LE GRAND VAINCU (Suite de la ire Page] la liberté de mon frère, je vous dernière partie du récit du chas- propose de veus l'acheter, mon- sieur Varin. —Hein ? que voulez-vous dire ? demanda l'intendant qui,| vous, monsieur l'intendant, je à ces mots, avait dressé l'oreille Et il regarda son interlocu teur avec une expression de méfiance et d'ironie. —Oui, oui, fit David, vous considérez mon pauvre éq'ipa ge de chasseur et vous vous de- mandez si Je suis fou on si je me moque de vous. Mais écoutez. moi, mousieur Varin, et vous verrez que les propositions que je viens vous faire sont sérieuses et dignes d'attention......Je suis pauvre, C'est vrai, parcs que, voyez-vous, je u'ai be soin de rien ; pourvu que je ne manque ni de poudre ni de balles, je suis heureux com- me un roi......A quoi me servi raient les richesses ? Ma vice est de chasser dans les prairies, dormir sous la voûte du cie}, de boire l’eau des sources et de manger le gibier que tue ma carabine ; je suis content comme ça, je ne veux pas changer. Et pourtant, monsieur Varin, si voulais, moi qui vous parle, je pourrais être aussi riche qre ie roi de France! de | je L'IMPARTIAL, JEUDI | — Et vous connaissez réelle- ment cet endroit ? demanda Va- rin qui semblait avoir écouté ‘avec un singulier intérêt cette |Seur. . —Je le connais.....Mais moi, je suis comme mon père, VOyez- |me soucie autant de cet or que des pierres du chemin. “Seulement, reprit-il d’ane voix grave, voici ce que je viens vous proposer. Je vous condui rai à la grotte du trappeur, je vous livrerai ces trésors qui me sont inutiles ; en échange, vous me donnerez un papier consta- tant que mon frère est innocent et, de plus, vous le ferez mettre dès demain en liberté... —Je te le promets, js te le promets, mon brave chasseur, ‘dit Varin qui avait p'‘ine à con tenir les transports de sa joie. Voyons, quand irons neus là- bas ? —Ce soir si vous voulez — Pourquoi pas à même ? —— Per nett?z, permettez, mon- sieur l'intendant, dit David. Nous ne eerons pas seuis; il | faudra emmener du monde pour remuer les rocher sous lesquels sont Cuchés ies sacs, et vous comprenez que ces gens là ne doivent pas voir le chemin que nous suivrons. car ilest proba | | | l'instant | Varin écarquilla ses petits | ble que uous ne peurrons pas yeux ; mais Darid parlait avec |tout emporter en une seule fois. une telle assurance qu'il était! —Le trésor est donc bien con- difficile de douter de ses pa. sidérable ? demanda Varin en roles —Ecoutez-moi bien, monsieur Varin, reprit David d’an air confidentiel, vous allez voir que je suis un homme sérieux... | “Il y a cent ans environ, une barque montée par un vieillard descendait Je Saint-Laurent. Oette barque s'arrêta à un cer-| {ain endroit de la côte que je connais. et cet homme mit pied à terre. 1] regarda autour de lui, vit que personne ne l'épiail; alors il prit dans le fond de sal barque un sac fort lou:d, | chargea sur ses épaules, remon ta péniblement le long de la fa laise et disparut bientôt derrière uu gros rocher. Au bout de quelques minutes, il descendit de nouveau vers la barque, y prit un autre sac et alla encore le cacher derrière le rocher......Ce manège se répéta uns dizaine de fois. Or, ce vieil- lard, c'était mon grand père. Il avait eu des aventures élon: nantes. Pris par les indiens Sioux, alors qu'il était encore un enfant, il avait été emmene à l’autre bout de l'Amérique Ii! s'était échappé, avait erré dans les bois et enfin, à force de cou- rir et de mener la vie de seur et de trappeur, 1l était arri- vé un jour dans une contrée dé serte où il y avait de l'or à re. muer à la pelle ; les pierres du, chemin, le sable des ruiiseaux, tout était en or. —Il avait découvert un pla. cer | s’écria Varin dont les petits! convoi- | yeux étincelèrent de tise. —Précisément. Il remarqua l'endroit. s’orienta soigueuse. ment et, marchant jour et nuit, arriva au bord de la mer, à une sorte de petit village où il n'y avait que des flibustiers et des] trois | pirates. 1l eut vite choisi ou quatre compagnons vigou- reux et résolus avec lesquels il aila exploiter le placer... A- vant de mourir, i! révéla à mon père l'endroit où le trésor éiait caché: Mon père, habitué à la vie des prairies, accueillit cette |tière de la voiture et invita poli- révélation avec un sourire de R | s ,: 2 dédain. Un jour cependant il me | lets à prendre place dans l'inté- conduisit à la cachette du vieux |rIeur. trappeur, me montra les sacs: d'or enfouis sous ls pierres et. dit : | “Tiers, garçon, s1 jamais. l’âge affaiblit ton coup d'œil et paralyse tes jambes, tu n'auras qu'à venir ici et tu seras sûr de ne pas mogrir Jans la misère. i revint, | chas- frottant ses grosses mains l’une contre l’autre. . —-1l y a des millions et des millions. ——Eh bien ! alors, à ce soir. , —©'est entendu. J'aurai une voiture, des ouvriers, des outils, |tont ce qu'il taut, enfin ! —Pardon. mon brave Chas- seur de bisons, insinua Varin d'un ton doucereux, j'ai assuré- ment toute confiance en vous. mais cependant, vous compre- nez..…..le soir .....on n'aime pas beaucoup à être seul, surtout quand on rapporte tant d'argent ee il est convenu, n'est-ce pas, que j'emmènerai un de mes | gens ? :_ —Deux si vous voulez, mon- sieur l’intendant, dit David de sa honme voix cordiale, et vous les armerez jusqu'aux dents si cela peut vous plaire. | —Ah ! mon bon David, dit M. Varin que la perspective des millions semblait rendre tout à coup sensible et attendri, vous ‘êtes le plas brare et le plus honnête des hommes ! :_ David Kerulaz salus l’inten- daut et sortit en riant dans sa barbe noie. Quand la porte se fut refer- mée derrière lui, M. Varin haus- sa les epanles, sourit de pitié et Imurmura : — Le pauvre hemme, est-il as- |sez naif ! qu’il se trouvait sur la crête tendant était donc prisonnier. Mais la présence de ces deux valets v goureux et bien armés le ressura sur les suites de cette singulière aventure, et, se renversant dans le fond de la berline, il attezd t patiemment le dénouement proms par. Da- vid Kerulaz. La voitare se mit en route et fila rapidement à travers les rues ‘Je Québec. David conduisait. A côté de luise tenait un des ouvriers qu'il avait amenues. Deux autres / hommes debont derrière la voi- ture, sur le coffre où étaient les ou!ils, avaient pour mission de s'assurer que perioune ne :ui- vait la petite expédition. Ces trois compagnons étal:nt des gens de la ferme du père Der- vioux ; ils étaient dévoués corps et âme au chasseur ranadien La voiture roula pendant près de deux heures. La nuit était entièrement noire ; de gios nu- ages fluttaient dans le ciel. Quand même les poriières eussent été à jour, l’intendant aurait été dans l’impossibilité de reconnaître la route que le |Chasseur de bisons lui taisait suivre. Au bout d’une heure et demie de course rapide, il s'aperçut néanmoins que le grand fleuve était proche. Il entenidit le sourd mugissement des vagues et en même temps, comme le fond de la vieille berline était disjoint par un long usage il sentit un vent frais et piquant lui touette: les jambes. . Enfin la voiture s'arrêta brus- quement. Varin épreuva, pour la pre- ‘mière fois de sa vie peut être, ane sorte d'émotion qui lui ser ra le cœu:. Darid Kerulaz al: lait-il tenir sa promesse ? - La portière grinça sur ces gonds rouillés et s'’ouvrit toute yrande. — Allons, monsieur l’inten- dant, dit en même temps le Chasseur de hisons, nous voici arrivés. Donnezmoi la main pour descendre... Vous avez pris un peu froid, hein ? Ce n'est rien, nous allons nous dé- gourdir bientôt les jambes et ies bras. Varin mit pied à terre ainsi que ses deux valets. L'obscurité était complète. 11 vit seulement d'une falaise élevée. Une grande lande déserte et semée de gres rochers s’étendait sur le sommet de cette falaise. Ce fut vers cette lande qu? David Kerulaz s’avança d’an pas assuré. Varin, ses gens et les ouvriers le suivirent. Au bout de quelques minutes de s«aarche, ils arr'vèrent à un endroit où cinq ou six rochers é- taient disposés en cercle. Des broussailles eu élevées crois- saient dans cette étroite eu- ceinte. | 111 | LA GROTTE DU TRAPPEUR Le soir même, à neuf henres, une sorte de grande berline at- itelée de deux chevaux ti- igoureux vint s'arrêter devant la maison somptu- |euse qu'habitait l'mtendant Va- |rin. Celui ci ne tarda pas à pa- raitre, escorté de deux valets couverts de grands manteaux sous lesquels ils dissimulaient tout un arsenal de pistolets et de poignards. David Keruiaz ouvrit la por ment l’intendant et ses deux va- Dès qu'ils furent installés, la portière se referma brusque- ment et M. Varin constata, non sans une certaine inquiétude, que les giaces de la voiture a- vaient été remplacées par des panneaux en bois. Les portes s’ouvraient extérieurement. L'in- —Suivez-moi bien, monsieur l'intendant, ft David. Et il entra résolûment dans ces broussailles. Tout à coup le so] parut se dérober sons ses pas ; il avait rencontré es marches d'une sorte d’scalier grossièrement taillé dans le roc et il les descendait lentement. Varin, appuyé sur le bras de ses deux valets, le suivit en pre- nant mille précautions. ils descendirent ainsi quel- ques instants dans une nuit pro- fonde. Enfin David battit le briqaet et alluma une lanterne qu'il portait suspendue à sa cein- ture. L'iatendant vit alors, non sans surprise, qu'il se trouvait dans une sorte de long couloir fert large, taillé dans le rocher de la falaise. 11 y régnait un vent très vif. Cette grotte, dont le sol était en pente douce, communiquait a- la rive du Saint Laurent. Tout en marchant, David Ke- rulaz paraissait examiner atten- _ frances. L’anémie — ou en d’autres mots la pauvreté du sang — est une des maiadies les plus communes de nos jours. Elle affecte sans exception, les femmes de tous les âges, mais plus particulièrement les jeunes files entre 13 et 20 ans.—Etes-vous anémique? —Etes-vous pâle et votre teint jaune? Vos yeux sont-ils cernés ? Vos lèvres et gencives sont-elles pâles au lieu d’être roses ? Votre appétit variable et faible ? Etes-vous fatiguée et essoufflée après le moindre exercice ? Souf- frez-vous d’étourdissements et de maux de tête? Votre cœur bat-il violemment si vous marchez un peu vite? Etes-vous abattue, mélan- colique et faible? S'ilenest ainsi, vous êtes anémique, vous êtes sur la route de la comsomption, et par conséquent de la mort, Les Pilules Rouges du Dr. Coderre guérissent l'anémie en faisant du sang riche, rouge et pur. Aux figures pâles et Jaunes, elles donnent le rayon de ST mms EU ee RE LE 2 MARS, 1899. Melle Bertha Ledoux Re" . DEPUIS NOMBRE D'ANNEES TORTUREE PAR LE BEAU- MAI, ET PLUSIEURS AUTRES MALADIES. max Les Pilules Rouges du Dr. Coderre ont mis fin a toutes ses Souf- Aujourd'hui, guerie et heureuse, elle publie la grande efficacite des Pilules Rouges du Dr. Coderre. : douleurs dans la tête, la poitrine, les côtés et le dos, se déplaçant souvent d'un membre à un autre, mauvaise bouche, vertige, constipa- mént et irrégularité des intestins, couleur jaunâtre des yeux et de la peau, mains et pieds froids, palpita- tion du cœur, appétit variable, tantôt nul, tantôt dévorant, mi- graine, bourdonnement dans les oreilles, accès de chaleurs, sensa- tions chaudes qui montent à la tête, perte de sommeil, toutes les maladies du retour de l’âge, les pieds, les mains, les jointures et le corps enflés, les maladies du foie, des ovaires, chute de la matrice, prostrations nerveuses, Les Pilu- les Rouges du Dr. Coderre peuvent être prises sans danger par les femmes enceintes, elles leur donneront des forces et aide- ront à la constitution de l'enfant ; la santé, donnent de la vigueur à tout le système, ct! fail''e jeune fille. font de la vie une bénédiction au lieu 1 ! Melle Ledoux dit : ‘ Depuis plusieurs années j'ai beau- . COUP souffert de grande faiblesse et du beau mal. F Je n'avais pas d'appétit, je souffrais aussi de maladie L de foie, toujours mal à la tête, faiblesse dans les ‘ jambes, pas d’appétit et douleurs dans tous les mem- “bres. Je souffrais aussi de faiblesse ct pauvreté de élles ne contiennent 3: morphine, ni opium, ni rien de. dangereux, elles peuvent être prises par la plus MeELLe D: I? IMA LEDOUX. un firdeau. | fK’oubliez pas que nous avons à votre ‘disposition un médecin spécialiste d’une grande expérience dans le traitement des maladies des femmes. Ecrivez-lui une cCescription complète de vot:e maladie, il vous répondra absolument pour rien. Si vous le préférez, écrivez ncus pour un blanc de questions pour traite- ment, nous les envoyons à toutes les femmes qui en 4 sang. . Une amie m'ayant dit que le seul remède qui : pouvait me guérir était les Pilules Rouges du Dr 7 Coderre, je commençai à en prendre. Jamais je ne pourrai faire assez de louanzes de ce remède, car font la demande. « 1l m'a L Notre médecin examinera votre ma- lidie et vous donnera un grand nombre de conseils, qui, si vous les suivez bien, aideront beaucoup à vous guérir. C'est une chance unique que nous vous donnons de débarrassée de toutes “ filles malades.” Elizabeth, Montréal. pas non plus. communication avec elles. particulières aux femmes. sement. ; Maintenant que je suis guérie, je me fais un devoir de le recommander à toutes les femmes ct Melle Bertha Ledoux, Nous ne publions jamais de témoignages sans le consentement de l: femme guérie, nous ne les achetons | S'il arrivait que vous désiriez consulter ces femmes et que vous ne puissiez les tro cause de déménagement ou autres raisons, écrivez-nous et nous ferons tout notre possible pour vous mettre en . Les Pilules Rouges du Dr. Coderre guérissent infail- liblement ces languissantes et douloureuses maladies | force, la santé et chässe tous les ennuis et les tristésses | de la vie à toutes les femmes quile prennent consciencieu-| douane à payer. mes inaladies. consulter notre médecin spécialiste. Adressez vos lettres : 150 Ste. Nous les envoyons a | “2 1 ee LC Tout à coup il s'arrêta devant une grande roche plate dressée contre l’une de ces parois et murmura à l'oreille de l'inten- dant : —C'eit là ! d'un d 5 «a un des ouvriers, POSAa Sa iah- reusement le rocher. ronler à ses pieds. d'excavation noire et très fonde. pro- signe à ses compagnons et p°- nétra avec eux dans cette se- conde grotte. Deux ou tiois r0oc8 énormes en jonchaic:nt le sol. Le chasseur frappa ces rocs avec la pince de fer et fit remar- quer à l'intendant qu'il :on- uaient Creux. —-Haâtez-vous ! hâtez-vous, dit Varin qui semblait avoir peine à tenir en place ; somlevez ces quartiers de roc! vancer vers les pierres qui re- poussa une exclamation de sur- prise. —Qu'est ceci? dit-il en se baissant et en promenant sa lanterne sur le sable de la grot- te. Tiens ! poursuivit-il, un an- neau &e fer ! Venez ici, combpa: gnons, et aidez-moi à le déga- ger. Les ouvriers s’apprechèrent, armés de pioches, et se mirent à creuser. tirement les parois de la grotte. 11 prit une pince des mains Bientôt le roc tomba sur le bisons en fit sauter le sable de la grotte avec un bruit Mais la chutz du rocher avait doucement, s'agenouil . » | . v "EN à , ù nn» simplement découvert une sorte le coftre et commeucçà | | RE DEEE PR CRIE MNT 7 jcunes Departement Medical, Boite 2306, Montreal. Defiez-vous des pilules rouges que l’on vous offre | à la d uzaine, su cent ou à 25c. la b:îte, ce sont des jimitations des Pilules Rouges du Dr. Coderre. Ces imitations sont la plus grande fraude du jour, Ilest arriyé un giand nombre d'accidents par l'usage de ces uver pour | imitations que l’on vous vend à bon marché. Ces imi- tations faites à bon marché contiennent toujours de la morphine, de l’arsenic et de la strychnine. | VOUS, si votre marchand n’a pas les véritables Pilules | Rotxes du Dr. Coderre, envoyez-nous soc, en timbres - canxdiens ou américains pour une boîte, ou $2.50 par C’est le remède qui donne la |lettre. enrcgistiée ou mand:t-poste pour six boîtes. Defiez- u Canada et aux Etats-Unis, pas de | f Donnez votre aër.sse complère afin Elles guérissent le beau mal, les irrégularités, | d'éviter tout retard. la suppression d.s règles, les règles douloureuses abondantes, la leucorrhée, mal de cœur et nan Adressez : .| COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMER!G! AE. Bote 2306, Montreal. Le sol, fai: de coquilles con- cassée:, était | ger et [riable. Ils ‘eurent rapidement mis à décou- vert u grand cofire de bois sar était fixé avait fait le couverele duque: l'anneau en fer qui itrébucLer David, Giûce efort rénnis de ces hommes vigoureux, le coffre aux terne à terre et attaqua vigou- fut bisutôt tiré du trou où îl jétait enseveli. L: Chasseur de couyer- cle: écre. | Varin s'approcha añxieux, les . j . | D tre oi NU , Varin écarquilla ses yeux, cro. | YEUX bililants, les mains éten. yent déjà voir les lingots d’or! dues vers l2 trésor. David Kerulaz le repounssa ia devant à le fouil- ler. 1! en tira des habits srossiers, David ramassa sa lanterne, fit | des guêtres de peau de daiuw, une poire a poudre, an couteau ce chasse, de avec —Ce sont les effats mon grand-père, dit-il senti- ment, ses vêlements de chasse... Pauyie vieux ! Pere de David sourit de nouveau dans | dant en saissant la sa barbe et fit un pas pour s’a- , . ‘la couvraient le trésor. Muis au teiie Varin commençait à faire une désappointement, lorsque tout à coup un son mé- taliique frappa son oreille. —Oh ‘oh! dit David, qui est pius sérieux. — Voyons, voyons, dit l’inten- voici lanterne, La chasseur se relsva, tenant | dans sa ‘nain uu petit sac de grossière. li s'approvha roëher pia!t disposé en ; . # LE même instant il trébucha et d’un forme de table et y fit tomber le centezu de :0 1 sac, C'était nue centaine de pièces d’or et d'argent qui paraissaient remonter à üne ép0;n- fort an- ciéane. Varin jigea d'un coup d'œii qu'il devait y en avoir environ pour mie <cus 1l avançait (éji ses doigts crochus pour s'ompar:r de cette somme, lorsque David lui dit : monsieur J'in- — [Un instant. « f tendant : ro ventions. 1sonbliez nos con- —Je ne demande pas mieux que de les rempiir, mon brave ami, dit Variu, et dès que nous serons de retour à Queoec..……… —Du tout, dn tout, mon- sieur Varin!vest ici même que vous vonuirez bien signer ce que je vous ai demande. Et le Chasseur de bisons, qui était un homme prudent et pré- voyant, tira da la poche de sa veste x rouleau de papier, une plumes et d: l'encra, 1l étaia son papivr à côté du tas d'or et d'arzant qu'il venait de découvr.r, x ‘prochx. la len- + by terne et, toudant ia piume à Varin : —Alions, mrasieur l'inten. | si | dant, dit il avec bonne humeur, veuillez écrire ce que je vais avoir lhounenr de’vous. dicter. (à coutuuier.) BARGAINN IN BOOTS & SHOES TIGN1SH FOR EVER ! Come and leave your order for a pair of good Fishing boots, Winter boots, Fine shoes. An opportunity to get just What you want at reasonable price. ! Havre you got ol Rubber shoes which are out of use ? Bring them over and 1 will make them as wood as new. Have you got any Boots to paich ? Come and see. me » I Will mend the: to your -satis- faction. | ANTOINE AUDIN. Tignish Sopt, 15th 1898. Store of J. J. McLel'an.