PAT FONDE EN 1898 Le seul Journal français de 1le du Prince Edouard. HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. _ ABONNEMENT: mm os $100 Six moié is. dilisdeé 59 Trois MOIS rss. eécésces secs. DO Les abounements sont pay- ables d'avance. Annonces 10 cents la ligne, 1ère insertion. 2 cents la ligne les insertions subséquentes. Toutes communications doivent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISH, I P E L'IMPARTIAIT, Mars 18 1897 TiGNIsH Il est rumeur qne tous le- libéraux catholiques, à Ot- tawa, vont résigner leur man- dat. Sir Chs. Hibbert Tupper a déclaré publiquement à Otta- Wa que si la minorité manito- baine n'était pas satisfaite du règlement Laurier Sifton, il é- tait prêt à ccmbattre de nou- veau pour elle. Honneur à Jui ! Les libéraux sont au pouvoir à Ontario, déficit ; ils sont au pouvoir à ia Nouvelle-Ecosse, déficit ; ils sont au pouvoir dans :’1le du Prince Edouard, déficit ; ils sont au pourvoir à Ottawa, déficit. Les conservateurs sont au pouvoir à Québec, il ya sur- plus. 1l vient de se produire aux Etats-Unis un incident bien important. Le président éla macKinley vita, l'autre jour, Mgr Ireland à aller le voir chez lui à Can- tou, Ohio. Sa Grandeur se rendit à l'in- vita{ion. M. MacKinley Jui of-! frit alors le poste de ministre de l’intérieur dans son gou- veinement, Mgr Irelaud décli- na, mais suggéra au président le nom du juge MeKkenna, un catholique éminent. La propo- sition-fut acceptée, Ce fut un tolle général parmi tons les sectaires lorsque la chose fut counue, Toutes les associations de P. P. À. se réunirent et allè- rent jusqu'à proférer des me- naces. M. McKinley resta ferme, se conteniant de répondre que le juge Mekenna y était et y resterait. On lit dans la “Semaine Re- ligieuse” de Quebec : “La presse libérale canadienne, impuilssante à faire crotre que justice est rendue à la mi- uorité de Manitoba. pousse mainteuant l'audace jusqu'à prôner l'excellence des écoles . neutres ou sans Dieu. Si quel- qu'un en doute, il n’a qu'à lire les lignes suivantes publiées das la “Patrie” : “Les hommes intelligents se disent aussi que si nous avions ici de bonnes écoles comme ceiles que M. Greenway vent donner à la minorité au Mani- toba, nous aurions fait beau- coup plus de chemin que nous en avons fait jusqu'ici.” Méfions-nous des loups sous des peaux d’agneaux. “Le clergé aimera toujours à s> renfermer dans les fonctions de son saint ministère et à aisser aux laïques le soin des affaires temporelles ; mais, lors- que ceux qui dirigent ces af- faires profitent de leur pouvoir pour commettre des attentats contre les consciences, pour. troubler l'exercice du ministère L'IMPARTIAL L’IMPARTIAL Isacerdotal, pour faire la guerre à Dieu, démoraliser les masses et mettre en péril l'avenir de la patrie elle-même, les prêtres ont alors doublement le devoir, et comme citoyens et comme ministres de la religion, de se lever, dans la plénitude de leurs droits civiques, pour ai- der les chrétiens et les honnè- tes gens à rétablir le bon ordre, en rejetant dans l'ombre les po- liticiens malfaisants.” (“Croix desLot et Garonne”) S. F. PERRY APPRECIE PAR LE WATCHMAN Le ‘“Watchman’” parlant des noces d'argent qui ont eu lieu récemment à DeBlois, donne le conp de pinceau suivant par rapport à l’ex-député acadien. Nous traduisons : “Le Moniteur Acadien” sem- ble, dernièrement, se faire l'or- gare de Perry le Noble. Par- lant des noces d'argent d'un Bernard. qui ont été célébrées dernièrement à DeBlois, le scribe enthousiaste. sans doute Stan lui même, fait l'éloge des progrès des Acadiens depuis quarante ans—temps de son règu. vomme homme public. Ceux qui sont les meilleurs ju- ges on déclaré en termes non équivoques que l'influence du Noble a toujours eu l'effet d’une meule de moulin attachée an! cou des Acadiens. Ce qu'ii y a de pius remarquable chez lui c'est qu’il a réussi d’une ma- nière manifeste à se gagner l'approbation de ce qui haïssent tout ce qui à :e nom de catho- lique-rôle maintenant à l'ordre du jour dans les rangs des pieux libéraux. 11 s’estf rendu coupable, de la plus honteuse perfidie envers ses amis. Sa trahison à sa race et à sa reli- givn est écrite en caractères in- éffaçables. Eu vérité,un tel hom me a été ceriainement un grand bienfaiteur pour le peuple aca- dien pendant quarante ans. Ce qu'ily a à regretter c’est qu'il s'en trouve evcore quel- ques uns assez aveuglés pour se laisser encore tromper par l'égoisme et la doctrine sans principe de ce soi-disant père des Acadiens, au lieu d'écouter la voix de leurs véritables amis. Cependant, il est consolant de constater que ses admirateurs deviennent de plus en plus clairsemés, et avant long‘:emps, ce trompeur n'aura pas jia chance de ce faire entendre ; pas même à DeBlois. Si les A- cadiens l'eussent traité selon ses mérites il y a longtemps, qu'ils lui auraient donné son dessert et ils s’en trouveraient micux aujourd'hui. Le ‘“Moni- teur Acadien” devrait considé- rer de quelles sources Jaillis- sent les éloges faits à S. F. Per- ry et déclarer s'ils sont de na. ture à être conroités.” Quant à ce qui a rapport à l’ex-député acadien, les remar- ques du *“*Watchman” sont par faitement justes. Non, le soi-di- sant chef des Acadiens n'a ja- mais rien fait en faveur du pro- grès de ses compatriotes. Il ne saurait montrer un seul acte de sa vie publique où il a fait quoi que ce soit qui tende à l‘avan- cement, soit soc‘al, soit indus- triel de ses compatriotes. Quant à veiller aux intérêts des Aca- diens, il n‘y a jamais pensé.” Son but prin:ipai n'a jamais été plus loin que 1e les caresser afin de capter leurs votes au temps “’élections. 11 vient en- core de donner une dernière preuve de son amon: patrioti- que en permettant que son compatriote— l'inspecteur du brise-lames de Tignish, soit mis à la porte pour faire place à un autre. L'amour qu'il a pour ses Acadiens l’a encore poussé à faire perdre les places à trois français ici qui avaient {oujours rempli leurs devoirs avec la plus grande fidélité. Mais ce en sont des français ceux-là, peu Damiea Cormier, gardien du|f# importe. Mais, par exe] le, lorsqu'il a voulu en destituer d'autres, on y a mis le hola. Ne leur touche pas, et l'ex-deputé a été obligé de plier. Lorsque le “Watchman”, dit que le nombre des admirateurs du vieux politicien diminue ra- pidement, il dit encore vrai. L'ex-député est enfoncé. L'échec qu'il a subi le 23 juin—échec qu'il s'est attiré lui-même, l’a mis hors de combat, et de même il restera. Il n'y a pas plus d'ap- parences que S. F. Perry se fasse élire maintenant qu'il y a moyen pour “les conservateurs d'avoir du poil au denis.” Quant au “Moniteur Acadien” nous croyons qu’il n'a voulu que traiter avec courtoisie le héros nonagénaire de la fête qui a eu lieu à DeBlois, ce qui selen nous, est très louable, et nous croyons ne pas nous trom- per en disant que le confrère de Shédiac a pris avec un gain de sel la harangue usée que l'ex-député acadien a débitée en celte occasion. PAS D'ABLEGAT D1T UN HAUT MEMBRE DU CLERGE MGR BEGIN SERAIT FAIT ARCHEVEQUE DE MONTREAL L'entrevue suivante d'un journaliste avec un mexrabre haut placé du clergé de Mont- réal sera lue avec un très vif iatérêt par tous nos lecteurs Comme on le verra il y est question de l’ablégat papal et de la prochaine élévation de Mgr Bégin à la dignité d’arche- vêque de Montréal. “Soyez donc tranquille, à ce sujet. a t-il dit. Je suis en posi- tion de vous déclarer en toute sureté que les évêques n’ont pas reçu d'ordre de Sa Sainteté, en ce lui regarde l'agitation de la question scolaire. De plus, j'ai tout dernièrement re- çu une lettre de Rome m'intor- mant que le pape «a’avait pas décidé d'envoyer un repré+en- tant au Canada et ne paraissait pas disposé à en déléguer un. Mgr Bégin est à Rome,et so- yez convaincu qu'il saura bien détruire l’échafaudage de pré- jugés et d'erreurs élevés par les soins de ceux que vous sa vez. Ah! si vous saviez en quelle haute estime Léon X111 tient Sa Grandeur Mgr Bégin. Tenez, pour ne vous citer qu'un fait : j'avais un jnur le bon- heur d’avoir une audience pri- vée en compagnie de Mgr Bé- gin, avec Sa Sainteté Vous dire avec quelle affection. Elle regardait Mgr. Bégin, me serait impossible; mais je me rappelle fort bien ces paroles échappées des lèvres du Souverain Pon- tife : Voilà le digne pasteur qui, par sa douceur, sa science, son énergie et ses connaissances da cœur humain, serait capable de faire disparaître les légers froissements qui ont malheu- reusement existé entre l'Uni- versité Laval de Qu bec et celle de Montréal. “Pour cette raison, j2 suis convaincu que Mgr Bégin a toutes les chances du monde d'être élevé au siège archiépis- copal de Montréal, avec la cer- titude d’être créé cardinal a- vous dire qae l'élévation de Mgr Begin à la dignité de cardinal se fera certainement un jour ou l'autre.” — Le Monde. FATALE AVENTURE Mardi dernier arrivait à Meat vaut longtemps (Car; je dois phare du Rocher-a .x-Ooiseaux, Iles Madeleine, et ses deux as- sistants, Arsène et Charles Tur- | bide, quittaient l: rocher pour aller tuer des loups-marins qui prenaient leurs ébaits à une centaine de verges de la glace de bord. Un vent modéré souf- flait du nord-ouest. Quand ils furent snr la glace, celle-ci se détacha et prit le large, et com- me le vent augmentait, il leu: | fut impossible de revenir sur! leurs pas. La glace allait dans la direction du sud-est. En es- sayant de toutes leurs forces à regagner le rocher, ils tombè- rent à l’eau plusieurs fois et se mouillèrent jusqu'aux os. Le froid les prit, et vers deux heu- res samedi dans la nuit, Char les Turpide, âgé de 17 ans, suc- comba à ses souffrances. Vers le jour, Cormier, qui était âgé de 64 ans, expirait à son tour. Arsène Turpide mit les cada- vres sur la glace à l'abri d’un esquif, puis il tenla de se ren- dre à la terre qu'il entrevoyait. Marchant le jour et cherchant à s'empêcher de geler la nuit, i] fit terre à Lowland Core, situé à 8 milles à l’ouest de Meat Cove, lundi soir. Les gens de l'endroit lui prodiguèrent leurs plus teudres soins. 11 avait les pieds engelés et éiait presqu'a- veugle. 11 dit que la femme de Dämien Cormier est resté seule sur le Rocher-aux Oiseaux.—Le Moniteur. LA QUESTION SCOLAIRE ET AUTRICHE ANALOGIE AVEC LA QUESTION SCOLAIRE EN CANADA Les élections générales vien- nent d’avoir iieu en Autriche, Du moment que le Parle- ment a été dissout les évêques autrichiens ont publié une Let- tie collective, commenç»nt par rappeler leurs devoirs est d'éclairer, d'instruire et de guider les é- lecteurs catholiques. Ce docu- ment prêche avant tout l'union en face des adversaires coali- sés, l'union pour la défense de la foi et contre les mauvaises ioïs adoptées par le précédent Parlemen!, L'espiscopat autrichien rap- elle atssi aux catholiques qu'- il dépend d'enx de changer les lois antirelisieuses, de voir ‘eurs droits reconnus et respec- tés, de soustraire les écoles aux funestes influences d'un libé- ralisme qui—comme le libéra- lisme canadien—veunt la neu- tralité «t aboutit à la négation de toute idée religieuse. On ne manquera pas de re- marquer que les évèques d’Æu- triche tiennent le mêémelangage çque ceux du Canada-kce qui ne surprendra que les catholi. ques complètement dépourvus de sens catholique, on saturés de libéraiisme. La presse jnive de l'empire autrichien a répondu à ce document, comme la presse maçounique, oran- gisteet libérale du Canada, par le cri banal: ‘le cléricalisme voili l'ennemi” Puis, poas- sant l'insolence jusqu'à sa der- nière l'inite, elle a mis le gou- vernement en demeure de sé- vir contre contre la lettre épis- vopale, sous le prétexte d'influ- ence indue Le gouvernement a répondu à Cette sommation, en déclarant que les évêques étaient, non pGiñt des fonctionnaires, mais des cito- yeus libres, et qu'ils avaient droit de prenäre dans la com- pétition des partis telle ligne de conduite qui leur convien:| drait. 11 en est beancoup dans un pays très loin de l'Autriche, : qui feraient bien de méditer cette réponse. Le sens commun | reprendrait peut-être ses droits, Cove, Cap-Breton, le nommé | que l'on méconnait top facile- Arsène Turbide, qui raconta la ment et trop généralement en terrible aventure que voici : certaines circonstances. Vendredi dernier, 5 mars, {La Semaine Religieuse) oo | | Î | Speed, Strength and Sterling Ulorth Characterise tbe ‘Wbite.” vtr ++ "NONE SO STRONGLY APPEAL TO THE EXPERIENCED RIDER AS MEETING EVERY REQUIREMENT OF A PERFECT MOUNT. THE EMBONIMENT OF BEAUTY, GRACEFUL DESIGN: LICHTUESS AND DURABILITY tr + Four Styles“ List #75 and 100. EXCLUSIVE TERRITORY' PROTECTION ASSURED. OUR HANDSOME CATALOGUE YOURS ron THE ASKINQy tr + ADDRÉSSA Tubite Sewing Machine Cod, . L@ICYCLE DEPARTMENT CLEVELAND, : = MeDEL C PRICES 75. OHIQ jp l UE A AIT nu Xe” ?Ÿ € j À: Ê ES a Al : : FRERE" \©) e! PB Den QE Pere DE O QE DO De CRC CS . il | HE] fi ul L Lip reg" heserts is polie thonhesslonieterts es SD JOURNAL HEBDOMADAIRE —— HUIT PAGES. == SR oi ed RRPSRRARRARIR Défend avec energie les droits des Acadiens de l’[le du . < Te Prince Edouard. > EE en AR RR RÉ RRPRRRR RARES D Fa ce À PF Se IE _—… L’Impartial n‘a pas de rival pour la variété et la quantité de nouvelles et matières intéressantes quil publie. que le premier de| £': F7 ABONNEZ-VOUS ET FAITES ABONNER —VOS AMIS HR ILE PRIX EST UNE PIASTRE FAR AN- Payable D'avance REC ECI RICE AI-CEE Envoyez l'argert par lettre enregistrée ou par mandat de poste et adressez toutes commurtications comme suit: L'IMPARTiAL TIGNISH, TL. P. E. IUNDERTAMING. Lam stül in the undertaking business and am prepared to attend to all basiness promptfy. Ttary a large and weil as- sorted stock of caskets and coffins in all sizes from 2 ft. to 6 ft. 8 in., with mountings and trimmings t) suit. 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