I’IMPARTIAI, JEUDI LE 18 JUILLET 1901. —— L'IMPARTIAL FONDE EN 1893 Le seul Journal français de l’1le du Prince Edouard. HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : rites so DER RS ssccccuise 69 Trois MOÏS............ c0000:00...00 Les abonnements sont paya- bies d'avance. Annonces 10 cents la ligne ire insertion, 2 cents la ligne les insertions subséquentes. Toites communications doi: vent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISH. I. P. E. L'IMPARTIAI, Tianisk 18 1901 Le Systeme Cooperatif Juillet, De tous les pays du monde, le Denmark est celui où le système coopératif dans l’agriculture a pro- duit les plus heureux résultats. Avec une superficie moindre que celle du Nouveau-Brunswick il supporte une population de près de 2,000,000 d'habitants et les fait vivra dans un état d'aisance. Le Denmark ne possèdant aucun a- vantage naturel sous le rapport des mines, des forêts, ses habitants se sont livrés courageusement à la culture du sol d’une manière systé- matique et ont été amplement re- compensés de leurs efforts. Leurs produits agriccles tiennent une place enviable sur les meilleurs marchés du monde. Quand on dé- sire un article de choix en fait de fromage, de beurre, de lard, on de- mande d’abord les productions du Denmark. Maintenant, on pourrait se de- mander quels avantages a le Den- mark que n’ont pas les autres pays? On pourrait aller jusqu’à se demander pourquoi les Danois seraient-ils dans une position plus avantageuse que les cultivateurs de l'Ile du Prince Edouard de pro- duire une meilleure qualité de fro- mage, de beurre ou de lard? Il n’y a pas d'avantages naturels. Le climat de l’Ile du Prince Edouard est aussi convenable que celui du Denmark, les terres sont aussi pro- ductives et les habitants de l'île sont aussi intelligents que ceux du Denmark. Mais il y a des causes. Quelles sont ces causes? Les voi- ci: Les Danois ne dépendant que de la culture de leurs terres, se sont mis bravement à l'œuvre. Ils ont pris pour prinaipes de faire une étude de l’agriculture, et ont eu soin de la faire enseigner dans leurs écoles, tandis que dans nos é- coles nous bannisons, pour ainsi dire, l'étude de l’agriculture. Il est vrai que nous trouvons dans quelques unes de nos institutions une espèce de manuel qui, pour Jui donner justice, donne quelques renseignements théoriques ; mais cen’est pas ce qu’il faut à l’enfant pour lui inspirer l'amour de l’agri- culture. Il nous faut quelque chose de plus pratique, quelque chose que la jeune intelligence puisse saisir et comorendre aisé- ment en attendant qu'il aille aux développements à mesure que sa faculté de comprendre grandira a- vec l’âge. Outre une étude spé- ciale sur l’agriculture dans leurs é- ooles, les Danois ont adopté et poursuivent avec assiduité le sys- tème coopératif, non seulement dans leurs fromageries et leurs beurreries, mais encore dans l’éle- vage des animaux. Ils achètent toujours les animaux de meilleure raoe, et jamais ils ne permettent qu’une livre de fromage de beurre ou de lard soit mise sur le marché, à moins qu’elle ne soit d’une qua- lité supérieure. C’est pour eux la clef du succès qui fait que leurs in- dustries sont toujours placées au premier rang, | torze nouveaux membres. Nous sommes à même de dire que les cuiltivateurs de l'Ile du Prince Hidouard ont déjà acquis des | connaissances précieuses sur le 8ys- tème coopératif. Quoique, pour ainsi dire, encore dans son enfance, le système de coopération dans notre fromage et notre beurre a), fait de rapides progrès, et a tenu avec honneur sa place sur les mar-} chés étrangers. Ainsi, notre | beurre et notre fromage nous ayant acquis une si bonne renommée, pourquoi n’en serait-it pas ainsi du lard sous un système coopératif ? Nos cultivateurs ont à leur dispo- sition et le sol et climat, pour riva- liser avec succès avec les Danois qui sont cités comme modèles. M Arsenault Congedie QUELLE EN EST LA CAUSE ? Le Moniteur Acadien du 11 juil- let contient un article au sujet de l'inspecteur des écoles françaises de l'Ile du Prince Edouard. D'abord, tout le monde sait que depuis plusieurs années, M. Joseph Oct. Arsenault occupait cette posi- tion responsable. Tout le monde sait aussi que M. Arsenault s’est donné beaucoup de peines et a con- tribué fortement par le zèle dont il a toujours fait preuve à rehausser l’état de nos écoles acadiennes. Maintenant qu'est ce quia puin- duire le gouvernement à congédier M. Arsenault, juste au temps où il! était devenu d'un compétence in- contestable dans l'administration de ses fonctions comme inspecteur ? C’est ce que, comme le Moniteur Acadien, nous ignorons complète- ment, et voilà la raison pour la- quelle nous n’en avons pas parlé Couvent de Saint-Louis Grande-Séance de la Distribution des Prix au Couvent de Saint- Louis, N. B., le 26 juin 19017 a + Une grande foule remplissait la salle des séances pour la distribu- tion des prix au Couvent de Saint- Louis, mercredi soir, 26 juin. Le Très Révérend Joseph Pelletier, V. G., curé de la paroisse, occu- pait le fauteuil de la présidence. À ses côtés, RR. MM. M. F. Richard, curé de Rogersville, et A. Bérubé, curé de tion, venus de Richibouctou, Monc- ton, Shédiac, Rexton, Rogersville et St-Louis. Le programme, très étendu et varié, fut exécuté d’une manière admirable. Toutes les exécutantes ! savaient leurs parties au parfait et plusieurs d’entre elles se sont fort distinguées. La musique instramentale aurait plu aux plus exigeants. Le duo de concertante était décidément ra- vissant. La musique vocale, il faut en convenir, a été goûtée au suprême degré. Les dialogues français et anglais furent rendus avec un grand naturel et amusè- rent beaucoup l'auditoire. Plu- sieurs des jeunes demoiselle ont fait preuve d’un talent quia dû inonder d’une douce émotion le cœur de leurs bons parents. Les ouvrages à l'aiguille, com- prenant des robes de fantaisie et toute espèce de vêtements féminins, les peintures, les dessins, et tous |les cahiers d'examen des élèves des | grades I à XI furent exposés quel- ques jours avant les exercices de fin d'année, et ils rendent un écla- (tant témoignage à l’industrie et à |la bonne volonté des élèves aussi bien qu’au zèle et à l'énergie infa- tigables des dévouées et intelligen- Notre-Dame.—LlLe Moniteur Aca- dien. plutôt. La question était délicate, et, à défaut de renseignements de la part de M. Arsenauit, nous a- vons jugé qu'il était plus prudent | tendant le choses. Mais, à l'heure qu'il est, il y a néanmoins un fait que nous sommes en mesure de constater ; inspecteur tenant un diplome d’uve | classe inférieure, n'agit certes pas| dans les meilleurs intérêts de l'é- ducation. Il nous semble que le! corps enseignant français aurait un | Avis aux Cultivateurs. lieu lundi dans la salle Ste. r'était pas bien nombreuse, mais a | os réussi à récruter qua-| Il est de constater qu'un grand nombre de personnes qui semblaient être indifférents à cel mouvement, à son début, re- viennent et réalisent l'importance que comporte cette société. Dans l’ère de progrès où nous vivons, si nous avons à cœur de nous tenir aux niveau des autres localités de la province, il faut de nécessité que nous profitions de toutes les occasions mises à notre disposition, qui tendent à améliorer la condi- tion de l'agriculture. Le gouver- nement provincial paraît bien dis- posé à faire sa part afin de prêter toute l'assistance possible aux cui- satisfaisant classe supérieure pour le remplacer | par un qui n’a qu’un diplome d’une | mot à dire là-dessus. | L'assemblée agricole qui a hd Marie | | mille anglaise. De telles démonstrations sont ce | que désirent toujours les parents. Les couvents sont Les institutions, | par excellence, où nos jeunes filles | pour nous de n’en rien dire en at-| |puisent cette éducation saine qui | filles. développement des! |les rend propres à devenir des fem- | |mes fortes et chrétiennes. aujourd’hui, Mais comme jadis, à avoir un | encore, les parents aiment c'est que compte rendu des progrès de leurs | | écoles et établissements d’instruc- le gouvernement, en renvoyant un lenfants, et le seul et vrai moyen | tion catholique étaient fréquentés | d'atteindre ce but est d’avoir des | examens publics à la fin de chaque année C'est la meilleure | méthode de stimuler les enfants scolaire. | dans leurs études et de réchauffer |le courage des parents dans la con- |tinuation de leurs sacrifices. | Une visite a Metape- |#0uvernement des Etats-Unis 7 dia et a Rogersville M. Maximin Doucet est revenu ide Métapédia samedi matin après! [un voyage de quinze jours. Il parle très avantageusement de cette colonie habitée par des gens de l’île. Il n'y a qu’une seule fa- Le pays est monta- gneux, mais le sol est productif. M. Doucet dit qu’il a monté à pied sur la montagne de Métapédia, une distance d'un mille. C'est sur le sommet de oette montagne que sont allés s'établir les premiers A- cadiens de l’île, La récolte a une belle apparence. Tous les sont bien. En revenant, M. Doucet a visité Rogersville ou se trouvent aussi un| bon nombre d'Acadiens de l'île. Il parle bien de quoiqu'il juge qu'il est plus diff- tivateurs, et ceux-ci trouveront qu'il ya va de leur intérêt d'en, faire autant. En avant l'agricul- | ture ; c’est le salut de notre pays La Societe Acadienne ;” Here Dimanche le 21 juillet, à 3 heures après midi, il y aura, à la salle Ste- Marie, une assemblée générale des Acadiens de la paroisse, dans le but de réorganiser La Société de| l PNR et d'élire les officiers pour l’année courante. | Tous les Acadiens de la paroise| sont respectueusement invités à y assister. | | J. DorroN, Sec. | Obtenez le véritable KEN- DRICK. | depuis 12 ans, et exprime : | prise des progrès ja appris que le vaillant curé | cet été. trouve. M. Dou- cet n'avait pas visité roches qu’on y sa sur- rapides qu'il a constatés depuis sa dernière visite. parcouru 23 milles dans Ro- | |cersvilleet p: xrtout il a trouvé les gens en bon pied de vivre. La | beauté de l’église de Rogersville, à | l'extérieur comme à l’intérieur, a |frappé M. Doucet d’ admiration. J1| de la |paroisse, M. l'abbé Richard, se pro- pose de faire bâtir un presbytère, Ce sera une structure de grandes dimensions.— 8o pieds de longueur, et, à trois étages. Pour ceux quiont des cou-| leurs et qui sont boiteux ser- vez-vous du KENDRICKS LiNI-: | | MENT. l'on remarquait les] Rogersville, ainsi qu’un bon nom- | bre d'amis distingués de l'institu-| PA ON ANNONCE SIR VW. LAURIER. a —— Une dépêche de Montréal en date du 13 annonce que Sir Wilfred Laurier et plusieurs de ses amis se proposent de partir, samedi le 20, pour un voyage dans les provinces maritimes. Ils visiteront Anticos- ti, les Iles de la Madeleime, Char- lottetown et Sydney. L'Eglise aux Etats- Unis. ‘(Catholic Directory’ qui vient de paraître à Milwaukee, donne les renseignements suivants | Le tes Religieuses de la Congrégation | | gens | ® | cette colonie aussi, | cile de défricher la terre, à cause des | Rogersville | sur la situation de l'Eglise catho- lique aux Etats-Unis à la fin de | 19 00. Le nombre des catholiques des | Etats-Unis s'élevait à cette époque à 10,774,932. La hiérarchie ecclésiastique com- prenait 13 archevêques, dont un cardinal et 80 évêques; le plus grand diocèse est celui de New- York avec 1,200,000 Âmes, le plus petit celui de Charlestown avec 3, 500. On comptait 11,987 prêtres ca- tholiques, dont un tiers, 3,010, ap- partient aux Ordres religieux : par- mi ceux-ci, les Jésuites, les Béné- dictins, les Franoiscains et les Ré- demptoristes sont les Ordres les plus importants. Le nombre des églises était de 10,427. Le ‘‘Directory’’ cite 8 ‘‘Univer- sités’” catholiques. Il s’agit plu- tôt d’Athénées ou d’Ecoles supé- | rieures dont aucune ne correspond | parfaitement à ce que nous appe- |1ons en Europe Université. Ily a |eu outre 76 Séminaires avec 3,395 éièves, 183 ‘‘collèges’”’ (établisse- entr d'enseignement moyen du | dégré inférieur,) et 667 ‘‘Acadé- imies’’, c'est-à-dire établissements [a enstianedsesée moyens pour | Le nombre des écoles paroissiales était de 3,815 pour 10,427 pa- roisses ; elles étaient fréquentées par 903,980 élèves. En tout, les | par 1,055,632 élèves. On comptait encore parmi les |institutions catholiques, 247 orphe- |linats avec 35,041 élèves et près|. de 900 autres institutions chari- L'e anuexion des Philippines et de Porto-Rico a fait passer sous le | millions et demi de catholiques, de |sortes que le nombre des catho- |fiques vivant actuellement sous les | lois de l’Union américaine est d’en- viron 18 millions et demi. : Pour Bouctouche. M. J. J. Arsenault nous informe qu'il a réussi à obtenir vingt per- sonnes qui prendront passage en goèlette, pour Bouctouche. Les passagers embarqueront à Mimini- gash. La Revue Canadienne 1 —— Nous avons reçu le numéro de | juillet de la ‘Revue Canadienne’ : |en voici le sommaire : Un présent -du ciel, Saint-Jean-Baptiste, | du tableau de Murillo. gravure, reproduction Sir Joshua F —— LA FRANCE ETLE MAROC qe Le “Temps” de Paris s'occupe de la question marocaine ; l’é- tude qu'il en fait est des mieux inspirées. Après avoir esquissé Ja manière dont les intérêts a« méricains, anglais et allemands se développent en ce pays, il in- dique de quelle façon ia France doit se comporter à son tour, si elle tient à garder son rang de grande puissance. L'article juge que la France peut éteadre son commerce au Maroc très ai- sément et y développer une sphère d'influence considérable; mais il conseille de ne point forcer lepas et estime que la plus sage politique est d'assurer à ce pays un gouvernement s0- lide et de la sorte éviter les risques de complicatious futu- res. Le Maror, ditil, doit gar- der son indépendance complete, et il ne faut à auoun prix intri- guer avec les autres nations. Le ‘Temps’ eomplimente M. Delcassé sur la déciaration qu'il a faite à ce sujet au sénaf, et ap- prouve les paroles du miuistre qai sont ainsi conçues : “La France veille avec un iztérêt que personne ne peut lui con-— tester sur tout ce qui se passe au Maroe” Le “Temps” pense que pareil avertissement ne peut être que salutaire aux autres puissances. ANDREWS RHEUMATIC CURE is the remedy to take if you suffer with rheumaätism, sclati- ea or kidney troubles. This medicine acts on the kidneys and bowels, driving the poisous out of the systerm that cause the sufferings of rheumatism aud sciatica. It sharpens the appetite thus giv- ing more strength. ANDREW'S RIHUMATIC CURE is being used more this s>rin than ever before, and everbod ÿ that has used it or is using it praise it very highly. it is made up of BARKS, BERRIES, HERBS, LEAVES AND ROOTS which when boiled down maks 24 pints of medicine, so it is not expensive, besides being very efficient. 1fyou saffer with rheume tism you should give it a trial Price 50c. a box or 3 for 1 25 mailed to anv address, Prepared only by J À GOURLIL PRINCE CounTY DruG Srorx SUMMERSIDE, P. FE. 1. Trade Mark Registered, | Reynolds, son portrait, peint par lui-même. Sir Joshua Reynolds! Let ses œuvres, par À. Leglaneur, Gravures d'après les œuvres de sir | Joshua Reynolds : Samuel Penelope | Boothby. L'âge d’innocence. La comtesse Spencer. Simplicité. Elizabeth, duchesse de Devonshire. | Petite marchande de fraises. Vita- | lité de la race française au Canada, par L.-A. Prud'homme. Notre- Dame de Lorette en la Nouvelle- France (suite), par L,. St-G. Lind- say, ptre. Louis Jo!liet, premier seigneur d’Anticosti (suite), par Ernest Gagnon. L’oublié, les co- \lous de Ville-Marie (suite et fin), | par Laure Conan. Les microbes, poésie, par P. P. Les Canadiens aux Etats-Unis, par J. L. K. La- flamme. A trazers les faits et les | œuvres, par Ths, Chapais. | } pee Design Copyrighted, The Oxien Tablets and Oxien Pills are recognized to day a the leading nerve builders on he market: No medecine has been placed before the publie which has done so much good as the OX1EN TABLETS and PILLS Send 30 cents for Oxien Pills and 40 cents for Oxien Tabiets to NEIL McKINNON. Sammerside and be convinced that Oxien Pills and Tablets are the Best medecine ever sold on the ».-