A y Stanislas Boudrauit. : ST. JACQUES EN LIESSE. Le seize mai mil neuf cent un fera époque dans les souvenirs des paroissiens de St. Jacques, Eg- mont Bay, ainsi que dans les an- nales du clergé acacdien de l’’île du Prince Edouard. En ce jour à ja- mais mémorable pour tous ceux qui avaient le privilège d'assister à la célébration du vingt-cinquième anniversaire de l'ordination sacer- asc ‘au Canada, à l’ Acadie, à l’île de St. Jean et aux îles de la Madeleine qui toutes se rendent à l'invitation de l’ange du sacerdoce. Parmi ces derniers, M. le curé Boudrauit fut appelé, il y a vingt-cinq ans au nombre des ouvriers du Seigneur et le prédioateur en quelques mots, nous fit voir ce prêtre accomplissant fidèlement les devoirs de la dignité dotale de monsieur l'abbé S. Bou- drault, il était facile de voir que sublime à laquelle il avait eté éle- | vé. Ensuite il fit voir en termes cette démonstration n'était que|clairs et frappants la mesure et les l'expression fidèle des sentiments qui animaient les cœurs de non seu- lement ses bons paroïissiens, mais aussi des étrangers des paroisses environnantes, ainsi que de. ses nombreux confrères et même de son évêque. Dès six heures du matin de nombreuses détonations | se font entendre et mettent tout le monde sur pied, tandis que les sons joyeux de la fanfare de St. Jacques devoirs du prêtre dans la société, recevant l'enfant à sa naissance, veillant sur lui pendant sa carrière sur cette terre, se montrant son vé- ritable ami en Jui indiquant les dangers qui l'environnent, lui en- seignant la véritable doctrine, le relevant lorsqu'il est tombé par le péché, lui administrant le pain des forts, et le préparant pour le grand voyage d’éternité. Après avoir rable à l'infortuné pour le relever et lui montrer le cielet de raffer- mir les pas chancelants de ceux qui ont à cœur de persévérer dans la grâce. Vous aimez la jeunesse et l'enfance et votre sollicitude pater- nelle veille a leur éducation. Votre charité a secouru la misère et la prière de l'indigent s'élève vers Dieu pour attirer sur vous ses bé- nédictions. : Des améliorations au saint tem- ple, la foulation d'un cœur puis- saut et d'un beau corps de musique, les industries chez vos parvissienr, toutes ces choses ont reçu votre gé- néreux appui. Que de bonnes œuvres, que de sacrifices, que de souffrances, pen- dant ces vingt-cinq années de sa- cerdoce. Ici, cher père, le silence de la pensie est plus éloquent que ne le serait 4 bien faible ex pression de notre reconnaissance. Si par- fois nos avons contristé votre lcæur pur l’inlffirence, daignez | pard an :r à notre faiblesse. | N)1-0.01 vous ofrir deux bien faibles témoignages de notre estime, et nous, pèr.s et mères de familles, nous joignons nos coeurs à ces sou- venirs. Vous permettrez à la jeu- nesse de vous rendre honneur par une ovation de joie. Veuillez donc nous binir en ce jour heureux et puisse le Ciel ex- aucer les prières que nous offrons af n que vos jours soient longs sur la terre pour y continuer l'oeuvre de conduire les âmes à Dieu. Puis les neuf petites filles vinrent à tour de rôle, présenter à leur cu- ré chacune un article d'un magnifi- que servioc de table en argent, puis un des -petits garçons s’avanca avec un autre vase d'argent conte- nant deux cents dollars en or qu'il présenta à son ouré. Les Saroissiens de langue an- glaise, qui avaient contribué leur part à ces cadeaux, tenaient à hon- neur d'exprimer, dans leur langue, leurs sentiments de vénération et d'affection à leur curé. C’est ce qu'ils firent dans l’adresse suivante, lue par M. Patrick Doyle. RE V. STANISLAS , BOUDRAULT, PAsrorR OF ST. JAMES CHURCH. EGMONT Bay. Rev. and Dear Sir. On behalfofthe English spen k - in members of the congregation, we take great pleasure in conveying to you, on the occasion of the Siiver Jubilee cf yonr élevation to the Priest- | è |hood, our congratutations and felici- annoncent à cette paroisse que le!démontré l'étendue des pouvoirs! tations, and of expressing the joy and graud jour si impatiemment atten- du est arrivé et que l'on doit faire trève aux occupations journalières pour se rendre sur le terrain de l’é- glise. Alors arrivent de toutes les parties de la paroïsse, ainsi que des districts avoïisinants, de nom- breuses voitures remplies d’hom- mes, de femmes, de garçons, del filles, de vieillards et d'enfants, a- vec des visages respirant la gaiété et le bonheur. Bientôt une foule considérable se presse aux abords de l’église et au son de la cloche tous envahissent le saint temple] pour assister au saint sacrifice de la messe célébrée par le curé. MM. les abbés F. X. Gallant et John ]J. McDonald accompagnent le célé- du prêtre et la nécessité de lui a- béir, il exhorta son auditoire à re- doubler de respect et de sonmission au ministre du Seigneur, leur as- surant que le dévouément et l’obé- issance au prêtre sont les seuls ga- rants des bénédictions célestes sur cette terre et du bonheur éternel. Après la communion, M. le curé de Miscouche, l'abbé John A. Mc- Donald, prononça le sermon de cir- constance eu anglais. Il parla en peu de mots de la vocation et de la mission du prêtre, apporta plusieurs textes de PEcr'ture Sainte à l’ap- pui de sa démonstration, et finit par rappeler à ses auditeurs que le curé de St. Jacques, était bien vé- ritablement le prêtre tel que le re- brant comme diacre et sous-diacre. ‘ L'évêque assiste au trône, révêtu de la chape, avec mitre et crosse, ayant à ses côtés messieurs les! abbés Doyle et Chaisson. M. l’ab-| présentent des Divines Lettres et que par conséquent, ils devraient aontinuer de lui montrer cette vé- nération et cette obéissance, qu'ils lui avaient si généreusement ac- . . 2 . le . ce 2 bé À. FE. Burke dirige les cérémo- | Cordées par le passé. nies. Le chœur de la paroisse sous | l'habile direction de M. Florentin: Pitre, ét accompagné par M. l’ab-| bé Théodore Gallant à l'orgue, fournit avec la perfection qu’on lui connaît, la musique que demandait la circonstance. Après le premier | évangile, monsieur le curé de Ro-! gersvi!le, N. B., M. l'abbé M.F.| Richard, donria le sermon de cir- constance. Il commença par par-| ler de la mission de N. S. J.C. qui | se termina par le mystère de son | Ascension, fête que l’église célé-| braïit en ce jour. Après nous avoir parlé du sacerdoce établi par le Sauveur des hommes, il nous re- présenta l'ange du saceréoce ap-| paraissant à la France qui fournit! un grand nombre de ses enfants pour travailler dans la vigne du Seigneur, à l'Irlande, l'ile des! Saints, à l’Ecosse, à l'Amérique, | À l'issue de la messe, M. Jean O. Arseuault, escorté de neuf petites filles vêtues de blanc et du même nombre de petits garçons, s'avança \ , l à la balustrade et présenta au curé l'adresse suivante : A Au Rev. $S. Boudrault, Curé de St. Jacques d'Egmont Bay. Très cher Père, Vos enfants sont à vos genoux pour vous dire qu’ils vous aime et qu'ils rendent grâces à Dieu, qni a voulu que vous fus: siez notre père spirituel pendant la majeure partie de vingt-cinq an- nés que vous avez consacrées au!|and, amid the many amd weil merit: ministère des saints autels. Nous|tribiites of respect and esteem of white | rèéconnaissons votre dévouement, votre zèle pour ie salut des âmes : » jamais les fatigues n’ont pu tempé- rer le désir ardent, dont brûle votre | cœur, de tendre une main secou- | | satisfaction we feel in being privilesed to share in the celebration of a day that marks the attainment of a quar- ter ofa c2rtury of sincere, whole hearted, earnest, zealous and success- fal service in the sanctuary. For the past twenty-five years, the say, has been passed in this parish, you have faithfully ministered at God’s altar, you have comforted the afieted, you have consoled the be. reaved, you have assisted the needy, you have been a helper to all your people, and you have, as a devoted Priest and a true christian, fultilled every duty of your holy and noble vocation. We cannot, therefore, permit this you, most warmly and sincerely, for the deep ani kin‘1ly interest you have ifested in our welfare, for the a =‘ stance you have ever been ready to always mar extend, on every an: all occasions, having in view both our spiritual and temporal advancement, for your wise couasel, anû for your iace:sant an: uuwearied labor for onr b'tter- ment. Twenty-five years forma long twenty-five years isa period mpon which you can look bzcek withont a | work wel! done, of goodaccomplished, jand ofthe faithtal discharge of tac |duties of Your sacred office-—duties | which you have manfully and uncom- | piaininyly faced and fulfilled. You ‘have been ur friend, counsellor and |advisor, you have b2en a true pastor | jandœguide, andin ezery home in Ert. L'IMPARTIAL, JEUDI LE 28 MAT 1901. Noces D’argent de Monsieur l'abbe quarter part of which, we réjoice to | opportunity to pass without thaaking | period in a man's life, but the past ! 1 à 4 regret, because it has been a timeof | | Bay your name is loved an hon res. | | ouwaérétn das 6h rotin 4 you are to- ay the re: ipiene, uHOUE Will : 1 ss - . sthnn Lis ut Hnotin j + = taan tie h 1u19:0 OifCrin tr cf J LU : | Buglish--speakine parishioners. P he RES .+ SCrMIL US, HÇvr. Sir, to express the | hope büat You way long Le spiredi to Fr. be more sincere or more henrtfeit TO015se de Notre Dame du Mort DS US el us, that the giver ofall good and: perfect gifts will grant you length of years and unimpaired vigor, to mi- üister at his altar to break tous the Bread of life, and that, when another into the valley of the past, and many ! of us who to-day unite in congratula- ting you shall have been called to their quarter of a century shall have rolled \ plaees in the ‘Silent City”,by the Sea, your years, spent in the service of, God and for the spiritual uplifting of his children, will be erowned with a Joyful Golden Jubilee. | In conclasion, Rev. and Doar Sir, we ask your acceptance of this purse, las a small token of our gratitude, our respect and our affection, and again we pray that you may be spared to celebrate, in this Church of St. James | the Golden Jubilee of your Priest- hood. Les membres de la succursale de la C. M. B. A. de la paroisse de St. Jacques, ne pouvaient laisser passer cette occasion sans faire connaître à leur directeur spirituel et à tous ceux qui étaient présents, tout ce qu'ils doivent à leur curé pour leur | prospérité. Il lui en exprimèrent leur vive reconnaissance dans les ; termes suivauts, prononcés par M. Laurent Arsenault, leur président : AU RE 3. BOUDREAULT CURE DE ST. JACQUES D'EGMeNT BAY | Bien cher père, | A l'occasion du 25ième. anni- | versaire de votre ordination, jour heu- rex pour vos paroissiens comme pour vous, les membres de la suceursale No. 243 de l'Association Catholique de Bienfaisance Mutuelle vous saluent et vous félicitent. Vousavez donné l'ini- tiative a notre succursale ; votre gén i- reuse appréciation l’a de beaneoup éle- vée dans l'estime de vos ouailles et si elle est une des plus nombreuses de la province, nousle devons a vous. Nous avons eu a faire face a des difficultés, vos bons conseils et vetre surveillanee constante nous ont guidés avec sagesse dans les voiss que nous avons suivies. Et toites vos démarches n'étaient sus- citis que par l'esprit de faire le bien. Nous veus remercions du fend de nos cœurs pour ie soin que vous avez pris de nous, et nous vous remercions aussi d'avance pour les bontés dont vous nous favoriserez a l'avenir. Nous vous prions d’acepter ce petit souvenir en témoisnage de notre af- fection. Agrcez, cher Directeur Spirituel, les voeux que nous faisons pour votre bien-être. Vivez longtemps et que votre vieillesse soit heureuse. A votre |égard nous n'aurons que des senti- ments de reconnaissance et d'amour. AD MULTOS ANNOS. Le souvenir mentionné dans l’a- dresse était sous la forme d'une | pipe d'un très-haut prix. La paroisse de N. D. du Mont- Carmel qui a été desservie pendant quelque temps par M. l’abbé S. | Boudrault, a cru devoir elle aussi [lui témoigner la reconnaissance pour les services qu’il lui avait ren- dus. En conséquence M. Bruvo Martin, accompagné de deux petits garçons, tous trois de Mont-Car- mel, s’avança et lut l’adresse sui- vante au nôm de s2s Co-paroissiens : Au Révérend Monsieur Stanislas B ‘1drault ; Révérend et cher Monsieur, En ce grand jour de réjouis- sa‘ice et de bonheur pour la paroisse de St. Jacques, ii ous eût semblé manquer au devoir de la reconnais- sance et de l'honnzur en ne mêlant pas nos faibles voix À ce concegt u- nariime de toute une congrégation. | Nous aussi nous voulons nous ré- | j0 ::r avec vous, avec le nombreux clergé qui vous honore et avec vos paroissiens dont les cœurs s'é- [lèvent à l'unisson, en se rappelant les nombreux services que vous ! avez rendus et à l'église et à la | Patrie. Nous nous souvenons que, pen- dant plusieurs années, vous prites jun soin jaloux de nos destinées : | NOUS nous souvenons que pour nous, | vous fûtes toujours un père tendre et charitable, nous nous souvenoss : | de vos sages conseils, de votre solli- | Citude éclairée et de vos solides | vertus. | C'est pourquoi, à l'occasion du , |viigt-cinquième anniversaire de | vote crdinatior à la prêtrise, Ja pa- | Carinel vient vous souhaiter ‘‘ad | , €t C’est pourquoi. Encore HCU3 yenous remercier Dieu i::toS annos'’ (sulte à la 5me page) | Bidouille chez les Boere, Grand roman comique et d'actualité ui commence a paraitre dans le asse-Temps” avec le premier nu- méro de mai. Toute personne, en de. hors de Montréal, qui enverra son no'm et son adresse, aceompagnés de 5e, 1- cevra fous les numéros qui paraîtron$ en mai. Adresse: Le Passe-Temp 3, Montréal. M. Joseph Dubois Souffrait de ses nerfs,était crain- — tif et morose, avait à travailler le jour et de misère ne dormait pas du tout la nuit. digestion se faisait mal et il était ” rendu à l’état de squelette. Les PILULES MORO font éri de ses troubles et fait de lui, un homme FL] fort et robuste. Un nombre d’hommes STD ue nerfs, sont mai- gres et décharnés, faibles et ha- . Leur appétit est mauvais, leur digestion se fait mal. Ils sont moroses et ES pre à e travailler durant ie jour, ee mal la nuit et se lèvent | le matin aussi fatigués qu'ils s'é- taient couchés la veille. hom- mes souffrent de leurs Nerfs. Chez ces hommes la maladie est: quelquefois causée par un excès de: travail, ou ils ont hérité de cette: | constitution et sont nés sans forces. Mais chez la majorité d’entr'eux, cet état de choses a été amené par des écarts de jeunesse ou une vie. irrégulière. A sympthants chez l’homme nerveux s'aggravent bien vite. . L'action du cœur devient plus fai- ble à mesure que la maladie aug- mente. Il perd son énergie, de- vient timide et peureux et com- mence à ER sur sa Dre à ui empire. Il lui est à per à rien et il m'est: qu’une machine sans but et sans ambition. Son intelligence s’ | blit et sa volon'é s’en va. L MONSIEUR JOSEPH DUBOIS Des symptômes plus graves en- core se présenteront, si la maladie n’est pas contrôlée à temps. Les asiles d’aliénés sont remplis de ces malheureux qui, par suite de leur mauvaise conduite et de leur négli- gence, ont perdu le plus beau don ue la Providence leuravait donné : 4 l’Intelligence. Les Pilules Moro sont le tonique par excellence pour les nerfs. Elles ramènent les couleurs aux joues, donnent de l’expression aux yeux, font dormir la nuit et ramènent à l’état normal les organes affaiblis et détériorés par des habitudes malheureuses. Ælles donnent & l’homme d'âge mur, décrépi et fané avant le temps, le privilège de jouir jusqu’à un âge avancé de sa vie, de ses facultés d'homme, . . dont il déplore, sans espérance, l’affaiblissement et la perte. COMPAGNIE MÉDICALE Moro, 1274 rue Ste-Catherine, Montréal. Chers Docteurs, ‘* J'ai pris les Pilules Moro, et j'ai ‘suivi les conseils qui m’ont êté &on- ‘‘nés. Elles m'ont guéri de mes maux ‘et j'en suis bien reconnaissant. Je ‘‘souffrais depuis longtemps et je m'étais ‘toujours fait soigner sans pouvoir obte- “nir de résultats. ‘* Je dormais mal la nuit, mes vivres ‘ne digéraient pas, j'étais touj ‘morose, chagrin et rempli d'Adées ‘noires. Ces troubles étaient causés ‘chez moi par des abus de jeunesse. “Aujourd’hui, j'ai bonappétit, je mange sp ne “x Je veux sans être fatigué. Mes ‘nerfs sont forts, je suis ux, je # ee faire mon ouvrage et je Les bien. “la nuit, Pour un homme de mon “je suis aussi robuste qu’on puisse l'être. e ‘ Encore une fois, je suis bien recon-< ,, paissant du bien que les Médecins de L à cepanie im Moro Lee . urs conseils et leurs Pilules. “JOSEPH DUBOIS- “No. 444 rue St-Denis “ MONTREAL, ” , Les Médecins de la Com ie Médi- cale Moro peuvent être “mit Bureau: au Numéro 1724 rue Ste-Catherine, tous les jours de la seine, excepté le diman- che, jusqu’à huit heures du soir, Aux hommes qui dexcurent à la et qui ne peuvent venir facilement Montréal, un blanc de traitement leur: sera envoyé sur demande, ainsi "un. ee livret rempli de conseils et Savis. consultations par lettres sont aussif gratuites et absolument confidentielles. Les PILULES MORO se vendent 50 la boîte ou six boîtes pour $2.50. votre marchand ne les tient pas vous seront envoyées sur réception dt vos lettres comme suit, prix, “COMPAGNIE MEDICALE MORO” — 1724 rue Ste-Catherine, MONTREAL, 2