+— — 4x 3 ME ann ES ” 200 pme BE ages En Mes, 48 + GE D NS msn = Fe Lo fé > $ sl À o PL à, À ES DE SA ERE M * 2 à _ « CIE DE L'IMPARTIA L, Proprietaire Fondé en 1893 par Gilbert Buote et son fils Francois Joseph F. J. BUOTE, Redacteur, Mme. F J. BUOTE Assistante Vol. Depuis sept mois, c’est à dire de- puis le fameux 5 octobre, plus de 30,000 personnes ont quitté Lisbon- | ne. Naturellement les commer- Çants se plaignent de la pénurie des affaires et les sans-travail parcou- rent les rues en demandant du pain ou du travail. Néanmoins les carbonari en vue offrent de nombreux dîners en l'honneur de M. Costa, ministre de la justice, qui entend parfois la fou- le crier sur son passage ‘‘que ce p'est pas avec des dîners qu’on gou- verne un pueple’’. Ces jours derniers, une foule im- mens= lui réclamait du pain en proférant des cris de mort à l’adres- se du gouvernement. Pour toute téponse, M. Costo est parti pour Porto où les carbonari lui offraient un nouveau bauquet. M. Bernardino, ministre des Af. faires étrangères, proclame que les 3 No. 46 Nouvelle Serie LA TERREUR PURTUUAL. associations secrètes ont cessé d'exister ; mais, cette semaine en- core, M. Rufino, employé à l’Asso- ciation catholique, s’est plaint, dans une lettre aux journaux de ce que de nombreux carbonari, armés de pistalets et de poignards, l’aient menacé de mort, et, pénétrant dans sa demeuas, aient enlevé tout ce qui se trouvait dans ses armoires. Les personnes arrêtés dans le 2 € . . . vord du Portugal, à Lourinha et à }on lui en donnerait la permission Vizen, comme suspectes d’hostilité | mais à la condition qu'il dénonçât au gouvernement, sont arrivés à! d'autres copspirateurs ! Lisbonne sous la garde de carbonari et ont été enfermées dans les infec- tes prisons où le gouvernement dé- tient ceux qu'il appelle les conspi- rateurs. Car, il n’est pas permis, en Por- tugal, de se dire hostile au gouver- nement maçonnico républicain sans courir le risque d’être arrêté et em- prsionné. Tel est le régime pour) TIGNISH, 1LE DU PRINCE EDOUAKD, MARDI LE 30 MAI I9II 18 ANNEE [lequel on a fait une révolution au noun de la liberté ! Ces prisonniers sont souvent trai- tés de la plus barbaïe façon. Par exemple, M. Supardo, étudiant | militaire, qui vient d’être expuisé du Portugal et qui est une des vic- tiues de l’inquisition de M. Costa, rraconte qu'un soir on est venu lui dire en prison que sa mère était mourante, que s’il désirait ia revoir N'est-ce pas presque textuellement, une des scènes affreuses de la ‘‘Tosca’’ ? Dans toutes les classes de la po- puiation on se révolte contre cet état de choses : plusieurs ouvriers sont emprisonnés dans l'arsenal de la marine, neuf sous officiers et plusieurs soldats sont au secret à Porto. Les Feux Le comté de Carleton, N. B, est ravagé par les feux de la façon la plus sérieuse. A Frédéricton le feu a consumé le bois sur uue lon- gueur de dix mille. Les terrains de la compagnie du chemin de fer Nouveau Brunswick et les terres de la Couronne louées à M. F.Ss. Sayre. de St Jean, ont souffert de grands dommages. Lester’ itoires de la Combagnie Gibson, sur la ri-| vière Nashwauk, qui sont des meil- leurs de la province, sont sérieuse- 1 ment menacés d'être déboisés. DANS LE NOMINGUE Les feux de forêts exercent de terribles ravages dans le Nomiuin gue. Dans le canton Loranger, au cinquième rang, les flammes cou- vrent une distance de deux milles. Deux maisons et la sucrerie de M. Ekimbery ontété détruites. Les pertes dant ce canton s'élèvent dé jà à $1,600. Dans le canton Kiamika, deux maisons ont été réduites en cen- dre, au ruisseau François. Les per- tes sont de $500. Dans le canton Campbell, au rang G. la maison de M. H. Gin: UN GHAT ENRAUE New- Au No. 826 Broadwaa, York, un étage de cette maison est occupé par une fabrique de man- teaux, en grand nombre, des jeunes filles. Lundi, après le déjeûner, comme elles venaient reprendre leur tra- vail, le chat de l'atelier, un matou que tout le monde connait, puisqn'il est né, se précipita subitement sur Mile Carmela Farconi, une finisseu- se, demeurant au No 86 Elisabeth street, et se mit à] griffer de toutes ses dents et de toutes les griffes de ses pattes. En un instant, ce fut ia panique. Les jeunes filles criaient, couraient, montaient sur Îles tables, les unes contre les autres, fuyaient, en tous sens, l'animal furieux. de Pat { gras et ses dépendances ont été dé- ! ne est en danger. truites. Dans le troisième rang, : la maison et les dépendances de M.} O. Arbour ont été brûlées. Dans | le canton, une grande étendue del forêts a été aussi ravagée, et les | pertes générales s'élèvent à $10,600 environ. Dans le canton Pope, au troisiè- me rang, la grange et la remise de | M. Félix Lajeunesse out été dé- | truites, ainsi que plusieurs voitures | et harnais. Les pertes de M. La-| jeunesse sont de $500. Dans le canton Wurtele, la forêt est en feu. Les flammes ont tra- veasé la Lièv'e et ravagent aussi le canton Gravel. A Ferme Neuve, le magasin, les entrepôts, ls maison de ferme, les granges et les écuries de M. J. L. Matts ont été réduits en cendres. M. Matts, dont les pertes s'élèvent à $10,000, a aussi perdu plusieurs animaux de race qui ont été brûlés vifs. La scierie, de Mr. Albani Ethier est menacée. Dans le canton Boyer, le feu a Forets. DANS LA BEAUCE Les feux de forêts, à venir jus qu'ici, ont déjà causé des dommages Les dépêches nous apprennent que Mgr Louis P. Walsh, évêque du diocèse de Portland, vient d’ex- communier six catholiques fianco- américains très en vue de Lewiston et de Biddeford, Maive. Leurs noms sont : Godfroid S. Dupré, avocat, Dr Georges Pré court, Dr Albert C. Maynard, Al- bert J. Béland, propriétaire et ré- dacteur de la Justice, journal heb- domadaire franco-canadien, de Bid- deford, et Jean-Baptiste Coutute, propriétaire du Messager de Lewis- ton. Cette affaire qui est sans précé- dent dans les annales du diocèse de Portland, est une conséquence de la présentation au parlement du Mai- ue d’un projet de loi pour abolir la corporation du diocèse de Portland et enlever à l'évêque la gérance des biens temporels du diocèse pour les placer entre les mains d'une com- mission. Mgr Walsh dit dans sa lettre que ces hommes ‘‘seront privés des sa- crements et des privilèges de l’Egli- se dans le diocèse de Portland, à cause du grave scandale qu’ils out donué par leurs récentes attaques contre l'autcrité ecclésiastique et contre la propriété et la loi de l’E- glise dans le diocèse de Portland”'. Elle avertit aussi les sociétés ca- tholiques du diocèse ‘‘que si elles continuent à avoir des relations a- vec les interdits, elles seront privées Ge leurs droits et privilèges comme considérabl - dans tout le district. A St-Honoré de Shenley. dans le | canton Dortset, à Ste Rose, Dorches ter, dans le rang Ste-Corinne, St-{lités dans cette malheureuse crise François, le feu a dévoré des mil- liers de cordes de bois debout. On emploie tous les moyens possibles pour eurayer le feu, mais il est im- possible d'arriver à contrôler l'in- cendie. Sur la rivière Plante, le moulin de M. N. T. Turgeon a failli être la proie des flammes. Le feu s'est déclaré dans un immense amas de bois de pulpe, appartenant à M. B. C. Howard. Pius de 2000 cordes de bois ont été dévastées. Dans Jersey Mills, le feu cause aussi de violents ravages, On ne peut le contrôler. Une pluie abon- dante pourrait seule enrayer le fléau. Dans Spalding et Ditchfeld, détruit 300 billots, près de la scirie de M. C. Beauchêne. bâton et se mit courageusement à la doursuite du félin. | Il arriva bientôt à sa portée, et, comme il voulait lui asséner un coup de matraque, le chat sauta sur une machine à coudre, puis, de là sur Mile Ida Bershi, du No 190 Glemmere avenue, à Brooklyn, qu'il mordit et griffa à son tour. ! On dut mander la police. | Deux policemen arrivèrent, sor- tirent leurs revolvers, qu'il déchar gèrent à plusieurs reprises dans la | direction ee l'animal. Les balles le manquèrent comme a mordre et à la les coups de bâton et bientôt il dis-| Mgr Granito di Belmoute, qui re- parut. | Mais l’émotion n'était pas passée pour cela. Les jeunes filles refusè- | rent de se remettre au travail tant 1 se serraient | que le chat serait dans le bâtiment. | On chercha donc de tous côté mais, | |au moment de la sortie, on ne !'a- Un comptable arriva armé nr pas eucore revu, Cette usi- | forêts spendides. le feu dévore des milles et miiles de ._ Les blessures des deux jeunes | filles mordues ont été cautérisées dans une pharmacie voisine. (UNE MISSION SPECIALE DU ST-SIÈGE | AU COURONNEMENT DE GEORGES V D'après le correspondant romain du Daily Mail, de Loudres, le Pape |A décidé de se faire représenter au couronnement du 1oi Georges, le 22 mai prochain, par une mission spéciale. Le chef de la mission sera ou le Nonce à Bruxelles, Mgr Taci, ou | présenta le St-Siège au couronne- ment du roi Edouard VII. | Le Seul Journal Fran- | ça de l'ile sociétés catholiques dans le diocèse de Portland’’. Pour faire la part des responsabi- religieuse il faut bien se rappeler que nos compatriotes des Etats-; Unis sont continueliement en butte depuis toujours ils ont lutté pour la sauvegarde et de leur langue et de leur foi qu’ils n’ont pas reniées en émigrant dans la patrie de Long- fellow. Le clergé Irlando-américain s’est employé par tous les moyens à assi- miler nos compatriotes et c’est leur entêtement, très légitime d’ailleurs, à résister à ces manoeuvres qui les met aux prises avec leurs coreli- gionnaires. Comme le dit un confrère le pré- sent différend est moins une que- relle religieuse qu’une querelle de rage. Les franc-américains réclament ‘vainement mais sans jamaisse las- ser, dans les paroisses, dec pasteurs parlant leur langue, et daus les dio- cèses où ils sont en {rande majori- té, comme dans l'Etat du Maine, des évêques de leur nationalité”. ‘D'après la loi du Maine, l’évé- que de Portland est déclaré proprié- taire et maître absoiu des biens de l'Eglise dans toute l'étendue du diocèse’’. Il peut en disposer comme bon lui semble sans s'occuper des fidèles. C'est pour faire amender cette loi que nos compatriotes avaient fait présenter un projet de loi au parlement. ‘Que dans nne lutte aussi arden- te, les fidèles aient quelquefois abu- sé de leur franc-parler envers l’au- torité, cela est inévitable. Mais on comprendra que le sentiment natio: nal des franco-américains ait été à la longue exaspéré par l'hostilité systématique et victorieuse de l’é- lèment irlandais”. Nous osons espérer que cette cri- se se terminera au plus grand avan- tage de l'Eglise et de nos compa- aux vexations des Jilandais, que triotes.—L/avenir National. Le public n’a guère été mis au courant des difficultés qui suivirent la Séparation-persécution. Elles furent écrasantes. On se demande après coup comment nos évêques purent en sortir. (Car ils en sont sortis. Cela s’est fait en un temps assez court. Aujourd’hui, après une période de transition alarmante, le nombre des séminaristes augmente dans la plupart des diocèses. Cela conti- nue, de façon réguliè:e, et à peu près générale, depuis trois ans. Les curés, comme jadis, préparent ceux qui semblent les mieux disposés parmi leurs jeunes paroïssiens, Les parents, rassurés par l'expérience, ne craignent plus de voir leurs en- fants s'engager dans la carrière ec- clésiastique. Il ne reste plus qu'à patienter. Les grands séminaires ne tarderont pas à bénéficier de cette situation. C'est ce quia lieu déjà dans quel- ques diocèses et les ordinations se trouveront bientôt aussi nombreuses que par le passé. ... .... Deux séminaires sont parti- culièrement curieux à observer. Ils sont interdiocésains. Par con- séquent, les élèves leur arrivent de fs RECRUNEMENT DU CLERGE FRANCADS Paris et le séminaire Français à Rome. Ils jouissent l’unet l’autre d’une situation privilégiée. Les recrues leur viennent de milieux très divers. Il y a là des hommes d’'uu certain âge, et des jeunes : gens, appartenant à la noblesse et à la bourgeoisie. C'est là que la cri- se de la séparation s’est fait le moins sentir. Ou plutôt elle a eu Les sémi- paristes sont aussi nombreux que Etlechoix en est bon. On peut même dire que le niveau s’est élevé avec le nombre, et cela dès le jour où la loi a été promul- guée. Des collèges, qui jusqu’à ce jour n’envoyaient que rarement des élè- ves au grand séminaire, se mettent à en fournir. s’attenderont le moins. jamais. Dans les grandes villes, les jeunes gens qui partici- pent à la direction des oeuvres et, en particulier, des patronages, y prennent assez volontiers le goût de la vie eeclésiastique. Ce sont des faits intéressant” La France et l’Eglise gagr” les voir se mr partout. C’est Saint-Suplice de Française), les effets auxquels les législateurs : CI L'ANARCHIE AI Les Franco-Canadiens aux Etats-Unis!" ss gouvernement du Carada et le Union Steamship Co, de la Nou- velle-Zélande, pour l'établissement d’un service direct de paquebots entre Vancouver et Auxkland, Le contract est pour une période de cinq aus et le subside à être payé est de $180,509 par année par cha- que gouvernement pour le service d’un paquebot, tous les dix-huits jours, aller et retourner. La question du renouvellement du contrat pour le service entre l’Australie et la Colombie Anglaise sera traité entre Sir Wilfrid Laurier et le premièr ministre Fisher, d'Australie à la conférence impéria- le qui aura lieu à Londres, dans le cours de ce mois, LE VOTE DES FEMMES EN ANGLETERRE Un député libéral propose aux Communes anglaises le vote en 2e lecture du bill conférant aux fern- mes propriétaires ou locataires principales les mêmes droits qu'aux hommes relativement au vote pour les élections législatives. Au moment où le débat s'ouvre des femmes sandwich, envoyés par la Ligue de la liberté des femmes, font cents pas devant le palais du Parlement, tandis que des hommes sandwich, envoyés par les anti-suf- fragettes, forment un cordon au- tour de la Chambre portant des pancartes avec l’inscription : ‘‘[es femmes ne veulent pas du droit de vote.’’ Entretemps un autre député dé- pose à la Chambre une pétition por- tant 53,000 signatures contre le pas- sage à la 2e lecture du bill. Ce bill, s’il est voté, donnerait le droit de vote à enxiron un million de femmes surtout des classes aisées peu au courant des nécessités de la vie des travailleurs. Les opinions dans chaque partie et même dans le cabinet étant divi. sées, peu de députés relativement assistent à la séance. MM. As- quith et Balfour sont absents. L'auditoire est distrait. Finale- ment la Chambre des Communes adopte le bill en 2e lecture par 255 voix contre 88. C’est un vote pu- rement académique attendu qu’il n’y a aucune chance pour le bill d'être voté au cours de la session actuelle. LA CAMPAGNE LIBERALE Le ‘‘Canada’’ de vendredi publie j la dépêche suivante d'Ottawa : “Ottawa, 19.—Les sénateurs et députés libéraux se sont réunis au- fourd’hui et ont décidé de faire une campagne active dans la province de Québec dans le cours de l'été. Il sera tenu trois cents assemblées dont une vingtaine des assemblées régiona'es. Bourassa avec les Borden, ] Sproule et les Sam Hughes co . voilée à la population agric ouvrière de la province.” mn Abor- © es #7 (pc9P ve. ss , diet aline D, ie ï “L'alliance de MM. Monk et à ÿ atre Laurier et la réciprocité, sera dé- se | | | RE ne RS 7 0 OM AT MORE