PAGE 28 (5) Eulalie : née le 27 juillet 1865. Elle épouse le veuf Félix (à Jos Placide) Arsenault de Saint-Chrysostome, le 13 janvier 1914. Vers 1920, Eulalie et son mari déménagent de Saint—Chrysostome à Abram-Village pour y passer le reste de leur vie chez Abel à Dauphine Poirier. Eulalie est morte le 14 mars 1931. (6) Marie-Eugénie : née le 13 août 1870, elle se marie le l7 janvier 1893 avec Jean— Pierre Gallant, de Mont-Carmel, fils de Laurent Gallant et d’Anne Richard. Ils déménagent éventuellement à Summerside. Marie-Eugénie meurt à Summerside le 10 février 1942. (7) Marie—Célina (Sr Saint—Fulbert, c.n.d.) : née le 23 avril 1874. Elle entre au noviciat de la Congrégation de Notre- Dame de Montréal en 1896, quelques mois seulement après le décès de sa soeur aînée. Elle prend d’ailleurs le nom de religion de sa défunte soeur, soeur Saint- Fulbert. Elle fait sa première profession en 1899 et ses voeux perpétuels en 1905. De 1902 à 1951, elle enseigne les petits à Kankakee en Illinois. Elle meurt à Montréal le 11 septembre 1961. L’impitoyable mort est souvent venue frappée chez Dauphine Arsenault. Dans l’espace de 14 ans, elle perdait trois de ses filles âgées de 22, 32 et 38 ans; un gendre, mort à 27 ans; sa mère, morte presque centenaire; et son mari, Prospère, décédé le 20 octobre 1884 à l’âge de 58 ans après une maladie de dix mois. Dans 3 Le Moniteur acadien, 6 novembre I884, p. 3. 5 « A la mémoire de notre chère Sœur Saint—Fulbert.. », op. cit. LA PETITE SOUVENANCE la nécrologie de ce dernier, publiée dans Le Moniteur acadien, on écrivait : « Son dévouement, surtout pour l’éducation de ses enfants, surpasse toutes ses oeuvres3 ». Effectivement, ses six filles ont fréquenté le pensionnat du Couvent Saint-Joseph de la Congrégation de Notre-Dame, à Miscouchc“. Lors de la mort de son mari, Dauphine avait alors 53 ans. La notice biographique de sa plus jeune fille religieuse évoque la vie dure, mais combien intense, de Dauphine après la mort de son mari : Mme Arsenault, vaillante et courageuse, assumera à elle seule, grâce à son métier de couturière de renom, la responsabilité de l’éducation des plus jeunes encore à la maison. Sa tendresse maternelle ne se bornait pas à ses propres enfants. Malgré les rudes traverses qu ’elle eut à subir, elle adopta et éleva onze orphelins et orphelines qu’elle fit instruire. Quelques-uns de ceux—ci furent rendus à des parents dès que les circonstances le permirent. Les autres, au nombre de quatre, demeurèrent avec elle jusqu 'à ce qu ’ilsfussent établis. L’une de ces adoptés, qui était sa petit— fille, devint religieuse chez les Soeurs de la Sainte-Famille. Inutile d ‘ajouter que cette femme de charité débordante et de bon sens pratique était estimée et considérée par toutes les personnes de l’entourage. On l ’appelait à juste titre : « La mère de la colonie5 ». 4 a A la mémoire de notre chère Soeur Saint-FulberL Marie-Célina Arsenault, décédée le Il septembre 196| », Congrégation de Notre-Dame. Ces notices biographiques imprimées après le décès des religieuses so notes autobiographiques que les religieuses écrivent en entrant au couvent. nt basées en panic sur des