10. 11. 33 Il y avait à cette date une épidémie de sorcellerie en France. C'est l'époque de l'affaire des poisons, série de scandaleuses affaires d'empoisonnement à Paris (1670—1680). Le Parlement ne croyait guère aux sorciers; et dans l'ordonnance qu'il fait promulguer à la suite de cette affaire, le Roi commence par affirmer que tout sorcier, ou prétendu tel, n'est d'ordinaire, qu'un mystificateur ou un empoisonneur, ou les deux ensemble. Edme Rameau, Une Colonie féodale, pp. 305—307. Les Acadiens croyaient aussi que les vaches donnaient du sang dans leur lait lorsque les enfants, par pure malice, détruisaient les nids des hirondelles avant que la couvée s'en fût envolée. Le beurre ne se fait pas lorsque la crème est très froide. Le fait de plonger 1a pelle dans la crème aurait produit la température voulue. Il y avait autrefois des personnes qui prétendaient avoir le pouvoir d'ôter les sorts. Pour cela elles se servaient, avec certaines cérémonies mystérieuses, de l‘eau dans laquelle elles avaient fait bouillir des branches de cormier. Il y en avait aussi qui gardaient les branches de cet arbre dans la maison pour se préserver contre les mauvais souhaits des mendiants. on croyait qu'en passant une balle à travers cette image le malfaiteur lui-même se trouverait fusillé. Cette manière de guérir les verrues était connue des enfants acadiens de l'Ile—du—Prince-Edouard il y a une trentaine d'années; il y en avait qui se servaient de cette pratique et d'autres semblables, comme de mettre autant de noeuds à une corde qu'on avait de verrues et de jeter la corde ou de l'enterrer. Quand la corde commençait à se corrompre, les verrues disparaissaient. A.T. Bourgue. Causerie du Père Antoine. Monsieur Henri Le Blanc de Moncton Connaît l'endroit où se trouve la tombe de ce malheureux. Cette légende existe en toutes les provinces de la France. A.T. Bourgue, Causerie du Père Antoine.