à +4 e “ nes 2 robe ic J DE cours ot 0 LR nr PERRET FRANCE RER PCR $ à 5 Mons. Louis Herbette AU COLLEGE SAINT-JOSEPH a ———— Tonte la paroisse de Memram- Ceok éprouva une grands joie Quand la nouvelle se répondit que M. Lonis Herbette, vonseil- ler d'Etat, envoyé par la France en Amérique, venait rendre nne visite aux Acadiens. La visite de l’éminent homme d'Etat a été aussi imprévae qu’- agréable pour tous. La nouvelle de son arrivée communiquée au Révérend Père Roy, supérieur du collège St. Joseph, se répandit avec une rapidité étonnante, et en peu de temps tont le monde était: informé qu'un grand personnage | devait s'arrêter à Memramcook et visiter le collège. L'Illustre hôte ne s'est pas fait longtemps attendre. Samedi, pendant un brouillard épais, une voiture eonverte, au grand train, nous amenait, an collège, celui que nous attenéions avec tant d'impatience. Le soir réception Ini fat fsîte par les élèves au Monument | Lefebvre, où deux sdresses lui farent présent{6;, l’ane en fran- gais par M. Max. D. Cormier, président de l'Académie St. Jean Baptiste, l’autre en angiais par M. Hugh D. Catler. Voici le texte fidèle de l'a dresse française À MONSIEUR Francois Louis HERBETTE, COMMANDEUR DE LA LEGION D'HONNEUR, ETC ETU. Mo:sieur. Dans la vie collé. giale, il est des jonrs privilég'és qui font époque, des heures où la jeunesse écoière s'émenut, se groupe, et Cntonne avec allé- gresse nn chant de réjeuissanee qui part du cœur. Nons avons anujourd'aui un de ces jours mé- merabhles, et, e’est avec le plus grand ;:plaisir, que mous venons en ce moment présenter nos hommages au représentant de la France. Nous vous souhai- tons donc ja plus cordiale bien- venue au milieu de notre fa- mille de Saint Joseph. Nous ne saurions exprimer les sentiments de joie qui nous animent en cette eirconstanee. Nous sommes toujours heureux de recevoir au milieu de nous un fils de la Vieille France, mais notre plaisir est encore plus grand quand le visiteur di:tin- gué que nous recevons est un savant conférencier, un ami et un promoteur de l'éducation, un membre du conseil d'Etat, chargé d'une mission spéciale par le ministre de l’Instruction Publique. Ayant bien peu de rapports avec notre ancivune mère-patrie, nous avons eu peu d'occasions de connaitre votre brillante ear rière, mais à l'avréoie de titre qui entoure toire ROM, nous ponvens facilement reeonnaitre jl'érudit, le vaillant lutteur politique, le propagateur dévoué de la belle langue ce Racine. Mais il est un titre surtout que nous nous plaisons à répéter avec la presse canadienne française : c’est Je tit:e d''Oncle” que vous a valu voire bienveillance, votre amit:é pour vos frères d'Amérique. I! nous est arrivé plusienrs fois dejà de recevoir des visi- teurs distingués. De hauts d.- gnitaires de l'Eglise nous ont honeré de leur présence, et le Gouverneur Général a bien vou- lu s'arrêter au milieu de rows. Malgré tous ces honneurs, nons gardons tonjours un° place dans nos cœurs your les‘frères de la Vieille Hrauce qui veu ent bien nous visiter, et dont la pr:s: noe a pour nous un charme tout particulier. Sujets Joy:ux de Sa Majsté la R-ine d'Augle terre, soumis à la couronne qui nous assure la liberté oiviie et 1eligieuse, nous :0mmes tou- de, +" "4 jurs restés Français de cœur et vous arons toujours, gardé un grand amoar pour la Frauoe, notre mère. Malgré uno sépara- tion d'un siècle e: demi, nous avons gardé intactes les vicilles traditions françaises, et, grâce à Dieu, nous sommes en:ore Ua tholiques et Français. Vous connai 6 z l'hist irs de cette Acadie dont, jadis, les en- fants furent arrachés à 1 urs fe- yers, et comme l’a dit le poète, “dispersés comme la poussière et les feuilles, quand les puis- santes rafales d’oovtobre les saisis- sent, les roulent en tourbillons dans les nirs et les répandent sur l'océan.” Oni, après ce grand coup que u0s gens appellent ‘le grand dérangement', la nation entière paraissait anéantie, tout semblait perdm sans retour. Mais, au milieu de leurs mal. heurs, les Acadiens n'oublièrent pas leur patrie. Malgré les plus grandes difficultés, iis revinrent dans leur pays. 1ls avaient été dépouillés de leurs biens, mais ils conservaient encore de pré: eleux trésors que rien n'avait pu lear enlever, il leur restait la foi de leurs pères, les tradi- tions et la langue de leur an- cienne mère-patrie qu'ils ai- maient encore malgré son aban- don. Après avoir passé de longues années dans l’obseurité, ce petit peuple commença à se réveiller sous la main puissante d'un prêtre au zèls apostolique que sous aimons à appeler l’‘Apoire de l’Acadie. Ce champien de la cause frauçaise en Acadie, c'est le Révérend Père Canille Le- febvre, le regretté fondateur de cette institution. Vous n'avez qu’à examiner l'édifice qui nous abrite en ce moment pour vous faire une idée de l'amour qu'a vaient pour lui ses élèves, puisque, malgré leurs faibles ressources, il luiont élevé un si beau monument. En terminant, permetiez-nous de vous exprimer de nouvean la joie et ls bonheur que nous éprouvons en recevant un hôte si distingué. Soyez assuré que votre visite sera un des pins a- gréabies sonvenirs de xotre sé- jour au coilège. À votie retour au beau pays de France, dites bien à vos amis qu'ils ont ici des frères qui ne lee ont point oubliés. LEs ELEVES DU COLLEGE ST JOSEPH. Memram:0ok, 21 oct. 1899. M. Herbette fat vivement touché des beaux sentiments que lui exprimait l'oratenr de la part des élères et surtout de l: part de ceax d’origine français». 11 répondit en termes émus à 0: qu'on venait de lui dire,et ap. paya fortement surtont sur l'al lusion faite dans l'adresse à l'a. bandon dans lequel la France nos avait laissés à la triste 6po que de no: imalheurs. M. Her. se comarendre, ce qui prouve qu'iis n'ont qu'un même Cœur, une même Âme, une même pen- sée. Revenant à l'histoire de l'A cadie M. Herbette exprima son admiration pour les Acadi:ns de ce qu'an milieu des persécu- tions et des tracasseries de tonte sorte, ils avaient conservé leur langue et leurs traditions * Chargé de missions extraordi- naires auprès des cours de Lis- bonne, de Vienne et de St Pe- tersbourg, M. Harbette n'a ja- mais éprouvé plns de plaisir que quand il a été chargé de la mission qui lui permettait de visiter l'Acadie, terre qu'il a toujours aimée depuis son en- fanve. Il félicita chalenrensement notre dévoué Sapérieur et ses assistaats qui sont les promo- teurs de l'éducation en Acadie et paya un tribut de reconnais- sance à nos frères du Saint Lau- rent d'avoir les premiers planté parmi nous le flambeau de l’é- ducation et d’avoir sonné l'heure da réveil national. Grâce an dévouement d'an digne prêtre, le peuple aeadien a pissa place an soleil, et a vauce sûrement dans la voie de la prospérité et du progrès. Après quelques anires remar- ques tonchant l'histoire de l'A- cadie et des Canadiens. M. Her. bette finit son touchant discours par Rue péroraisou qui ne man- que jamais d’emporter la jeu- nesse écolière ; il demanda an Sapérienr, nn wrand Congé pour les élèves ; cette demande ayant été nceordée, tous les élèves en chœæar entcnnèrent la ‘Marseil. laine.” Diraanche après midi, un nombreux auditoire se réunis siitan monuxeat Lefebvre pour entendre j'minent ccn'éren:ier M. Louis Franço's Herbret'e, a vocat, publiciste, administra- teur, conseiller d'Etat, commn dant de la Légion d'honneur, grand'oroix de Saint Stanislas de Russie, Commandant, etc. Quan« l'éminent français pa- rat dans la salla couvert de ses décorations il fat accueilli par ane salve ftourdissante d'ap- plaudis-rements. lutrodait à l'assemblée par le Rérerend Père Roy, M. Her be'te se leva et fit connaitre la mission dont il était chargé, o'est-à dire de faciliter les rela tions scientifiques iittéraires et artistiques entre la France et l'étranger ct de s'eccuper en mêine Lemps d: exposition de 1900. Aprè:, M. Herbette parla de ia même manière quil avait parlé aux élèves la soir précé- dent, touchant les conadiens et les Acadiens, et aussi que de liens indissolubles qui le: unis- sent toujours à la vieille France. Presque chaque phrase de l'élo- quent orateur était couverte bette dit que ce n'était pas }+ France qui nous avait aban- donn‘s, puisque la France à cette époque n'était pas libre elle même ; mais que c'était le gouvernement corrompm de Louis XV honteusement vendu à des favoris. “Jamais”’,at-il a- jouté “la France n'a pardonné à la royauté d’avoir perdu le Canada, pas plus qu'elle n’a pardonné au second empire d'a- voir perdu l'Alsace-Lorraine”. Entrant alors dans le role glo- d'anplaudissements, tant les A. cadiens de Memramcook étaient transportés en voyant au milieu d'eux un français d'oatre meret tant ils retronvaient en Jui le caractère, les habitudes, les ma- nières des français d'Amérique. Revenant ensnite au but réel de sa mission, il entra en matiè- re et fit connaître les difisrentes merveilles que l'expositiou de 1900 présentera à l'anivers. 11 nous fit une courte desorip tion da terrain de l'exposition, {peu de temps il leur fant pour eurent accompli la révolution | 9 à e frontières voint jmposer d: çaise envers l'hamanité, M. Her- promenades enfin de tour ve bette démontra que partout soit Qui jintéressera les visiteurs. en Europe, soit en Amérique,| Passant de là aux particularités soit en Afriqne on en Âsis les | des Français il pronva qu'ils n’é- Français étaient les mêmes, &-/{ajent ni légers, ni omblieux, ni nergiques, vifs, impétuenx, et ehsngeants comme leurs enne reconnaissants. [mis se plaisent à le dire si sou- Daps ss :visite on Amérique | nt *’ils ont souvent changé an milieu des populations de! toutes les races une chose a, | : toujours frappé M. Horbette, la nécessité qui les a poussés à c’est de constater combien vite jagir aimei. Les Français n'ont des personnes d'origine fran | pris leur indépendance que valse fraternisent et a ans après que les Auglais de forme de gouvernement, :'est rieux de la grands famille fran-| des monuments de Paris, des|: L’'IMPARTIAL, JEUDI LE 26 OCTOBRE, 1882. qui leur donseit à jamais leurs droits de représentation, Et à Cette époque même, l'Europe ja- lonse ne voulant pas que les Français fassent libres, se lera en masse et, envahissant nos nouveau aux Français les chai nes qu'ils venaient de briser. Grâce à la brazoure dis Fran çais, au génie de leurs généraux, le peuple de Franse a gardé son indépendance et aujourd hui) continue sen oeuvre commencée depuis cent ans ; celle d'éclairer) le monde de le garder par la peusée et de répandre partout ia eivilisation. M. Herbette ne voalut point passer sous silence ]» question quia occupé le monde depuis deux ans. li parla de ce célèbre proeès qui s'est élévé, nous pou: vons le dire, entre la France et ses ennemis, et dont la France est sortio victorieuse. Oui, malgra le danger des ço- alit.ons ourdies à l'étranger par la jalousie et la haine, ia Frane a rendn Jjastive. Un premasr procès dévlaré illégal dans les formes seulement a été sairvi d'un aatre. Un étra:ger, un obseur capitaine d2 l'armée, qui n'est pas même chrétien à ôté deux fois jugés par des tri. bunaux des plus compétents, ei tous les gallophobes, tonus les ennemis jurés de notre race £e sont élévés en invectiv:s biû- lantes contre tontce qui porte le nom de Francais. Pour toat résnmr:r. prit de parti, il ne après tout qne de sgeroir #i calpabiaté é'ait impnuütabls à nn senl on siells devait anssi pe- ser sur uu autre individu, pas plus français qne !2 pramier, un hongrois. Appolé Oncle par los Cana- diens M. Herbsite dit qu'ii shozaorait de ce nom, et qu'en eutre il était bien fiar de 8e Jon ner Inimême le titre d'oncle des Acadiens. Inutile de dire qu'are sa'v- d'applandissements accueillit cette dernière assertion. Quand notre aimsble visiteur eut fini son discours, s0a hon- near le juge Landry fit qu:l. ques remarqneset ni uu rote de remerciments qui fat secondé par ,;/Honorable À D. Richard. porta unsmimement cCcite mo- tion en se levant d bont. Le chœur du coilège ehanta alors l'hymne nationai des Ava disns, pais la Marseillaise et -nfinu le Gol Save th3 Qaeen L'assemblée se disporsa con teut», ravie et surtout charmée des qalités éminemment fran qaises de celui qui venait de enr faire passer nne si heu: rvuse aores 10 d.Je ne :reira de ja salle ie cœur rempli &'é motio :s et bénissant le singu- lier destin qui me permettait de réunir dans un même tri:et de réclamer comme chants ma- tionaux l'Ave Maris Stel'a, la Marseillaise et ‘e God Save the Queen. - Vouthful Recklessness. The natural exuberance of youth often leads to reckless- ness, Young people don't take care of themselves, get over-heated, catch cold, and allow it to settle on the kid- neys. They don't realize the significance of backache— think it will soon pass away— but it doesn't. Urinary Trou- bles come, then Diabetes, Bright’s Disease and shattered health. A young life has been sacrifice. Any help forit? Yes! DOANS KIDNEY PILLS. These conquerors of Kidney Ills are making the rising generation healthy and strong. Mrs. G. Grisman, sos Adelaide St., London, Ont., says: “My daughter, now 13 years old, has had weak kidneys since infancy, and her health as a consequence has always bcen poor. Two boxes of Doan’s Kidney Pills have removed every symptom of kidney trouble, and restored her to perfect health. Iam truly thankful for ve greaf, benefit they have conferred upon et. EañSs e6- e‘aurlssnil la p Trop )S: L'assemblée sup. Ce n. CE + pr : À nd 5e ee RP " Ft ; MES COREe LE. + ES RE Pen nrramn WE WILL STICK TO OUR MOTTO KERE UP WIFI THE TIMES SET RS Re De TZ + in a short time we will be moving our large stock of ge- nuine merchandise in one of the largest and best finished country stores on this Island. We have no hesitation in saging tnat when our goods will be displayed in their respective departments in the new store, it will please the eyes and tastes of the most fastidious. Our stock as usual will comprise, Dry coods of every description, à full and well selected line ot choice g'roce- ries, à full assortment of shelf and hea- vy hardware, paints and oils, varnishes œlass putty ete. À beautiful display of and gœlassware, all the latest styles and designs. Crocrer r ENT — mn BOOTS, SHOEËS and RUBBERS : this department we will take speciat interct ia and will carry a complete line of sizes and etyles, rca ymade cloth'rg and overcoats ; as this this line ef busraiess is increasing by leaps and bounds, we have prepared a large assortment to mcet the trade. We wish to take this nnnortuuity to thank all our customers for the large and lib-ral patronage they have shown us in the past, and we feel confident now of being able to meet thxir de- nands more fully in our new quarters. Do not forget that we buy all kinds of produce, ete, in exchange for goods and for cash, for which the highest market price will be paid. Always on hand good hard bricks, which we seil cheap. J © ARSSNAULE & WRLLINGEON SOA of yours ? . ls it all ready fo the first dry roads ? 15 it looking as well as you would like to have it if th-re is anything you want done to it, now is th2 time to have it attended to Be ready to take advantage of the first wheeling Enamelling (Baking process) and ail repairing done at reason- able prices. A work guarantesd,. Send in your wheel now. Rogers and Kogers PRINCE COUNTS BICYCLE DEPOT Summerside, March 23rd 1898 THE FARMER'S FRIEND The horse‘s nerve Bloo 1 and Ftomach Tori: Appetiser and health restorer MacDonallfs CONDITION POWDERS, The only sure an l gennine Powder on the mirket. Evory prokag: guarant- ed Price 3) cts. [The Farmer's Prize] The Horse Joy and long fit want that great nain a leviator: that famous preparation —MacDonaids Colis Rem:dy Sure eure for Co ic and Iuflarmmation of the Lungs, Kidney and Bowss, Price sets, [For sror Bat) For Rhenmatism, Sciatiss4, Lumbhazo, Sparin, bruises Neuraluii & ete. use MacDonall's Liniment, For Ring Bane. Side Bon, Spavin, So'ints, Curb:. ‘,»941 Hosain «11 bursal and fibrous ea'arzeinants, use Mai:Donalds à »556 344: Doasnmiau J'iister:,—Price 50 cts. LA The above preparat :ns are for Sa'e by all? County Stores on who'e sale by JAMES MACRONALD, D. Y. S&. MacDonald's Drug Store SUMMÉRSIDE.