ee gl A pin res ane dit-il, qu'elle est la patronne fbre, est doyenue la politique L'IMPARTIAI FoNDE EN 1893 Le seul Journal français de l'ile du Prince Edouard. HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. te ABONNEMENT : En a... RS dt RE Six MOÏS..... cooocse dns eu : Trois mois... M ion aa 30 Les abonnements sont pay- ables d'avance. Annonces 10 cents la ligne, {ère insertion. 2 cents la ligne les insertions subséquentes. Toutes communications doivent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISEH, I. P. E. L'IMPARTIAL 1897 TIGNISH AOUT 26 L'ASSOMPTION À PALMER ROAD La paroisse de l’Immaculée Conception de Palmer Road cette année a célébrée la fête patronale des Acadiens avec un éc'at et une pompe tout à fait inaccoutamée La veille de l'Assomption on voyait des milliers de personnes venues des paroisses voisines se réunir sur le terrain de l’église pour chômer ensemble la belle fête de l'Assomption. Tous sans dis- tinction de nationalité ou de religion étrient venus encoura ger par leur présence et leur bourse les humbles efforts des bons paroissiens de Palmer Road. Une franche gaiété ani- mait tous les visages et chacun semblait prendre part à la joie universelle qui caractérisait cette réunion. La fête de l’As- somption n’a pas été choisie comme fête des Acadiens dans le seul but de se réjouir et de resserrer plus étroitement les liens sociaux qui umssent les descendants des Acadiens de 1775, mais c'est surtout pour leur rappeler que si les descen- dants des proscrits de Grand Pré ont encore une existeuce comme pauple, c'est grâce à la religion catholique qu'ils ont toujours été fiers de professer et de pratiquer. Aussi l’église de Palmer Road ouvrait avec un redoublement d’allégresse ses portes à deux battants, le 15 août, à la foule pieuse qui é- tait venue assister au saint sa- crifice de la messe et demander à Noire Dame de l'Assomption de veil- ler d’ane manière spéciale sur la famille Acadicnne. Un temps superbe, de nombreux pavil- lous flottant à la brise, l’église toujours belle ayant emprunté pour la circonstance la richesse varice de la forêt, l'autel dont les contours se perdaïient pour ainsi dire dans un vert feuil- lage mis en relièf par des pa- pavillons aux couleurs variées, un grand nombre de peisonnes venues des paroisses voisines ; tout en un mot annonçait que l'église de l’Iimmaculée Con- ception allait être témoin d’ane solenaité peu ordinaire. Pour la seconde fois seulement Ja nouvelle église de Palmer Road voyait se célébrer une messe solennelle avec diacre et sous-diacre. M. l'abbé Turbide vicaire de Tignish était le cé- lébrant : monsieur l'abbé Chais son, curé de ja paroisse, agis- sant comme diacre et M. l’abbé Crauthier comme sous-diacre. 11 va sans dire que le choeur de Ja paroïsse sut se montrer digne de son passé et mainte- nir la haute réputation qu'il s’est acquise. Apres la commu- nion M. l’abbé Gauthier donna le sermon de circonstance. 1] uous présenta la Ste Vicrge comme Reine du Ciel et de Ja terre et Reine des martyrs. C'est à ce dernier titre surtout, des Acadiens dont les aïeux ont tant souffert et enduré toutes {sortes de martyre plutôt que d'abandonner leur religion. C'est là un bel exemple, a-t-il dit, que nous ont légué nos pères ; à nous de nous montrer dignes d'eux et de ne jamais trahir la cause pour laquelle ils ont tant souffert. M. l'abbé Gauthier, grâce à l’ampieur de sa voix et la chaleur de son dé- bit, sait faire parvenir à son au- ditoire chacune de ses paroles et captiver l’attention de ceux à qui il s'adresse. Quoiqu'il semble n’avoir pour but que de Convaincre ses paroles néan- moins entraînent la persusion et atteignent même parfois le pathétique. A six heures les vêpres ainsi que le Salut furent chantés par le prédicateur du jour. Ainsi se termiuè- rent les solennités de de l'Assomption par la bénédic- tion deN. S. J. C. qui par son divin Sscrement vint couron- uer ce jour et mettre le scéau à cette fête de l’Assomption de 1897 dont les paroïssiens de Palmer Road garderont un souvenir ineffaçable. LE TRIOMPHE DU GRAND CHEF LAURIER SOUS CE TITRE LE “JOURNAL DE WATERLOO” FAIT LES COMMENTAIRES SUIVANTS SUR LE PREMIER MlI- NISTRE DU Ca4- NADA. “Sir Wilfrid Laurier va bien- tôt mettre de nouveau les pieds sur la terre canadienne, et à Québec, Montréal et Ottawaon s’agite pour lui faire une ré- ception grandiose. Nous com- prenons que les amis politiques de M. Laurier soient fiers de leur chef qui leur reviens char- gé de décorations et d'honneurs. Mais nous, habitants de la pro- vince de Québec, uous Cana- diens, français et catholiques, de tout le Dominion, avons- nous raison de nous réjouir de ces honneurs qui ont plu sur la tête de M. Laurier ! Qu'a fait le chef du gouver- nement pour mériter les titres et décorations qu'il va venir é- taler aux yzux de ses compa- triotes ? Quels sont les actes qui le recommandent à l'estime et à l'admiration de notre pn- pulation et qui peuvent lui a- voir gagné le titre de bienfri. teur de sa patrie ? Est-ce le zèle qu'il a mis à réparer l'injustice criante com- mise envers les Catholiques de Manitoba par un gouvernement de fanatiques ?.........Loin de là ; quand un bill réparateur a été présenté aux Communes pour rétablir ja minorité mani- tobaine dans ses droits, M. Lau- aier s’est joint aux fanatiques pour l'empêcher d’être voté. 11 est vrai que la raison invoquée par le chef libéral, pour couvrir sa lâche conduite, était que le bill en question n’était pas as- sez favorable aux catholiques. Mais lorsque grâce à ce subter- fuge, il fut arrivé au pouvoir, son premier soin a été de s’al- lier aux persécuteurs de nos malheureux coreligiounaires et de les aider à consommer lJ’ini quitté commise à leur égard. Est-ce pour avoir été fidèle aux p'omesses qu'il avait faites aux électeurs dans la domaine politique ?......….. Ces promesses M. Laurier les a toutes foulées aux pieds. Le principal article du programme libéral, le libre- échanée, a été relégué dans le coin aux antiquailles, et la po- litique nationale des conserva- teurs, cette politique soi-disant désastreuse et injuste, qui en- richissait, selon l'expression des organes libéraux, les riches et le petit nombre, aux dépens des pauvres et du grand nom- L’IMPARTIAL D chère au gouvernement Laurier. L'immigration des représen” tants de races étrangères au dé- triment de nos compatriotes des Etats-Umis qui voudraient revenir vivre sur le soi natal, que M. Laurier et ses partisans trouvaient si repréhensible avant d'arriver au pouvoir, est plus encouragée que Jamais. La fédération impériale, que cer- tains conservateurs, “british to the core”, à l’instar de M. Lau- rier, favorisaient comme moyen patrie et ses colonies, fédéra- tion dont les libéraux faisaient uu synonime de trahison, est devenu pour le premier minis- tre du Canada le système :e plus désirable qu’il y ait sous la calotte des cieux...depuis que John Bull a fait du fier démocrate Laurier le Très-Ho- norable Sir Wilfrid. Enfin sur toute la ligne M. Laurier a trahi ses promesses, trahi sa parole donnée. 11 a fait htière de tous ses principes po- litiques d’auirefois pour ne plus savourer que les délices du pouvoir, pour ne plus en- tendre résonner à son oreille que l'hyme de la flatterie, pour ne plus sentir que les odeurs qui montent des encensoirs qu’on lui casse sur le nez. On a osé comparer Laurier au grand homme d'Etat, au grand patrirte Sir George E- tienne Cartier. Ah lil est vrai que Cartier ne faisait pout-être pas une phrase, n’arrondissait pas une période, n’enfilait pas à la brasse des sentences toujours vagues et souvent vides de sens comme le chef du gouverne- ment fédéral ; mais il agissait, et il agissait fermement. On le voyait sans cesse sur la brèche, defendant la cause qu'il coasi- dérait être juste et faisant aux petits, aux faibles, aux oppri- més un rempart de sa personne. Ce n’est pas lui qui aurait ven- du les droits et priviléges des siens, de ses compatriotes, de ses coreliglonnaires pour un misérable plat de lentilles pour un peu de pouvoir, pour un bout de ruban ou un titre quel- conque. Jusqu'à présent la grande oc- cupation, sinon de M. Laurier, du moins de son gouvernement a été de mettre à la porte, sous les prétextes les plus frivoles, des employés honnêtes et fidè- les, qui avaient le tort d’avoir été conservateur ou de compter des conservateurs daus leurs fa- milles, pour les remplacer par des libéraux ; et l’historien im- partial dira plus tard que dans cette persécution odieuse des employés publie sous: l’admi- uistration de Laurier, un cana- dien-français et un catholique, ce furent surtout les emp'oyés d'origine française et de cro- yance catholique qu'on jeta sur lie pavé. Si ce sont là des titres de gloire, el bien, qu’on fasse des ovations à M. Laurier à son 1e. tour d'Europe. MENEL1K ET LA HRANCE Paris, 21—11 se confirme que l’empereur Ménélix a l’inten- tion de se rendre en France en 1900. Des négociations entamées déjà lors de la mission Lagarde, se poursuivent actuellement à propos de ce voyage, dont les principales lignes sont arrêtées et qui promet d'être l’un des clous de l'exposition de 1900. Ménélik viendrait s'installer à Paris avec l'impératrice dès le mois de mars 1900 et y res- terait jusqu'à «a fin de juillet : une partie importante de l'in- demnité de guerre versée par l'Italie serait affectée à ce séjour et aux fètes que l’empereur d'Ethiopie compte donner en France. Les souverains seraient accompagnés d’une suite nom- d’unir plus étroitement la mère) De RAT D 2 on og ni ARSENAULT & SON. ET Our large stock is now compiete in every department ne we venture to say 18 second to Noue of any stock in Wes | Prince Paris, 21—Le voyage qu'a ef-| We have bought largely and bought well and now ee fectué récemment le général | to give our customers the benefit of our efforts in this direc- Galliéni de Madagascar donne |tion. une idée nette des difficultés de! pitt, ES a: de la tâche que la France a en-| LATE TS LR) Ti te LR) treprise dans l'océan Indien. | le RE Parti de Tamatave, le gouver-} neur général a remonté la côte If you want o00d œoods at _e prices come to us and we will trea Est jusqu’à Diégo Suarez, eu! touchant à tous les points 1m- you right. portants ; puis, doublant le cap , . ‘1c1t{ N- | ci Le d’Ambre, il , visité Ja xt oc | ER RS OR cidenale, s'’arrêtant fréquem- A ment, se mettant en relation a-| Our Egg Waggons are now on their usual routes, and cut vec les agents français, étudiant liomers can depend on getting goods as cheap as thou gh buy sur place les affaires intéres-| tug at our Store, getting in return highest prices for their breuse et d'une garde d’hou- JOS. O. neur prise parmi l'élite des troupes abyssines. LA SITUATION A MADAGASCAR sant la pacificationet la coloni-| 888. sation ; enfin, le “La Pérouse”: on DEN É — qui le portait a fait escaie à| en CGT ses he Fort-Dauphin, le port le plus au Sud de l’île, etaprès un sé-| Bring along: your boards, shingles, jour en ce point, ila ronte Lits flour, Oats, wheat, potatoes Tamatave, en visitant un cer- | Sr ue à ) 9 , tain nombre de havres de la co-| POTK, hides, & pelts. te orientale. | PTE ROSE NS in Ca rer, Ce qui ressort des renseigne- | TL CS KE Re LEEX, ments publiés sur ce voyage | and last but not least your eggs and cash, and see if we do d'études, c’est que l'anarchie rot mean what we say. règne sur presque toute la côte à A Le RE ne D ouest et dans la région qui Pa = nel ARTS mourètu, cpendaut, J © ARNENAULT & NON WELLINGTON r By à toute résistance ouverie a ces sé et le général Gralliéni a pu constater que la mise en valeur des territoires qui desservent quelques instants avant a été | 7 Fe les ports dela côte ouest de|frappé par la foudre et tue. Le| à E o Madagascar sera facile, le jour harnais qu'il avait encore sur! & . ca er à où la pacification sera complète, le corps a été mis en pièce. Un SH à 3 > quand, convaicus de leur fai-\autre cheval qui etait aussi! € * @ blesse, les petits roitelets qui y | dans la grange n’a recu aucun! = = s 9 T3 régnent en despotes éironé, mal. e 3 a ayx injonctions des agents fran- | Le serviteur et la servante de! 5 S = e © et | Mr Smalman qui était à traire, © a ë = 3 TRAITE COMMERCIAL |les vaches dans l'etable ont été, 232È, _6%o ES quitte pour la peur, dont ils se e 8 ®, ] = £ à l © Paris, 21—Des négociations se souviendront longtemps. FL ; . 2 2 = + 2 8 H préparent entre la Faanceet les] Il y avait dans les batisses 40 E S E' 88 @ = 2 Etats-Unis en vue d'un traité tonnes de foin, une machine à Hi 8 : a = 2 1 e commercial. Ce sera la suite de | battre le grain avec vanneur F3 8 ne L 9 : ti l'arrangement conclu à Paris |et séparateur combiné, 2 gros| 3 = œ D par M. Whitelaw Reid, le 15| wagons, 2 voitures fines et © = ® ES mars 1892. eten vertu duquel! beaucoup d'autres choses de! Fe la France continue à appliquer | valeur. | 5 S LAS son tarif minimum à certaines) La perte est de plus de) Z Ë ” £ S marchandises américaines, bien | $1,400. | jen Be @ que les Etats-Unis aient cessé| ; | & s depuis longtemps d'appliquer CAP EGMONT, 1. P. E. | a une réduction de droits corres-| TRE | calin pondante aux sucres, mélasses, | La TOMBE | P. E. ISLAND peaux ‘et cuirs importés de: a ILLUSTRATED France. | À Mont Carmel 1. P. E. le 9! 100 pages. Contains historical Des ouvertures fiitespar M. Pa- juillet, 1897, après une courte sketch, and descriptive articles d | ad; : ‘on the Isla tenôtre, ambassadeur de France | maladie, et muni de tous les. Li nd as a PANNE: sort, its agricuitural features, portent sur le maintien de ap FREE que l'Eglise notre bon- etc, ete. Profasely illustrated plication du terif minimum 2e mère accorde à ses enfants, with half-tone eDgravings français aux viandes, fruits, | Bile Arsenault à l'âge de 70 printed on best paper. 25 cents bois, pétrole, ete, importés ds 408. bon et doux, il vécut en | a COPY. Sent to any address on Etats-Unis à la condition que harmonie avec ses semblables, | ecept of price. Trade supplied. | É » * . - ? | t to : Lt hs _l'et est enfin allé recueillir la ré-! "T"e la clause de réciprocité soit ap | THE EXAMINER pus, Co. Charlottetown pliquée par le gouvernemet | C0mpanse de ses verts. 1l ap américain à la France et que les | partenait à la société du Ro- —— droits d'entrée sur les champa- | Saire Perpetuel, ainsi qu'aux, gnes, les vins non mousseux, | sociétés du Sacré Cœur, et de| les spiritueux, etc, soient ré- | la Sainte famille. | duits en conséquence. | Que son âme repose en paix. —Le secrétaire d'Etat, M. oc Sherman, est tout disposé à) VAR SUN HAWA1 accueillir les ouvertures de Ja Vasiidhs dE sis | France en vue de la conclusion Lite du : | d’un traité de commerce, basé | """” nr : ES vient de |Graduate of the Optical Institute of Ca ns RL Lie Dingley | soumettre sa répouse à la note | nada, ls de tomate" Un sait | dU Jepon, en date du dix juil. 259 Nt James St, Montreal qu'aux termes de cette clause, | let dernier, _ rsppOTIAue à l'an- | 0 le président peut accorder une | "°""°" Se Etats- |Mioroscopes -50 réduction des drôits sur les Unis. : | _ Telescopes, Th:rmometers vins, les spiritueux, etc. | Les ter.nes de la réponse de Barometers, Ilydroineters for PE RSC M. Sherman sont des plus ami-| milk etc’, Mag : Lanterns. caux à l'égard du Japon, et il| Spectacles and Eyvgiasses to QE assure le ministre Hoshi, du |°%it all sights. : Deux granges appartenant à | ronveruement japonais que les! Oculistes’ Prescriptions Mr. Thos. Smalmas, du pe intérêts du Japon sersient san- Correctiy Filled ee O'Leary ont ee ue vegardés. 11 exprime aussi sa! Kodak and Camera Supplies par la 40e. dimanche. der-| satisfaction quant à la question! pp RE uier. L électricité a press à Fr | l'arbitrage entre le Japon et|âve n. As SU UT Le ie toit de l'une des bâtisses | Hawaï relativement à la ques-|plies for $2 50. sup e pbs le fou bn foin qui Y tion de l'immigration d'Ha-! Send for Cireulars. l'était déposé. L'autre grange 6- ai. | |tant très proche de _Celte pre-| Le miuistre Hoshi a immédi- | [mière, on “e pu réussir à la atement dépêché la réponse de Free et c'est. avec beaucoup M. Sherman au gouvernement E sets a empêché de Tokio et celle-ci arrivera à le eu de Ê ? | Envoyez un timbre se commu- | destination le 7 septembre pro- Re Nous obtenons plus de patentes É x ; s Les ; pour les inventeurs que tous les aut niquer à la maison. Un cheval chain, et ancule action ne sera nieurs ensemble, et nous faisons une spécial té appartenant à un Mr. Sellicker rise ayant que le gouverne- TER que les autres agents n'ont ur notre “ Guidedes In- ussi à obtenir. Pas de tente, pas de MARION & MARION, E ee. No, 185 rue St, Jacques, Montréal, Tel. 2398. : Mentionnez ce Journal, , . - “ ,- L . . . qu'on avait mis à l'écurie, | ment Japonais en soit saisi we 2 4 Me MR LRU vec ! 2 4 à : ; ê