nn. 0 mi L'IMPFARTIAI, 906 Au Feul... | 1er ACTE —Tu u'entends pas...? —Quoi ?.... —Qu dirait le tocsiu ? La Marie, qui oh a arrête, et db buste -"+ 6 AGE UU L'uu ie me et la femme jettent | prennent eur Vetement «td golcer sur le chemin. Là ils s'arrêtent pour écouter eu- | cere ?....Mairtenant, le doute | n'est plus possible !... Maïgré | vent contraire et le couteau barre l'horizon -' «+ le lugubre to précipités... qu voix dans la val Kt bouts !.. Pourvu q Ca h so! as peus ! s'éc-ù . housiue s chabÇatit de nouveau. | Pour être fixé, il lui suffit d'’at- teindre le sommet du chemin d'où l'on découvre tout le pays. Au pas de course, il y parvient en cinq minutes, et, d'un geste, rapide, raseure sa femie. —Non !.. crie-t-il dans le grand vent, qui lui reteurne <a parole. —C'est... où ?..dewande la Ma- rie esseufflée. . .…. —Ce n'est n'est pas le feu..c'est l'inventaire !.... —Déjà !.... M. le curé avait dit : ‘‘Pas avaut huit jours !”’ — Regarde !... D'en haut, on distingue les pay-, sans qui dévalent et la fo:le qui s'amasse sur l4 place de l'Eglise. Une motocyclette à toute vitesse... Le paysan reconnait le fils du sa- cristain. —]/iuventaire ?.. —Qui !.. lui jette le jeune hom- me d’une voix ‘aletanie eu s’amin- cissant déjà à l'horizou.. ‘‘teuf..’” Eésio”” —Alors...au trot !...dit le pay- san à sa femme. Ile ACTE LÀ COUR DU PRESPYERRE Un ben vieux curé, solide encore malgré ses cheveux blaucs ; quatre Messieurs eu pardessus noir, ser- viettesous le bras. Le plus âgé prend assez vivement le pasteur à partie. —Je vous assure, Mousieur le Curé.. vous avez tert !.. Nous ve- mons ici avec des isstructiows de to- lérance et de courtesie..Nous a:- riens aimé que tout se passe tran- quillewent, Alors peurqui sonner vos cloches et ameuter le pays ? Messieurs, répesd le curé... vous viendrez ici d’ume ‘‘façom pri- vée,'’ je serais heureux de vous faire aassi, d'une ‘‘façom privé.’’ les honmeurs de men presbytère. Mais aujourd'hui, vous remplissez tue mission ‘‘officiel’’ et, derrière les braves gens que vous êtes, je ne puis pas me pas voir l'Etat franc- maçon qui mous hait, et s'apprête à nous dépouiller.... —Vousêtes d’ume méfiance jix- guérissable !..., —Kt qui l’a fait naître?.. Qui la justifie tous les jours ?... Aussi, que les cloches sennent !... elles ne sonneront jamais assez fort !... Il »’y aura jamais assez de lumière et de témeins pour l'acte que veus allez accomplir ! et je suis étonné qgme vous redoutiez ce suffrage umi- versel !.,.11 faut que le peuple sou- verain regarde et ‘‘se souvienne !’’ Pour moi, avant de vous laisser en- trer daus mon église je proteste, avec teut mon Couseil, contre l'in- ventaire, et je m'y prêterai pas la main | Ille ACTE L'église est cemple.... Châtelaime, familles bourgeoises, paysans, ouvriers, mère de famille, coafrériennes, emfants des catéchis mes tout le village est là. La cloche vient de cesser sen ap- pel ; ua silence ému plane sur l'au- diteire, Monsieur le eyjé monte en chai- re. Mes amis !... ï La plupart d'entre mn m'ont, + La Jeune Femme chez l'Epicier. La première année de notre mariage, ma fem- me décida de faire son marché elle-même. “Non seulement cela me plait, dit-elle, mais je crois pouvoir y réaliser des écoromies.”? L'épicier, notre voisin, eut sa première visite. ‘! Ce que je veux, dit-elle, c'est faire le plus d’&- cononies possible. Je suis décidée de faire moï- mn mon paineta ne pasacheter de pâtissemes.?” Daas un petit panier, elle vit des œuis. ‘ Corubien la douzaine, demanda-t-lle à l'épicier ?” Comme vous le savez, les œufs sont très cher, nus ma femme fut surprise du prix, 25cts. ‘Vingt-cinq cents! Mais ce prix est tout sim- vlernent unpossible. Je vons ai dit que je voulais faire les écono- mies, n'auriez vous pas des œufs à 18 cts. où à ta? Ce prix est diji très élevé.” Notre épicier est nn honnête homme doublé d'un philnssphe. anssi donna-t-il à ma femme les “xplivations que la situation demandait, te j'a des œufs à 2) cents la douzain®. mais je ne puis vous les recomynander. S'il s'agit pour vous ile faire de bonnes pâtisseries, il ne vous {ani pas songer à faire des économies sous ce rapport | “En achetant la farine ‘Royal Household,’ vous en avez beaucoup plus vous avez une plus grande valeur pour un prix à peine supérieur. En un mot, vous avez toute la valeur de la farine.”” ‘‘Qu’entendez-vous par—valeur dela farine?” ‘La plus grande quantité des éléments nutri- tifs que contient le blé.” C’ctait le moment de l'après-midi où les affaires sont un peu plus Calme, aussi l’épicier se mit-il a explquer à ma ferme ce qu'il savait de la jar1ire. ‘‘Tlus la farine est bon marché, plus elle con- tient de son. “Il v à du son dans toute les farines tant qu’on ne l'a pas Ôté. ‘““Le son est éliminé de la farine ‘Royal Jlousehold,’ ce qui exige une n:outure parfaite, «les machines perfoctionnées et un outil/age parfait sous tous les rapports. “Outre ce que je viens de vous énumérer, la farine en question est purifiée par l'électricité et ceci la rend difié rente de toutes les autres farines. “Tous mes clients me la demandent, ce qui confirme la bonne opinion que j'ai d’elle.”” A ce passage, un soupxon traversa l'esprit de ‘Le benrre, iesœufs et la farine sont desarticles ! nia femme et ce fut d’un ton un peu moqueur qu'il vous faut de toute nécessité avoir de pre- | qu'elle demanda. mière qualité.” Ainsi parla l’épicier, en homme sage qu’il était. Ma femme reprit: ‘Mais, alors, sur quoi pourrms je faire des éconsmiss? “Sur une foule de choses, mais jamais sur ce quest absolument nécessaire, dit l’épicier, la farnne de première quahté, les œufs fraiset le} bon beurre sont indispensables. ”? “Qualle est votre meilleure fariäe,questionna la nouvelle ménagire ?? ‘“La farine ‘Royal Household,’ dit simplie- ment l’épicier.”'” ‘Quel en est le prix ?”’ J} lui dit. “Mais vousdevez en avoirdemeillearmarché?”? “J'en ai qui coûte moins cher, mais ce n’est meilleur marché pour cls enr à la longue, | | “Ne faites vous pas de plus gros bénéfices en vendant la farine ‘Royal Tiousehold ? ‘Non, certainement non, madame, répondit notre épicier.—au contraire j'en fais moins que sur les farines de seconde qualité.’ ‘Alors, pourquoi la recommandez-vous aussi chaudement ?”? ‘Simplement par le fait qu'un client qui achète de la farine ‘Royal Household’ sait ensuite ce qu’il veut quand il a besoin de farine, je n'ai plus besoin de lui faire l’article. ‘“S1 vons le demandez à la Compagnie des Moulins à Farines Ogilvie, vous recevrez un petit livre utile sur la manière de faire le pain.” Ce dernier argument décida ma femme qui acheta de la farime ‘Royal Household,’”’ des œufs de 25 cts. et le meilieur beurre qu'elle put ur votre argent, . elle coûte plus cher." “Pour quelle raison ?’” trouver. SANS-SOUCI. (21 : 5 ils : 4)4: ) 7 a ” NL 2 À He TC = tn, , —— L prié de les appeler aujourd’hui! facture du marbrier. pour défendre leu:s droits. je considère cette demande com-|tion ferme... La bannière est ré-! me sacrée !... Car vous n'avez pas !clamee par la présidente des En- | _. . *] ici, à protéger seulement vos dons; Pa:tout, c'est la mème piotests-; ! {auts de Marie... Les dames du! M » * di | personnels, inais encore Ce que vas chd'eai tevenuiquent ja plupart, e | L "his mais -T DS parent et grauds-parents ont offer. |Ces calices, les chapes biodées par: à l’église ! Je me ägure que leurs âmes, si croyauies, sont ici Lagre voulant supporter, à aucan piix! 1 lelles, les aubes, les chasubles. ne; blement autour de nous, et qu'ellesique ces ornements, dont chaque! 1 nous regardent, espérant que nous] | ferons: tous noire devoir !.. L'inventaire en lui-meme n'est |SUS de piano, aux jJemmes des Vé- rien ! Bien avant la loi de répa:a-| tiontion, où faisait des inveuiaires, | et M. le maïe en prerait coumais-| sance, Ce qu: sgg'ave celui d'au: ‘‘juacepta- ble,’ cet que l'Etat le fait en de- jourd'hui, et le rend hors de, et cenire l'autorité ecclé- siastique !.. C'est que su tou ces quatre viennent, en Messienrs que vous voyez là! \ réalité, au nom des, le : Ans . nolir ot 46. fut ac Loges, préçarer la spolis.ion défi-jiut nitive de nos églises. En eflet. “Que l'association cuïiuelle —si| réparations, n'em n'ayant pas les! ,» moyess. | Que pesdant plus é&e six mois | vous n'ayez pas de curé... Que sur la dénouciation d'uu monhcard, on préteude que nous faisons ici auire chose qu'vme céré- moaie du culte... Que, sous um prétexte ‘‘quelcon- que’’ il leur plaise de dissoudre l’associat on cultuelle..."? En ve iu de leur ‘‘articie 9,'’ ils transmett'ont tout à ment d'assistance ou de bienfaisau- ce, admiuistré par ‘‘ce qu’il y a de plus anticlérical dans le pays. ‘Souvenez-vous des 17.000 éta- religieux fermés en uu étabiisse- blissemen.s quelques mos ! Et c'est épouvantable ée songer que ce sauctuaire, bâti par la foi et l'argent de nos aieux, et doni no- tre commume est propriétaire, peut devenir, l’année prechaine, une guingette de bal ou uu temple mm:- çonnique ! Aussi uous protesious de toute la ferce de nos âmes chrétieunes, fran- çaises et libres !.. IVe ACTE L'INVENTAIRE Registre ouvert, ces Messieurs se promènent au milieu dela folle, qui re perd pas un seul de leurs gestes... Au petit bouheur ils d’aberd l'ha:monium. —Pardon, dit l'ancient institu teur, ilest à moi...Jel'ai prêté seulement, à l'église... Vous <onsi- gnez, n'esi-ce pas ?... ...Iis motent les vitraux..Mais um châtelain proteste énergique- ment : —Ce sout mes parents qu' les ont offeris..Voiciles factures.. «de ptite. Une jeune maman réclame., _—Ce fut le cadeau de première inscrivent 1 | l’on en constitue--ne fasse pas les! communion de mon fils,,Voici la | ER En point fut un acte de piété. aillemt | faire uu jour des robes, ou des des | | uérables. Un moment, les Gélézués s’avau- cent vers le tabernacie. Mais ee tiennent sur les ma ches de 1 autel, | quatre chaut:es t'apus et uu jerve| | aissent caresser nel ® v'ca're qui pa: peusée de derrière la tête. Fit on pousse un pen plus lo a. Il n'ya pas jusqu'au calorifère qui ne suscite des dificultes. Ir heié 3,000 f'ancs par ut e| brave dame qui gelaic dans j'église, | jet son héritier intervient en son! nom. | alorifère s’en mêle !... | Le “ts —ÿ51 ie C rouchounme le déleoueé. —* Qu'alers y isire ?...” -épond | $10.00. own eg than it u . : $ | ssible to get in the un gamin sur ses talons. Extra blades, per dozen, gr barber shop in $1.00. the land. | Ve ACTE | Les délégués son mécontents, | nerveux, fa.igües L'assemblée aussi. ï calme ; mais on seut qu'il est graud ; temps que tout finisse. A la sacris.i2, les quaire hommes! Chacuu a voulu rester correct pretemdent faire signer M. le cu-! ré... le président du Conseil de | fabrique, le vicaire, les chauires. Chicuu refuse avec indiguation. | — Alors, fait le délégué d'ove voix surexcilée, nous n avons piusi qu'à paitir !.:.. —Mon Dieu, oui !...dit Mon- sieur le curé. Et ils s'en vont en effet, blêmes redingotés à la queue leu leu, au milieu de la place pleine de monde au séu adouci de l'orgue gui étend ma uteuant ses uotes plaintives sur la foule agerouillée, et prélude au ‘“Mirerere ’. Les voici à leur voiture. —Dépêchons-nous, coche: ! La voiture s'ébranle sur les cail- loutis. —Enn !... c'est fini! !..s'é- crie un délégué en s'essuyant le front... C'est fini ?.. avec de la t::stesse daus la voix... répond le chef... vous voulez d're : ‘‘ Ca cormmen- Tr (Dans le loiutain)....* Miserere mei, Deus !”? * PIERR L'ERMITE Le Sunlight Savon est supérieur aux autr”s savons, mais c’est lorsqu'il est employé suivant la méthode Sunlight qu'il démontre sa plus grande supériorité, Achetez Sun- light Savon et suivez les directions. Mecuaus, Farmers, Syotismen ! to heal and soften the skin sad remove grease, oil jand rust slaias, paiut and eaith, etc. use ‘The ‘‘Master Mechanic's Tar Soap, Albert Toilet Soap Co., Mfis, Fr. 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