rat nd 2 ë æ È : LA GRACE DE C1EU (De la 1ère. page.) toi bien. Godefroi se suspendit aux é- paules deï'inconuu etne fut pas peu épouvanté quaud il vit son guide prendre une effray- ante longueur. Bientôt le Jeune homme se trouva à cinquante pieds du sol. Ciel ! criat:1l à oelui qui le portait. Vous êtes Wapper le long ! —Vois-tu bien quetu eon- nais mon mom, répondit Wap per le long, en riant. Crois-tu maintenant que je ne suis pas aussi inconnu à Anvers que je pouvais en avoir l'air ? Surces emtrefaites, il trau- chissait avec Godefroi le fossé rempli d'eau, et le déposait dea- ce ment sur le rempart. 1l retira alors ses longues jambes vers lui, et quelques instants après, il traversait aveo le jeune hom me le pond de Meir. À minuit et demi, ils arrivè: rent au marehé au laitet s'ar- rêétèrent devant la demeure de Ludwina. La porte s’ouvrit d'elle-même à leur approche. Le Wapper prit Godefroi par la maiu et ie conduisit à la cham- bre à eoucher de sa bien-aimée —Entre ! dit-il à Godefroi. Pourquoi hésites-tu 7? Vous ne venez pas avec me: ? demanda le jeune homme effrayé. --Non, Godefroi, répendit le Wapper en poussant la porte de la chambre de façon à l'entr:- ouvrir à demi. Vois...là, centre le mur ! Cette image me blesse la vue...Mais ne sois done pas si timide....hâte tei...le temps passe Le jeune homme entra en tremblant dans la chambre. $on cœur, dans lequel bràlait encore purson amour ponr Ludwina, lui reprochait cette criminelle action. Ne venait-il pas eomme un démon dela nuit profaner le lieu où reposait la jeune fille endormie ? et nese pouvait-il pas que, comme un incube ou un esprit impur, il damnât avec laisa bien-aimée pour l’éterni- té ? Oui, ille pouvait, oar il avait à sa disposition la magie et tous les artifices diaboliques. Mais l’image de Dieu, ce bou- clier de celui qui a foi et eon- fiance, avait donné à Godefroi d’autres pensées. Dès que le jeune homme, ef- frayé de sonaudace, eut, à la lueur de la lampe nocturne, jeté les yeux sur Ludwina, il s'arrêta, le repentir dans l'âme, et joignit les mains en extase. La trace des larmes que la jeune fille avait versées en son- geant à Godefrei était encore visible sur ses joues, comme une ligne sanglante. Ses aspirations étaient autant de soupire, et l'en voyait que son âme veillai$ dans le corps emdormi. L'im- pression que cette vue causa sur le jeune homme fut si forte. qu’il tomba à genoux devant le lit. ll pencha la tête avec un pre: lond gecueillement, et se mit à pleurer et à prier ! — Godefroi ! lui eria le Wap per, ta prière est un blasphème ! La voix de nos esclaves ne mon: te pas au ciel. Le jeune homme n'entendit pas ces paroles, et continua de prier. Quand, un instant après, élreleva la tête, il fut grande- ment svrpris, car les veux de Budwina étaient ouverts et fixés sur lui. La jeune fille penchait a tête, aveo un doux sourire, sur le coussin et semblait de- mander un regard. @odefroi n'osa pourtant pas regaider sa bien-aimée. 11 se releva et fit un pas en arrière. Grodefroi revint à la porte et ditau Wapper d'une voix plei- ne d'amertume : — Toil!tu esle démon! tes instigations seront sans effet ioi. Je ne puis ni ne veux la désho- noreyx par le moindre contact … ar, vois-tu, je pouvais briser le Sn : z fil de ma vie, je pouvais te ven- dre mon salut et donner mon âme an mauvais esprit. Teut cela n'était rien ; mais J'aime mieux accepter pour moi toutes les tortures des damnés plutôt que de toucheren cet instant Ludwins du bout du doigt. Toi qui sais lire dans le cœur des hommes, tu sais bien que lors que tout à l'heure, an bord du Sehyn, j'ai renié Dieu, je por-| tais en même temps une adora- tion à une autre divinité. — Oui, à Satan, répondit le Wapper. — Non, nou, pas à Satau, reprit Godefroi, mais à quelqu'un qui ressemble à Dieu, à Lidwina ! —Bh bien ! maintenant que, comme nn Jâche, tn t'es age nouillé et a prié devant elle, toa vœu est-il aecompli ? —Oui, sédueteur infernal, re- prit le jeune homme irrité; Je veux être chez moi ! Le Wapper le ramena dans la rue. La porte se referma derrière eux. — Maintenant, adieu! dit le Wapper. Adieu,jusqu'à ce que ta me rappelles ! — Adieu ! Et quand Godefroi voulut re- gagner la rue da Sao, il fit un seul pas et se trouve, à son grand étonnement, daus sa demeure et devant le lit sur lequel il devait reposer. 11 Ludwina, la chaste ei gracieu- se jeune fille, s’éveille avec un vague sourire sur les lèvres car le sommeil lui avait apporté l'oubli du passé. Kile s'accouda sur sou lit, laissa errer son re- gard dans la chambre, porta, d'un air songeur, la main à son front, et fondit en larmes La mémoire lui ramenait les effra- yants fantômes de la nuit. Elle avait fait uu rêve terrible. Bille a vu Gedefroi, mourant d'amour ; étendn sur le lit funèbre. Le mot adieu ! adieu! retentisgait encore douloureusement à son aréille. Des larmes brûülantes s'échappèrent de ses yeux, et tombèrent cemme des perles étincelantes sur son sein virgi- nal, semblables avx gouttes d'argent que la rosée du matin tait pleuvoir sur les pévales d'ua lis. Combien Ludwina € tait triste ! Pouvait-elle sans horreur ju. rer amour et fidélité à un hom- me qu’elle n’aimait pas, et vouer sa haine et renoncer à celui qu'elle avait demandé à Bieu pour épeux ? Si la raison eût pu étouffer en eïle !a voix du cœur elle se füt sans doute soumise sans réserve à la volonté de son père ; et &’était bien son inten- tion, Gar déjà, sous le portail de l'église de Borgerhourt, elle avait dit an éternel adieu à Godefroi, et lui avait donné par là le eonp de mort. Mais com- bien n’avait-elle pas souffert de. puis lors, et quels combats pleine d'angoisse ne s'étaient pas livrés dans son àme ! Et eependant quelques énergiques qu'eussent été ses efforts, tout sentiment de devoir et d'obéissance avaient été vaincus en elle par l'amour. Profondément désespérée, elle fût restée longtemps comme plengée dans un second som- meil, si son œil errant ne se fût arrêté sur le orncifx, sur ce salu: taire symbole qui l'avait préser- vée contre les artifives dn dé. mon. Elle quitta vivement sa souche et, dans un élan de piété et d'espoir, se laissa tomber à genoux devant l’image dn Sau- veur. Qui a jamais va ies beautés de la nature ? Le soleil levant est beau ; l'as. tre à son soucher éveille des pensées graves et tristes ; la lune sette reine des nuits, et le man- teau éteilé du eis], ent leur ma- guificence ; une fleur qui s’épa- neuit, une fleur qui referme son ealiee, penehe la tête, et meart… Teut cela a son charme deux, grandiose ou mélancolique ! Mais le plus beau, le plus noble, le plus touchant spectacie qui puisse s'cffrir à l'œil de ] hemme | un spectacie qui surpasee les! plus donx rêves de ja jrunesse.| c'est une jeune vi:rge en prière. Voyez ce cou, souple et gra eieux comme Île cou du eygne,se tendre vers lo ciel‘ voyez ces doigts charmants et entrelacés, quis'appuient sur son seiD, Ces yeux humides dans lesquels bril le l'espérance et l’ardent amour | de Dieu, cette bouche charmante et ces lèvres de rose dont chaque mouvement est une prière, ce pur et fin contour des jones, ces cheveux souples oomuwe la soie qui tombent oaressants sur les épaules de la jeune fille... Oh! le qui prie ! Un nuage RÉ l'enveloppe, elle ressemble à l’aérienne sylphide, cette sédui- sante création des poetes, ou plu: tôt à un ange arrêté un instant sur la terre ;ear, regardez la bien ! voyez ses yeux levés vers. le ciel, ses mains tendues vers Dieu, tout son corps tendu de sorte qu'on craint qu'elle 8e, s'envole au céleste séjour. Est-, elle encere d'ici bas ?..… Dites, vous-mêmes dont le eœur n'est attaché qu'aux cho- ses terrestres, cette vue peut-el- le éveiller en vous une pensée eoupable ? Soyez maudits alors, voire âme n’est que fange et boue ! Une respectueuse et pi: euse admiration, voilà ve qu'in-| spire au poete la jeune fille = | | prière, car pour lui il n’est pas de plus belle image de Dieu. qu'une vierge comme Ludwiva. Sa prière ne se traduilsait pas! en paroles. Sesièvres nese re—| muaient pas. Une statue de mar-| bre n'est pas plus immobile qu’- elle ne l'était. Son âme adres- | sait à Dieu une fervente aspira-! tion, et cette aspiration poavait se traduire en un seul mot: Go-| defroi ! Ce mot résumait sa priè-| re, sa sypplication, sa plainte. Et le Seigneur, qui a verse dans le sein de l’homme un trésor. d'amour si ardent, lui qui a fait doubler les battements du cœur sous l'influence de l'amour, je! Seigneur entendit la prière de Ludwina,et accueiliit mi-éri- cordieusement la pure invova-| tion de la jeune vierge. Elle se | releva soulagée et rassurée. M cet instant, sa suivante entra dans la chambre. Elle contem-| pla sa maitresse âont les joues étaient encore humides de lar- mes, joignit les mains aveo une triste surprise, et dit : —Âh! ma chère maitresse, pourquoi dons plearez-vous tant que vos yeux en sont tout en- flammés et ves joves toutes pA- lies? Voulez-vous done mourir, madame ? n’est ilrien qui puisse vous consoler ? Me faudra:t 1l vous mener au tombeau, moi qui ai déjà vu et ressenti tant de tristesse et de chagrin ? 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Les points de côtés, les douleurs dans le dos, cette sensation de pesanteur et de tiraillements que les femmes éprouvent sont toujours causés chez elles par le maux et les douleurs qu’elle occasionne. par Témoignage de MADAME ST-LAURENT: ‘{ moi qui étais A Messieurs les Medecins Spécialistes de la Cie Chimique Fran Montréal Le s Tablettes Pur les femmes qu tante pour le soulagement des maux que les femmes endurent. ‘ CHERS DoCTEURS, ‘ Je prends la liberté Ga son! ? ‘‘lignes pour vous dire l'état ‘“que je vous ai écrit, j'ai ach de vous ‘* MESSIEURS, ‘“ En réponse à votr ‘temps, me demand € 1, lion GC L1T€ WF : 2) ; € f me « "7 6 Pons né, À it \\ it = \i 11 ‘J\ J PP 7: < PR À. . é ves aoiveut Etre prises 1€ CO stir 1 Tr 1 rêo 11141 À LU LI LIPELS) Le 1a reguilarite 21. tracer ces queique: de ma santé. 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