-NOUVELLE SERIE — UN JOURNAL CATHOLIQUE DANS UNE PAROISSE C’EST UNE MIS SION PERPETUELLE. LÉON XIII FoNDÉ# EN 1893 PUBLIÉ LE MARDI DE CHAQUE | SEMAINE ABONNEMENT POUR LE CANADA On Mis sddno cc atée. cc: Dt.00 En Mois scecercce060..50 Pour LES ETATS-UNIS UN Misco iosescser ce Dl.9 Six MOIS ...ssssssoseoee 75 Pour L'EUROPE Dn an... $1.50 Six MOIS... ...0..°202°°°°:° 1.00 Les abonnemeuts sont payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- pal, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bcnnement et p:yer tous les arré- rages. Ceux ‘qui changent d’adresse devront nous donner l'ancienne aus si bien que la nouvelle. Adressez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAL : Tignish, Ile du Prince Edouard L'IMPFARTIAL Tignish, Mardi, 13 Decembre 1910 Offraude quotidienne pendant ce mois Divin Coeur de Jesus, je vous of- fre, par le Coeur immaculé de Ma- rie, les prières, les oeuvres et les souffrances de cette journée, en ré- paration de nos offenses et à toutes les intentions pour lesquelles vous vous immolez continuellement sur l’autel. Je vous les offre, en particulier, pour les écrivains et les artistes ca- tholiques, Résolution apostolique : Je prie- rai et je me fortifierai pour obtenir cette grâce à l'Eglise. À la Jeunesse Acadienne Ilyasix ans, quelques jeunes gens ‘sérieux, conscients de leurs : : a: 4 devoirs religieux, sociaux et natio- naux, et indignés de l’apathie des leurs devant l'activité des ennemis de la religion et de la nationalité, fouièrent l'Association Catholique de la Jeunesse Cauadienne-françai- se, Ils voulaient se préparer à ac- complir leur mission et grouper la jeunesse du Canada. Ils firent preuve de coeur et d’in- telligence, ‘aussi l'élite Intellectu- elle et morale leur assura sa par- faite sympathie. Des problèmes difficiles se posent carrément à la famille française de ce pays, les jeunes canadiens de Québec et d'Ontario comme les jeu- Acadiens des provinces maritimes ont plus que jamais, l’impérienx devoir de se bien préparer à faire face aux difficultés nouvelles. L'ardeur de la jeunesse du Cana- da est sans ce se grandissante, des cercles de l'A. C. J. C. surgissent rapidement de tous :côtés, dans la ré-ion de Montréal toutes les pa- roisses s'organisent. Il faut que l’Acadie fonde un cercle de l'A. C. J. C., que dis-je, il faut qu'elle elle se proposerait, et les démarches que nécessiterait chaque union temporaire retarderaient tout mou- vement d’ensemble. D'ailleurs pourquoi deux sociétés séparées pour ob‘euir un même but, la dou- ble conservation de la foi catholique | st vrai, une association distincte, et de la langue française. Les Fianco-Américains possèdent, - il mais il ne faut pas oublier q:'ils revendications s'adressent donc à des autorités particulières et elles | supposent des organisations spécia- | les. Que les de1x groupes français du Canada forment ure même pha- lange ! Les alliances qui reposent sur le respect mutuel ne sont pas dangeureuses. Ce respect existe déjà ; et, comme canadien, laissez- moi vous assurer que les Canadiens français, qui connaissent parfaite- ment la valeur des droits d'une mi: norité, ont le plus grand respect pour leurs frères ainés, les Aca- diens, qui sont moins grands qu'- eux—par le nombie—tout simple- ment parce que Dieu l’a voulu. Acadiens, en faisant partie de l'A. C. J. C. vous aurez plus spé- cialement accès aux colonnes du Semeur, l'organe de l'Association, où vous pourrez faire connaître même vos combats locaux, et la connaissance de vos malheurs per- mettra à la jeunesse de la province de Québec toute entière de vous ai- der au moins de sa sympathie com- me elle le fait pour les Canadiens d'Ontario au grand déplaisir des francophobes de là bas. Les cercles de l'A. C. J. C. sont autonomes, que les Acadiens en fondent, les deux rameaux de la minorité française seront ainsi mo- ralement unis daus les luttes loca- les et ils le seront physiquement pour la défense de la religion et de la langue. ANATOLE VANIER N. B. Si vous voulez entrer en relation avec l'A. C. J. C. adres sez toute correspondance au Bureau de poste, case 2183, Montréal. RE LE JOURNALISTE Le journaliste est le directeur dans les choses nationales, comme ie prêtre dans les choses religieuses. Il est bon de comprendre cela, pour bien comprendre la mission de l’un et de l’autre. Le devoir du journaliste français est de travailler à la conservation pure et intacte de la langue, des coutumes et tradi- tious françaises, chez la nation, comme celui du prêtre catholique est de veiller sans cesse à la conser- vation et à la propagation des prin- cipes et des moeurs, qui font de la religion catholique, la plus belle et la plus chrétienne de l’univers. Le journaliste et le prêtre sont deux ouvriers de la bonne cause, l'un daus l’ordre national et l’autre dans l’ordre religieux. La ‘‘Liberté’’ ss UN CANADIEN AU SENAT AMERICAIN Le sénateur D. L. Thériault, de Fort Kent Me., élu pour le comté d’Aroostook, qui se rendait à Was- hington depuis deux ans comme re- présentant, s’y ‘rendra cette année comme sénateur. M. Thériauit, qui est âgé de 34 ans seulement, est un canadien-français et il repré- sencera au Sénat, les milliers de Canadiens-français du Nord du Maine, Il sera probablement le plus jeune sénateur siégeant à Washington. M. Théïiault est né dans le Maine. de parents cauadiens. Il a pris ses degrés à l’université du Maine et parle également bien le français et l'anglais. — en fonde plusieurs et qu'elle ait son comité régional. Je l'ai déjà dit, mais permettez- moi d’insister, bien que je préten- de que vous devez à tout prix res- ter Acaliens—vous avez une his- toire propre et vous ne serez forts qu'à la seule condition de suivre, même dans l’évolution, les dictées de la tradition—bien que vous vous deviez rester Acadiens je soutiens que vous avez le devoir de former des cercles de l'A. C. J. C. Plusieurs d'entre vous ont expri- mé le désir de voir en Acadie une association soeur dela nôtre, je respecte cette opinion, mais je ne la partage pas. Je suis persuadé que dans presque toutes les reven- dications, à cause du nombre res- treint de ses membres, l'association acadienne distincte aurait besoin de | Un Fait Frappant Ilaété dit par ceux qui ont soi- gneusement étudié la chose, que quoique 80°-, bien comptés des hommes soient à 45 aus, établis dans la caïrière quelconque qu'ils ont choisie, et reçoivent uu revenu excédant leurs dépenses, on trouve qu'à l’âge de 60 ans, 95°-. dépen- dent de leur gain journalier, cu de l'assistance que leur donnent leurs enfants. Beaucoup de personnes ont, sans doute, lu la dépêche de Détroit, qui a paru récemment dans les jouruaux Canadiens, et qui a dé- crit la position d'un homme qui, il y a à peine plus de quarante ans, était une ‘‘puissance financière’? l’uniou formelle de la puissante as- gociatiou qui teud déjà à la fu qu'- en cette ville, qui avait, sur l’une desrues les plus élégantes, une mencé, elle s'effectua avec grande rapidité. L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P..Æ. MARDI 13 DECEMBRE 1910 S, (. Mr. N’A CONDAMNE AUCUN JOURNAL a maison princière, entretenue avec prodigalité, et à qui chacun, és haute ou de basse condition, était piêt à rendre hommage. Mais le sort se se déclara contre lui. Il su- bit des pertes financières sérieuses, et quand une fois la “hute eut com- une Ses amis l’abandonnèrent, comme les rats quittant {le navire qui va vivent dans ün pays étranger, leurs couler, et maintenant à 80 ans, a- près sa journée de travail, il revient vers la ville avec les vi-illards cour bés et brisés qui ont assez d'influen ce pour faire inscrire leur nom sur la liste de paye de la ville. La morale est que, sur notre su- perflu nous devrions mettre quel: que chose de côté, pour les années) du déclin de notre vie, et le placer]! hors de l'atteinte des voleurs, et là où l’on n: peut nous en priver, de quelque façoa que ce soit. Le mo- yen nous en est offert par la Loi des Rentes Viagères du Gouvernement Canadien, adoptée par le Parlement du Canada, durant ja Session de 1908, et qui a reçu le vote uranime des deux cotés de la Chambre. On peut avoir tous les r2nseigne- ments désirés en s'adressant au Bu reau de Foste, ou au Surintendant des rentes Viagères à Ottawa. nt L'Immaculee Conception (L' Action Sociale) Du milieu des tristesses de l’ex- il, un jour une voix se fit entendre. C'était la voix de Pie IX....la voix du Père detous les chrétiens qui faisait appel au monde catho: lique dans une heure de détresse et d'abandon .... L'Eglise] universelle en fut é- mue....et elle ne tarda pas à y ré- pondre par l'organe de l'Épiscopat tout entier. Marie avait entendu aussi ie cri suppliant de sou enfant captif; mais sn souverain appui devait a- voir pour gage la consécration de sa plus belles prérogative : celie de son Immaculée Conception. Et cette définition dogmatique devait rehausser l'éclat des victoi- res de l’Eglise Catholique et ajouter uue nouvelle perle à son diadème déjà si resplendissant. Aussi, à l’encyclique ‘‘Ubi pri- mun oullis’’, donnée à Gaëte, le 2 février 1849, répondit de tous les points une suite de lettres pastora- les, expression des voeux de la ca- tholicité. Mais il ne suffisait pas d'adnérer aux désirs les plns pressants des fidèles il fallait euccre condamner implicitement les erreurs du ratio- nalisme. La définition du dogme de l’Im- maculée Conceptiou de Marie est donc venu saper par la base le prin- cipe fondamental du rationalisme que je puis formuler : ‘‘la déifica- tion de la raison humaine’. En effet, si c’est par un privilè- ge unique que la Vierge Marie a été préservée du péché originel, les hommes ne sont pas saints dans leur origine. Illeur faut un Ré- dempteur. Si Marie a été préservée parce- qu’elle devait être la mère de Dieu; son fils, Notre-Seigneur, est vrai- ment Dieu. Si Marie a été préservée à cause de la dignité et des mérites de Jé- sus, ce Jésus a une mission surna- turelle à rempliret c'est pour une fin suruaturelle que l’homme est racheté. Enfin, si l’homme a besoin d’être racheté, il n'est donc pas indépen- dant, il doit obéir à une loi suprè- we, Enfin, la définition dogmatique de l’Immaculée Conception deve- nait la condamnation formelle des erreurs modernes. La proclamation, qui eut lieu le 8fdécembre 1854, transporta de fu- reur les impies : mais les fidèles la saluèrent avec joie, et, sur tous les points du monde, l'allégresse se manifesta dans des fêtes en l’hon- neur de la très pure Vierge Marie, et quelques années plus tard, sur le sol de la France, la mère de Dieu s'appella elle-même : ‘‘l’Immacu- lée Conception’. L'abbé KE. Machet. S LA GEURRE Le bill de la marine ne met pas seulement que les cerveaux en é- bullution, comme à la Chambre ou dans Drummond Arthabaska, té- moin la rencontre pugilistique qui —— “Il y a toute une organisation sys- tématique pont: fabriquer des men- songes à mon sujet”, ditle véné- rable prélat.—De L'Action Social. Lorsque des dépêches ont annon- cé il y a quelques jours, que, dans sa dernière circulaire, S. G. Mgr Langevin, archevêque de St-Boni- face, avait dénoncé et condamné certains journaux français de cette province, plusieur: de nos confrères se sent empressés de les publier sans prendre la peine de les contrô- ler. Pour notre part, nous n'avons ajouté aucune foi à ces uépêches : cependant, afin de savoir exacte- ment à quoi nous en tenir à ce s1- jet, nous nous sommes empressés de communiquer avec Mgr Lange- viu qui venait alors d'entrer à l Hô tel-Dieu de Montréal. Notre directeur a reça de l'archevêque de St-Bouiface, la lettre suivante qui donne le plus complet démenti à cette nouvelle, en la qualifiant de ‘‘pure invention, Hôtel-Dieu de St-Joseph Montréal, 8 décembre 1910 A Monsieur Jules Dorion, Directeur de l’ Action Sociale Cher M. Dorion En répanse à volre lettre du 6 dont l’effronterie égale la fausse-! (16°: Langevin tains journaux français e-t une pure invention, dont l’effronterie égale la fausseté. Dans ma der nière circulaire je n'ai pas dit un mot des journaux. Ilya toute une organisation systématique pour fabriquer des mensonges à mon su- jet ; tantôt on m'accuse dans le ‘‘Free Press'’ de Winnipeg de n’a- voir pas reçu Mouseigneur Merry Del Val en 1897, et même de M’ é. | tre SAUVE à Qu'Appelle. Les ‘Cloches’’ de St Boniface viennent de publier tout le détail de la ré- ception Tantôt on m'accuse de fausser les chiffres de la poprlation fran- çaise. Enfin, certain correspon- dant anonyme du ‘‘Freë Press’’ se disant catholique, me rend respon- sable de la situation pénible où se trouvait les catholiques de Winni- peg, obligé: de payer double taxe pour les écoles. La derrière dépêche au sujet des journaux français est donc dans le même ordre de faussetés, et j'ai fait téléphoner à la ‘‘Gazette’’, au ‘‘Herald'’ et à la ‘Presse pour ieur dire qne c'était absolumeut faux. Veuillez croire, mon chère Mon- sieur, à tout mon dévouement en N. $. et M. Im, ADELARD, O. M.I., Arch. de St Boniface. P. S.—Dictée de mon lit d’hôoi- , décembre, je dois vou: dire que la nouvelle que j'avais condamné cer- ° tal. AD. Majeau prétendait que le Canada! n’a pas besoin d'une marine de guerre, cependant que M. C. Pé- riard soutenait le contraire, On en vint aux coups et M. D. Majeaure- çut une correction assez vigoureuse de la part de son advérsaire, Le malheureux buttu porta plainte et le recorder Desjardius condamna M. Périard à $5s d'amende et aux trais, pour coups et blessures. ss Grand Trunk Railway System Christmas and New Vears Holi- days.—Round trip tickets will be issued between all prints in Cana da, also Massena Springs, N. Y. Rouses Pt., N. Y., Island Pond, Vt., and intermediate stations at SINGLE FIRST CLASS FARK Going Dec., 24, 25, aad 26, 1910. Return limit Dec. 27, 1910. Also going Dec. 31st, 1910 and Jan.1:1 and 2, 1911, Return limit Jan. 3, 1910. FIRST CLASS FARE & ONE. THIRD Going Dec 21, rgro to Jan. 2, 1911 inclusive. Return limit, Jar. 4, 19It. For tickets and full informations apply to A. E. Marquette, S, P. A. Kiny Edward Hotel Halifax, N.S. or to J. Quinlan, D. P. A., Montreal, Que —————“’“—— AUX JEUNES FILLES Toi qui es, de toute la création l'être le mieux organisé pour souffrir, toi, l'être qui pleure, ne manque pas de te dire ceci, quand repassera l’image de celui qui de mande ta main : Voilà un homme auquel je vais bientôt me donner toute entière avec mon avenir, mon coeur, inon âme, ma vie, ma liberté. Je vais me lier à lui pour toujours, il sera mon sei- gneur et maître, jen’aurai nul dé- fenseur que lui, ii sera la moitié de moi-même. Il pourra, à tout ja- mais, me séparer de mon père, de ma mère, de ma famille, de mes a- mis. Il pourra si bon lui semble, m'entraîner à sa suite jusqu'aux extrémités du monde, puis m'y a- bandonner. Moi, dont le coeur a toujours été si vagabonl dans ses préférences et si libre peut être dans ses innocentes coquetteries, je vais lui jurer sur mon honneur et ma foi, devant les hommes et de- vant Dieu, de lui réserver, à lui tout seul, tous les trésors amassés dans mn coeur. Mes jours et mes uuits de travail et mon repos, ma personne et mes biens, tout cela, jusqu’à la mort sera en sa possei- sion aussi absolument qu’une cho- se ici-bas peut être possédée. La société peut le priver de son hon- neur, la fortune peut lui reprendre ses biens, la loi peut lui ravir ses droits et sa liberté ; seule la mort vient d'avoir lieu à Hull. M, D.] peut me séparer de lui, En véri'é cette étrange puissance qui me menace, cet homme qui ose aspirer à un tel emyire sur moi, quel est-il ?....Quel est il ? Mgr Bolo. LA DANSE Je me rends ridicule, si je ne fais pas comme les autres jeunes gens et que je n’aïtle pas, comme souriant, ily a trop forte charge pour vous. —C'est la vérité mon fils, répon- dit-elle, en essuyant son front où la sueur se mêlait au givre, les forces s’en vont avec l'Âge, tandis que les égume s ont toujours leur poids... Mais le bon Dieu fait bien ce qu'il fait et il n’abandonne pas les pau- vres gens. Je lui demandai où elle allait ainsi. Elle me montra‘le quartier vers lequel elle se dirigeait et voulut se remettre en marche. Je posai alors la œain sur l’un des brancards : —Laissez, lui dis-je doucement, c’est mon chemin ; il ne me coûte- ra pas plus de faire route avec votre brouette. Et, sans attendre sa réponse, je poussai la charrette devant moi. La vieille femm2 ne fit aucune résistance, Elle me remercia sim- plement et se mit à marcher à mes côtés. - J'appris aiors qu'elle venait d’a- cheter aux Hailes, une provision de légumes qu’elle devait revendre. Depuis trente ans elle vivait de ce commerce qui lui avait fourni les moyens d'élever trois fils Son mari était mort depuis longtemps. — Quant à mes pauvres enfants quand je les eus grands, ils m'out été enlevés....L'aîné est moit à l’armée, le second victime d’un ac- cident, le troisième emporté par une maladie de poitrine.... — De sorte, m'écriai je, que vous êtes seule, sans autre ressource que votre courage. —Et le Protecteur de ceux qui n’en ont pas d’autre, ajouta-telle le comptez vous pour rien....Fant bien que le bon Dieu ait quelque ! Chose à faire dans son Paradis !... À quoi passerait-il son temps, si ce n'était à prendre soin de créatures comme moi ?....Allez, on a beau être vieille et misérable, l'idée que le divin Maître de tout vous regar- de, vous juge et vous tient compte de tout cela, ça vons soutierft..., Quand j'ai tro de fatigue que mes pieds n’en veulent plus, eh bien ! je me mets à g-nonx....je lui dis eux, à la danse. C'est possible : il est même probable qu'aux yeux et dans l’esprit d’un certain monde vous passiez comme un misanthro | pe, un fanatique, uu bigot, digne! Ge commisération, [L’ironie, le sarcasme, le ridicule furent de tout temps les armes favorites des ennemis de la croix contre les bons chrétiens, tant pour justifier leurs propres extravagances et orgies que pour entraîner les autres dans les mêmes désordres. Mais n'est ce pas une impardonnable lâcheté que de faire le mal pour ne pas être ri- diculisé par le monde et ses parti- sans ? Quoi, vous vous souciez beaucoup du rire des amateurs du siècle, et ne vous souciez guère de l'estime et de l’avprobtion de Dieu ! Est-ce être chrétien ? Kst-ce même être raisonnable ? Tiendri:z vous compte du rire des autres s'ils s’a- gissait d'éviter nne perte considé- table dans vos biens matériels ? f ce qui me chagrine, et quand je me relève j'ai le coeur plus léger... Vous êtes encore trop jeune, vous, pour sentir Ça....Mais un jour vieudra où vous comprendrez pour- quoi on apprend aux petits enfants à dire : ‘’Notre Père qui êtes aux cieux. ’” Je ne r£pondis pas, mais je sentis qu’une lumière nouvelle pénétrait dans mon âme. En écoutant par ler la bonne vieille, mo: coeur bat- tait....Je la regardais boitant, la tête branlante, déjà courbée comme pour ramasser son drap mortuaire, et je m'étonnais de la trouver plus forte que moi. C'était donc vrai que l’homme a besoin ici bas d'un autre point d'ap- pui que les hommts et que, pour se tenii solidement sur cet échafauda : ge qui compose la vie, il faut une corde nouée dans le Ciel. Quand je quittai la marchande, Ceux qui ne vont pas à la danse ne valent pes toujours mieux que ceux qui y vout- Ce n'est pas la question. La question est de sa font bien ou mal. Or, nous croy- Donc, ils doivent l'éviter. Ceux, par conséquent, qui ue vont pas à que ceux qui la fréquentent, puis- | sion de tomber dans le péché. mieux pour celà que ont pas ? La Pauvre veille Par un froid matin d’un hiver ri- goureux, une pauvre vieille femme, s'épuisant à pousser devant elle une petite charrette chargée de légu- mes, gravissait péniblement la ram- pe assez roide d’une rue de Paris. Le verglas très glissant rendait sa {âche doublemeut laborieuse. La neige qui tombait à épais flo- cons rayait le gros châle de laine dont elle était enveloppée, en char- : geait Jes plis du simple mouchoir | qui lui servait de coiffure. Elle haletait bruyamment s’arrê- tait de minute en minute, à bout de forces, puis redoublait de courage. Je fus pris de pitié. L2 souvenir de ma mère me tra- versa l'esprit, et rejoignant la pau- vre marchande des quatre saisons qui venait de s'arrêter : —Hé ! la vieille, lui dis-je en Let la danse, de ce chef valent mieux | désolés que le Jésespoir était entré vous qui allez au bal, valez-vous | eux qui n’y tout occupé de ma rencontre du elle me remercia....Mais, à vrai |dire, c'était moi qui lui devais de la reconnaissance... .En effet, elle javait réveillé des idées qui dor- voir si ceux qui vont à la danse , maient dans mon esprit, Moi aussi, j'étais alors dans la ons avoir démontré qu'ils font mal. | tristesse, la misère et l'épreuve. Je venais de perdre un fils unique ma femimne et moi nous étions si dans notre Âme et que nous étions qu’ils évitent au moins cette occa- | résolus à ne pas survivre à la perte Et :de notre enfant. Le soir, je rentrai à mon logis, matin....Ma pauvre femme était bien triste....on soupa sans rien dire....Puis on resia près du feu qui s’éteignait. L'heure du cou- cher venue, je pris la main de ma chère femme et, l’attirant contre Won épaule : — Voilà, lui dis-je, trop long- temps que nous portons notre cha- grin tout seuls....Demandons à Dieu l'en prendre sa part. Et je me mis à genoux. Ma femme en fit autant, sans rien dire. Je cemruençai alors à répéter toutes les prières que j'avais ap- prises dans mon enfance, et qui é- taiert restées depuis comme un dé- pôt dans un coin de mon cozur.. À mesure que les mots me reve naient à la mémoire, ii me semblait leur trouver un sens que je n'avais jamais saisi...,C'était comme une langue que je comprenais pour la première fois. Je ne puis dire si quelque chose de pareil se passait chez ma femme. Mais je l’entendis bientôt qui pleu- (trouble and expen- | en 18 ANNÉE ——…—— rait tout bas. Quand je me r''e- vai, elle m'embrassa en sanglotant : —Tu as eu une idée qui nous sauve, me dit elle. Mainteravt que tu m'as fait repenser à Dieu, , prier Dieu, suprême consolation de je sens que je pourrai retrouv E # courage. LL Et de fait, depuis ce jour, r. 0 alla mieux au logis, Nos coeurs étaient bien détendus.... La prière du soir nous était une esy èce de re- pos et de soulagement. Pauvre vieille femme ! Tanäis qu'elle me racontait sa vie, elle ne se doutait guère du bien qu’elle allait nous faire. Depuis, je ne l'ai jamais revue, Mais plus d’une fois je l’ai bénie, car elle m'a appris à aimer et à tous ceux qui souffrent. J. H. Myrick & Ce IMPORTERT ND DEALFRS DRY GOOn)S _ HARDWARE “M BOOTS & SHOE* FINE GROCERIES And Fishing: Supplies AT TIGNISH and ALBERTON We have ju:t opeuedea full and complete stock ol NEW GÜUD TT We are prepared to Supply the wants. of the farmer fish- e:man and mecha S nic We invite ir tendine purchasers to œive us a call and they will fiud we can meet ai competiters, and save them theg se of going to Summerside OT Charlottetown.