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IV LE GAS YVON Pierre lui tendit la main. —Onf, fit Pfanne, je l'ai échappé belle, Sur ma foi vous : avez là de drôles de connais- sancées, mon ami Pierre, ajou- ta-t-1l d'un ton sevère, tout | en rajustant avec soin et en secouant ses habits: dans quel cabaret borgne les allez- | vous chercher? —Pianne! dit Pierre .d'un ton coutrit. —Sont-ce ces amis-là doivent vous guider doréna- vant? continua le petit homme. —-Pfanne, petit Pierre, Comptez vous sur ces gens là pour vous marier avec Rose et faire revenir le père Gélard snr votre compte, dites? Il vous trouvait trop faible et mauvais laboureur vous avez voulu lui montrer qu'au moins vous étiez un bon ivrogne, mon Pierre ? —Pfanne, dit Pierre en se jetant aux genoux du bonhomme; Pfanne, j'ai été lache et fou, gémit encore it: LL. i J'ai voulu fuir ma donleur, et pour cela, J'ai écouté Yvon, et pour cela j'ai chanté, j'ai bu, ici devant ce lit onu tu es mort, mon pauvre Jacques. pardonnez-moi. —Je ne te tuerai pas, Pierre, parce que je ne suis Pas un assassin, moi, je ne veux empoisonner ni éventrer personne. Pierre rougit; cette pensée qui Sas | pardonne-moi, conter ne plus à Rose. — Plus Pierre. —Plus jamais....d'ici six mois. repondit Pfanne. —Mais dans six mois elle sera mariée ? — Bah! qui sait? —Mais le cousin Breton. — Puis tu Péntreras à coup de fourche. —Oh! Pfanne! . — Allons, pardonne-moi à ton tour, je suis mauvais | parfois. Ainsi, c’est bien en- tendu, demain l'école. —QOui. Et pendant six mois pas de Rose? Je tacierai Allons, te voilà déjà plus raisonnable, tacher vaut mieux en pareil cas que faire ; il y à plus de mérite. | Là dessns, Pfanne pendant ce temps, n'avait cessé de secouer son habit | par ci, d'épousseter par là, se | posa sur un tas de cendres, et profitant d'un instant ou Pierre avait ie dos tourné, il «isparut. Quand Pierre leva les yeux, la marmite, propre comme en ses plus beaux jours était devaut la cheminée " jamais? soupira TRAVAIL. Deux ans se sont écoulés de- | puis la nuit ou petit Pierre et Yvon se sont si brusquement | séparés après leur orgie; deux ans qui ont vu se passer bien des événements pour nos per- sonnages, Remontons au lende- main de cette nuit si importante Oh! tenez, M. Pfanne, je suis un misérable, tuez-moi, mais { de meurtre que lui avait in-. spirée l'ivresse, le fit frémir. Il comprit ce qu'une minute le plus doux. 11 baissa la tête. —Je ne te tuerai pas, re- prit Pfanue qui l'avait laiseé réflêéchir. Je te pardonne, parce que tu te repens; mais à une condition, par ex- emple. —Oh! quelle soit, je l‘ac- cepte; dites, parlez, mon bon ami, commandez. Doucement, avant de t‘en- gager, écoute-moi: me pro- mets-tu de faire ce que jette. démanderai? —Oui. — Quoi que ce soit. — Oui. —-Mèême si c'était d'oublier Rose. Pierre se sentit défaillir, son regard inquiet se fixa sur le petit homme; il hésitait mais quand ïl vit le front triste et soucieux de Pfanne, quand 1l se rappela ce qu'il lui avait fait souffrir ; —Oui, fit-il avec effort, oui M. Pfanne. — Bien, Pierre, bien ; donne moi la main d’abord, ensuite écoute-moi. Demain ta mai- son ne sera plus à toi, mais à tous les enfants du village, demain tu seras maître d'école et comme nos paysans sont économes et même avares un tantinet, tu ne prendras rien à tes élèves, ce que t’a laissé petit Jacques te suflira. —Bien, répondit petit Pierre, c’est fait. — Puis, reprit Pfanne, | comme pour s‘habituer à sa és we dans la vie de Picrre- Dès le matin, il se mit à l’oeu vre: cela n'allait pas tout seul ; ce n’était pas fout que d'avoir la bonne volonté d'enseigner, 1l fallait faire comprendre aux paysans que leurs fils pourraient rester de bons laboureurs, tout en sachant lire et écrire, que les prairies ne donneralent pas une botte de foin de moins, pares qu'ils pourraient s'instruire et puiser dans les bons livres la PR. 2: ; d’oubli peut faire de l'homme | vertu qui fait l’honn‘te homme, et la science quifait l’homme utile ; et qne les pièces de cent | sous ne vaudralent pas un sou de moins, parce qu'elles seraient inscrites à mesure qu'on les aurait gagnées ou dépensfes. Cette lutte fut longue, mais se termina heureusement, grace à l’aide du vienx curé que Pierre était allé trouver. Il Jui ait tout | en hésitant un peu, il lui ra- | conta les apparitions Surnatur- | elles du vieux Pfanne, et fut tout surpris de voir le curé sou- | rire doucement à ce récit. | —Vous saurez un jour, lui | dit-il, ce que c'est que Pfanne, qui fut l'ami du petit Jacques. En attendant écoutez-le. et que vos yeux le voient ou non, le soir quand vous serez seul au coin du feu, dites-lui toutes vos faiblesses ; comme cela vous serez heureux, petit Pierre. Pour ce qui est de votre projet, il est bon, et je veux vous venir en aide. À nous deux‘ avec le | secours du bon Dieu‘ nous y | parviendrons ; pour cela il faut | deux choses, agir et prier. | Ils s’en allèrent ensemble à | l'église: pauvre vieille église | où Pierre ne pouvait entrer sans penser à sa mêre, au petit Jac- ques, et, faut il le dire? à Kose- C’est la, devant cet autel, qu'il se serait agenouillé avec elle si.........Mais du courage, Pierre le vieux Pfanne n’a-t-1l pas dit: | dans six mois !/ Les six mois se sont écoulés rapidement. car chaque jour de nouveaux élèves venaient trou- ver petit Pierre, Un grand changement s’est opéré dans le village à l'égard de notre héros. Tout ignorants et entêiés que fassent ces paysans, ils avaiant au fond du coeur le sentiment du bien et du mal, et de même Es n s ‘az } » are qui, Les Cloches d'Eglise. L® premier usage des cliches pour te service des églises est gé ‘6-alement attribué à Siint Paulin, é.êque de Nole en Campanie, vers 420; elles ti- raient sans doute de là leur nom i ta in de campanna. Il s2 1érandit bieatt dans toutes les ézlise d'Occi- dent, mais les églises d‘O ient n: pa- raissaient pas l‘avoir ad p'é avant le siecle ;depuis la conquée de l‘s- lamisme, qui,en defendit l'usage, 1: Liban est Le seul des pays soumis au joug musulman qui jfair conser . vé L- p'us ancien clocher qui ait exisié fut construit en 770 sur 11 basilique ds Siint Pierre à Rime, razis l'usage ne s'en gé :Éralisa qi à parir du dixiemè | houilles australiennes, et en 1892.iten 2 ou douzi-me siecle. La bén “dicrion ou baptême des cloches serait, swvant 770; néanmoins, cette pratique ne fut p'escriie que par le pape Jean XII en 972. VARIETES. Un tiers des crimes commis en Au- gl'erre ont your théatre Londres même. Les estimations actuelles de la ré: colie du coton, pur 1893-94, portent cette 1Ccolte à euviroë 7,500,009 bai. les. M. Théodore frarçuis d’un grand iméricr, vient de mouuir à Rome. [l était né à Paris, 1: 29 juitiet 1729 Les Progres de l'Industrie au | i Alcuir. antérieure à | Le Mariage est un Sacrement, Hé'ert, scülpteur | | au point de vue de ceux qui croient Le nombre de moutons aux Etats. Unis est d'environ 45,009,000 et la production de laine d'envi 0 1 288,000, 000 de livres. Un steamer de l1 Nouvelle Ecsse 8 é.6 aff, ê 6 pour le transport d2 2,500 tonnes de charbon des mines de ceue province, à L'verpooi. C'esi un des résultats de la grève des inineurs en Angleterre, , en a une par raquelle i à été fait plus La dette de l’Angieterre est anj :urd’- | hui de 671,042 842 louis. Eile a é:6 ciéé:, surtout, par l’ab:lition de l'es- clavage et l:s frais de guerre. Durant le règne de ia reine Victoria, elle a 66 dimiauée de 179,042,842 louis. {n'y a pas de ville au monde qui ait progre»sé aussi rapidement que Chicago. Ii y à 22 ans, li grand crié a ê é presque to:aiement dé ruite par incendie La population n‘é ait als que de 300,000 ames. Aujourd'hui,- «Île en ce mbte 1,500,000. Ua prêtre français, l'abté de Mau benge, vicaire à Notre-Dame des Vic- toires, à Paris, a payé au Tiésor Fian- ç<is la;somtue de 40 000 francs, éçue comme restitution d'un de ses péai. | Au ministière du Trésor, oo tents, trouve main'ens+nt que la confession “st une excellente institution, et on a Yaison, : Ii y a queques jours dans un vil- lige du nom de Daduzai, dans les In- d#s, il tomba une forte pluie, précé- dé: par une temjêie de vent,et avre la pluie vint un orage de grêle qui dura plus d'‘une heure. Le trait étran- ge de toute l'affaire, c'est que la grê'e n'érait pas froid: au toucher, et au gouter elle ressemblait au sucre, La mortalité est plus grande, cer- tains mois de l‘année, suivant les pays. Le mois de décembie est le plus meurtrier en Angleterre, tandis que c'est janvier pour la France et mars | Le chiffre des | pour l‘Allemagne. morts augmente considérablement au printemps, en France, en Angleterre et en Autriche, et l'automne est 14 saison la plus fatale aux Hollandais. Une grande maison de confection, à Washington, fait annoncer qu'elle procure une fiancée à chaque céliba- taire qui en exprime le désir. Seule- ment, le ciient doit s'engager à ache- ter tout le trousseau dans la maison indiquée ; en revanche, cette dernière s'occupe de tous les préparatifs et dé- marches nécessaires, et s'engage en outre à faire bénir le mariage par un exceilent prédicateur. Jusqu'ici, dix mariag s’ont été con- clus par l‘intermédiaree du magasin de | confection. ne AUX SECRETAIRES DES COMMISSAIRES D'ECOLES Nous avons en mains une quantité ‘“d’Assessement Bills” pour Taxes Prix modérés. Eds mm d’une t:Ççon qui commence à devenir ‘d'œuvre, combiné avec l'em;loi ‘de: £ s . -tré que chez ‘homme universel qui se | | { } | | Î 1 ! . : | | | pour Je bien de l'Eglise, Japon. Le Japon progresse véritablement inquié.ante pour l‘inGustrie européen. ne et américaine. C'est le résultat n2- tureldu ban marché de 11 maiz- movens mécaniques. En dix ans, {: commerce d'exportation a augmenté de 150 pour cent. Ce ne sont p'us seulement les soier'es, le thè, le riz, la colle végétale, ce sont les poteries ler pins communes et meme les allu- meties chimiques qui rafluent sur les marchés anglais et allemands. Les charbons japonais ont chasse des a 6 6 exporté 1.200,000 tannes L: co- ton est importé en grand, pour y ê re‘ trava lé comme dans les usines an- glises, La valeur des cot:ns b'utsim- poriés est passés Ge 3millions en 1883 à 49 en 1892, es: celle de: cotons f:6; est descendne de 54 millions à 22, - par suite de la concurrence dés w:i nes du pays.Dans dix as, © rst à, Eu- rope ei l, Amérique qui 1 s obligé: de se fermer beré iqu-ment, à lenr tour contre les Asiatiques, crmme Il ésaient auterfois Ja Chine et le Jason contre lis occidentaux. “Le mariage n’est pas un sacre- ment,” déclare le Révd de Costa. C'est une bonne chose assurément au divorce. é Ii est douteux si, dans toutes les œuvres de la p'étendue réforine, il y de tort à humanité que quand on à enlevé au mariage {£ euractère sa-ra- mentel La cause la ;lus évid nte de 'n dé pravation de :à société aujourd’hui eit la liberté du divorce I renverse les dernières barrières qui sé-arent l‘hom me civilisé de ‘a pus basse catégorie | des sauvages. à L' faut remarquer que la civi isatioh consiste non dans j‘éducation, a. sci ence où Îes connaissances, mais en i‘eflet Ge ces choses sur l'ame. Eltes ne sont à vrai dire eue de: IRoyans. 4 Il peutar iver. —et i arrive fréquem "M m-nt,—qu‘{i se trouve p'us de jvéri tab e € viisation chez le pauvre À et- EL présente avec | extérieur raffiné! d‘un genti homme, uu accent ang ais a®quis ” par un séjour de trois mois au : | elà F | des mers et i esprit cul'ivé d'un safyre © 2 Ch z ce dernier il n'y à sueune À vi hsation véritabe. Méintenan , le mariage est de tous es États, ce ui qui humanise et civi ise au suprême degré un homme quahd ê il y a véritabe amour, La iberté Gu 5 divorce en ève e dernier ob taclek à l'entrée dans cet état sans y être pré : psré 6° appe 6, ot e le rompte:la chaîne | D : que Dieu 4 :it noue ec que la mdrt 4 seu e peut briser Le mariage heureux. est, pour l‘houn me, ‘e mélinge myitérieux de l'infini dans la vic Dieu a expressénent entouré l'état du wariage de lg ise de Ses lois; Il l'a déclaré absolument indisso!tub e. Jamais dans son histoire }Pglise catho ique n‘a sanctionné un divorce Le mariage est un mariage jusqu'à ce qu‘il soit dissous par la mort, : Dans lEg ise catho'ique le mariage est un sacrement, et il est un sacre- ment aux yeux de Dieu. : Il faut pius qu‘une assemb'ée d‘é- vêques ou un prédicant dix neuvyiéme siècle de New York pour ini enlever son caractére sacramente!, Le divorce est une plaie, et partout où il est le p'us en honneur. ily a décadence de civilisation-— {Catholic News + La Nr 4. : ai L ——_——_— LEON XIII Notre grand pape est arrifé à sa quatre-vingt troisiéme année 1! disait | dernièrement à son médecin : .… DE - Me voici bien vieux; dites-moi % franchement comb'en detemps jepüis vivre encore. S Très Saint Père, s’il n'arrive pa# | d‘accident facheux, vous pouvez cer- ‘tainment vivre encore cinq ans, ‘4 k Cinq ans! répondit Léon XIIL JR” Bravo ! Cela me mênera à quatre vingt- 3 huit ans; c’est précisément l'age au- quel ur bon Père capucin m'a prédit autrefois que je devais mourir. Et ii semblait penser : En cinq ans, que de choses je puis faire encore # STANDARD FASHION CATALOG! now ready for fall and Winter of 1892, About 300 pages—over 1,000 eélegent illustrations. mail Free, for only % cents. STANDARD F le l4th Street, New York. ÿ À 73