ES ; PR ag se tes PCR PT s A à 2e M Pi Sr PR Da Mate «de mé Æ ve ee Er rames à . LE: À nn manne ter PNERE RES an en RS ent . L'IMPARTIAT, JEUDI LE 18 AVRIL, 1899. Pelerinage a Ostie Notre ami de Rome a en la bienveillance de nous honorer de la nouvelle Correspondance suivante : Si vous le voulez bien, amis lecteurs, nous irons visiter les ruines d'Ostie ; cette vile, qui Comptait autrefois 80,000 habi. tants, peut être regardée comme un des faubourgs de la grande Rome, dont elie était jadis le Hâvre. En :eute donc, cana dieas-français, qui aimez les voyages | On sort de la vil'e éternelle par laporte Saint-Pau!, l'an- cienno Porta Cstisnsis, près de laquelle vous trouyez un des monuments ies pins importants et les mieux conservés de l'au- tiquité paienne : j'ai nommé le tombeau de Caius Cestins. 11 forme une pyramide fqnadran- galaire de cent traize pieds de hauteur sur deux cent soixante. seize de largeur au dessus du soubass- ment. Pourquoi ce tom. beau magnifique élevé à la mé- moire d'un hemme qui n’a la:s- sé aucune trace dans l'histoire ? l'observateur chrétien songe à la vanité des grandeurs ha: maines ; ‘‘vanitas vanitatum" : mais s0OU Cœur se console en songeaut qn'il a la certitude de marcher sur les pas de deux hommes dont les noms sont re- dits jusqu'aux extrémités de la terre. Enfermés dans la prison Mamertine, Saint Pierre et Saint Paul en furent tirés au mois de juin de l'an 66 pour aller ensemble au martyre. ils venaient de passer la “Porta Ostiensis”’, lorsque les licteurs exécutèrent l'ordre qu'ils «- vaient reçu de les séparer. Pierre fat ramené am Vatican pour y trouver la croix, et Paui continua sa route vers les eaux Salviennes qu'il devait immor taliser. Un vénérable monument, une modeste chapslle située sur la gauche de la voie d'Ostie, à dix minutes environ. de.la porte Saint-Paul indique le lieu même où la séparation eut lieu. Quelques instants après, novs salaons Saint-Paul, —hors —les---murs, mn des plus augustes sanctuaires de la ville éternelle, puis nous.che- minons le long du Tibre, jaune et silencieux, couiant entre quelques maigres.arbrisseaux et des broussailles Hlanchies par la poussière. L'animation rè- gnait autrefois sur cette route : aujourd'hui, c'est à peine si l'on rencontre par intervalles quel- ques paysans qui s'en vont à la ville avec leur costume pitto- resque. Bientôt, nous arrivons à la! ville moderne &'Ostie. Elle nous apparait sous l'aspect d'une 6: glise da seizième siècle et d'an élégant châtean fort sur lequel sout gravées les armes de Jules 11. Autour du château se ser- rent denx ou trois maisons qui composent toute la ville. Nous fûümes d'abord singulièrement désappo ntés en préseuce d'un pareil spectacle. Nous descen. dimes de voiture pour visiter le château quirenferme quelques inscriptions et des sculptures provenant de fouilles. Mais, ar rivé eur le sommet de Ja tour, je fus saisi du grand et majes- tuenx panorama qui se déroule à nos regards. De cette immense plain: qui nous en- toure pas un bruit ne s'élève, tout s5mb'e immobile ct muet ; | c'est un recueillement et une. tii-t.s.e dont l'Aue est tout é- mue. L'émoton redoulle le-s-| qu'onse souvent qne ce lieu silenceux était autrefois l'an des plus agités du moude. Une foule afiairée s’y pressait quand les flots de l’Afrique et de l’E- gypte y venaient apporter le blé qui nourrisssit Rome. La mer qui scintille à l'herizon, forue comme mn cadre Jumi- | heux à ce tableau désolé. À droite, le Tibre se sépare en deux branches qui entourent “l'isola sacra,” peuplée aujour- d'hui de troupeaux. Nous aper- cevons là bas le village de Fiu- micino ; puis, à uotre gauche, se trouve Castel Fusano,. situé au milieu d’une belle forêt de pins. Ce château construit nu XV1 siècle appartient aux Chi- gi qui l'ont loué à la famille ro- yale. Plus près de nous, la plaine est converte de petits tertres d'inégale hauteur : ce sont des amas de décombres qui recouvrent une grande ville en- revelie. Nous descendons pour visiter ces ruines d’ane ville abandon- née peut-être jadis dans la craïinie des barbates. Pendant les dernières années de j'empire et les siècles subséquents, les Vandales, à qui saccédérent les Barbaresques et lex Sarrasins, cansèrent aux gens du pays une terreur dont le sonvenir est res- té vivant surtonte la côte da Latium. Novs vo ci sur la voie des tombeaux. À Ostie, comme Partout, les sépultures étaisnt placées des denx côtés des grands chemins, et l'on n’arri- vait à la demeure des vivants qu'après avoir traversé celle des morts. Pourtant, pour ne pas se perdre aans'ces labyrinthes je ne Vous dirai qu'un mot des prin cipales découvertes faites depuis 1860, lorsque le Pape Pie VI11 eut l'idée d'y commencer des fouilles régulières qui furent di- rigées par l'architecte J. Petrini. interrompues par les événe- ments potiques, elles ne furent reprises qu'on 1855 par Pie 1X qui en chargea M. Visconti. A l’époque où les fouilles com- mencèrent, il n'était resté dae- bout de la vieille Ostie que les quatre murs d'un teniple pro pablement consacré à Vulcain. Aujour l'hui, ce tempie est en- tièrement dégagé et il nous ap- parait daus toute sa splendeur. Le fronton était soutenu par six colennes corinthiennes, mais on possède encore quelques- unes des sculptures élégantes qui ornaient la frise, et le temps a respecté ie seuil de la porte qui est formé d'un blec admi- rable de marbre africain de 4 mètres. Par là, nous pouvons juger de la magnificence du reste. On admire encore les ruines du temple de Cybèle, de : la chapelle de Mithra des the:- mes du palais iwpérial, etc. Le long du Tibre, on voit la rue des magasins découverts par M. Pietre Rosa. Les vastes maisons voutées qui recevai-nt les mar. chandises existent encore ; on y retronve ces grands amphores à moitié enterrées dans le sol où l'on déposait le blé et l'huile. Toutes ces demeu- res sousrent sar une rue qui devait être très animée da temps de la pro;ipirits d Os tie. Mais il fant avjourdhai un violent effo:t d imagination pour réveiller ces grands souvenirs Tout y est si calme, +1 mort, qu'on a peine à se figurer l'époqur où elle était animée par le mou- vement de la vie et l'activité des affaires. Kt pourtant, :e cœur chrétien se rappelle deux souvenirs importants qu'il est impossible d'oublier quand on visite ces ruines. L:i, fut compo- sé le premier essai d'ane apalo gie chrétienne, écrite par un ro: main dans la langue de Rome L'auteur Minutius Félix était un avocat et un homme du monde, qui vivait sans donte dans une socictè élégante et de- vait s’y plsire. 11 suppose qu Oc- tavius, chrétien commsa ni, le vient voir en compagaie d'un ami commun, Caecilius qui est reste paien. Les trois amis se dirigent vers la mer, “se livrent au plaisir de fouler le sable qui cède sous leurs pi-ds, et d’aspi rer cette brise légère qui reud la vigueur aux membres fati- gués,” Nous avons refait par la peusée.le.chemin qe le: amis parconrurent easemble, s'entr: tenant de ce; grandes quettio religieuses qui agitaieut Île monde. Ah ! si ds nos jours, on étadiait sérieusement la r:li gion catholique comme o1 re- viendrait des chrétiens con vaincus comme l'étaient 10 jères ; car n> l'oublions pas, “peu de science éloigns de 1: religion, beancoup y ramèn».” La mort de sainte Monique est l’autre grand souvenir chré- lien que rappelle les ruines )d'Ostie. Augustin, ramené après des luttes 1errible à la foi de sa mère et de sa jeusesse, venait de recevoir ie baptème des mains de St. Ambroisse. Pour rompre entièrement avec le monde, il s’en retourmait en Afrique avec Monique ; et il attendait à Ostie que le-temps fut favorabls à la traversée. C'est là qu’eut lieu cette scène mémorable, immor- talisée par un grand peintre Ary Scheffler—Ce chef l'œuvre peint d’un crayon inspiré se voit au Louvre. Placés près d'une fenêtre et le regard tourné vers le ciel, Ja mère et le fils, qui semblai nt préssentir que léur séparation était prochaine, s’cutretenaient ensemble de ces @:pérances de l’autre vie, penchés tous deux sur l'avenir, et tendant les lèvres vers ceit: source immor- telle où se rafraiochit l'âme fati guée. Quelques jours après cet entretien, Monique mourut ; et en mourant, elie manifesta le changement qu'avait opéré en elle l’ardeur de ses croyances. Elie avait souhaité pendant sa vie d'être déposée dans une tombe près de son mari. Mais se sentant mourir elle dit : ‘Vous ensevelirez votre mère ici”... “Rien n'est loin de Dieu, et il n'est pas à craindre qu’à la fin des siècles, il ne recennaisse pas la place ou il doit me ressusci- ter”. Augustin fit ce que sa mère demandait ; et ii enserelit la sainte femme dans une des é- glises d'Ostie. Pour honorer la mémoire de ce fait, nuus nons sommes age- nouiliés au milieu des ruines ; nous avons prié Sainte Moni que pour nos mères chrétiennes, pour toutes les mères, surtout pour les mères canadiennes et acadiennes afin qu’elles donnent à leurs enfants cette éducation chrétienne et s0- lide qui fera de chacun d'eux des hommes convaincus des ré rités de notre sainte foi. Qa'elles commencent de bonne heure à leur inculquer les principes Chrétiens; car on l’a dit: “L'homme sera tonte sa vie ce qu’il aura été sur les genonx de sa mère, et un peu plus grand aux côtés de son père.”’ L'esprit et le cœur remplis de ces pen sées, nous sommes rentrés dans Rome ; et le lendemain, rous sommes allés à l'église Saint Augustin qui possède mainte- uant le corps de sainte Monique 1apporté triomphalement d’'Os- tie, et dormant li dans Ja paix et la gloire sous la garde de son fils. AMERICAIN ET MARSEIL. LA1S ae ee “Nous avons à Cincinnati,” disait l'Américain, ‘‘ane machine admirable : on met à une extré- mité un cochon vivant et, eu bout d'une heure, à la suite d'opérations successives. il res- sort à l’autre extrémité trans- formé en charcuterie.” “Té !” répond le Marseillais, “il existe précisément la pareille à Marseille ; seulement cel!e ei a un grand avantage sur la vôtre. Quand l'opération est ter- minése, on goûte tout d'abord Ja charcuterie ; et, si on ne Ja trouve pas bonne, on n’a qu'à faire machine en arrière : ie «co chen ressort alors de l'autre côts tel qu'il y était entré.” ti | ithe Canadian Drug Co, St. Un grand brouhaha ! Toute la maison pourrait dormir au lieu d’être réveillée par votre toux, si vous preniez le PIN ROUGE du Sud du Dr Harvey. 25c. la beuteille—en vente partout. CtE DE MEDECINE HARVEY, Mfrs, Montréal. TYLISH, RELIABLE s ARTISTIC-æ Recommended by Leading Dressmak res ers. They Always Please.-®, 2 es penses are sold in nearly every city and town in the United States. 1f your dealer does not keep them send direct to us. One cent stamps reccived. Address your nearest point. THE McCALL COMPANY, 138 to 146 W. 14th Street, New York | BRANCH OFFICES : 189 Fifth Ave., Chicago, and 1051 Market St., San Francisco. MCALLS£> mn EAR MAGAZINEN Brightest Magazine Published = Contains Beautiful Colored Plates. Ilustrates Latest Patterns, Fash- ions, Fancy ork. Agents wanted for this magazine in every ee locality. Beantiful premiums for à little De Se D CES sud other partic- L ubscr: on 56e. , including a EE Pattern. nr. Adéres THE McCALL CO. 138 to 146 W. 14th St., New York . » ee EXCELSIOR DRUG STORE ALBERTON. Just received another large consignment of Drugs, Cremicals and Patent Medicines ! and have now as fine an assort- ed stock as is to be found on the Island... As we buy exclusively from John, one ofihe best Wholesale Drug Houses in Canada, every- thing is guaranted to be of the Purest and Best Quality. KoOOTENAY, the King of Rheu- matism Cures, in stock. Dispensing and Veterinary work a specialty. Your patronage will be ap preciated and courteons treat- ment secured. Buving right we sell right. J. B. REID Feb. 1898.tf LCI he leileo ils e lee phase ere spi College St Cours CLASSIQUES, COMMER- CIAUX ET PHILOSOPHIQUES a ——— Dunstan classes au L'ouverture des collège St Doustan aura lies lundi le 5 septembre courant Les élèves sout rie, d: <e présenter le ur de jouer ture Pour pius ampies iufarmia tions, s'adresser au Supérenr Ce 1er Sept. 1898. BARGALXS BOOTS & SHOES TIGN1SH FOR EVER ! leave vour ordei Come and for a pair of good Fishin :-boots,. | Wiiter bocts, Fine sho:-s. THE BEST | en, 2 WOVEN WIRE FERCING WIRE Ése WIRE ROFE SELVAGE. CALVANIZED. LL à Sold by THE ONTARIO WIRE FENCING CO. Lra Picion. Ontario, << TE es Etaurfecturod an 6 CHEAPEST McMallen's Poultry Nettings are unequalled in qnaiity and their Feicings are tha Best PRICES LOW Hardware merchants sell these goods, and can supply you. 1f they fail you write the Manu- factarers at Picton The B. Greening Wire Co., Gen. Agents, H SULD ALSO SCHOOL FURNITURE Good, : trong & Cheap BY CANADIAN amilton and Montreal. JIARDWARE JOBBERS CHE AP EST AND BEST CHAIRS —IN— P. E. I. SR Make them ourselves Li Write For Curs AND PRICES MARK WRI TRE À En ae REA el ms 1 AT 20 NE ti dd #- EE. + Ÿ ue F STE CAN EN ET “ S 264 #: re Pt wi . “#7 Alain: dope À 1 ra . d "e 3 4 & vs FF 7 æ RE +. ‘ à ‘7 CREER: tn 59e Hs es un sk ess GHT & CO. Charlottetown Jan 6th 1896 ft \WRITE FOR CUTS AND PRICES. RER ER PONS A nG TI ER PRÉ UT RTS TMS CRETE AE POEE Au opportunity 10 get just! what you want at reasouable| pri €: Rubber | use ? | Have vou got old shoes which are out ci Bring them over and 1 mike them as good as new. Have vou got any will mend them to your salls faction. ANTOINE YAUDIN | | Tiguish Sept. 15th 1898. Store of J. A. Brecnan. Often in the morni ng there comes a feeling Wiil! of weariness, indescribable : not exactly ill, nor ts 10! ft to work, but too near well to remain idle. patch ? Come and see me; 1 À Ripans Tabule taken at night, before WANTED :—-A e2se of hn4 henltk that D IP'A-NS AB a 15 il Las At ! TS w Mo. 10 Spruce Street, How Yor:, for L'2-miae Jp! 1.009 ta, may be had of 211 dprrert ‘ Bain end prolong is. Ce és srmmomanitibienssnietiimenteser ronge terre éorsetienete meme M si Pa . . retiring, or just after dinner, has been known rN: 1 È to drive away that weariness for months. 9 "1 not benefit, Send f DA {cet imoninals, °1 A°N'S % É ve cents to Rinans ; PTE 2 , | I "8, 19 for 5 rente, or 1 5 4 ‘ Pr 19 reil n stnnd:"1 mrdicine at a modergte D'UN idees ot Lie ser) BE P'A NS oùthe packct Acces: no 0 Re AE EE RER RUE PS a D, ee em mener + rom 9 ms PT CR D