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Définir le gentilhomme, est quelque chose tout à la tois hardi et difficile : hardi, parce que en lisant les nombreuses qualités qui font le vrai gen- tilhomme, peut être plusieurs, à leur grand étonnement, s’a- percevront qu'ils ne sont pas gentilshommes, ou tout au moins qu‘ils ne sont pas par- faits geniiishommes, de là la hardiesse de mon énencé me suscite des adversaires ; difficile, parce-qu‘il n‘est cer- tainement pas facile de peiu- dre comme ifs en sont digues ces modèles de 1a société qui répandent partout, dans les cercles qui ont l‘henneur de les possèder, le charme de leur haute et noble éduca- tion. Cependant, me reposant sur la bienveillance des pre- miers, et m‘inspirant des qua- lités des seconds, j‘essaierai _de vous faire le portrait de l‘être humain que la sagesse des nations a nommé goentil- homme, gentleman, gentil nomo, herr, far-rusal, vir-no- bilis, etc., etc. Dire d‘un homme qu‘il n‘injurie jamais son prochain, au contraire qu‘il cherche toujours à lui faire plaisir, | qu'il ne fait jamais sans né- cessite de peine à personne], c'est dire en peu de mots) très succincte dans son énon- | cé et cependant très vaste permettrai de l‘amplifier un peu. Le vrai gentilhemme, très soigneusement évite tout ce qui pourrait lui aliéner les esprits de ceux au milieu desquels il vit, —c'est-à-dire évite toute opposition con- traire d‘opinion ou de senti- ment, toute tout soupçon mal fonté, son seul plasir étant de mettre les gens à leur aise et de les faire se sentir at home, comme on dit en anglais. I1 est bienveillant avec le timide, gentil avec le réservé et indulgent avec l‘absurde. IT évite dans les cogversations les allusions hors de raison ou les sujets qui pourraient froisser ; dans les salons il sait plaire par ses paroles, et dans les di- vertissements 1l sait amuser par sa gaité franche et loyale, À moins d'y être obligé, ja- mais il ne parle de lui-même et, est il forcé de le faire...à l'ex- emple de Dèmosthènes “c'est avec toute la mesure possible” il se défend avec reserve et dis- tinction, et jamais sur ses lèvres ne viennent éclore ces paroles insipides ou blessantes qui dé- notent toujours la somme d’es- prit de celui qui les prononce. Le vrai gentilhomme n’est ja- mais sordide dans les différends, ne profite jamais d’un injuste avantage et surtout n'entre ja- mais dans les personnalités. Conduit par la prudence, 1i aime à observer cette belle et noble maxime du Sage : ‘De ne jamais faire aux autres ce qu'il ne vou- drait pas qui lui fut fait à lui- même,” - Son bon sens ne se choque pas des insultes, car il sait très bien qu elles frappent d'autant plus fort qu’elles viennent de plus haut, et son esprit ne sau- rait ni se les rappeler, ni en con- seryer malice, I] est bon naturellement, par- donnant de grand cœur et ré- primandant avec douceur. S'il discute, ses arguments sont jus- tes et bien fondés, ne suivant pas l'exemple de ces esprits ob- | tus et rétrécis qui, par une pa- | role sonore, font rire les quel- ques pauvres d'esprit qui les dans sa signification, je me. restriction ou | entourent, et pensent par là a- voir assuré leur triomphe; Îe gentilhomme, dis-je, au con- traire, regarde plutôt le fond ue le son de l'argument qui oit faire rendre son adversaire, Son opinion sera bonne ou mau- yaise, mais Jui-même ne sera jamais injuste ; s'il est puissant, s’il est décisif, il sera bref, Il est grand par i’âme, par la con- sidération et par l'indulgence. Il connait la faiblesse de la rai- son humaine aussi bien que sa nait sa puissance et ses limites. Le gentilhomme est ceiui qui respecte la religion, la piété, la dévotion. Est il protestant ? il a trop d'esprit pour ridiculiser les manières différentes aux siennes d’adorer Dieu; il aime à su p- porter et à encourager les insti- tutions tant charitables que classiques ; il respect les minis- tres de la religion. Pour tout dire, le gentilhomme enfin se respecte lui-même, et par là fait l'honneur de ceux qui l’entou- | +ent et le bonheur | le possèdent. Adélard Lafond. AGRICULTURE. PRODUCTICN DE FRUITS DE TOUTES £ENRTES. | Le cultivateur actif, ayant souci de | son art ne manque jamais occasion qui ui est offerte de temps à autre | d'en retirer ie pus grand avantage possib e. Son attention ne se jorte qu‘il est gentil homme : mais | pas seulement sur a production de comme cette description est | plantes fourragères nouve les pouvant lui assurer le s1ccès dans ces eultur.s, | mais de p'us sur tout s espèces de vé- gétaux d uti ité généraie, d'une v.nte | facile et :ucrative. Les ebservations constantes du cu - tivateur doivent se porter sur tout ce qui pourrait assurer le succès deson expoitation agricole. 11 devra soi- gneusement scruter les opérations multiples de la végétation de toutes espèc s de pantrs : fruits, légumes, ete, dont il pourra tirer bon parti par la vente, en iaisant le choix de bonnes variétés e. en ‘eur accordant es v,us grands soine de culture. Il n’:st pas donné à tous les cultivateu:s de pouvoir se ivrer à toutes les re cherches et à toutes ‘es expériences nécessaires pour att indre ce but, mais i' peut profiter largement des renseignements qui .ui :0n- donnés à ce sujet et les mettre en pratique au, tant qu'ils lui sera p:ssibe de le faire. A l'heure qu'ilest, la recherche de nouveles espêces ou variétés de fruits, de légumes et même de fleurs est devenue plus que jamais un but p'ein d'atraits de la part des horti- cu teurs. La fondation d’une école spécia'e d’arboricuture et d’hor- |ticuture a done sa grande uti iité pour atteind'e ce but et disséminer ces comnaissances dans nos Campagn:s. C’est dans ce but qu'une éco'e d'arboriculture et d hor ticu ture a été établie à Oka, sous a direction des RR PP. Trappistes, qui donneront à la fois un enseignement théroique et pratique sur ces branches de l’agricuiture. Les connaissances que ces re igieux possèdent quant au jardinage, à l’hor- ticulture et à l’arboriculture se com- muniquent d’un monastère à l’autre pour être étendues dans tous les pays ou ces religieux-agricu teurs ont des monasterès, Leurs travaux, toujours si régulisrs, faits avec soin et persé- vérance, ont par là la continuité né cessaire que procure l’app'ication suc- cessive de a science agricole jo nte à ‘ap'atique journalière de cet art qui avec la prière est leur unique occupa- tion. Les r:cherches faites par ces re- ligieux en fait d'agriculture, n’ont pour ainsi dire pas d'arrêt ; des décou- vertes nouve'les et toujours de plus en améliorées sout faites sans cesse ‘une après l’autre par ces xeligieux qui se suceëèdent dans les motjastères pour en remplir le cadre, depuis même pusi-urs siècles et auxqu-ls les pays d'Europe leir doivent les plus grandes cécouvertes à l'égard de Et HU ” " vx #" force, et pardessus tout il con- : e ceux qui L’IMPARTIAL, Le seul journal français dans ,’I1e du Prince Edouard. ARONNEMENT : UR Mis Six MÔËS. 56 & MOD... séries té il cité baie Abonnement : 51.00 Payable d'avance. No. 81. | tout ce qui peut être uti e à l'agricu'- ture. Dans notre pays, une 'elle mission to te de dévouement et d’abnégation de la part de ces regi'ieux agricu - teurs, aussi bien à Mistassimi, à Ma- nitoba qu'a Lac des Deux Monta- gnes, ne peut manquer d'être uti e aux Cutivateurs et comme conséquence au pays tout entier C’est pourquoi, ‘appui auquel i's ont droit ne doit pas leur manqner, car is rendront au centuple l’'encouragement qu'on leur aura por ê dès le début de leur éta- blssement, propre à favoriser ei largemeut l’agricu tre et a apporter dans ieur voisinage de salutaires conseis et de précieux enseigne- ments, Nombre de variêtés de fruits eceli- matés longtem;s dans le pays dépérissent visib ement par l'appauvrissement success d'une greffe trop longtem,s renouve 6e, et pour d’autres causes. Les remplacer par de nouvelles variétés meilleures, ou au moins au:si bonnes, «st uue mis- sion à ‘a fois utile et intéressante. Cet état de chose ne peut être changé par un seu: homme, quelque dévoué qu'il soit : c’est une œuvre dont j’accom- plissement n'est possible que par une a:sociation ou une in-titution parti- culière dans ‘e but d'y en:eigner la théorie et la pratique du jardinage, de ‘hortieu ture et de ’arboricu ture, afin d'en donner des éc'aircissements et les p us grands avantag #8 poss b es, Sous la direction des RR. PP Trap- pistes, comma à Notre Dame des Deux Montagnes, le but ne saurait être p us efficacement atteint, et déjà 28 bons résultats obtenus se font ac- tuel'ement sent r, car le vaste champ à expériences que ces re igieux possé - dent en a bres fruitiers de toutes sortes ‘eur per et même d'en f-ire ‘argemnt la distribution dans nos c :m- psgnes, sur demande, et à des prix compara ivement réduits. De plus, l'enseignemant théorique et pratique du jardinage et de l’arboricu iure qui y est/donné contribuera grandement à étendre davantage la cu ture des fruits dans nos campagnes. depuis Qui n'a pas vu en passant à la cam- pagne bien des terres riches autre- fois, ou maintenant le bois repraend e long des c Ôtures. autour des roches et même au milieu aes champs ? N'estil pas désolant de voir se per dre ainsi tint de bonne terre qui, réunie, aurait pu nourrir p'usiers familles de plus, dins chacune des paroisses ou cantons du : ays f Si vous voulez faire du beurre en quantité, i’hiver prochain, vous devrez avoir des vaches qui donne ront ‘eur veau l’automne prochain. Faites des arrangements dans le but d’avoir une beureris qui fonction- ne:a l'hiver prochain. Toute la police d'Ormaha, Ne., est o:- cupée depuis deux jours,à tacher de découvrir le mysteré qui entoure la mort d’une jeune femme et d'un viellard inconnus, dont les corps out été trouvés dans une caisse d'emballage, Un inconnu, paraissant très pressé, à transporté vendredi matin, vers dix heures, une grande caisse aux bureaux de la campagnie de m ssageries connu sous le nom de Pacitic Express, a de- mandé que le colis, qui renfermalt, pré- endait- il, des fournitures de bureau, fut expédie dans une petité ville de l'Iowa et a disparu. Les allures étrangAs de l'incornu, ia hate qu'il a mise à dispa- raitre,et le poids phénoménal de la cais- se ont éveillé les soupçons des employes de la Cie de messagerie La caisse a été ouverte et l'on y a trouvé les corps ab- solument nus, pilés en deux et solide- ment attachés avec des fils de ter, d’une femme blonde et d’un vieillard, qu'on a tout lieu de croire avoir été assassinés, Le campagnie a envoyé aussitôt la cais- se zu bureau du coroener d‘Omahs et a prévenu la police. On dit que la police a donné ordre de refermer le lugubre colis et de l‘expé dier à son adresse, dans l‘espoir d‘éclair- cir le mystère. Mais elle refuse de faire connaître le nom de la ville de l‘Iowe ou la caisse a été expédiée et de fournir : pour le moment, aucun autre renseigre- ment sur les progrès de l‘enguête MONEY wisatint Ft Tim © CRE tu d Ripans Tabulos cure dyspepsia. “ c....s0.. 81,00 roro. 2 |