4 * ” MU E dans se MON REIN ARE APS PE VO PAG Le tes L'IMPARTIAL FOoNDE EN 1893 Le seul Journal français de l'Ile du Prince Edouard. ——— e HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : is ot SC co: Les abounements sont paya- ies d'avance. A Annonces 10 cents la ligne, 1ère insertion, 2 cents la ligne les in- rertions subséquentes. _ To.tes communications doi- vent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISEH. I. P.E L'IMPFARTIAI, TianisH 8 Aout 1899. PLAINTES ET GRINCEMENTS DE DENTS DU PATRIOT ET DU PIONEER Rien de plus farceur que les la- mentations du Patriot et du Pio- neer sur le résultat de l'élection du 25 juillet. Ils sont si véxés de leur défaite qu'ils ne savent à qui s'en prendre. Tantôt ils accusent les électeurs, tantôt la température : plus loin, ils blâment le foin qui était mûr et qu'il fallait couper ce jour-là ; enfin ils trouvent à redire à la Providence même pour nous avoir donné du beau temps le jour l'élection. Toutes ces raisons bana- les sont autant d'indices qui dé- notent le désespoir de l'équipage Farquharsonienne s’en allant la tête la première au fond de labîme politique. Nous allons, en quelques mots, dire à nos confrères au vi- sage abattu, quelle a été la vérita- ble cause de la déroute libérale, le 25 juillet, dans le premier district du comté de Prince. Ce n’est ni a cause de la température, ni a cause de la popularité du candidat de l'opposition (car il est certain que tout autre conservateur qui eut été placé sur les rangs aurait rempor- té la victoire), ni à cause du foin qu'il fallait faucher ce jour-là. La véritable cause est due à ce que les électors libéraux qui tiennent à se respecter eux-mêmes et qui ont du respect pour leur pays sont con- vaincus que l'administration Pe- ters-Warburton-Farquharson n’est qu'un attirail de ruine pour le pays. Ceux des libéraux sent par principes, ont attendu longtemps avec patience, esperant toujours que la bande Farquharson remplirait au moins quelques unes de leurs milles promesses en vue d'amoindrir les dépenses'et d’ap- porter quelque soulagement au mal cancereux qui rouge notre popula- tion jusque dans la moelle de ses os, par les taxes, et les emprunts. Convaincus - aujourd'hni qu'ils ont été honteusement trahis par ceux en qui ils avaient reposé leur confiance, les libéranx qui ont du finir avec ce régime trompeur, voila pourquoi près de trois cents libéraux ont fait volte face le 23 juillet et ont trans- formé une majorité libérale de 240 en une majorité conservatrice de 31. C’est le commencement. Nous conseillons au Patriot et au Pioneer et à ceux qui croient encore com- me eux, d'accepter la à coeur le bien et l'avancement pays ont résolu d'en pénitence qui leur est imposée en enfants sou- mis. La sentence de la faction Far- quharson est écrite sur la muraille. Go, they must. “Two little boys of mine vere troubled with worms. Thev would wake in the night and vomit and sometimes were quite feverish. 1 got a bottle of Dr. Low's Worm Syrup which gave them complete relief from their trouble.” Mrs. Wm. Mercel. T'ee- terville, Ont. SCALDED HER HAND. Mrs. T. Wannamaker, Frankford, Ont, says : ‘I scalded my hand very badly and then took cold in it. Ît swelled and was very painful, but balf a bottle of Hagyard’s Yellow Oil cured it completelv." qui agis- | Encore Six Millions ( Le ’’ Montreal Star ’’ du 28 juil- let contient un article qui fait le portrait fidèle du régime Laurier. I1 commence ainsi : ‘‘ We may as well be hanged for à sheep as for a lamb ’’ dit le gouvernement, ainsi prenons encore six autres millons. C’est un acte de fripons desespérés quelque chose de pire même : un acte de filous qui jouent l'argent { d'autrui. , La plupart des libéraux d’Onta- rio et de l'Ouest sont: convaincus qu'il ne leur reste pas la moindre ombre de chance d'occuper un siè- ge au parlement davantage, c’est pourquoi ils ont pris pour devise : ‘‘Mangeons et buvons et allons gai, demain il nous faut mourir. ’’ Leur chefs se forgent l'idée chimé- rique que la ‘‘ Machine ”’ qui est poussée de l'avant par une force motrice de soixante millions de piastres pourra les sauver. Les aides-de-camp de Sir Wilfred ne peuvent entretenir un tel espoir. Ce serait pour eux le comble de l’éf- fronterie, après leur ligne de con- duite durant la session actuelle, de se présenter de nouveau devant les électeurs qu'ils ont si grossière- ment trahis. Le gouvernement Laurier saigne le pays à mort. Tout extravagant qu'était le régime Mercier, on pourrait dire que c'était une admi- nistration honuête et économe en comparaison de celle qui nous gou- verpe aujourd'hui. Pour des hommes qui, par les promesses les plus solennelles, se sont engagés à exercer la plus rigi- de économie et à réduire :es dépen- ses annuelles qu’ils considéraient énormes et insupportables à $ 38, 000,000 ; d'extorquer en une seule année $ 60,000,000 des poches d'une population de cinq millions, est le plus grand crime dont le dix- neuf siècle ait été temoin. Il est inutile d'atténuer les faits ou de sacrifier 1a vérité par condes- cendance pour la politesse. Il vaut mieux pour le bien public général, de présenter les choses sous leurs véritables couleurs. Les ministres leurs promesses de reduire les dé- : penses ont tout simplement obtenu | de l'argent sous le plus faux des faux prétextes. Le règne de corruption qui ex- iste actuellement dans le Canada ne peut pas durer longtemps. La marche est trop rapide. De plus, la ‘masse du peuple est encore honné- te. Les gens ne sont pas encore as- sez sots que de se laisser corrompre avec leur propre argent, et ïls sa- vent bien qu'une population de cinq millions ne peut pas suppprter (longtemps le fardeau énorme de $ 60,000,000 par an. La chute de la bande qui gaspille les deniers publics n’est pas éloignée, et le Canada sera heureux s’il n’est pas entraîné dans la ruine de ces gas- pilleurs. MGR. FALCONIO DELEGUE APOSTOLIQUE AU CANADA Mgr Falconio, le distingné délé- gué apostolique doit arriver au Ca- nada dans le courant du mois pro- chain. Son autorité, ici, comme re- présentant direct de Sa Sainteté, sera absolue dans toutes les mati- ères qui auront trait à la religion et à la discipline ecclésiastique. Mgr Diomede Falconio est né le 20 septembre 1842 à Pexocostanza, dans les Abruzzes. Il appartient à l’ordre des frères mineurs de St François, où il est entré en 1860. Dès 1865, il partait de Rome pour les Etats-Unis du Nord et était or- donné prêtre à Buffalo l’année sui- vante. En juillet, 1866, il fut nommé professeur de philosophie et vice- président du collège franciscain d'Allegany, état de New-York. C'est durant son séjour à Allegany que Mgr Falconio devint citoyen américain et prit même part, com- me électeur, aux élections prési- dentielles de 1872. le T. R; ‘P. Fai- çconio exerça son zèle parmi ses frères d'Italie, et le 11 juillet 1891, \ De 1883 à 1892 Léon XIII le nommait évêque de Lacedonia. C’est 1à qu'en 1895 le souverain pontife vint le chercher pour le nommer archevêque d’Ace- renza et de Matera. Partout Mgr Falconio s’est révélé comme un ad- ministrateur accompli, un diplo- mate hors de pair. Il sera, sans au- cun doute, accueilli avec joie par toute notre population. In the summer-time running sores and ulcers are hard to heep sweet and clean. Bathe,.them with Burdock Blood Bitters and they will be free tom o- dor. Take this remedy interally and soon healthy fiesh will ,supplant the decaying tissue. Des Chiffres Eloquents LES BEAUTES DU REGIME LIBERAL On a maintenant tous les chiffres de l'exercice 1898-99 et nous pou- vons juger des beautés du régime libéral. Examinez: En 1898, nos importations é- taient de $1 30,698,006. in 1899, elles sont de $152,021, 058, c’est-à-dire que nous avons importé $21,323,052 de plus en 1899 qu’en 1898. Prenons les exportations : En 1898, elles étaient de $159,- 524,953. En 1899 elles sont de $154,083,- 650. Nos exportations ont donc di- minué de $5,441,303. Sur ces exportations, les produits du Canada indiquent une diminu- tion d'exportation de $7,245,241 ; tandis que l’exportation de produits étrangers a augmenté de $2,417,-| 218. dîner. Mieux vaut, au reste, cela pour tout le monde que le travail immédiat. Un long sommeil après le diner rend lourd et paresseux. Les per- sonnes nerveuses, particulièrement doivent s’en abstenir. Au jour le travail, à la nuit le repos. SCIATICA is one of the most painful and tortu- ring diseases. No one need endure tor.) ments any longer. Milburn’s Rheu-! matio Pills have cured some of the worst cases, and never fail to give prompt relief from the pain. 50. a box, all druggists. : LA VIE DES CHAMPS ‘Si dès le bas âge, le fils ou la fille du cultivateur apprend à l'éco- le l'excellence, la valeur de la vie des champs ; s’il apprend à appré- cier l’état du cultivateur qui est le bre de tous les états ; s’il apprend que le cultivateur intelligent, de progrès, peut toujours réussir sur sa ferme : s’il apprend à mépriser la routine et à suivre les méthodes rationnelles de culture que lui pro- cure la science, il restera à la cam- pagne. Il l’aimera cette terre qui peut le faire vivre dans l’aisance et lui procurer la tranquillité et le vé- ritable bonheur.” ‘C’est à l’instituteur et à l’insti- tutrice à inculquer aux enfants de cultivateurs ces goûts sains par ex- cellence et, s'ils s'acquittent bien de leur fonction, ils auront fait un , bien immense et beaucoup mérité de la patrie.’ ; SiCK HEADACHE-—that bane of many ja woman’s life is quickly cured by Laxa-Liver Pills. They are adapted to the system of the most delicate and [never cause any griping, weakening En chiffres ronds, nous avons |or sickening. exporté sept millions de moins de | En RE produits canadiens et deux millions et demi de plus de produits étran- gers. C'est un joli résultat. Pour l'obtenir, les Canadiens se- ront heureux sans doute d’appren- dre qu’en 1898 ils avaient payé $22! 157,788 de droits de douane; en | 1899, ils ont payé $25,157,930, soit qui sont montés au pouvoir par! $3,000,142 de plus. Trois millions de droits de doua- ne à payer de plus qu’en 1898. FAT . d , pe Voilà le régime qui devait allé-| ger le fardeau du contribuable. Ces chiffres sont 1 j | | | | plus beau, le plus noble, le plus li- ) 1899 . CHEAPEST AND BEST CHAIRS P. E. I. Rs make them ourselves Thé Write ô For Curs AND PRICES SCHOOL FURNITURE Good, Strong & Cheap MARK WRIGHT & CO. Charlottetown tæ& WRITE FOR CUTS AND PRICES Jan 6Gth 1896 ! | | | indiscutables : À fine assortiment ils nous sont fournis par la ‘‘Ga-| zette Officielle ‘’ de samdi dernier. | Of T Mr. Chas. Johnston, Bear River, U. S., writes : ‘‘I was troubled with hoarseness and sore throat, and after taking three bottles of D. Wood’s Nor- way Pine Syrep [ wasentirely cured.” REPOS ET SOMMEIL La question de savoir quelle doit être la durée du sommeil est rela- tive. La jeunesse exige, pour se ré- conforter, un plus-long repos que le vieillesse. La première est en voie de développement, elle a donc besoin de substance et de force : la seconde baisse en vigueur, son re- pos ne doit donc pas être aussi long, A l'homme fait, suffira, s'il est sain, un repos de sept heures. ‘‘Sep- tem heras dormire sat. C'était la règle des anciens Romains. . Quand prendra-t-on son repos ? Une heure de sommeil avant midi vaut autant que deux ‘heures a- près. La limite extrême pour se coucher doit être, en hiver, neuf heures du soir : en été, dix heures. SILVER GOOCDN WATCHEN CHAINN AND RINGS Now open for inspection. Rings made up with your own gold if desired. Une faute que bien des gens commettent, c’est de ne pas quitter le lit au moment où ils s’éveillent. Il fait si bon sous les convertures chaudes! Il n'en est pas moins vrai que, plus longtemps on y reste, plus paresseux devient le corps. Il faut à son réveil se lever immédia- tement au nom du bon Dieu. En le faisant on gagne du temps. Est-il bon de prendre un petit somme après son dîner ? Remar- quons que durant le sommeil le sang afflue à l'excès vers l’esto- mac plein ; cette circonstance en- trave la régularité de la circulation et troubie la digestion. Les per- sonnes, toutefois, qui ont dépassé la quarantaine peuvent impuné- ment, si elles sentent le besoin de sommeil, s’y abandonner pendant quinze à vingt minutes après le à me at me eme 0 w an E. W. TAYLOR Cameron Block CHARLO TTETOWN À Vendre Nons avons à vendre nne], quantité de Petits Recueils de Prières, ccn'enant jes prières et méthodes à suivre par les mem bres de l'association du Rosaire Perpétuel pour faire l’'Heure de Garde. Prix : 2 cents l’exem- plaire, ou 20 cents la douzaine — L'IMPARTIAL. Envoyezue timbre pour notre “ Guide des In- venteurs.” Nous obtenons vlus de patentes pour les inventeurs que tous les autres ingé- nieurs ensemble, et nous faisons une spécialité des applications, que les autres agents n'ont réussi à obtenir. Pas de patente, pas de paye, MARICN & MARION, EXPERTS. 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