LA FÉE S } | Et comme la jeune fille ne répondit pas, ln douairière de: mandait inquiète : —Est-ce qus, par hasard, tu ne voudrais pas épouser un’ lront jusqu'aux courses... quinz+ jours examine, ré- officier, toi 2... Miette se pelotonnait en bcule aux zieds de sa grand'- mère et murmurait évasive- ment : —Epouser !..…..épouser |... nous n’en sommes pas là ! ..……. ni Paul'.…...ni Jacques..…..ni moi... —S$i tu crois qu'ils seront fa- ciles à marier, tes cousins? au temps ou nous vivons, on re se marie pas sans argent. —Mais j'en ai, moi, de l'ar- gent !...Combien en ai-je, dites, grand'mère ?...… —Tu en as beaucoup !......… tu as buit millions de ta mère sors. MAIS Ça ne fait pas une belle jambe tes cousins, mi... —C'est vrai !......—répondait avec résignation Miette. Pour échapper à la fatigue d’une discussion, elle ne vou- lait pas dire que la première chose qu'elle ferait, à sa majori- té, serait de doter ses cousins, pour leur plaisir d’abord, mais aussi pour ne plus entendre parler de Saint-Cry et ‘des beaux mariages militaires !” #*# Au printemps, avant de quitter Paris, Miette avait re- marqué que parmi les nom- breux jeunes gens qui s'occu- paient d'elle, deux plaisaient particulièrement à son père, à sa grand'mère et à l'oncle Champreu. L'un avait trente ans, deux cents mille francs de rentes, et s'appelait le comte de Luxewil- 1l était joli garçon, intelligent et bien élevé. La douririère semblait préférer celui-ci. L'au- tre, le duc de Garches, infini- ment élégant, chic et “bien po- sé”, était, à vingt cinq ans, de “tous les grands cercles” et de la plus élégante coterie. Avec cela, très suffisamment riche pour n'être pas soupçonné de faire, en épousant Miette, un mariage d'argent. Celui-là plai- sait infiniment à M. d'Orcey et au général. Très accueillante, très gentiile, la jeune fille n'in- diquait aucune préférence pour l’an d'eux. Elle ne semblait même pas remarquer la fré- quences de leurs visites. Dès que les d'Orcey furent installé à la campagne, M. de Garch:s et M. Luxeuil y arri- vèrent, faisant partie de la pre- mière série d'invités. La douai- rière et son fils s’attendaient à unc observation de Miette, à une remarque approbative on ennuyée, mais, très clairvoyan- te, très fixée sur la situation, elle ne broncha pas, bien déci- dée à laisser ses parents com- mevcer l'attaque. Et, un soir, il fallut bien par- ler. L: marquis, en présence de sa mère et de son oncle, fit part à Miette de la demande des deux jeunes gens. Elle répon- dit, comme toujours : ‘Qu'elle n'avait pas vingt ans et n'était pas pressée de se marier” À- lors, l'oncle Champreu expliqua à sa petite nièce : “Que les deux partis qui se présentaient étaient des partis superbes et qu'il fallait réfléchir.” Elle dit: “Je réfléchirai!...." et n'y pensa plus. Au bout de huit jours, la douairière interrogea Miette pour Savoir si elle avait fait un choix. Elle la supplia d'avoir é- gard aux inquiétudes desseins, désirenx de voir son avenir as- suré...… .… MM. de Garches et Luxeuil avaient accepté avec une bonne grâce charmante cet étrange concours ; ils atten- daient qu'elle voulût bien faire un Choix. x a RE Go Ta In vu os No D AP GR A D Et, comme Ja petite restait muette et irrésolue, la grande mêre demanda encore : _“Jet’en prie, ma petite Miette ….…décides-toi !.......ils reste- fléchis et choisis ?......promets moi que le soir des courses... l'après le bal..…..tu nous feras; connaître ta décision ? Miette voulut plaisanter : —Les courses.....le bal, la décision….c’est beaucoup pour un jour, tout ça !..:… —$ois sérieuse !......ça en vaut la peine …....voyons ?....… c'est dit, n'est-ce pas ?......ce ce soir-là. tu nous diras qui tu épousse ?.......…. —Et si c'est personne 7... —Ce sera quelqu'un.…..tu sais bien qu'il faut qu'une fem- me se marie |... Et la douairière ajouta avec conviction : —Et qu’elle se marie de bon- ue heure.....si elle veut. être heureuse... Le jour des courses arriva, Miette restait impénétrable. —Devines-tu, toi ? ..…..de- mauda le général à son neveu Jean de Champren, arrivé de- puis quelques Jours. —S$i je devine quoi ?… —Lequel Miette va sir —Je ne m'en doute pas !....… mais si j'étais à sa place je choi- s.rais ni l’un ni l’autre... —Et pourquoi ça, s'il te plait 2... — Parce que ni l’un ni l’autre n’est fait pour elle.…..ils sont charmants....mais trop Cor- rects. trop à la pose pour Miette qui est la simplicité même... —Bou ! ..ca y est !...… elle t’a enguirlandé, la petite fée! el:e t’a chargé de plaider con- tre Garches et Luxeuil… —Elle ne m'a pas même dit qu'il fût question d’un mariage pour elle. —Cependant, elle ne se gêne pas avec ioi...…elle est en con- fiance.…… —En confiance comme elle peut l’être..……c’est-à-dire en ne disant rien... —$ais-tu ce que tu devrait faire ? tu devrais la tà- ter, 1... —Moi !......et à quel titre ? elle m'enverra prome- à Poe —Que uon !l..….elle te ré- pondra plus librement qu'a DO... —Pourtant....… à un jeune homme, il est assez difficile Mu —E£Eh tu n'est pas un jeune homme pour Miette, choi- Lois toi ! —Abh ! —Non tu es mon neveu ! Hd .c'est-à-dire son presque cousin .…...elle te connait beau- et puis..…..tu n'es pas sé- rieux.....tu ne comptes pas... toi....Tiens, dis lui ceci... c'est une idée de ta grand'- mère, quim'a chargé de lui parler.......et jaime autant ce que ce soit toi qui jasse la com- MISSiOD ......... —Quelle commission ?......…. —Voici...…….c'est naturelle- ment Miette qui doit conduire ce soir le cotillon chez elle... Naturellement !...… Eh bien. ma sœur vou- drait qu'entre Garches et Lu- xeuil—qui sont tout désigné pour conduire avec elle ce co- tillon—elle choisisse celui qu’- elle veut épouser.....ce sera ça facon de nous le faire connaitre et nous aurons le temps de nous habituer à ce choix. Ca vous fait quelque chose que ce soit l’un ou l’autre ?..….. moi...je les tirerais dans un chapeau... —Orcey et moi nous préfé- rons Garches-...mais ma sœur L'IMI'ARLIAT URPRISE aime mieux Luxeuil, qui est plus sérieux... —Croyez-vous ?...… —Ma sœur le croit......Vo yons ?.…..te charges-tu de dire ça à Miette ?...…, —Oh !..….....mon Dieun!…..si ça vous fait pluisir...je ne de- mande pas mieux !...mais quand voulez-vous que je lui parle ?...je ne peux pas lui dé- biter, au milieu de tout le monde, mon...ou plutôt “votre” petit boniment 2... —Offres-lui ton bras pour faire un tour au pesage. —Eit-ce bien correct ?.....… —Mais oùui.........mais oui. —Ah !.........c’est vrai! j'oublie toujours que je ne compte pas !......….. #k*# Après la première course, Jean de Champreu s'approcha de Miette, très entourée, assise près de sa grand’mère et lui of- frit, comme c'était convenu, de faire un tour au pesage. La dou- airière prit le bras de son proté- gé Luxeuil et suivit à une res- pectueuse distane. -Mademoiselle Miette.….— commença Jean assez embar- rassé——je suis chargé pour vous d'une commission—qui vous paraîtra peut-être s'ngulière 2. Elle l’écoutait, posant sur lui son tranquille regard- 11 conti- nua : —Ma lame votre grand’mère désire, parait il. que, ce soir... vous choisissioz pour conduire avec vous le cotilion celui que vous voulez choisir pour ma- Brides —C'est une drôle d'idée qu’- elle a là, grand’mère !.........et pourquoi est-c2 vous qu'on a chargé de me dire ça ?.....…. —On pense que je ne compte pas .….et que vous êtes en con- fiance avec moi ! —On a raison-..Dites-moi, M. de Champreu..-si vous étiez à ma place..…..…..lequel choisi- riez-vous ?......... —Mademoiselle.........en vé- rité.......je l’ignore absolu- ment… ——Et d'abord...en cboisiriez- vous un ?.… —Je vous répète, mademoi- sell...que je ne sais pas du tou: ce que je ferais. ——Et moi..je le sais très bien, ce que vous feriez !.. Sans regarder Miette, Jean de Champreu demanda : —Qu'est-ce que je dois ré- pondre ?.....!erez-vous ce que désire Madame d'Orcey ?… Elle hésita un instant ; puis fixant sur lui ses yeux clairs : —Oui....je ferai ce que désire grand'mère..et je conviendra: d’ailieurs de ça avec elle. —Ah !.......—balbutia le jeune homme surpris ;—alors VOUS Vous décidez ?..… —C'est-à-dire.…......je me dé- ciderai ce soir... Et comme ïl restait silen- cieux et attristé, e.le demanda brusquement :— Reconduisez- MOÏ......... VOUICZ-vous ?......... Avant le bal, Miette fit prier sa grand'mère, son père et le général de vouloir bien entrer chez elle et leur dit : —M. Jean m'a fait tantôt, très fidèlement, la commission dont vous l’aviez chargé pour moi... —Et tu as consenti !... —s'é- cria la douairière, qu1 craignait de la voir se reprendre, —J'ai consenti...en principe mais je veux, avant de m'’en- gager, savoir de vous-même ce que vous desirez que je fasse ? — Nous désirons que ce soir. puisqu'il te faut un danseur de cotillon..tu choisisses celui que tu veux épouser. —Et quand j'en aurai choisi un...vous regretterez que ce ne soit pas l’autre ?.… —Non...affirma Madam, le trouve trop jeune......elle d'Orcey—il est entendu que, qui que tu choisisses, nous ne ferons aucune objection. —T'est bien sûr, ça 2. —C'est bien sur. —-Alors.. —dit gaiement Miette-ce soir, je vous pré- senterai mon fiancé !...et main- tenant...je vais m’habiller.… Eu sortant de la chambre de sa petite nièce, le général fit observer : “Qu'elle était toute drôle...et qu'elle devait avoir quelque idée de derrière la tête.” mais la douairière pro- testa : —Pauvre petite !...piût à Dieu qu’elle en eût une !… mais non !….elle est si molle. si indifférente...qu'elle ne peut même pas prendre un parti. —Mais...puisqu'ell: va le. prendre tout à l'heure, ce par- NS -..Bah !..sait-on ce qu'elle va faire, sculement ?…. Le général marmotta entre les depts : --Non...je crois qu’on ne le sait pas du tout !… Dans le cours de ia soirée, la douairière entendit parler du cotillon que Miette devait dan- ser arec celui qu'elle accepte. ra comme fiancé Mécontante et surprise, elie questionna sa petite fille : ——Qui est-ce qui a raconté cette histoire ?… —Moi !..je ne savais pas que c'était un secret. —Bah ! … —- fit JMiette a- vec inäifférence—que tout le monde soit instyuitaujourd’hai ou demain !..… Et comme l'orchestre jouait les premières mesures du cotil- lon, elle traversa le salon d’une longue glissade et vint s’arrèter court devant Jean de Cham- preu, qui se faufilait,vers une porte. | --Ou donc allez-vous ?... —-Me coucher...j'ai une é- norme migraine... 1l était un peu pâle. —Ah !bien !..—dit Miette en riant—on peut dire que vous n'êtes pas curieux, vous ! — Pas curieux ? —Dame vous n’attendez même pas pour voir avec qui Je vais le dauser, ce fameux co- tillon ?..…. Jean ne répondit rien. Alors, sous les yeux avides braqués sur elle, Miette demanda de sa voix chaude, en faisant une ré- vérence profonde et “bla- gueuse” : —Si vous le vouliez bien, c'est avec vous que je le danse- vai: Elie posa efflectuesement son 1egard malicieux sur le jeune homme effaré et ravi, et mur- mura dans une intonation cà- line : — imbécile ! va! qui cro- yait que je n'avais rien vu !… Et legénéral de Champreu demanda à la douairière et à M. d'Orcey ahuris : —Eh bien 7... qu'est-ce que vous en dites, de la petite fée Surprise? 2: ) Gyp. MONUMENT-LEFEBVRE TIRAGE DE LA GRANDE LOTERIE Le tirage de la Loterie au profit du Monument Lefebvre aura lieu, en public, le 11 FEVRIER PROCHAIN, à deux heures de l’après-miäi, dans la salle des séances du collége. Tons ceux qui désirent assis- ter à ce tirage sont cordiale- ment invités. «os zélateurs ou zélatric:s qui ont encore des billets non vendus voudront bien faire un dernier effort pour les écouler, [A MOTHER’S VALUABLE ASSISTANT Home Occupations for Little Children By KATHERINE BEEBE. Q 2 HAT Miss Becbe's ‘“ First School Year ” is to the teacher this little volume is intended to be primar ] to mothers. Miss Beebe believes that the ceaseless activity of children calls for employment, and *‘ Home Oc- cupations ”’ is fuil of ways and means for mothers. ; FÉnthusiasticai! y c:Corscd Ly the press and leading kin- dergarters, 16mo, 144 ; bound in sd 9 Et top. FROM THE NEW YORK WORLD. “ Home Cccupatiors wiil be welcomed b weary mothers, {cr it is very clever and fu cf hants and suggestions they can carry out. e Make the Little Foïks Ils FROM THE FHILADELPHIA PRESS. . Ha Home Occupatiors should be read by all le--3 || mothers, and a:l cther people who have the care Lèsts ef Stories, Songs and L=73 || ani training of irfant minds.”” | ‘ One of the remarkable features of the book Invaluable to Mothers £=1 Nurses is the extent tr which home materials and # home-mace conrivances are brought into play. Cedar blocks, sand, c'ay, boxes, scissors, paste, paper, ncils, beads, garden tools, fiowers, k !| fruits, blacic boards, and nearly everything In this book the Kindergarten offers to te || called into requisitiun by Miss Becbe’s methods, Home suggestions for the occupation of littie are within easy reach s Pen of those into children with simple materials. The author whose hands her book wi . does not presuppose a kindergarten training on the partof the mother, nor an ideal environ- ment. She simply takes for granted the child’s ceaseless activity and the mother’s desire to FROM THE BOOKSELLER. “Home Occupations for Littie Children, by furnish him with material and opportunity for development. b Katherine Beebe, a weli-known kindergartner, of Evanston, JIl., will be welcomed by many mothers, who will find it full of valuable sug- gestions to aid in rearing their little ones. Dr cross and disagreeable rt + arm be 2 = ily restored to good nature if their mother or The occupations here considered pures knew euh to guide the immature are of three kinds. The first are those which require the active par- ticipation of an older person; the second, those for which only occa- siona! direction or assistance is ne- : . ï : and usefulness, can find much assistance in Mise cessary; the third, those in which Becbe's little book, and woulä do well to avail The Scenery and the Splendors of the United Kingüom, Hunéreds of Hints on How to | mind to some pleasant occupation without too great interference with its own freedom”? ‘S FROM THE KINDERGARTEN MAGAZINE. * Any mother with the problem of restless the child can engage by himself, herself of its thoughtful suggestions. ’? We seli this Book for 75 cents. To any one sending us 3 new subscribers we give this Book Free—Address L’IMPARTIAL, TIGINISEH, FE. E- BEAUTIFUL BRITAIN. E à Royal Residences, Palaces, Castles, Bowers, Hunting Lodges, River Banks and Islets, Abbeys and Halls, The Homes cf Princes, Views of Noted Places, Historic Landmarks and Ancient Ruïins in 4% 4% SH JS St The Lands of Rose and Thistile Le Re ; N # eo CS k : LP RE A EEE NAT TE Ne” ©] ane PROPRES Queen|iciora nus a DAS À magnificent collection of views, with elab- orate descriptions and many interesting historical notes. Text set within emblem- atic borders, printed in a tint, A fine example of up-to-date printing. Large quarto volume (11% x 1314 ins.), 385 pages. Extra enameled paper. Extra Engiish cloth, emblematic embossiug in ink and gold. OR all Americans there is _ unfailing ne in the _— and places of u that historic littie count at gave us our laws, our language, our con» Views of uering instinct and , faith. Divided many times by the bitterncss o Statelv H those contests that have made us what we are, she tur:s again to us and Stately HOUSES, Eve 10 her, as the Mother Land whose splendid story is also s> lar”e!} ours, and Phot h in common with whom we claim the genius of Shakespeare, the laws of A.fred, o10grapas and the dominant instinct of that Saxon lineage which wins and conquers and Taken b subdues by processes known to us two alone; the American and tie Briton side aken Dy by side. And asthe centuties have passed England has grown rearer to us, She P issi f is no longer a far-off land of which we have only heard. The first voyages ef trmission © those who made America, and made it English, occupied nine stormy anû perilous Her Maiest weeks. It required two centuries to reduce that time one-half. Now our green er Majesty, shores and the white cliffsof Albion + us one week pee and for NE ears we have talked with England under the sea in a common language, about The Queen, and comes interests. To go and to return is an incident of daily life. 5 f f th The Saxon, English and American, travels more than any other man, and with By favor of the}, stouter purpose to see, to know and to appreciate. England and America ex- Noble d change visits every year in the person of thousands of individuais. ‘The Briton oblemen an finds with us brighter skies, and higher mountains, and larger rivers, and broader Gentle ho lakes, and tallertrees, andmore stupendous waterfallsthan hisislands know. And ntlemen wW for the old, the storied, the historic, wego to him. What he has is in a sense our Own th own. Itis a hand-made anä a time-mellowed beauty : for us the beauty of histo n these and association, ours as wellas his. We give him stupendous nature dotted wit Historic PI new cities that seem old enough to us. He gives us the story of our common oric FIACES À race written in piled stones and clustering ivy, representing the toil and hope of centuries; a toil and hope which we inherited, and whose memorialsare also ours, Retail price of Beek $5 00 We give this beok to any one sending us 10 new subscribers, — Address L'IMPARTIATIT, Gladiators of the Prize Ring A MAGNIFICENT WORK e FOR SPORTSME:] « 96 Large Half-Tone Portraits cf All NOTED PUGILISTS From Hyeï to Corbett Together with their Records in Battle and the Histories of their Lives, L' BILLY EDWARDS The Famous Ex-Champioc Lighi-Veïrtt Pugilist. THE ONLY WORK CF THE KIND OH THE MARMET. The portraits are produced from copne- plates, and a photograph of this size wouid be worth $r.50 apiece, making a colicctiou ef photos worth $150.c0, to say nothi of tie invel- uable work of reference accor1penyineg same. .. Size l4x115. 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This is the first time suca results have been obtained, and the two men represented are the most scientific in their profession. 6. Three years’ time has been consumed and $25,000 have been expended in collecting, com- pleting and reproducing the portraits for this work. et tous nos Agents, qui ne l’au- raieut pas encorer fait.sont priés de noûs faire parvenir talons ct argent pour le 30 de ce mois, et cela strictement. Des listes imorimées, portant les noms des numéros gagnants seront adressées à nos agents après le tirage. A. D.CoRMIER, Ptre, C S.C, Trésorier du Comité de Régie, Collége St-Joseph, N. B. 21 janvier 1897—3i | G All “tough” phraseology has been carefully avoided in the editing of the 4 is nothing to offené the most refined. y work 50 that there We sell this book for One Dollar and twenty five cents If you send ns 5 new subscribers we will give jou this Book Free—Address —L'IMPARTIAL NOTES RECEIPTS, Envelopes Lo IPN PL PS PL TS PLIS D ITS