly all ox stock of new Spring and Summer goods to clothe, teed, wash, paint, nail, tie, harness, smoke and chew, :ow, plant, &c. &c. comuniodities 100 numerous to mention. As usual we will take in exchange for our goods : eggs, produce of all kinds, pork, hi- des, pelts, butter, wool, &c. &c.-We humbly solicit an inspection of our stock before bu- ying elsewhere. We re still sole agents for the celebrated New Empire Sewing Ma- chine, _ J. O. Arsenault’s Sons & CO. a. 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