| ! € : | ë * ë . Tr DM * rs : FEUILLETON. Les Causeries D'UNE VIEILLE MARMITE. r TRAVAIL. Le gasYyon, “ ce coureur, cet 1vorgne que nous avous vu à œuvre; ils appelaient: #Le brave Pierre, * celui dont Ja vie se passait à faire du bien aux autres. Aussi, après le æguré, Pierre était-il le plus respecté au village, et le père Gélard lui-même, ce con- tempteur des savants, cet ad- mirateur des fins laboureurs, ne passait jamais près de Pierre sans lui tirer sou bonnet. Il est vrai que Pierre avait pris en affection le petit frère de Rose, un en- fant gros et joufllu, qui, jus- qu'à ce moment, passait sa vie à voler des pommes et à casser les pattes aux oies à coup de pierres. Depuis que Je nouveeu maitre d'école l'avait acepté comme son é- iève favomdi(c'était un moyen de penser à Rose, sans man- quer à sa promesse). Depuis &e moment, dis-je, François était devenu le modêle des. amiss du village, et son père qui était au fond moins rustre qu'il ne voulait le paraître, sentait déjà combien sa ferme gagnerait entre les mains de £e garçon, instruit par les sojns de Pierre et bon culti- vateur par les siens. Puis en- gore, des bruits circulaient dans le village. On disait que Pierre, fort discret d‘habi- tude, avait eu en héritage trois cents bons écus de rente que lui avait laissés le petit gacques, et comme il était économe et rangé, il yerrait s'augmenter au lieu de fondre son petit capital Le père {rélard avait l'oreille et n'a- yait rien dit, mais vers le. märdi-gras, quand il reçut la visite du cousin Briton, voici ce qui se dit entr‘eux: —Eh bien, mon oncle, voilà tout de même Paques qui ar- rive tout galopant. —Voire tout de même, mon neveu, tu dit vrai comme je suis ton oncle. ” —Oui, mais avec Paques il y a autre chose qui vient. ” —Et quoi donc qu'est cette autre chose ? — Notre mariage à Rose et à moi. —Ah! tu crois, c'est pos- sible. Tiens, j'y pensais plus, moi. | | —Faut y penser, fit Bre- ton. —Nous avons le temps, mon neveu. _ Et le père Grélard lui tour- na le dos. —Qu'a donc l’oncle Gé- lard? se dit Breton tout dé- concerté. Et, en rentrant chez son père, il lui dit: —Le mariage n'est pas en- core fait, père, mon oncle a quelque chose dans la tête, faudra y voir, Paques arriva. Pierre at- tendait cette époque avec anxiété; pendant la grand‘ messe, il écouta avec la plus grande attention et n'‘enten- dit pas le curé prononcer les noms de Rose et de Breton. Jamais, depuis la mort du petit Jacques, son cœur n'a- | vait ressenti une telle Joie. Aussi, au lieu de rentrer dans | sa Cabane, devenue, petit à. petit, une des plus jolies mai sons du village, alla-t-il se promener dans les prairies, le long d'une petite revière “Nr dt ST D . PE és di D D ne Deere Lite pH Te LE L/IMPARTIAL are metetinteremeEnts mas PER TAU 1 Dh |Lombragée de saurtes. . La nature en tête semblait d’accorde avec son ame, les | premiers beaux jours avaient ramené les boquets des arbres et les fleurs de la prairie. Il y avait dans Paire de pé- nétrantes et vivifiantes sen- | teyre, lies oiseaux ne chan- taient pas, Hs roucoulaient doucement, l'eau de la petite rivière coulait lentement, re- flétant les branches d’un vert tendre, et les petits nuages floconneux. Pierre se rappela la jour- née d'automne. Il se sonven- | aitde son amère tristesse en s'en allant et le deuil de la nature, d'accord avec sa dou leur à lui. Mais aujourd’hui il lui semblaït que la nature s'é- tait réveillée comme seu ame, et comme elle pleurait avec Ja 1 y a six mois, é] Juë sem- bla qu'elle chantait à l’unis- son lhosanna de la résurrec- tion. Le jour était bien choisi et n'est-ce pas un admirable calcul que celui qui anit de tout éternité la résurrection | du Christe à celle de la na- ture; le Redempteur jetant loin de dui son linceul, et se- couant la poussière du tom- beau, se moutre aux yeux des chrétiens dans toute sa gloire et son éternelle splendeur. La nature attentive, imitant le divin modèle, efface jus- .qu‘anx moindres traces de | I‘hiver qui n'est plus; partout de la verdure, des boutons entr‘ouverts. des fleurs les plus délicates jetées somme un gage de pardon! quand il reyiat sur ses pas, il aperçut de loin une femme assise dans la prairie qu'il avait traversée une heure au- paravant. Près d'elle était un paysan endimanché et, à en, | juger par la place prise sur le | chemin que Pierre devait sui- vre en resenant au village, .1ls s'étaientées mis la pour | l‘attendre, | Le cœur de Pierre recon- nut Rose, avant que ses yeux pussent voir son visage. Il s‘arrêta tout ému; cette ren- contre, aprés les pensées, | qu'il venait d‘avoir, lui sem- | blait providentielle; mais sa | promesse, sa promesse au | vieux Pfanne, :_ Pierre baïssa la tête, pour | ne pas voire Rose; il n'aurait | pu résister à l‘attraction | | | | | | | } | | ! \ Î quelle, exerçait sur lui. —.Je prendrai par-derrière l‘étang, dit-il en rebroussant Chemin et en poussant un | profond soupir. | Mais Pierre avait compté | sans le père Gélard, qui | n‘avait pas pour rien laissé | passer Paques sans faire pu- | blier les bans du mariage de | Rose, et qui, pour rien non | plus, n‘avait, après la messe | dit à Rose: Aïlons donc | voir un brin dans le petit pré | si les oseraisg poussent bien cette année. Eh bien, Pierre, cria-t-il, est-ce qu‘on passe comme cela sans dire bonjour aux amis? Dis donc bonjour à ce brave Pierre, Rose, tu sais bien que j‘ai toujours pour lui, | eu bonne amitié | pas vrai, ma fille? Rose rougit, et murmura | avec émotion. —Je crois qus oui, père. —Tu crois; voyez donc, Fierre, ces petites filles, ça | les garçons; C’est pas | comme les homme, nous ne nous tournons pas la tête comme ça, nous gu}res, pas vrai, mon ami Pierre? rm _] COMME PE Pierre marcha longtemps; ! est tout tremblant devant "+ TR + murmura Pierre, non moins ému, et, non moins rouge que la jeune fille. Tiens, vous aussi, .0b ! bien; elie est sévère celle-H, vous æygg, Pierre vous voilà quasiment aussi rouge que ma fille ; ça vous déplait-il de causer un-brin avec nous P —Oh ! non, M. Gélard, au contreire mais voyez-vous, je suis tvjours seul, avec mes enfants, et dame, je suis de- venu sauvage depuis six mnis......a- jouta-t-il, en regardant Bose à la Gé- robée. s —C'est danc comme Rose, elle est toute triste et chagiène £ puis appro- chant six mois. Parbleu, tenez, depuis la mort du petit Jacques, dit le père Gé'ard, sans avoir l'air de pense: à rien, le vieux sourpois. — Est-ce vrai, c: que dit là vatre pè-e, Rose? Qui, iévonditele : M. Pierre, de- puis ce jour-là, j: suis triste, je ne sais pas pourquoi. Ni moi non plus, ajouta le père Gé- dard d’un air bon-homme Oh! mais assez comme ç1 de tristesse, c'est fête aujourd’hui, mon ami Pierre, laissons à la maison les soucis. Savez vous ce qu'il fant faire? Dites, M. Gé'ard, si c'est un ser- v'ce à vaus rendre, Vous pouvez COmM- p'er sur moi. Oh ! le service n’est pas bien dur, c'est de venir nous aider à manger une oie que la bourgroiïse fait 1ôtir, qu'on en sent la fumé: d'ici. a continuer THE LANCASTER ARGUS: À journal of science. printed at the Insane Asvium. °t. John. N B. is chock full of wood things and should be xead by. everyboäy, monthiy, one year, post-paid 25 cents. FIRST FRIZE! My Wellington Boots took took FIRST PXIZE at the P. COUNTY Hxbibitign. 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Géard | AUX SHCKETAIRES DES | Evenements Historiques ai De + couvertes Importantes, Benjamin Franklin se servit dy premier paratonnerre en 1752. Qa se servit de briques cuites dans la constructon de la Tour de Babel. Elles furent introduites en Angleterre par les Romains. Les Chaldéens furent le premier peuple qui travailla les métaux. Le papier fut inventé pas les Chi- nois, l'an 170 avant Jésur Christ. Les catacombes de Rome contien- nent les restes d'a peu près six mil- lions d'êtres humains ; ceux de Paris, trois millions. Le premier concile chrétien fut te- au par les apôties en l’an 50. Christophe Colombe découvrit YA- merique le 12 octobre 1492, La poterie égyptienne est la plus vieille connue ; elle date de 2,000 ans avant Jésus-Christ. L'anguille électrique ne se trouve guère que dans les rivières du goré de l'Amérique du Sud. L’électricité court 268 milles par seconde. _ Premier usage authentique dss or- gues, 735 ; en Angleterre, 951. Ga se servit des premières notés de musique, en 1338 ; on les imprims en 1502. Premier vapeur traverse l’Atlanti- que, 1819. Première canne à sucre cultivée aux Etats-Uais, prés de la Nouvelle- Orléans, 1751 ; premier moulin à su- Cré, 1758. Prermer télégranhe en opération en Amérique, entre Washington et Balti- more, Mai 27, 1844. Premières notes manufacturées à Nuremburg. en 1477, Premiers miroirs manufacturés par les Véaitiens au treizième siècle. Avant ce temps on se servait du mé- tal poli. Nombre de juifs dgns le monde, >, 790,000. Quarante-trois payes rêgnèérent du- ran: la construction de Ja cathédrale St. Pierre. Un Curieux Mariage. Un mariage qui a êtê célébré sur la voie du chemin de fer Lake Erie et Western est assez curieux. Un train dans lequel se trouvait plus de huit cents excursionnistes s’est arié 6 à l’en- droit précis ou passe la ligne séparant les Etats de l'Ohio et de l’Indiana. Trois personnes sont descendues du train, un jeune homme du nom de Clark s’est placé du cô:é de l’Indiana ; une jeune femme, Mme veuve Haw- kins, s'est mise du cô'é de l'Ohio ; en- fin un c'ergyman les suivait, a mis un pied sur de territoire de l'Ohio et l’au- tre sur le territoire de j’Indianna. Le clergyman a dit À M. Ciark età Mme Hawkins de joindre les mains par-des- sus Ja frentiêre et les a mariés dans cette position au grand amusement de tous ces excursionnistes, Si jamais ces époux rlaident en divorce, di: à ce sujet un journal a 1. éricain, il sera bien difficile de dire dans quel Etat ils ont été mariés et il en résultera certaine- ment des difficultés à faire perdre la tête à tous les avocats d'Amérique, D The DELINEATOR for November is tte fi:s “1 he three GREA'ï WIN- TER NUMBERS, and 15 a sple: did specinen of th's p'pulir magezine, Allihe ne:ds of ladies, misses and children ar: ful:y considereg in the styl:s for tbe coming season, which are sersiblz and beautiful in them- selves, and are most attractively dis- played. A sp:cia: article on D'nner and Evening Gowns will be appreci- ated at this time, as will also Two Menus for a Thanksgiving Diner. Te Dancing series, which is drawing to a close, describes the Caledonians and Wal!:z qu:drille, and the Tevnis article treats of Mixed Doubles and Tourraments., There is a weil written paper on Chiidren’s Associates, and an original Fancy-Dress Dri!l for an equai number of boys and girls. An article valuable te the housewife for its suggestiveness is called As Winter Comes On, and the second iastalment of Honsehold Æenovation deals with walls and floors. Arond The Tea Table treats of current fancies, the Floral article for the month is on the: culture of Lalies, and entertainement for Autum days and relaxation for the longer eveningsis provided in A Har- vest Home and a Geography Party. In addition there is continued instruc- tion in Netting, Knitting. Crocheting, Laee-Making, ste. etc. This Magazine should be in the hands of every housekseper. One ycars's subscription One Dollar ; giogle Copies, Fifteen Cenis. Âdress Orders to THE BUTTERICK PUBLISH- ING CO. [Limited], | 40 East Fourteenth Street, 2- NEW YORK, L >. À = rer NE EE RAR étre BR ” ’ TT SEP : PL LU RSR ep DEV CM … rpg Sn ” 7 “ < re er er oPORSRET oenres ITR TRES 2% , : + 7 à