netennn 7 7 en sm Re are Ré à oies " # : e SN ere à - re ges Sp e see amas M me L'IMPARTIAL, JEUDI LE 27 JUILLET, 1899. À et LE DERNIER SILLON Assis au pied d'an des grands peupliers qui bordent le chxmp où so1 frère conduisait la char mièro fois depuis son retour au pays, sentait une vigueur nou- velle animer son corps, amaigri par les privations, épuisé par les fatignes de la campagne. travers le drap épais de sa ca- pote d'ordonnance, les rayons du soleil, longtemps caché pen- dant nne série de jours bru- meux, l'enveiloppaient d'une ca- resse tiède. Sous l'ixflaence de l'air vif et comme savoureux velle pour lui ; le défilé en al- |lant au port sous ane pluie de| fleurs, l'embarquement et le ! long voyage à bord de & grand er r ‘l'étrenner demain. | Mais madame Groleenu, re {axecption, n'était pas de boën: lhumeur : elle l'ervoya prome-, prarebot où les fatigues -d'ine \ l'entassement des hommes dans les entre ponts. a ‘dures par iménagés, n'avaicät : cependant ‘pts dimiuné leur enthou:iasms | {l se rappelait l'arrivée à Ma juuga lens émotion à tous en |vogant apparaître pen à pen sette terre où ils brülaient de | descendre, les détails du d‘bar: |quement mai organisé, Les bêtes de somme jetées à la mcr- par- dessus bord et happées par ls requins, dent 1: bandu sinistre traversée pénib'e, rendues plus rue, André Carvin, poar la pre-. l è plus |. | PES avr M PetitJean n'avait qu'une | se | . flessource. N | — Scrofula. Anoïhen permanont œure by B.2.3, aïier two doctors falied. Ask any doctor and h2 wih tell you A ce moment la maison ré- that, next to cancer, scrofula is one soi nait comme si quatre ou-c1nq bts feuilles de téle dégringo | aivot les unes après ies autres laus l'escaher. qui, de ses jolis doigts roses, cherchait à l-.oùcer le piano, soas prétexte l'exécuter nhe romance aB8 arol-s du fam-ux professeur B-moirkt. … — Comme c'est jolice que tn ‘oues là, chère petite ! dit Mo: noie, le Petitjenn of the hardest Giscases to cure. Yet Burdock Blood Bitters applied externaily to the parts a%ected and taken internaliy cured Rev. Win. C'etait made- | Stout, of Hirkton, Ont.,permanently, after many prominent physicians failed ; Cured Mrs. W. Bennet, of ently, when everyone thought she would die. Now Mr. H. H. Foret, Windser Mills, P.Q,., states his case as foliows : “6 Afior having used Burdock Blood Pit- ters for scrofula in the blood, I feel it ray duty to mike krown the results, I was treated by two skilled physicians, but they » : : à : à . : + € LS u il asrirait a oleins | : “ ba PTE RO Llsna.lfailed to cure me. Ï bad runnng sores q F | l = :rôdait sans cesse autonr du ba- -jeur Pititjean ; quelle délica on my hands and legs which À could gét poumons, 8 sang, at-| mortelles esse dans c°8 petits doigts nothing to healuntil I triel B BB. This tant plus vite dans ses artères, mettait nn peu de rose à ses joues encore creuses, mal- gré les soins prodigués d(puis son arrivée chez ses parents. Prisque ébloui par la clarté intense de cette lumineuse journée, il ne suivait plus que d'an regard distrait les progrès du travail régulier du labou- reur. Tont entier à la doueeur de sentir ses forces revenir, de con- templer encore Ce paysage dont les r10indres détails, plis de ter- rain, silhouettes d'arbres ou de buisson, iai étaient familiers, lui rappelaient un souvenir de son enfance vécue sur ce coin de terre, André savourait avec délices la joie de se retrouver au milieu de toutes ces chose qu'il avait craint de ne revoir emais. Et plongé dans une sorte de béatitude il rerivait itesn, pendant ces journées passées en vue de terre sur le navire immobiie, vérita ble prison aux murailles de tôle, qu'un soleil implacable: |traneformait en fournaise. -de éhose auprès des misères en- |durés au cours de Ja marche | vers l'intérieur de l'ile ! | D'abord. André Carvin avait échappé à la fièvre qui, dès les | premiers jours décima Îles trou- | pes à la suite des marches faites au milieu des marécages de 12 icôte. Accontumé dès l'enfance ‘aux rudes travaux des champs, Son cerps, endunrei par des la- | beurs pénibles. offrait plus de résistance an mal qui moissonna tant de jeunes hommes le long ide cette route mandite, cors- traite par nos soldats. Mais, ensuite comme tons les autres, il ressentit les effets d:s mias- | Mais que tout ceia était peu! |n’entendait que des plaintes, où, PRÉSBVTÉRE DE TIGNISH saRS les horreurs de cette tra- / l'habitude, il répondit en salsis- versée de retour, sur ce paque- | sant de ses mains nerveuses les {bot bondé de malades, où ‘l'on | mancherons de la charrue. Dociles à sa voix, Îles grands | presqué chaque jour on jetait un boeufs, qu'il conduisit autrefois | Es corps à la mer. Quelle différence avant de partir au régiment, tendirent leurs cous robustes et, Le : Dion pan ceux, parie pleine | dans la sérénité de ootto fin de d'espoir comme lui dormaient [NArEAR y ee soldat FERA maintenant sur cette terre d@e|P?? la mere diriger l'engin de (mort ou au fond de cette mer | PAX- Sous | effort des bêtes ssl ‘bleue, dans laquelle se jouait Fe le + enr 1 ere toujours la barde des requins | “meublie, domp'ée, grâ:e av voracss ! |travail dépensé depuis ds sièele | . débar- | Pa" des uentaiuss'de gén:ra- Re di N: voudrais tu pas, mon Angélique, rendre service à tou ii #s au bas de ce pantalon et en uieant les ourle.s. — Où ! comme c'est ennuyeux d'interrompre ma leçon, cher papa ! Maman ne pourrait elle pas vous faire cela ?...elle aurait fait plus vite que moiet bien mieux. Le papa qui sentait la mau- vaise humeur le gagner, partit sans répondre pour ne pas dire des choses désagréables à son Augélique. Le souper ne fnt pas gai, ce soir là ; M. Petitjean se coucha presqu’aussitôt après. La veillée s'en ress:ntit, le piano respeetait le sommeil paternel. : Au bout de quelque temps Angélique se retira dans sa chambre se disant à elle-mêine : it pére, en cO1pant six pou ; ’ DL L remedy henled them compiete:y añ& per- manentiv, lavins the skin and flesh so::nd and whole.” De CROSS SPORE SD NEW MUSIC SEONE 1AM SELLING THE Celebrated Evans Pianos and Doug- herty Org'ans. AMERICAN and CANADIAN SEW1ING MACHINES Thase are the finest jnstru- ments of their kind manufactur- ed in the United States an& Ca- nada, and my prices are within the reach of any one who desires a first class instrument: My KRepair Man 15 an artist in his line, and any work turned ont Crewson’s Corners, Ont., perman- ke Fu. DT qe mnt 2 te De Me AR en. ee pre orme we ÿ + = # s | % + À he —Ce pauvre petit père ! Je n'al pas été gentille envers ini ; il faut que je répare cela. Elle prit le pantalon, coupa | | Auesi quand après je , | mes que la pioche des travail | À p ‘tions, et de:-sillons ouverts 80 Léits à uement, le médecin inspec- Jeurs faisait dégager de ce sol s où le an . péties de ses deux années de ser-| RSR ASS 548 (teur le porta sur la liste des | 16828 ait Lu l ss. em REP Tree | lg à | prisonné s les hommes, vice que sa mémoire retraçalt) hommes à renvoyer &am, retard | PTS0nNE qui Es ei es, | Malgré le temps écoalé, An F imais l'efllave fartifiant de la by him is guaranteed. He makes a specialty of re- pairing sewiug machines. Warercoms next to par la pensée les multiples péri-| 7 DR PURÉE QE ARE REP CNE +” + sent £ Ds à à ete RES avec une fidélité surprenante, lai rappelant non seulement les paroles entendues, les faits ob servés, mais jvsqu'aux dimen- sions, aux coaleurs des ehoses, aux diviré aspreté des contrées RER TR RTE RESTE DR ON APN CON LE tt. Lady dré se rappelait son angoisse en, dans leurs famil'-s André ru s'éveiller «d'un cauchemar af-} froxx. C'est qu'en effat il sel lle mal qui s’empara de Ini per: | à LE A | q Fe ; : sentait perda cette fois s'il tar- | |se voyant terrassé à son tour par, ant les jonrnées passées à l'hô pital encombré de médicaments. | l'air natal. Certes, 3j} était five! MD pu — Te sm ee rs Es Actuellement utilisée comme Ecole et Salle publique areourues. ce Vite, elie pren1i le pait:lon, P Ep os: .,| Mme Petitjean et de son air le # FE k, 11 se l'avouait maintenant. qui le mangue de soins aeho-|sur ses manches, mais il les oùt | ee coupe six | Oaces, refait ies our-) à ‘ L | Fe à A PiusS AIMADND.6 : . Que de fois, depuis son départ, vaient la besogne commencé! donnée: sans regret pour être|! . À lets et le remet en place. ag a SE se Pr . :. | —0Ohère, je me snis achaté un ? % en proie à la nostalgie du pays, | par la fièvre. de retour au milienm des sieas ÉNÉS ui e . Enfin à son tour, Mm» Gro- : ; : — | : ee : . pantalon ; Je l'a ris U eu : il avait ressenti la tristesse de] FPonrtant sa robustesse, formée | un jour plus tôt. ir é PEU lloau, prise de remorde : | : à 20 é ong, six pouces de trop, exprès ” : l'éloignement. | de toute l'énergie accumulé par] Trois semaines s'etaient écou- 8 P d : à : à RERO pauvre Petitjan ! dit- L. SE ne à F L . [pour avoir des pièces ; tu es si tn + à : A la caserne d'abord, pendant | vingt années d'existence labo: | lées depuis son arrivée, depuis . j sur ù L : aa elle, comme j'ei été pin aima- | Lu S | ae adroite qu'en deux cou e ei- : PER | les premiers mois de la vie de rieuse an grand air, avait vite que sa vieille mère avait fondu & ; à P d'ai ble ! je vais lui faire une sur- S ectacles an) 1 L | re ur LS su seaux et quelques eoups d’ai-| : | garnisen, où les exereises quo-|raincen le mai qui fauchait im-|en larmes eu le revoyant si dé-! à RE P prise ! P tidiens si redoztés de la plupart, ne donnaient pas à son activité un aliment saflisant, où le sé- jour de le ville pesait si fort à ce paysan robuste habitaé aux vastes horizons, au dur labeur de la terre. Aussi, quelle joie il éprouva en apprenant que, sur sa demande, on l'avait désigné pour faire partie du corps ex- péditionnaire de Madagascar ! 11 la revoyait cette scène pré- cédant le départ, quand devant tout le régiment rassemblé, Île drapeau déployé, le colonel a- dressa une allocution patrioti- que au petit détachement dont Comme ils étaient fiers de cet honneur, lui et ses compagnons de route ! Ah!s'ils avaient sn quelles souffrances les atten- daient, là-bas, dans ce pays eù on les envoyait. Et puis le passage à Marsoil. le, la vne de |a mer, chose #ou- Rs 2 à Gén Ps RSR É ue _.—— — _ Gr LA DEUXIEME EGLISE DE TIGNISH PARA 2m © = 0e = ne | ilavait réussi à faire partie. | l’aspeet minahle de cette poli-|son rêve. À la vue de la charrue C4 de me mamans mr ce certe entente | : | iméprisait, et le déconragement ;des denx sardines d'or cousues lpitoyablement autour de luilcharné, se soutenant à peine, Ii |senx de ses compagnons élevés | dont la bonne mine et la vi- | dans les villes dépà des hemmes |gueur la rendaient autrefois si ipar la taille, mais aPpauvrl'orgueilleuse, depuis l'explosion par une croissance à peine ter-| de fureur de son père, montrant minée et que leur vigueur fac- | le poing dans le vide aux gueux tice défendait si peu contre la qui lui rendaient son gars dans mort qui ies guettait sur cette|cet état-]à | terre malsaine. Et comme le soleil allait dis. Plus heureux que tant d'au- paraitre derrière la côte voisine, tres envoyés avec ini dans la) le frère d'André, craignant pour grande ile africaine, André avait le convalescent la fraicheur du pu faire partie do la eoionue|soir, lui cria joyensement avant montée à Tanauarive et savou-| de commeneer le dernier sillon : rer ainsi Cetie joie d'atteindre le] Hé ! frairot, prépare---toi, but qui fait oublier ies fatigues | vois à la fin nous allons rentrer. et les privations. 1i se rappelait | Mais André s'était arraché à |gnée d'hommes épuisés, mais a-|que les six boeufs allaient en- |percevant enfin un ferme@ à|trainer pour la dernière fois, il | leurs souffrances. |ae put résister à l'attraction ex- Î dait plus longtemps à respirer] [avait Ai moins &!X pou'es de itron. dit à lui même ; | Rspatrié un des derniers, Ân- ersée par ce sol où il avait pui- |dré, en mettant le pied sur le | sé la force perdue à ereuser la! | bateau qui le ramenait en\terre de Madagascar. À son frère |France, se croyait au bout de | qui redoutait pour ini la fatigue, seriez bien aimable de me le ises imisères. 11 avait compté de ee travail dont il n'avait plus | d'uu quart d'heure je voudrais terre fécoadée par l'énergie das ancêtres. IVAN BOUVIER. M. PETiTJEAN ET SON PANTALON six pouees, refit les enrlets et ie remit à sa place. Mme Pet'tjean vint ensnite, pensant : R. C. Macleod's Brick Ware. house. W.J. OfRIELLY —J'ei manqué d'a't: n'io: en- Se F7 © ù ' 1 KR'ut Straet, C'iarlottetown. | Mo hote mn pautaïon tout fact, il isivur Petltj-an s'étsit à + Laval essaye à là giosseé, en Île nivilant devant Ii en homme] qui voit du j'ertger coup. Hi e se 3 2 Pise, HER tali certain do son uflaire ; maïs | FouL& GS: ToDrFt AE TZ bi, hi | essayant jouir de bon, le jal- tout 1EMaait. à .Erre ; il laal sie due À es UT Deus tirer sur les bretuiles Il Bicn loi de se désoler d+ ve! contre teinps, M. Petitjoun se — En faisant couper le bas, j'aaral de belles pièces pour raecommmoder le fond lorsqu'il sera percé. Là dessus ils’en va trouver guille,tn }’avras raccourci et onrié à la bonne mesnre, et sin. si j:}oarrai j’etrenner dem:ln. Mais Mme Petitjean en était au passage le plus poignant de son feuiiieton ; elle répondit d'une fiçon distraite : — Certainement cher, je le fe- rai avec phisir, mais pas au- jourd’hui, je suis un p:u fati- guée ; demain je ray mettrai, et tu pourras l'entrenner eprès- demain. Sans témoigner de méconten- tement, M. Petitjean laisse sa A CGUVENT DE TIGNISH ve:s8 ce cher homme, c'est bien vilain, il faut réparer cela. Et les cissanx coupent six pouces, ct l'aiguille vois comme l'éclair, et le pantalon est remis à la hâte et raccourel d'un pied et demi. M. Petitjean, à eon réveil, s'aperçoit au’on a tonehé à son pantalon, il le passe à la hâte. Mais quelle stupéfaetion ?....… et quelle fureur ensuite ! Dans ce costume de bai, il vient fai- re un gcène épouvantable à Mme Petitjean, puis Mme Gro- leau, puis même à son Angé- lique. Tontes trois pensent qu'il tendre moitié à ses héros et va, trouver madame Groleau, sa | helle-mère : —Chère belle-mère, j'ai ache- tè un pantalon ; je l'ai pris un peu leng, voas savez, par écono mie, pour avoir des pièces ; vous raccourcir de six pouces, avec votre habileté ce sera l'affaire est devenu fou, et, malgré leur ‘rayeur, Le peuvent cependant pas s'empêcher de rire aux lar- mes Chacune pense à l'urlet ; on s'explique, M. Peti:jenn se calme peu à peu et finit par rire | lui même. 1l en fut quitte pour acheter ua outre pantalon de la même étoffe, tonjours par économie. Mais celui là il le prit aste à sa taille. | Spectacles Chas. Daltoa, Druggist, has been appointed sole agent for Tignish and district for the sale of the celebrated Lazarrus spec- tacles and Eye Glasses. 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