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Un homme qui est nerveux, dont le cerveau et le corps sont faibles, qui dort mal, s’éveille plus fatigué que lorsqu'il s’est couché, qui est facilement découragé, enclin à songer continuellement à sa maladie, qui a perdu toute ambition, toute énergie, recouvrera sa vigueur et son cou- rage par l'usage des Pilules lloro. Les Pilules Moro guérissent les douleurs dans le dos, les jointures et es muscles, les douleurs interimnittentes dans les épaules, la poitrine ou les côtés ; les maux de reins, le {umbago, les rhumatismes, le tran. chement d'urine ; les affections de la vessie, les palpitations de cœur, et surtout amènent toujours une bonne digestion chez les hom- mes qui souffrent de leur estomac. Elles donnent un merveilleux pouvoir aux nerfs affaiblis et fatigués. Si vous êtes malades, fatigués, faibles, nerveux, dyspeptiques, abattus, souffrants, ne faites pas d’erreur ; laissez de côté boissons, bière, whisky, narcotique : les Pilules Foro sont le seul remède qui puisse vous remettre à la santé. ) Tous les hommes peuvent vrofiter des lumières des Médecins des Pilules lloro. Hommes, vous tous qui souffrez et n'avez pu trouver nulle part soulagement à vos douleurs, écrivez-leur ou allez les voir à leurs bureaux, au No. 1724 rue SteCatherine, llontréal ; il ne vous en coûtera pas un sou et vous pouvez être certains qu'ils vous guériront. Les Pilules lloro se vendent chez tous les marchands de remèdes, Si vous ne pouvez les trouver dans votre localité, nous vous les enverrons par la malle, sur réception du prix, 5oc la boite, ou six hoîtes pour $2.50. Adressez vos lettres: Compagnie Médicalé Moro, 1724 rue Ste Catherine, Montréal, ; ha e ère, Monseur j’instituteur, vou- driez-vous avoir le complaisance de nous accompagner sur la piano ? Vous connnaissez sans doute le beau cantique dont voici le re- frain . Tout bien descend du ciel, et uous provient de Dieu.” Et tout de suite elle entouna de sa voix brillante la première strophe de ce cantique, qui conimençait ainsi : Avant que Dieu, d,un mot, donnât [naissance au monde, Tout n'était que chaos, obscurté [profonde. Dieu vonlut : aussitôt la lumière se [fit, L'ordre régna partout, et le siècle [s’ouvrit. Ca.herive, Hermann et Thérèse chantèrent le refrain en chœur. C'était réellement un petit concert spirituel d'un effet ravissant. Si- rôt qu’il fut terminé, Thérèse prit le plus jeune de ses enfants, qui a- vait besoin le sommeil, et le porta dans la chambre voisine pour le dés- habiller et le mettre ‘au lit. A pei- ne fut-elie sortie, qu’on entendit de nouveau frapper à la porte. (Ca- therine courut ouvrir, et l’on vit entrer dans la chambre une dame d'un extérieur distingué et d’une toilette récherchée. Cette dame, avant d'entrer, s'arrêta quelques instants sur le seuil de la porte, et semblait prendre plaisir à considé- rer cette chambre si claire, si pro- pre et si riante. Ses regards se portèrent svec une égale satisfac- tion sur le groupe nombreux de ces jolis enfants. ‘C'est ma mère,’ dit Henriette tout bas à Catherine qui était à ses côtés, Celles-ci fit alors un salut respectueux à la dame, qui, fixant sur elle ses regards, s'écria avec é- topnement : ‘Dieu du ciel, que : Mi ef Ne L'IMPFARTIAL 1908 |vois-je ? Pardon, mademoiselle, mais plus je vous regarde, plus je trouve de ressemblance azec une des plus intimes amies de ma jeu- nesse, En vérité, j ai cru d’abord la voir eu personne, Les mêmes traits, la même taille, les mêmes cheveux, et jusqu’au même costu- me, enfin exactement telle qu’elle [au renvoi des trois écus m'a si vive-" ment touchée par la noblesse des sentiments exprimés dans un style si simple, que j'ai voulu mieux con- naître cette excellente jeune person- neet ses aimables parents. J'ai donc pris des informations sur Catherine et sur la situation de sa famille, et espace de temps s'était écoulé, trop de changements avaient eu lieu, et il lui fut impossible de découvrir son amie d'enfance. Thérèse raconta à son tour son histoire depuis son départ de Æk- denberg, sa retraite et sa vie Paisi- ble chez son oncle le chantre, où el- tous les renseignements que j'ai re- était habillée le jour où elle me sau- Voilà comme je la vis lorsque, a- près un long évanouissement, je rouvris les yenx à la lumière. Je ne l’ovblierai ‘amais ! Oh ! c’est sans doute votre mère ! Ah ! dites le-moi, ajouta-a-elle en parcourant de ses regards toute la chambre, est-elle encore en vie ? où est-elle ?'’ Avant que Catherine eût pu tré- pondre, Thérèse, ayant entendu ces dernières paroles de la pièce voisi- ne, reutra dans la chambre. Mme de Vertval la considéra un instant et s’écria avec extase : ‘‘Thérèse ! Ah ! c'est bien toi, chère Thérèse : quel bonheur de te 1evoir-après une si longue séparation l’’ Etelle cou- rut les bras ouverts la presser sur son cœur. La bonne maîtresse d’école, qui avait écouté la dame étrangère, de- meura interdite et regarda cette da- me av=2c des yeux où se peignait un extrême étonnement : ‘‘Jene me rappelle pas d’avoir jamais eu l'hon- ueur de voir madame. —Comment, tu ne reconnais pas Léonore ? tu n° te souviens plus des jours heureux de notre enfance et de notre première jeunesse, que nous avons passée ensemble au châ- teau de Lendenberg ? tu ne te sou- viens pas que tu venais m'y vcir tous les jonrs, que nous travail- lions, que nous chantions, que nous nous amusions, que nous nous ba- lancions sur l’escarpolette, que nous arrosions les flenrs ? As-tu oublié tout cela ? As-tu pû oublier aussi que tu me sauvas 11 vie le jour où j'eus le malheur de tomber dans le grand bassin ? —0O Dieu ! c’est vous ! s’écria alors Thérèse, toute surprise et transportée de joie. Ah ! quel bon- heur de vous revoir ! Mille et mille fois j'ai pensé à vous : que n’aurais- je pas donné pour avoir de vos nou- velles ! mais je n’ai jamais pu ap- prendre ce que vous étiez devenue. —Et moi aussi, j'ai pensé à toi ; je ne puis äire combien je désirais de retrouver l’amie chérie de mes jeunes années et de pouvoir l'em- brasser encore, ne fût-ce qu’une fois. Combien j'ai gémi des cir- constances déplorables qui nous ont séparées durant de si longues an- nées ! Combien de larmes j'ai ré- pandues ! Eufin nous nous retrou- vons, grâce à Dieu, et j'espère que c’est pour ne plus nous quitter. Viens, Thérèse, chère amie, chère compagne de mon enfance, que je te presse encore contre mon cœtr.’” Et ces deux bonnes et sensibles amies volèrent dans les bras l’une de l’autre, et se tinrent longtemps serrées en répandant des larmes de jolie et d’attendrissement. ‘Te rappelles-tu encore, reprit enfin Mme de Vertval, te rappelles- tu nos touchants adieux à Linden- berg au moment où je partis avec mes parents pour Vienne? Ahl que d’actions de grâces nous devons à Dieu, qui nous a rendues l’une à l’autre d’une manière si surprenau- te, et inattendue ! Certes, en en- trant dans cette maison, dans cette chambre, je ne m'attendais à rien moins qu’à t'y retrouver !”? Thérèse, pouvant à peine conte- nir son émotion et ses larmes de joie, reprit enfin la parole : ‘Mais quel heureux hasard vous a condui- te dans ces contrées, chère amie ? car c’est le seul nom que je puisse vous donner, ne sachant pas si je dois encore vo'is appeler Mile de Lindenberg ou madame. — Ah !tul’ignores ! Tiens re- garde : cette grande demoiselie 1à est ma fille. —Comment ! Mile Henriette est votre fille ? vous êtes donc Mme de Vertval? Oh! soyez doublement labienvenue. Grand Dieu quel é- tonnant coup du hasard ! —C'est Dieu qui adirigé tout ce- la ; il a voulu vous récompenser de la probité et de la déiicatesse dont vous avez tous fait preuve dans l’af- faire de la guirlande de houblon, La lettre que Catherine avait Jointe va la vie, il y a fort longtemps. | mais aussi j'ai appris en même temps la maladie de l’estimable mè- ‘re d'une famille aussi intéressante. Sans me douter en aucune manière que la mère de Catherine fût mon ancienne amie, je pris le plus vif intérêt à votre position. Ln ce moment je viens de quitter la capi- tale pour aller passer la belle saison dans notre campagne. En passant près di: village de Steinach, j'ai conçu le désir irrésistible de lier connaissance avec une famille si honuête et dont on m'a dit tant de bien. Henriette, qui ne peut ja- mais se lasser de courir, m'a priée de lui permettre de prendre les de- vants par le petit sentier, tandis que je l’ai suivie lentement dans ma voiture sur la grande route. Je me suis arrêtée quelques instants à vo- tre porte, où j'écouiais avec plaisir votre charmant concert, et, pour ne ne pas l'interrompre, je ne me suis annoncée, en frappant à votre por- te, que lorsque le chant a cessé, C'est ainsi que Dieu m'a amenée pour te retrouver enfin, après une si longue séparation.”” Se retournant alors vers les spec- tateurs de cette scène touchante, tout ébahis de ce qu'ils venaient de voir et d'entendre : ‘‘Ah! voilà ton époux, voilà tes enfants, chère amie ; que tu dois être heureuse au sein d’une si aimable famille ! tes enfants sont vraiment charmants.”” Et elle les embrassa l’un après l’au- tre. Puis s'adressant à Hermann : ‘Vous me pardonnerez, monsieur, si je ne vous ai pas encore adressé la parole ; mais la joie de revoir une amie qui m'est bien chère a été si subite qu’elle m’a fait oublier tout le monde. Je m'empresse de réparer cette distraction en vous présentant l'hommage de la plus haute estime ; je sais que vous êtes un homme honorable, bon père, bon époux et excelleut instituteur ; je félicite Thérèse d'avoir fait un si excellent choix, comme je dois vous féliciter également, monsieur, d'a- voir une épouse si accomplie. Vous m'avez tous inspiré le plus vif ivté- rêt ; plus tard j'aurai à m'entrete- nir avec vons à Ce Sujet. Pour le moment, je vous demande la per- mission de me promener seule avec elie au jardin : nous avons tant de choses à neus raconter !’’ Et, sor- tant bras dessus bras dessous avec Thérèse, elle dit à Henriette: ‘Va, ma fille, prends dans la voiture les gâteaux et les bonbons que j’ai ap- portés, partage-les entre ces aima- bles enfants, et amuse-toi avec eux jusqu’à notre retour.’” XI Tableau d’une bonne mère de fa- mille. Après avoir fait quelques tours de promenade au jardin, les deux amies allèrent s’assoir sur un banc au pied du pommier, sous les jolies fleurs blanches et rouges ; ur beau ciel d'azur semblait sourire à leur bonheur. Mme de Vertval se mit la première à raconter tout ce qui lui était arrivé depuis la mort de sa mère, ce qu’elle avait eu à souf- frir auprès de sa tante méchante et avare, qui lui interdisait formelle- ment toute correspondance parce que les ports de lettre, le papier et la cire à cacheter étaient une dé pen- se inutile. Klle se trouvait alors dans l’impossibiiité de donner à son amie de ses nouvelles et d'en rece- voir. Après plusieurs années d’une vie bien malheureuse dans la mai- son et sous la dépendau:e de cette tante, elle fit connaissance avec M. de Vertval, homme intègre et d’un excellent caractère ; elle l’épousa, et il la rendit parfaitement heureu- se. Quelque temps après leur ma- riage, les événements de la guerre la forcèrent à se réfugier avec son mari à Prague, où ils restèrent jus qu'après la conclusion de la paix. Ce n'est qu’alors qu’elle put se ren- qu'elle avait autrefois habitées à- veo Thérèse ; mais qu trop long | dehors d: la Frence, le apprir à connaître et à estimer le cueillis ont été à votre avantage : |caractère honnête et vertueux de l'instituteur Hermann, son mari ac- tuel, qui la rendait la plus heureuse des femmes. Elle ajouta que du- rant les premières années de son mariage aucun chagrin domestique n’était venu troubles la félicité de son ménage ; que bien souvent, sous ce même pommier à l’ombre duquel elles se trouvaient assises dans ce moment, elle avait adressé ferventes actions de grâces à Dieu d’avoir béni son union et de l’avoir rendue la plus fortunée des épouses et des mères ; que l'accroissement considérable de sa famille lui avait seul causé d’abord des soncis et des embarras, et les avait enfin plongés dans la misère à l'époque et par suite de sa dernière maladie, ‘Mais, au nom du ciel, dis-moi, chère Thérèse, comment tu as fait avec un revenu de quelques centai- ues de francs à peine, et avec tes neuf enfants, pour maintenir ton ménage dans un ordre si parfait et subsister honorablement pendant tant d'années. —Quelquefois je m'en suis éton- née moi-même, répondit Thérèse, Cependant j'aime à croire que la bonté du Seigneur veillait sur nous ; ilest vrai que nous ne man- quions pas d’y contribuer selon nos moyens, et eu cela nous avons é- prouvé la vérité de ce proverbe que mon mari répétait souvent : Aide- toi, le Ciel t'aidera. (à suivre ms Une Exposition Universelle Paris, 10-Le minstre du commer- ce vient de nommer une comraission pour examiner le’projet d'une expo- sition universelle à organiser à Paris en 1009. Cette exposition serait consacré tout particulièrement à la vie des classes ouvrières. a ernmidramatlnnncee Heureuse Alliance Londres. 5— L'‘‘Evening Stan- dard’’ parle du projet d’alliance franco-anglo-américain et de dit dans ses commentaires que la nou- velle devra être particulièrement agréable aux Canadiens-français qui seron' ainsi plus unsis à leurs concitoyens d'origine anglaise. mme nies Le Pape parle le Francais Ia appris cette jangue en un temps {plus court que tout autre etran- ger en dehors de la France Lois du dernier conclave pour l’é lection d'un pape, le Cardinal Les- cot archevèque de Bordeaux, ent- amma eu Français, la conversation avec le Cardinal Sarto, actuellement |nortre S,P- le Pape Pie X. mais ce- lui et fut tout à fait incapble de lui répondre un senl mot dans cette lan- |gue. Le Cardinal Lescot en fut telle- ment surpris qu'il communiquait de suite le fait à tous les cardivaux français qui étaient alors à Rome disant en même temps qu'il n'était pas possible de faire le choix du Cardinal Sarto pour futur pape Néanmoins le Cardinal Sarto est devenu le Pape Pie X, Récemment le Cardinal Lescot se rendit à Rome pour y exposer de- vant le Saint Siège les affaires de son siège Grnde fut alors sa surprise l'orsqu’il aborda Pie X et que lacon- versalion assez longue qu'il evt avec lui fut faite de part et d'autre dans le plus pur langage français Depuis son élection le Pape P donet la langue favorite était 1£dia lecte Vèuicien, a su consacrer partie de son temps à l'étude du Français, et aujourd'hui il parie ce langage avec facilité et avec un ac- cent très pur. Il est dit qu’il a appris ce langage dre avec son mari dans les contrées /PluS promptement et pins ample- ment qu'aucun étranger résidaut et # < # LA ge Mrs . a LS x à D EE RS sn st