rm Tr SN ET sd ve -$ D ‘+ Te ur à. E DIRES À à. F 11 Es DR VC : L’IIMPARTIAI 1907 UN JOURNAL CATHOLIQUE DANS UNE PAROISSE C'EST UNE MIS- SION PERPETUELLE. ZÉON X7// ms ns FONDÉ EN 1893 a —— PUBLIÉ LK JEUDI DE CHAQUE | SEMAINE ABONNEMENT Da dfiscoioooer ce D5000 Six MOÏS...osseceees se 50 Les abonnements sont payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- nal, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bonnement et payer tous les arré rages. Ceux qui changent d’adresse doivent nous donner l’ancienne aus- si bien que la nouvelle. Adressez toutes lettres, corres pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouad L'IMPFARTIAL REZ IRL: ERNST IRON: GC EU dei AIR PES RO Tignish, Jeudi 24 Jan., 1907. ge" KINGSTON Nous croyons intéresser le lec- teur en lui faisant connaître la vil- le de Kingston, capitale des îles Ja- maïques, qui vient d'être si terri- blement éprouvée par un trem- blement de terre. Kingston est situé sur le littoral du sud au bord d'une grande baie, intérieure qu’une longue fièche de sable sépare de la mer. C'est une ville aux maisous bases, disparaissant à derni derrière des murs en avancée, aux rues poudreu- ses, mais aux vastes jardins, occu- pant un espace très considérable à l'extrémité d’une plaine qui domi- nent au nord la ‘‘l,ongue Monta- gne'’. Kingston ne devint le port ma- jeur de l’île qu'en 1693, après le tremblement de terre qui renversa la cité de Port-Royal, bâtie à l’ex- trémité de la plage, dite ‘‘Pali:sa- des”. La catastrophe fut une des plus terribles. Le choc souleva les va- gues en formidable ras-de-marée et les navires furent lancés sur la vil- le, recouverte d'eau jusqu'aux des- sus des toits. Plusieurs lignes de paquebot ont pris Kingston pour nœud central de leurs itinéraires daus les Antilles. Presque tout I: mouvement des é- changes de la Jamaique avec la Grande-Bretagne, lz Canada et des Etats-Unis se fait par 1 intermédi- aire de ce port. 1 18358, il est en- tré 925 navires jaugeant 825,754 tonnes dans le port. Les villes de Kingston et Spauish Town sont tristes et monctones dans les parties déboisées, mais a une petites distauce au nord, les collines et les mont: sont recouverts de magnifiques plantations et de parcs, dont quelques uns appartien- nent au domaine public : jardins botaniques et forêts d'acclimata-|7 | Cuba. tion d'où plus de cent espèces d'ar- bres et autres plantes utiles, notam- | ment l'artocarpe ou arbre à pain, avaient été dès le deruier siècle, distribuées daus 1 île et de là dans les autres Autilles. ‘La ville de Kivgston fait une exportation très cousidérable de fruits de café de bois de campêche de canne à sucre et d'épices. Les routes sont très belles. Il y a aussi des pouvoirs d'eau magnif- ques dont ont sait tirer profit tout en semblant ignorer les monopoles. La Jamaïque dont Kingston est la capitale est cisisée parmi les grandes antilles dont elle est la, troisième en étendue. La Jamaïque représente à elle seul près du tiers Ge la superficie des Autiles anglaises et contient près de la moitié des sujets britau- niques vivant dans les Indes Occi- dentales. La Jamaique a une su- perficie de 10,860 kilomètres carrés et avait une population de 635,000 habitant en 1890. Le nom de Ja- maïque est d'origine ou ‘‘de Torrents'', dans la langue indienne : | Xaymaca ou l'Ile des Fontaine'’ | 1000 Person Jamaique disent qu’on estime à 1000 le nombre des personnes qui ont péri au cours du tremblement de terre et de l'incendie qui ont visité Kingston, lundi après-midi et que Lo 000 personnes sont sans abri. Les dégâts causés à Kings- ton seul sont estimés à $10,000,000. Ces rapportes disent qu'ordre a été donné aux habitants de é'éloigner de Kingston. L’odeur | jui se dégage des ruines est terrible. Il n'y a pas fde fourrage pour les animaux et la famine est imminente La monnaie est inutile. Les banques ont été brûlées. La misére de tous côtés est indes- icriptible. Riches et pauvres sont sans abri, et le plus grand besoin de vivres de toutes sortes se fait vivement sentir. Ilest impossible de dire où l'on pourrait trouver quelqu'un. Sir James Ferguson» vice président de la Royal Mail Steamship Company, est au nombre des tués. Les pertes de vies sont énormes, mais le nombre exact n'est pas en- core connu, bien qu’on l'estime à | 1000. Les morts sont ensevelis| sous les ruines fumantes. C'est le quartier commercial qui a souffert nes Etes. Plus de Ion blessees au Cours Qu Tremblemen KMS TUX ES —;— La Famine et la Peste Menacantes. de (ere à Les derniers rapports reçus de la lle plus, la plupart des bâtiments ont été détruits. Un grand nombre d'hommes de profession ont été tués ou biessés. Les nègres se livrent au Des scènes horribles se passent. Tous les magasins ont été détruits et tous les bâtiments à Kingston et aux environs sont détruits. Il en reste très peu qui puissent être habités. Je gouverneur et sa famille sont sains et saufs. On rapporte qu'un volcan éteint dans la paroisse de Portland, montre des signes d'activité, mais ceia n’a pas été vérifié. Aucune nouvelle n'a été reçue des autres points de l’île, les communications étant très difficiles. Le port de Kingston, comme re- sultat du trembleme it de terre, est fermé à la navigation, mais le port de Bow ien est ouvert. Le besoin de vivres de toutes sortes se fait vivement seutir. La famine et la Les pauvres et les riches de Kiugston pillage. peste menacent la population. sont sans abri. Bowden est un petit port sur la côte sud de la Jamaique. Il n'ya pas de communication par chemin de fer entre Kingston et Bowden. des aborigénes disparus Lorsque Colomd découvrit l’île 1694 il l’ap- pela Santiago. Les Espagnol s'y é- tablirent en 1509. Au premier gou: verneur, maître bienveiilant pour les indigènes, succédèrent des hom- mes cruels et c’est à l'œuvre d’ex- termination des indigenes que se borne presque uniquemeut le rôle historique de ces conquerants. En | 1655, une flatte anglaises s'empara de l’île ;: il ne s'y trouvait plus li- bres et esclaves que 3,000 habitants | dont 1,560 Espagnols qui émigrè- | rent à Cuba. La colonisation y fut | fort encouragée. Li Jamaique entreprit surtout la | piraterie et la traite des nègres : ic'est à Pot-Royal que Morgan | préparait ses expéditions, et cette |même ville fut le grand marché | d'où les esclaves importés d'Afrique |Étaisnt repartis dans le reste des | | | Antilles et sur la terre ferme. Dans ! | son ensemble, la Jamaique est une terre haute, d’une élévation mo- |yenne bien supérieure à celle de La rive est presque partout accore, C'est dans la partie orien tale de l'ile que se dressent les ‘cimes les plus hautes désignées sous le nom de Montagnes Bleues. Le plus haut sommet de la chaîne, jaux dents très inégales, le Coild- Ridge, atteint sept mille pieds. Cette chaine forme un vrai laby rinthe par suite du travail des rivières qui en ont excavé les valléee, soit en larges bassins, soit en étroits passagee. Le climat de la Jamaique est celui de Cuba : il pré sente les mêmes contrastes de rivage, de piaine à montagne, de | côté d'aval. | C'est en 1833 que la liberté des l'esclaves fut proclamée à la Jamai- que. Depuis l'émancipation, la | population blanche a diminué d’un quart tandis que le nombre des | noirs a presque doublé. | | PATERSOR « Tablettes pour la Toux Ÿ Soulagement instantané et guér: son certaine pour les rhumes, toux, mal de gorge et toutes irri tations de la membrane muqueuse. Correspondance MESSIEURS LES INSTITU- EEURS ACADIENS DE L'ILE DU PRINCE EDOUARD Chers Messieurs :—A Egmont Bay‘l'hiver dernier, les instituteurs de cette localité ont résolu, a une assemblée de demander à L'ImPAR TIAL le privilège d'une de ses colon- ues pour la consacrer à la pédago- gie. L'IMPARTIAI accéda avec plaisir à cette requête. Cependant il est triste de dire que l'affair: en est restée là. Pourquoi ne pas pousser le projet à exécution ? Pourquoi les institu- tenrs ne s'y intéresseraient-ils pas ? C'est un excellent moyen de ren- dre leur tâche moins lourde et plus efficace, en leur procurant des ren- seignements utiles et des notions plus lucides des sciences qu'ils doi vent enseigner ; en leur offrant ma- tière pour discussion aux réunions locales. Par ce fait même établir une voie de communication entre les différents arrondissements. En- fin si ce n'était que pour montrer le désir que nous avons de nous ins- truire, au reste l'affaire ne serait pas en vain. . Il est tout naturel de savoir com- ment nous allons procéder à l‘orien- tation de ce projet. Je sunnose que chaque arrondis sèment a ses réunions ; qu'à çes ré- unions on s'occupe de l‘enseigne- ment et des matières à enseiguer, qu'on rencontre des difficultés et des obstacles bien souvent. Sices suppositions sont fondées, et elles devraient l'être, alors voici comment on pourrait agir : Que chaque instituteur ou insti- tutrice prenne note des difficultés rencontrées dans l'enseignement et que ces difficultés soient conside- | rées, étudiées et discutées en rés. | uion, et que le sécrétaire de l'as- semblée prenne note d: celles qui ne seront pas resolues pour les en- voyer à L'IMPARTIAL, pour être publiées. {1 va sans dire qu‘il n‘est pas né- cessaire que la personne fasse con- naître som nom. Vous demandrez : mais dites nous donc à quelle source, puiserons nous nos informations et nos ren- seiguements. Nous étudirons nous- même ces difficultés nous tâcherons &' Saveur délicieuse. Les médecins les 7 recommandent. Demandez l'espèce : trois coins dans la boîte rouge et jaune. 1F | ELLES GUERIRONT de les resourdre et n‘ayons pas peur, Le AD d‘exprimer nos idées dans L,Im: PARTIAL. Nous comptons aussi beaucoup sur la coopération de no- tre clergé et de toute personne 1n- téressée au progrès de i‘éducation. Nous ne nous doutons pas que ces personues se fassent un plaisir de nous aider Si L'IMPARTIAL favorise ce pro- jet, il voudra bien nous accorder une colonne qui sera intitulée com- me il conviendra. En attendant Je vous fais part de quelques embar- ras que je rencontre dans la langue française : FRANCOISE 14 janvier 1907 1— Quelle est la différence entre Ce ‘‘qui me plaît”’ et Ce ‘‘qu'il me plaît’" ? 2—Quelle différence dans la si- gnification des mots ‘‘Vacarme'” et ‘‘Tumulte’’ 3—Les grammari:ns disent que l'adjectif se rapporte toujours au nom principal ou nominatif et non au genitif qui est commandé par ce nom. Donc on dira ‘‘Bas de soie noirs’’, et pourtant on dit ‘‘Robe de satin blanc”’. 4— Règle générale . le verbe être précédé de ‘‘ce’’ ne se met au plu- riel que lorsqu'il est snivi d’une troisième personne Âu pluriel. Ex- emple : Ce sont le: vices. Ce sont eux. ; Cependant Chenier dit : ‘‘Ce n'est pas des pleurs qu'il s’agit de repandre.... Nous trouvons cette phrase de Fénélon : ‘‘C'‘est donc les dieux et non la mer qu‘il taut crainäre’”. L' Academie emploie cette phrase: ‘‘Est-ce les anglais que vous ai- mez’’ ? Boinvilliers dit : ‘‘Ce sont Voltaire et Rousseau qui’’...et Condillac : ‘Ce sont la Foi l’Espé- rance et la Charité”. Conment nous reconcilier avec ce ‘‘ce’” ? en mme ne Chemins de fer et Canaux L'hon. M. Emmerson a présenté au Parlement le raprort du dépar- tement des chemins de fer et ca- naux pour 1906. Pendant l’année le gouvernement a dépensé $15,732,812 sur ses che- mins de fer $6,1c2,565 imputable au capitale, $7,893,653 au revenu. Il y a aussi $1,736,593 en subsides. Le Transcontinental a coûté $1,841,269 en 1906. Les dèpenses de l’Intercolonial ont été $11,364,571 dent $3,765,170 imputable au capitai. Les dépenses sur les canaux s’é- lèvent à $2,758,044 dont $1,552,- 121 au capital. Les chemins de fer ont rapporté au gouvernement pendant l’année $7,950 552 et les canaux $108,067 soit $8,055,609. Depuis la confédération le gou- vernement a dépensé $154,876,086 sur les chemins de fer y compris le subside de $25,000,000 du Pacifi- que. Les recettes depuis 1867 (Confédération) se sont élevées à $112,571,053. Pendant la même‘ période le revenu des canaux a été de $13,513,585. Pendant l’année 361 personnes ont été tuées dans des accidents de chemins de fer dont 16 passagers les blessés sont au nombre de 1,365 dont 2333 passagers. Le 30 juin 1096 il y avait en Ca- nada 814 miiles de voie de {tram- ways électriques. Le capital payé par les différentes cempagnies re- présente $63,857,970. Les recet- tes totales des compagnies pendant l’année ont été de $10,966, 747 sur 1905. Les dépenses d'exploitation se sont élevés à $6,675,038 aug- mentation de $756,884. Les béné- fices net des compagnies ont été de $4,291,834. Pendant l’année 47 personnes ont été tuées dans des accidents de tramways dont 12 pas- sagers. Jusqu'au 30 juin 1906 1906 le gouvernement a dépensé $2,636,- o1o sur le Transcontinental, Pen- dant l’année le tracé de cette voie ferrée a été fait sur une distance de 9,156 milles. Pendant l'année il a été nayé $1,450,974 en subsides aux che- mins de fer, formanr une somme de $31,229,885 accordée par le gou- vernement depuis 1883. LE SURINTENDANT SHARP SE RÜTIRE M. G. A. Sharp, surintendant du Cheinin de Fer de l’Ile du P. E. doit se retirer du service et sera remplacépar un homme, dit-en, de Moncton. Pourquoi nous envoyer un hom- me de Moncton ? Est-ce qu'il ya Re D es de Renard Bleu, de quatre longues queu Envoyez si AR dot t ve vous la procurer faci:ement. et nous vous expédierons per la p Vivifiantes” à 25 centins ia boi e reconstituan Je notre d'nersion régulière qui achète . boîte de piluies de vous nous vous ferons parvenir les dix boîtes et Renard Bleu, tous frais payés. 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Avons nous pas eu assez de difficultés ces hommes de Sussex, Rivière-du- Loup, Halifax, etc, saus nous en envoyer un de Moncton ? Donnez nous de. hommes de no- tre province pour conduire nos af- faires et nous aurons p:s occasion de nous plaindre comme cela a été le cas depuis longtemps. ne meme Accident a Coleman, WILLIAM McDOUGAL TUE PAR LE TRAIN. — — avec PORC T2 eee Ce 2 CNET Un fatal accident est arrivé à Colemau, samedi matin, causant la et PR LE ae es PES mort à William McDougail, forge- ron de cette place. McDougall allait à la gare, afin des embarquer dans le train pour se tendre en voyage. Arrivé près de. la gare il traversa devant la loco- motive qui le frappa et le renversa. Il fut terriblement mutilé. De suite les employés se précipitèrent au secours du malheureux qui fut trausporté dans un char et de là, l'ordre fut donné de se rendre à O'Leary à to ite vapeur afin d'avoir les secours des médecins, mais avant l’arrivée du traim à O’Leary le malheureux avait rendu le der- nier soupir. Une enquête eut lieu dans l’après-midi qui démontra que l'accident était dû à l’i nprudence du défunt. Il laisse une épouse et plusicurs enfants. a — THE PRICE OF PEACE The terrible itching and smarting‘ ncident to certain skin diseases, is almost instantly aliayed by applying Chawberlain’s Salves. Price, 25 cents. For Sale by B. R, McFadjen. — Le Sunlight Savon est supérieur aux autrss | Savons, mais c’est u’il est em : suivant la méthode Sunlight qu'il démontre [sa plus grande supériorité. Achetez Sun- : light Ssvon'et suivez les directions … p. ap \