! mn I'IMPARTIAL, JEUDI LE 7 JIUN, 1900. LA MERE JOB (Suite de la lère page) s'éeria son mari Je crois que tn es folle ! —Je te le répète : éconte-moi, on demain, ton fils, sera arrêté chez lui par des gendarmes. N'en doute pas, je dis la vérité. Baes Job, comme s'il eût reeu un coup violent, se leva brasque- ment et regarda sa femme, l'œil vitreux, lèvres frémissantes. — Qu'ai-je entendu ? s'éeriat- il, Hugo, mon fils, en prisen ? Hugo, un voleur ? Parle, parle, tout m'aceable à la fois! Une malédietion pèse sur moi depuis le jour de ma naissance ! — Voilà que tu prends encere la chose au pire, balbutia la mère. Huge n’a trompé per sonne, n’a fais tert à personne ; il n'est pas en prison ; mais si tu ne veux pas m'écouter aveu calme, il sera peut-être frappé d'un eternel déshenneur. —T'écouter ? Et me voiei à atte-dre, souffrant les tour- ments de l’eufer, me voiei à te supplier de me dire oe qui est est arrivé ; et toi, comme un eruel bourreau, tu me mets à la torture par tes paroles obsoures. Parle elairement, eu je tombe sans vie à tes pieds ! La mère Job ne se laissa pas émouvoir par les reproches de son mari ; elle tira un papier de son sein et Ini dit avec calme : — Le malheur est grand, mais non irréparable. Tu es père, et c'est ton devoir de sau- ver ton fils, si tu le peux. Montre que tu es hommes, Job, etque tu sais braver l'infor- tune... Mais le brasseur trépignait avec une fiévreuse impatience ; il Jui tat impossible d'écouter jasqu'à la fin les précautions o- vatoires de sa femme. Présa- mant que le papier qu'elle te nait en main, contenait l’expli cation du malhenr annoncé, 1} se jeta dessus, et saisit la lettre de Hugo. La mère Job poussa un criet fit même un meuve- ment pour lui reprendre le pa- pier ; mais {| eourut à une fe- mêtre et se mit à Jire le fata) éerit. Ba femme et Rosine, toutes tremblantes, tenaient les yeux fixés sur lui ; elles le virent ser ser les poings et s’en frapper la poitrine : elles entendirent un bruit rauque sortir de sa gorge. et des malédietions désespérées s'échapper de 6e ses lèvres. Enfin, il déehira avec rage la en morceaux, et en foula aux pieds les débris; soit par ha- sard, soit par exeès de eolère, il toucha du poing aveo tant de vielenee, une aiguière, qu'elle tomba en pièces sur le plan- cher. —Trente mille francs ! e'’é- cria-t il. imbécile ! stupide ni- ais ! Ca se laisse tremper comme un enfant. Oui, vraiment. mère Job, votre fils était fait pour être négociant. Voilà 6e que vous y gagnez | Qela ira mieux n'est.ee pas ? Quand Engelbert sera mort, quand neus serons tous réduits à aller mendier ; quand Hugo Job sera en prison au milieu des voleurs ? Quand nons serons écrasés sous la mi- sère, la hente et l'infamie ! Le misérable, il n'a que ee qu'il mérité ! Trente mille franes ! Ht tu oses dire que ce malheur n'est pas irréparable! Que veux-tu done faire ? —Tâäeher de æaouùs preeurer l'argent nécessaire pour sauver Hugo, répondit la femme. —Tu es folle ! Où iras-tu trou- ver trente mille frenes ? —On nous les prêtera sur nes biens. —AÀAh ! ah ! dit baes Job avec) un amer ricanement. Tu crois ner à la basaoce toi, mei, Ro- sime et Eugelbert, s'il guérie- sait, et cela pour tirer men " " Ré mn. | "2 \ | (à continuer) que je voudrais eondam- | | | \sot et impraudent de l'emla-rss daas lequelil s’est jeté par ea | propre folie ? Tu crois que j'i-| raie me déshabi ler avant de m+| coucher ? Non, non ; discequil! te plaira, cela ne sera pus. Certes | fils Hugo d'être jeté eu prison ; mais je ne crois pas que Jedoive | pour lui déshériter mes autres enfants ! Ilest mon fils, et à cause de cela, il est condamné à la sonfirance et au malheur ; e'est un sort auquel ne peut é- de Job......Et d'ailleurs, c'est ea sa faute, —qu'il l’'expie ! La mère Job se rapprocha de son mari et dit avec abandon : —Job, tu as peut-être raison. Eu vérité, tous nos enfants doi- vent nous être également ehers. Ainsi du moins semble le vou loir la loi de la nature... —Tu me donnes raison ? Quelle nouvelle ruse astu in- ventée ? —0Oh ! ausune ruse. Sois bon, peur l'amour de Diev ! Le temps est si précieux ! Taes père et, comme tel, tu dois, selon la vraie loi de la natvre, faire une différence entretes enfants et aimer l’un plus que l'autre... — Vraiment ! Au profit de ce vaurien de Hugo sans doute ? —Tu dois les aimer en raison de ce qu'ils souffrent, ce ce qu'ils sont malheureux et ont besoin de ton secours. Voilà le senti- ments de jastice et d'amour) que le Oréateur à mis dans le cœur paternel. Hugo est en proie am sert le plus af freux qui puisse atteindre un homme ; som honneur. son nom, |! sa liberté, on veut Ini toat ravir. Tu le condamnes comme cou- pable : il est innocent. L'hom- me le plus intelligent peut être trempé par un traitre. Sa lettre, neble et douce plainte d'une âme aimante, ne t’a pas arraché de larmes : elle n’a fait que te jeter en colère. Ah! Job, pour quoi veux-tu paraitre méchant? Si Je ne te connaissais si bien, je croirais que tu nas pas de eœur ; mais quoi que tu dises, je sais que tu es bon et géné- reux, et que dès maintenant tu as résolu de sauver Hugo, dôt- il nous en coûter beaucoup plus qu'on ne demande. — Cette fois-ci pas, eh ! cette fois-ci non ! dit le brasseur. —Vois-tu, Jeb, je suis allée: chez le notaire ;ilest parti en voiture pour aller emprunter les trente mille franes sur nos biens. —Mais grâce aux rentes dont ils sont chargés, ils valent à peine encore eela! Tu veux donc que je quitte la brasserie et qne j'aille mendier avec veus teus ? —Non, non, le compte est fait ; nos biens garderont encore une valeur de dix mille francs au-dessas des engagements. 1l est bien vrai, qu'en rentes seu- lement, nons aurons plus de deux mille francs à payer par an ; maisarec l'aide de Dieu, avec de la patience, avec de l’'economie, nous parviendrons à lutter en attendant des temps meilleurs. Je renverrai une ser- vante et ferai moi-même l'ou- vrage de la maison ; Rosine ai- dera à soigner le bétail ; tu t'oc- euperas plus aetivemenr de la brasserie... Et, quoi qu'il advien- ne de nous, dans la eenviction que nous avons fait notre de- voir, que nous souffrons et tra- vaillens pour notre malhkenreux fils, nous trouverons le courage et les forses nécessaires! pour remplir avec confianee, avec nue douee satisfaetion peut-être, | la eude tâehe qui nous reste en |ce mende. | Baes Job parut touché ; ses yeux qui étaient fixés par terre brillèrent d'émotion. "2 for acceptable ideas. HN State if patentec. THE PATENT RECORD, Baltimore, Md. Subscription price =‘ i}: PATENT RECORD $1.00 L per ann : f mples frec. rc { ilest déshonoraut pour notre | chapper quiconque porte le aom Mme Louis Pepin Cher docteur :—Je souffrais depuis kong- temps de douleurs de reins et de mal dans les jambes, d’engourdissement et aussi d’au- tres maux causés par le retour de l'âge. Après avoir essayé beaucoup de remèdes et voyant les nombreux certificats de femmes qui souffraient comme moi et avaient eté @ @ @ @) e @ @ © @ @ @) @ @ @ (@) RE 2" da : th DE D guéries par les PILULES ROUGES DU DR CODERRE, je me décidai à en prenûdre et, au bout de quelques semain s, le seutis un grand soulagement, et aujourd'hui je suis parfaitement rétablie. Je dors bien la nuit, mon appétit est bon et ma digestion se fait blen ; mes engourdissements et mes dou- leurs dans les membres sont disparus et je uis vaquer à mes occupations comme par fe passé. Mme LOUIS PEPIN, St François 3 €E-. Te) A 00000000100000000100000900 RE EE — ) Be A a RE E— d’eau bien chaude. Œ af Le important. Re Base | EE ÉIEIESSS a di S En a vos lettres : ter ces imposteurs. FAC-SIMILE DU PAQUET | nt RÉ ne Le papier est blanc imprimé en encre rouge. SESESESESSSESESESESSS Retour de l’Age, Etourdissements, Palpitations de Cœur, ik Guéris par les Pilules Rouges du Dr Coderre. Ayez un soin tout spécial de vos intestins, et si vous êtes constipée, prenez les TABLET- TES PURGATIVES, car il faut dans votre cas que vos intestins soient réguliers, c’est très Si vous voulez avoir plus de détails et plus de conseils sur votre maladie, vous pouvez consulter absolument pour rien les Médecins Spécialistes de la Cie Chimique Franco-Améri- caine. Vous pouvez les voir tous les jours, excepté le Dimanche. Venez les voir ou adressez CIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, 274 rue St Denis, Montréal, Soyez sur vos gardes, mesdames, il y a des hommes et des femmes malhonnêtes qui pas- “sent de maisons en maisons, se faisant passer comme nos représentants et vous offrant nos remèdes. Défiez-vous, mesdames, mettez ces gens à la porte comme des voleurs. Qu'il soit com- pris, que nous n’avons pas de représentants pour vendre nos remèdes de maisons en maisons et nous Vous serions reconnaissants, mesdames, si vous nous donniez les moyens de faire arrê- Les Pilules Rouges, pour les Femmes Pâles et Fai- bles, sont vendues en boîte seulement. Si votre mar- chand ne les a pas, envoyez-nous par la malle 50c en timbres pour une boîte, ou $2.50 par lettre enregis- trée ou mandat-poste pour 6 boîtes. Exigez toujours sur chaque boîte, le nom : Compagnie Ghimique Franco-Américaine, DÉRDERESESESEESSE Chi, NC fl . ’ Femmes sur le retour de l’âge qui souffrez d'engourdissements, d'é- tourdissements, de palpitation de cœur et de faiblesse d'estomac, surveillez avec soin votre santé. Vous passez un Âge de votre vie qui est très critique, \ ‘ et qui a fait beaucoup de victimes et d’infirmes chez les femmes négligentes. La paralysie et les maladies de cœur sont des maladies terribles, auxquel- les les femmes, entre l’âge de 40 et 50 ans, sont bien exposées si elle ne prennent pas en temps un grand soin de leur santé. douleurs, qui devraient être en bonne santé et qui, certainement le seraient si elles avaient pris en temps le remède qui a opéré de si merveilleuses gué- risons parmi les femmes sur le retour de l'âge. | LES PILULES ROUGES POUR LES FEMMES PALES ET | | Un grand nombre de femmes sont aujourd'hui clouées sur leur lit de | | LUS Ce, 2 FAIBLES vous donneront la force et la vitalité nécessaires pour sg cette période de votre vie sans accidents. Elles guériront les engourdisse - ments que vous avez aux pieds et aux mains, vos maux de tête, arreteront ces palpitations, aideront à votre digestion, vous donneront le courage de faire votre ouvrage et l'assurance et le bonheur de passer un grand nombre d'années en bonne santé au milieu de votre famille. CONSEILS Prenez les Pilules Rouges du Dr Coderre, à la dose de 2 immédiatement après chaque repas, et si votre estomac vous fatigue après les avoir prises, prenez la moitié d’un verre D00000001000000001000 0,800} Mme C. Mercier Cher docteur :—Lorsque j'ai commencé à | & faire usage des PILUL JUGES, j'étais æ excessivement faible. J'avais été voir les médecins, mais {ls m'avaient répondu que @) c'était mon et qu'ils ne pue rien © faire pour moi. J'étais bien découragée,niais © j'allal quand même vous consulter à votre © Salon de consultations. Si vous vous en rap- pelez, en même temps æ je souffrais du re- tour de l'âge, j'avais des étourdisserments qui m'empêchatent de faire mon ouvrage je ne pouvais pas même sortir À car je vais des faiblesses à tout insta J'étais nerveuse, ot J’avals des douleurs dans tons les membres. Après que J'eds suivi votre traitement et pris les Piluies Rouges sui- vant la direction, RER rouvée ! es 2 rt us _ tro | sont disparus e suis bien comme je jamais dé t.—Mime Len Ft MER. » CIER, No 8% rue Roy, Montréal. AND BEST CHAIRS IN — P. E. I. +. make them ourselves Mi Write For Ours AND PRICES SCHOOL FURNITURE Cheap æ x: é MARK WRIGHT & CO. Charlottetown Janéth 1896 && WMITE FOR OUTS AND PRIOES CHEAPES T'JHE MODERN _ FOUNDRY AND MACHINE SHOP We would eall Speeisl attention te the faot that our list- |blishment is fitted with the very best Modern Machinery ind Lemploying none bat first slass werkmen We are in grand j'osi- [tion to turn ont satisfastery we”k. OUR FOUNDRY DEP*T | has proved to be a decided suceess. We have spared no |expense in fitting up this department, having imported from he | United States a ‘‘Specisl Grade of Sand” and using the best (trade of “Pig 1ron’”, we are in a position te meet ihe loug de- 'sired needs of the publie. Parties in need ef auything in onr jire :we ask to consider these facts and any work whieh may he en- :trusted to ns will reeeire our earefal attention. We selioit your | valued orders. Bruce Stewart & Co. | THE MODERN FOUNDERS, Bngineers and Maehini-is | Steam Navigatien Co's Wharf CHARLO I TETOWwN URL _ NEW WINTER GOODN My Winter Stock is now Complete | My expenses are small and by carofal bayimg and elose |attention te business 1 am in a position to sell gesds as cheap as any firm on P.E. 1sland—and perhaps chenper then mauy. lt will pay buyers in the vincinity of Wellington to eall and see what 1 ean do fer them in Dry Goods, Growries, Boots land Sho:s, &c. All kinds of Produce wanted. F.'T. ARSENAULT Why use a Lead Pencil ? When | Weliliagten Station | | LR 2 } PROTECTOR Mak:s a fine black mark, ne@éds no sharpening, and by rea- sou of their ink inaking cartridges require only water to fili, which lasts a year. Ink sapply will not freeze in any climate. For writing, ralingand manifoldius Colors Bed, Green, Blue & BlaoK copying. Prices: plain $100, ehased $1.20, chased and Golä Mounted $1 40 Should your stationer not havre them addresse. ELA&IRS FOUMTAIN FM CO. 163 L. Broadway, New York, U. S. A.